samedi 10 janvier 2015

L’art de prendre son temps ! avec Jacques Castermane


« Lorsque je médite je fais l’expérience d’un retour à moi-même ; il m’arrive de me sentir calme, de me sentir être. Mais au cours de la journée je suis rapidement pris par les choses de la vie ; je m’oublie dans ce que je fais. Plus je médite régulièrement et plus je sens cette dichotomie entre deux manières d’être. Je sens que la vie quotidienne pourrait être animée par la qualité d’être qui m’habite lorsque je médite, mais je n’y arrive pas. Est-il possible de relier ces deux modes d’être au monde, que je vis comme étant séparés ? »

La personne qui tient ce discours résume assez bien le problème auquel sont confrontés la plupart de celles et ceux qui méditent régulièrement avec sincérité. Afin de sortir de cette dichotomie entre deux manières d’être s’impose l’exercice de l’attitude méditative dans le quotidien qui prolonge l’exercice de la méditation. Parce que ces qualités d’être que sont le calme intérieur, la paix intérieure, ne sont pas des aptitudes qui tombent du ciel !

Existe-t-il une recommandation sur la conduite à suivre afin de ne pas rester dans ce grand écart entre ce que je vis au cours de la pratique de la méditation et ma façon de vivre dans le quotidien ?
Oui. La première recommandation est d’apprendre l’art de prendre son temps !
Il m’arrive aussi, poussé par je ne sais quelle impulsion, de me presser, de me hâter, sans raison aucune. C’est le moment où l’homme témoigne qu’il est coupé de ce qu’il ‘’est ‘’ par ce qu’il ‘’a ‘’ dans sa conscience ordinaire, me disait Graf Durckheim.
Cela s’appelle : « Être hors de soi ! »

L’art de prendre son temps participe à la culture de la tranquillité, à la culture du silence intérieur. Ralentir ! Décélérer ! Afin de momentanéiser ces actions considérées comme étant banales : marcher de la cuisine à la salle à manger, passer d’un bureau à l’autre, marcher du domicile au parking (exercice à interrompre lorsque vous traversez une voie de circulation ! ).

Je sais que ce qui exaspère l’homme occidental, décidé à se prendre en main afin de devenir celui qu’il est vraiment dans la profondeur de son être, c’est la simplicité des exercices. Pourtant, il y a dans cette simplicité la garantie qu’il s’agit bien d’une Voie qui a pour sens de tendre vers la sagesse. Parce que ce sont les exercices les plus insignifiants qui conduisent à la connaissance immédiate de notre propre fonctionnement, à la connaissance de notre manière d’être et de faire, qui fait obstacle à l’accomplissement de notre nature essentielle.

En ce début d’année, moment privilégié pour prendre la décision de changer sa manière d’être, je vous invite, à prendre le temps de vous asseoir (chaque matin pendant une vingtaine de minutes) dans la tenue juste (plus juste), dans la forme juste (plus juste) et de ne ‘’rien faire‘’ ; ne rien faire si ce n’est vous glisser dans la pleine attention au va et vient du souffle. Cela s’appelle exercer la méditation de pleine attention.

Et je vous invite, de temps à autre dans la journée, de profiter des quelques pas qui permettent un déplacement pour prendre le temps de marcher un tout petit peu plus lentement que d’habitude. Cela s’appelle exercer l’attitude méditative dans le quotidien.

D’accord ! Mais quel sera le bénéfice de ces exercices ? 
A chacun de le découvrir en pratiquant !


vendredi 9 janvier 2015

Hommages dessinés...






L'homme s'ennuie du bien, cherche le mieux, trouve le mal et s'y soumet par crainte du pire.
François Gaston de Lévis 



jeudi 8 janvier 2015

Allô Papa Tango Charlie...Répondez, nous vous cherchons

  






 « Tu ne tueras point » (Le Coran)


من أجل ذلك كتبنا على بني إسرائيل أنه من قتل نفسا بغير نفس أو فساد في الأرض فكأنما قتل الناس جميعا ومن أحياها فكأنما أحيا الناس جميعا ولقد جاء تهم رسلنا بالب ينات ثم إن كثيرا منهم بعد ذلك في الأرض لمسرفون


Traduction approchée
C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu'en dépit de cela, beaucoup d'entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre. (Al-Ma'ida 5: 32) La table servie


mercredi 7 janvier 2015

Le sourire de mon père avec Christian Bobin



La mort a oublié d'emporter le sourire... 
Hommage de Christian Bobin à son père 
accompagné ensuite d'une musique...
(7 min.)





lundi 5 janvier 2015

VOEUX 2015


Phytospiritualité vous remercie de votre fidélité et vous partage sa vidéo 
pour cette nouvelle année.
Restons proches de notre nature pour entrevoir l'éclosion de chaque instant.
Bonne rentrée sur le chemin 2015 !





dimanche 4 janvier 2015

Rien ne sert de courir…avec Alexandre Jollien


En Asie, nous sommes dans l’année du Cheval. Osons marquer une petite pause pour considérer à quelle allure notre vie se déploie-t-elle. Bien souvent, je galope comme un dératé toute la sainte journée, ignorant que le trot ou le pas existent aussi. Mais la paix, la joie sont également à découvrir au cœur du tumulte. Et dans l’agitation même se cachent la tranquillité, la douceur et le calme. L’autre jour, en traversant un carrefour noir de monde, mon fils Augustin m’a dit : « Papa, ne passe pas en système pressé ! »

Soudain, j’ai vraiment connu une petite révélation grâce à cet enfant de 8 ans. Pourquoi est-ce que je cours si souvent comme un étalon qu’on sort de l’écurie ? À quoi bon cette course continuelle ? Aux côtés de mon fils, je veux désormais éviter de rentrer dans l’engrenage, car dès lors que l’on met un pied dans ce satané système, nous sommes happés et, en général, les erreurs, les faux pas se pointent à la vitesse grand V. C’est une chance d’être en vie, un miracle. Combien de fois ai-je grillé un feu rouge pour faire mes emplettes ? L’ascèse, ici, est des plus simples : repérer à chaque fois que ma volonté se raidit, voir quand je me précipite pour ne pas perdre les pédales et avancer tranquillement. D’ailleurs, ce qui me frappe le plus lorsque je côtoie un homme de paix et de sagesse véritable, c’est précisément l’impression qu’il a tout le temps du monde, qu’il agit dans le présent et vit carrément débarrassé de tout pourquoi.

Récemment, après les bains publics, je suis allé faire masser un peu mon corps courbatu. Une charmante dame a pétri mes muscles une heure durant et, alors que j’étais à deux doigts de m’éteindre dans une extase quasi complète, j’ai entendu des sons bizarres. La sympathique coréenne aux doigts de fée jouait à un jeu électronique de la main gauche tandis que, de la droite, elle soulageait ma nuque. Une des règles de base que je m’assigne ici jour après jour, c’est une seule chose à la fois : « Quand tu marches, marche ! Quand tu es assis, sois assis ! »

Principe de base qui reste ardu à appliquer à l’heure de KakaoTalk, Viber, Skype, WhatsApp et Facebook. Le vide, le manque, les carences nous saisissent à la gorge avec d’autant plus de force dès qu’une minute reste inoccupée. La vraie subversion, la véritable révolution, c’est de ralentir. L’amour et l’essentiel ne se conjuguent qu’au présent, ils se déploient tout entier dans l’ici et maintenant. À Séoul, quand nous prenons le métro, j’aime demander à mes enfants de dire un chiffre au hasard, puis nous arrêter pile à la station qui correspond à leur proposition. Qu’il est bon de se perdre, de ne plus tenir compte de l’horloge et de se laisser nourrir par ce qui advient. Paradoxalement, cette disposition intérieure congédie tout ennui, et la vie redevient un sacré miracle.

La masseuse joueuse me rappelle une célèbre phrase de Montaigne qui me fait toujours bien rire : « Ésope, ce grand homme, vit son maître qui pissait en se promenant : “ Quoi donc, fit-il, nous faudra-t-il chier en courant ?” Ménageons le temps ; encore nous en reste-t-il beaucoup d’oisif et de mal employé. » Montaigne, d’ailleurs, était un as de l’équitation. Je forme tous mes vœux pour que nous vivions l’an neuf en nous tenons le plus possible à l’écart du système pressé sans pour autant être à cheval sur le principe.

Alexandre Jollien est un philosophe et écrivain né en 1975 à Savièse, en Suisse. Son dernier livre, Petit Traité de l’abandon, est paru au Seuil.


samedi 3 janvier 2015

Me Voici Forêt de Jean-Pierre Denis

Pommiers

Les arbres je suis
Le jardinier de l’ordinaire
En mon cœur si peu
D’essences rares.

Les arbres je regarde
Les pommiers longtemps
Avant qu’ils ne fleurissent
L’insignifiant m’aveugle.

Les arbres printemps
Que ne sais-je enfin
Te deviner dans l’ennui
Des rameaux nus.



Feuilles et feuillages



Les arbres me voici
Forêt face au feuillage
Ne comprenant jamais
Comment il faut s’y prendre.

Les arbres opposant
Au poème la dureté
De ta masse compacte
Forêt tu fais bloc.


Extrait de "Me voici forêt", de Jean-Pierre Denis,
le Passeur


vendredi 2 janvier 2015

De l'enfance à l'enfance

Passer la souris sur la carte...

carte


jeu de cartes de la guérison par Caroline Myss, Peter Occhiogrosso



jeudi 1 janvier 2015

Se décongeler...




Ce n'est pas parce qu'on est malade ... qu'il faut en faire toute une maladie.

Ce n'est pas parce qu'on fait la gueule ... qu'il faut continuer à faire la gueule.

Ce n'est pas parce qu'il y a des problèmes ... qu'il n'y a pas de solutions.

Ce n'est pas parce que le passé n'est plus ce qu il était ... que le présent n'est pas ce qu'il est.

Ce n'est pas parce que les circonstances ne sont pas extraordinaires ... qu'il n'est pas possible d'améliorer l'ordinaire.

Ce n'est pas parce qu'on ramène tout à soi... que les autres n'ont pas besoin qu'on ramène tout à eux.

Ce n'est pas parce qu'on n'arrête pas le progrès ... qu'il ne faut pas s'arrêter de faire des conneries.

Ce n'est pas parce que les jeunes d'aujourd'hui ne sont plus comme avant ... que les jeunes d'avant étaient mieux que ceux d'aujourd'hui.

Ce n'est pas parce que c'est comme ça ... que cela ne peut pas être autrement.

Ce n'est pas parce qu'ailleurs c'est mieux qu'ici ... qu'on ne peut pas vivre ici mieux qu'ailleurs.

Ce n’est, pas parce que plus tard ... que déjà maintenant.

Ce n'est pas parce qu'on est con-gelé qu'on ne peut pas retrouver un peu de chaleur humaine.


Bernard Leblanc-Halmos
"Qu’as-tu fait cet hiver pour préparer le printemps?"



mercredi 31 décembre 2014

Retire-toi dans le secret... pour accueillir la nouvelle année...


Introduire un peu de solitude dans notre vie est une discipline des plus nécessaires mais aussi des plus difficiles. Même si nous pouvons éprouver un profond désir de vraie solitude, nous ressentons toujours une certaine appréhension en approchant du lieu et de l'heure solitaire. Dès que nous sommes seuls, sans personne à qui parler, sans livres à lire, sans télé à regarder, sans appels téléphoniques à faire, un chaos intérieur s'ouvre devant nous. Ce chaos peut nous troubler et nous désorienter au point que notre affairement nous manque cruellement. Il ne suffit donc pas d'entrer dans sa chambre et de fermer la porte pour chasser de son esprit les doutes, les angoisses, les craintes, les mauvais souvenirs, les conflits non résolus, les mouvements de colère et les désirs impulsifs. Au contraire, une fois éliminées les distractions extérieures, nous découvrons souvent que les distractions intérieures attaquent en force...


Mais si nous avons assez de discipline pour tenir bon et ne pas nous laisser intimider par ces voix ténébreuses, elles vont perdre peu à peu de leur force et s'estomper pour céder la place aux voix plus douces, plus mélodieuses, de la lumière.


La solitude, c'est d'abord réserver un temps et un lieu à Dieu, et à Dieu seul. Il nous faut commencer par planifier soigneusement notre temps de solitude. Il est possible que nous ne puissions en supporter plus de cinq ou dix minutes par jour. Peut-être sommes-nous prêts à faire une heure chaque jour, un après-midi par semaine, ou une semaine par année. La durée variera avec le tempérament, l'âge, le travail, le style de vie et la maturité de chacun. Mais nous ne prenons pas la vie spirituelle au sérieux si nous ne réservons pas un peu de temps pour être en compagnie de Dieu et à son écoute.

Une fois pris l'engagement de passer du temps dans la solitude, nous devenons plus attentifs à la voix de Dieu en nous.
À mesure que nous nous vidons de nos nombreux soucis, nous en venons à découvrir non seulement avec notre esprit mais aussi avec notre coeur que nous n'avons jamais été vraiment seuls, que l'Esprit de Dieu avait toujours été là, avec nous...



Henri J. M. Nouwen


"Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte et prie ton Père qui est présent dans le secret." (Mt 6,6)



mardi 30 décembre 2014

Peintures avec Malel


Jardin ou promenade bleue


"En peignant ce jardin imaginaire, je pensais que nos vies n’étaient pas comme un jardin à la française, avec des allées rectilignes, des perspectives prévisibles… 
La fantaisie et les nouveautés ont du bon en elles. 
Là où il y a de l’amour, n’y a-t-il pas de l’imprévu ? 
Les surprises des gens que nous aimons nous touchent toujours beaucoup."



Louange du soir 



 Banale cette journée ? 
Non. Il y eut un geste pour réchauffer quelqu’un, un message envoyé pour dire de l’amitié, un livre qui m’a appris une chose nouvelle, un coup de téléphone improvisé, une bouteille jetée à la mer, une carte postale qui rejoindra quelqu’un qui ne s’y attend pas… Il y a de quoi remercier avec des couleurs.

(source : La Vie)





lundi 29 décembre 2014

En chemin avec le peintre Malel

Chemin


"Au bout de nos chemins, il y a une lumière bien présente. Si nous ne la voyons pas ou ne voulons pas y croire, il y a toujours quelqu’un pour nous la faire voir. 
Nous sommes créés pour montrer cette promesse à ceux qui la verraient un peu moins bien par moments. Nous pouvons même leur dire : au bout de ton chemin, il y a même plus qu’une lumière prometteuse, il y a quelqu’un…"



Malel, le « peintre de la lumière ». Malel réalise des portraits, des paysages, des vitraux et des tapisseries, pour les particuliers et pour les Églises. Un artiste qui n'hésite pas à dire que c'est la commande qui porte l'art à son paroxysme, et qui ne différencie pas son art en profane ou en religieux. Dans toutes ses oeuvres, il cherche à montrer la présence du divin.


Les étapes de sa vie

1958  Naissance à Paris.
1987 Première exposition de peintures et pastels à Monaco.
1994 Illustre le recueil de poésie Terre sainte de Pierre Gibert.
1999 Crée la toile la Rencontre, pour l'Église de la Trinité à Paris.
2000 Réalise une tapisserie en hommage aux moines de Tibhirine.
2007 Mariage avec Véronique, avec laquelle il a quatre filles.
2009  Réalise dix vitraux en l’église de Vasouy sur le thème « joie dans la création et joie du Christ ».
2014 Exposition Passeurs de joie, en duo avec les parcours Alpha, au couvent des dominicains à Paris.