mardi 8 avril 2025
mardi 18 mars 2025
Projections pour nous connaître
« Tout ce qui nous irrite chez les autres peut nous mener à une meilleure compréhension de nous-mêmes » - Jung
Une fois de plus, les projections améliorent notre auto-connaissance. En même temps que nous nous projetons, nous générons l’opportunité de voir très clairement chez l’autre ce que nous ne sommes pas capables de voir en nous-mêmes. Ou ce que nous ne voulons pas voir… Le paradoxe réside dans le fait que, même sans miroir, nous sommes capable de reconnaître des choses qui nous concernent.
Les projections peuvent se faire par rapport à ce que nous détestons chez l’autre ou par rapport à ce que nous admirons chez d’autres personnes ; ce sont dans tous les cas des choses que nous ne voyons pas en nous. Quand vous vous sentez profondément irrité-e par quelque chose qui, a priori, ne devrait pas vous toucher, demandez-vous si cela peut avoir un lien avec une chose que vous détestez aussi chez vous mais que vous n’acceptez pas.
Il ne s’agit pas d’en arriver à se détester, ce n’est pas du tout ce que voudrait Jung. Il s’agit de comprendre ses propres points obscurs et de les accepter pour pouvoir les changer. Si nous ne passons pas par cela, nous projetterons toujours chez l’autre ce que nous n’acceptons pas de nous-mêmes. Et, une fois de plus, nous serons condamnés à une vie de tromperie et de non-authenticité.
(source : site "Nos Pensées")
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samedi 11 mai 2024
La vie sauvage du cerveau
Chaque matin, une de mes amies artistes note un des rêves qu’elle vient de vivre, et l’illustre d’un dessin aussi beau qu’énigmatique. Puis, elle publie tout ça sur Instagram, et le résultat est fascinant. Un peu embarrassant parfois, tant elle s’y livre avec sincérité. Elle m’a expliqué sa méthode pour ne pas oublier ses rêves : sortir tout doucement du sommeil, les laisser remonter à son esprit, et surtout les noter tout de suite, dès le réveil. Je m’y suis entraîné, et j’ai pratiqué quelque temps, ça marche très bien.
Mais au bout d’un moment, j’ai laissé tomber. Il y a tellement d’activités intéressantes à observer dans notre cerveau ! Moi mon truc, c’est plutôt ce qui s’y passe quand nous sommes éveillés : voir vivre les autres humains, tenir un journal pour comprendre mes émotions et réactions, méditer…
Et pour ce qui s’y passe la nuit, je préfère laisser faire ma cervelle ! Et observer le résultat sans trop chercher à creuser, un peu comme un jardin que je laisserais vivre, à l’état naturel, sans y intervenir. Bon, c’est vrai que c’est un univers incroyable, je suis d’accord avec ce qu’en disait l’humoriste Pierre Dac : « Les rêves, c’est pour ne pas s’ennuyer en dormant. » Effectivement, on ne s’ennuie jamais en rêvant ; et parfois, avec sa musique étrange, vient un songe qui nous marque pour toujours.
C’est ce que le psychanalyste Jung appelle les « grands rêves », il assure qu’on n’en ferait que quelques-uns dans sa vie. Pour ma part je me souviens très précisément de mon Grand Rêve, je l’ai vécu vers l’âge de 10 ans.
Ça se passe dans une immense pièce sombre, avec des femmes qui marchent en silence dans des coursives qui me surplombent ; moi je suis en bas, tout seul, allongé sur de grands lavabos collectifs, comme ceux d’une école ou d’une colonie de vacances ; j’ai froid, je me demande ce que je fais là, tout seul, ce que font ces femmes, et ce qui va m’arriver. Je ne cherche pas à fuir, à agir, à partir. J’attends, sans peur, calmement, mais avec l’impression que quelque chose d’important va advenir…
Bizarre, hein ? Et le plus bizarre, c’est que je m’en souvienne aussi précisément depuis si longtemps. Bon, pour l’interprétation, ne comptez pas sur moi, je vous laisse la faire, si ça vous amuse. Mais vous feriez mieux de vous plonger dans vos propres grands rêves, tiens…
Vraiment, j’adore les rêves : faire les miens, écouter ceux des autres. Mais j’adore de loin, comme j’adore la poésie hermétique, celle de Saint-John-Perse, par exemple, qui reçut le prix Nobel de littérature en 1960. Un passage :
« Écoute, ô nuit, dans les préaux déserts et sous les arches solitaires, parmi les ruines saintes et l’émiettement des vieilles termitières, le grand pas souverain de l’âme sans tanière,
Comme aux dalles de bronze où rôderait un fauve.
Grand âge, nous voici. Prenez mesure du cœur d’homme. »
C’est beau, n’est-ce pas ? On peut en rester là, et laisser courir notre esprit à partir de ces images et de ces mots ; ou bien, on peut rentrer dans l’exégèse, et décoder peu à peu, puisque c’est un grand poème sur le vieillissement. Moi, bien souvent, j’en reste là, la musique des mots et la poésie des rêves me suffisent.
C’est passionnant les rêves que nous faisons la nuit, c’est émouvant, remuant, révélateur parfois… Mais il y a un truc encore plus passionnant, c’est la vie que nous menons de jour.
Et pour ma part, je préfère réfléchir à mes jours qu’à mes nuits, comprendre la veille plus que le sommeil. Je me sens proche du philosophe Diogène, quand il dit : « Nous sommes plus curieux du sens de nos rêves que des choses que nous voyons éveillés. »
Oui, de mes deux cerveaux, cerveau de jour et cerveau de nuit, je préfère jardiner le premier et laisser le second vivre sa vie sauvage, non sans admirer sa créativité !
Christophe André
(source : le blog)
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mercredi 11 octobre 2023
mardi 9 août 2022
Ombre !
Jung : " L’ombre est quelque chose d’inférieur, de primitif, d’inadapté et de malencontreux, mais non d’absolument mauvais. »
« Il n’y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité psychique sans imperfection. La vie nécessite pour son épanouissement non pas de la perfection mais de la plénitude. Sans imperfection, il n’y a ni progression, ni ascension."
Aujourd'hui, les nouvelles spiritualités voudraient effacer l'ombre." Concentrez-vous sur la lumière, disent-elles en chœur, et cela dissipera l'ombre".
Mais est-ce si vrai ? Et surtout, faut-il vraiment vouloir faire disparaître l'ombre ?
Je ne crois pas.
Lumière et ombre sont totalement interdépendantes. L'une est la condition de l'autre.
On en trouve un très bon exemple physique dans les trous noirs : le trou noir emprisonne la lumière. Il la capte et l'engloutit. Pour un temps. Mais, après avoir accompli cette tache patiemment, à sa mort, il la libère ensuite dans une fulgurante explosion et la rend à l'univers en la multipliant. En réalité, le trou noir est un des moyens les plus habiles et efficaces qu'a trouvé la nature pour produire de la lumière. (cf David Elbaz in "La plus belle ruse de la lumière").
Et s'il en était de même pour nous ?
Il n'y a aucun mal à reconnaître qu'on a une ombre, d'abord. Puis à essayer, autant que possible, d'en prendre conscience, même si, par définition, certaines parties nous échapperont toujours.
Cette ombre est l'assise même de la lumière, et son principal aimant.
AIMANT.
Bonne pratique !
Fabrice
Photo : un des Immortels de Ming Shan, préparé pour recevoir sa lumière, avant son passage entre les mains des artisans de la couleur.
mercredi 27 juillet 2022
Reflexion de Carl Jung
J'ai pu voir la vérité de la 7 et vous, quelle phrase vous a touché...
samedi 9 avril 2022
Effet inconscient
C.G. Jung, Présent et avenir p/102-103
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lundi 4 octobre 2021
Inconscient
jeudi 22 avril 2021
Projet inconscient
mercredi 20 février 2019
Racines vivantes !
La vie de la terre est notre passé, et psychologiquement le serpent représente notre connexion avec le passé. Ce qui nous relie historiquement aux existences passées, aux forêts et aux cavernes primordiales, c'est une longue traîne, comme une queue psychique. D'une certaine façon, tout ça est magique, et mystérieux... Je ne connais pratiquement personne qui, ayant eu affaire à l'inconscient, n'ait pas croisé le chemin de ce serpent.
C.G. Jung. L'analyse des visions. Séminaire 1930-1934.
Peinture de C.G. Jung dans Le Livre Rouge.
vendredi 23 novembre 2018
Les racines du Ciel !
lundi 8 octobre 2018
Connaissance de soi avant tout...
![]() |
| Ferdinand Hodler. Le rêve. 1897. |
Quiconque ne se connaît pas soi-même ne peut prétendre connaître autrui. Et en chacun de nous sommeille un étranger au visage inconnu.
Il nous entretient par le truchement du rêve et nous fait savoir combien la vision qu'il a de nous est différente de celle dans laquelle nous nous complaisons.
C.G. Jung.
L'homme à la recherche de son âme.
mardi 10 avril 2018
Devenir... Printemps
mardi 6 février 2018
L'unique réalité
dimanche 26 novembre 2017
La tâche fondamentale
"La tâche majeure de l'homme devrait être de prendre conscience de ce qui, provenant de l'inconscient, se presse et s'impose à lui, au lieu d'en rester inconscient ou de s'y identifier. Car, dans ces deux cas, il est infidèle à sa vocation, qui est de créer de la conscience. Pour autant que nous soyons à même de le discerner, le seul sens de l'existence humaine est d'allumer une lumière dans les ténèbres de l'être pur et simple. Il y a même lieu de supposer que, tout comme l'inconscient agit sur nous, l'accroissement de notre conscience a, de même, une action en retour sur l'inconscient."
Carl Gustav Jung
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samedi 16 septembre 2017
Etre plusieurs...à en juger...
mercredi 22 février 2017
Roue spirituelle...
Selon C.G.Jung , par la contemplation et la concentration, le mandala a pour fonction d'attirer intuitivement l'attention sur certains éléments spirituels afin de favoriser leur intégration consciente dans la personnalité. Jung avait relevé que l'inconscient dans ses périodes de trouble, peut produire spontanément des mandalas. Pour lui, le mandala symbolise, après la traversée de phases chaotiques, la descente et le mouvement de la psyché vers le noyau spirituel de l'être, vers le Soi, aboutissant à la réconciliation intérieure et à une nouvelle intégrité de l'être. "
vendredi 13 janvier 2017
Introspection...
"L’homme moderne, noyé dans de fausses idéologies collectives, désorienté par un manque de valeurs auxquelles se raccrocher, a oublié qu’il avait une âme.
Il recherche désespérément en dehors de lui quelque chose qui puisse l’animer, le rendre vivant.
C’est pourtant en lui qu’il pourrait retrouver le contact avec les forces inconscientes qui l’animent, en se confrontant avec elles."
Carl Gustav Jung
Artiste : Vladimir Kush
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lundi 12 décembre 2016
Derrière la cascade des pensées...
La descente dans les profondeurs va apporter la guérison. C'est le chemin vers la totalité de l'être, vers le trésor que l'humanité souffrante a recherché de tout temps et qui est caché en un lieu gardé par un terrible danger. C'est le lieu de l'inconscience primordiale et en même temps celui de la guérison et de la rédemption parce qu'il contient les joyaux de l'entièreté. C'est la grotte où vit le dragon du chaos, mais c'est aussi la cité indestructible, le cercle magique ou TEMENOS, l'enceinte sacrée où toutes les parties séparées de la personnalité sont réunies.
C.G. Jung.
Sur les fondements de la psychologie analytique.
Les conférences Tavistock.
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samedi 24 septembre 2016
Rendre conscient avec Jung
« Dans la mesure où je parvenais à traduire en images les émotions qui m’agitaient, c’est-à-dire à trouver les images qui se cachaient dans les émotions, la paix intérieure s’établissait. Mon expérience eut pour résultat de m’apprendre combien il est salutaire, du point de vue thérapeutique, de rendre conscientes les images qui résident, dissimulées, derrière les émotions ».
Jung
(Le livre rouge)
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