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lundi 13 novembre 2023

Espace de silence

 


On ne peut que vivre ce qui nous est donné de vivre, ne pas diriger, ne pas choisir. La seule possibilité est de faire confiance à ce silence qui nous guide. La méditation est dans cette ouverture à la vie qui se déroule. Les émotions peuvent encore traverser, la peur, la terreur, si présents dans la vie de la personnalité d'autrefois, mais une paix illimitée constitue l'arrière-plan de cette existence.

Il n'y a plus personne pour ressentir la peur ou l'enthousiasme, c'est ressenti. Tout est vécu à sa juste place, la souffrance, la compassion pour toute la création dans ses formes les plus terribles, dans ce grand cœur qui bat éternellement et qui est capable d'accueillir toute cette souffrance.

Cet espace, cette disparition de la personne, est la réalité de base, la toile de fond sur laquelle se déroule le film de l'existence.

💭

Yolande Duran, Amoureuse du Silence

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jeudi 28 octobre 2021

Saveur de fondre

 


Je suis 

vivante comme jamais 

et je suis morte, en même temps. 

C'est une absence 

étonnamment présente. 

À tout vivre dans la paix

je suis tombée dans un étonnement profond 

et je me suis laissée faire.

de plus en plus

de plus en plus profondément. 

Il y a 

cette saveur du Silence...

Une douceur

qui est là, en continu

C'est ce silence qui sait

C'est ce silence qui fait

Tu laisses cette fluidité agir

La vie s'occupe de toi

Tu n'as pas à porter ta vie

...

Yolande Duran


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mercredi 12 juillet 2017

L'instant silencieux.


QUESTION : Vivre l’instant pleinement, simplement… ce n’est pas si simple!


YOLANDE : 
"Il y a des tas de moments dans la vie où l’idée de la personne disparaît, où il n’y a plus que cette chose qui voit. Les moments de joie, d’étonnement, d’émerveillement devant un paysage ou une belle musique. Les chocs aussi, une peur violente… Mais le plus souvent on ne les remarque pas, parce qu’aussitôt après la pensée se les approprie… Rester là, plutôt. Avant la pensée : sentir. Rester simplement avec cette sensation, sans vouloir comprendre ni résoudre rien. Avoir toute son attention portée sur cette sensation, et l’accepter surtout, l’accepter silencieusement, pas mentalement. Vraiment l’accepter totalement, en étant… simplement.
Beaucoup de gens croient qu’il faut qu’il y ait une lumière, une grande lumière, des choses extraordinaires… Et si simplement c’était ça ?... Quand le silence est là : rester avec ce silence, cette tranquillité, découvrir au fur et à mesure ce que ça te procure comme légèreté de voir que tout est là, OK, mais c’est au second plan – pas besoin d’en faire un monde. Et quand c’est l’inconfort : rester avec cet inconfort, totalement, se laisser engloutir par lui, se laisser mourir – une mort psychologique - pour pouvoir laisser place à ce silence, le laisser prendre le dessus une bonne fois pour toutes…"

Yolande Duran

***


vendredi 8 juillet 2016

Le silence amoureux avec Yolande




  • "Aimer véritablement c´est un je t´aime qui respire constamment".
    [Yolande]
  • "Un moment de la vie de l'homme a la valeur d'une vie, de toutes les vies"
    [Le silence guérit]
  • “Pour s´éveiller à la réalité il n´y a qu´un chemin, la vie”
    [Le pouvoir du silence]
  • “Ose vivre cette conviction profonde que tu pressens être. Ose être!”
    [Le silence guérit]
  • ”Où pourrait bien être le problème, si tu te places avant la personne?”
    [Amoureuse du silence]
  • “Je suis éternellement au-delà des sens”
    [Amoureuse du silence]


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jeudi 5 novembre 2015

Réalité du Silence


Pour moi, le Silence est le pouvoir qui
nous anime tous ainsi que toute chose.
C’est l’énergie à l’état pur que l’on ne peut comprendre,
ni sentir, ni regarder.
C’est la merveilleuse intensité de l’amour qui nous fait aimer.
C’est la perfection. C’est la lumière qui donne
vie à ce qui est obscur. C’est le vide sans forme,
le néant qui contient tout.
C’est la quiétude qui observe le mouvement.
Le témoin qui observe le monde.
Voilà ce qu’est pour moi le Silence.
Voilà ce que je suis et ce que nous sommes tous.
Il n’existe pas d’autre réalité.

Yolande Duran


lundi 6 juin 2011

L'énergie de la totalité avec Yolande Duran-Serrano


D'où l'énergie toujours disponible ?
Oui. Il me semble que la fatigue, cette déperdition d'énergie qu'il y avait avant, vient de ce qu'on s'identifie à cette agitation. On croit à ses pensées. On est partie prenante, d'accord, pas d'accord, anxieux, réactif. On veut, on ne veut pas, on prévoit, on suppute. On est acteur du film. Là, on est spectateur. On voit le déroulement : celui du « dehors », les gens, les évènements qui passent, et celui du « dedans », les pensées, les émotions qui passent aussi, de la même façon. Il n'y a pas un « je » pour dire « je suis cette pensée »,  « je suis cette émotion ». Il n'y a pas d'enjeu. Alors il n'y a pas non plus de perte d'énergie.
Et puis, il y a cette saveur du silence... Une douceur qui est là, en continu. Il n'y a plus cette voix qui te juge, te condamne, te soumet, te fatigue. Il n'y a plus cette souffrance, ces pensées qui te somment d'exister. Et même si, de temps à autre, une pensée apparaît, elle est si douce... elle te rend légère.


Dans cette légèreté, et dans l'instant, comment tout t'apparaît-il ? Toi, l'autre, l'objet, l'événement ?...
Pour moi, ce basculement, c'est le sujet qui se fond à l'objet, la vision qui devient globale. C'est l'apparition de ce qui est à l'avant-plan, de cette vision qui est toute pure. Ce n'est plus tu écoutes : ce n'est plus qu'écoute, parce que dans cet espace tout se fond, tout fusionne au second plan. Ça a basculé... Moi je le perçois comme ça. Oui, pendant 40 ans il y avait le sujet, il y avait l'objet, et une relation entre les deux. Et tout d'un coup, pffft ! le sujet se confond avec l'objet ; à cause de cette apparition, de cette chose à l'avant-plan, la mémoire, la personne se fond dans la totalité de l'instant manifesté.

vendredi 27 mai 2011

Le silence guérit par Yolande Duran-Serrano

Cette certitude, c’est une perception, une vision ?...
C'est plus qu'une vision : c'est une évidence, un sentiment profond, quelque chose de tellement fort que, même si dans l'instant je ne vois que ce qui est là, comme tout le monde – un canapé, une table, une personne en face de moi –, cette vision profonde est là « avant ». Et c'est tellement puissant que cela prend le pas sur ce que "disent" les yeux et tous les autres sens. La vision des yeux, l'audition des oreilles, le toucher de la peau... tout ça ne sert plus à définir le réel. Parce que, profondément, avant tout et à chaque instant, cette « chose » est là, tout le temps. Elle est avant les phénomènes, avant les expériences qui autrefois constituaient l'existence. Ou, si j'essaie de le dire autrement : les phénomènes sont vus « depuis » cette chose qui est au premier plan ; et tout ce que je vois, entends, sens, apparaît au second. Même ce que je vois les yeux fermés, qui est tellement plus réel que le réel habituel...

Ce que tu vois les yeux fermés ? !
Oui. Quand je m'allonge, que je ferme les yeux et relaxe, je tombe dans un état différent. Ça ne ressemble ni à l'état de veille ni au rêve ni au sommeil profond. Je suis parfaitement consciente ; en même temps, j'ai perdu la conscience de mon corps : j'ai l'impression de n'être plus que vision, vision avec les yeux fermés. Là, des phénomènes apparaissent. Des visages, des paysages, des présences fugaces et intenses, des choses chargées d'une telle réalité que, de retour dans l'état de veille, les mots « voir » ou « réel » prennent un tout autre sens.
Mais, sans même parler de ces phénomènes : rien que dans la vie de tous les jours, « voir » a pris un autre sens, une autre saveur. Parce que ce silence t'empêche de te recréer à chaque instant, t'empêchent d'interférer, de penser, de projeter, de sécréter ce filtre du mental, la réalité t'apparaît bien plus vive, bien plus réelle.

Par Yolande Duran Serrano