mardi 31 août 2010

lundi 30 août 2010

Henry Miller (1891 - 1980) par Gilles Farcet

Au coeur de la vision millérienne, il y a le « oui », l'acceptation de soi et de ce qui est, y compris de la souffrance la plus vive. En cela, il rejoint là encore l'essence de la mystique. Ayant amplement souffert et fait souffrir, il traque la dignité intrinsèque de l'être humain, celle qui survit et parfois même se révèle dans les bas-fonds et les situations désespérées.

«J'ai découvert que cette souffrance était bonne pour moi, qu'elle ouvrait la voie à une vie joyeuse, à travers l'acceptation de la souffrance. Lorsqu'un homme est crucifié, lorsqu'il meurt à lui-même, le coeur s'ouvre comme une fleur. 
Bien sûr, on ne meurt pas, personne ne meurt, la mort n'existe pas, on ne fait qu'atteindre un nouveau plan de vision, un nouveau royaume de conscience, un nouveau monde inconnu. » 
C'est par cette quête d'un territoire intérieur que Miller est un auteur spirituel et aussi un écrivain profondément américain. Toute la grande littérature de ce pays est en effet traversée par la recherche d'une "frontière" subtile, transposition sur le plan de l'esprit de la contrée vierge que les pionniers prétendaient investir pour recommencer à neuf l'histoire...
Texte de Gilles Farcet (extrait de "Nouvelles Clés")

dimanche 29 août 2010

Henry Miller (1891 - 1980) en paroles et pensées


SUR LE LACHER-PRISE :
Seul celui qui comme moi a su ouvrir la bouche et parler, seul celui qui a su dire oui, oui et encore oui ! a le droit d'ouvrir tout grand les bras à la mort, sans avoir peur d'elle. La mort en tant que récompense, oui ! La mort en tant que fruit de l'accomplissement, oui ! La mort en tant que couronne et bouclier, oui ! Mais pas la mort qui vous prend aux racines, qui isole les hommes, qui les rend amers et peureux et solitaires, leur donne une énergie stérile et les emplit d'une volonté qui ne sait dire que non ! Le premier mot que trace quiconque a fini par se trouver soi-même, par trouver son rythme, qui est le rythme de vie, ce premier mot c'est Oui.

NI VIEUX NI NEUF
Je dis que c'était un nouveau monde que je décrivais, mais comme le Nouveau Monde que découvrit Colomb, il se trouva que c'était un monde infiniment plus ancien qu'aucun de ceux que nous connaissons. Par-dessous la physionomie superficielle de la peau et de l'ossature, je pouvais voir l'univers indestructible que l'homme n'a jamais cessé de porter en lui ; ni vieux ni neuf à vrai dire ; rien que le monde éternellement vrai qui change d'instant en instant.

Source : Nouvelles Clés n°65

samedi 28 août 2010

Vivre le jour présent d'Alexandre Jollien

Pourquoi ne suis-je pas en mesure d'apprécier chaque instant à sa juste valeur? Comment sortir de cette routine qui finit par couvrir de brume les relations que j'ai avec mes proches ? Jamais je n'ai mieux ressenti la vérité de ce propos d'Horace que lors d'une récente visite dans une maison de soins palliatifs au Québec  :  « Persuade-toi que chaque nouveau jour qui se lève sera pour toi le dernier. Alors c'est avec gratitude que tu recevras chaque heure inespérée. »

Ainsi, grâce à une rencontre avec des personnes qui allaient prochainement vers la mort ; je redécouvre le caractère précieux de chaque instant et la difficulté d'envisager la vie comme un cadeau inestimable et rare. Une dizaine de malades réunis dans une pièce échangent sur la fin de vie. Me surprennent d'abord la joie et les éclats de rire. Certes, une certaine gravité nous rappelle que des moments difficiles ne sont pas loin, que l'annonce d'une issue fatale résonne encore avec tout son lot de peurs, d'incertitudes et de révolte peut-être. Mais, avant tout, je constate une fois de plus que la vie peut toujours gagner du terrain et que la souffrance, pour qu'elle n'ait pas le dernier mot, réclame tout un art de vivre afin que l'amertume ne s'installe pas. Bientôt, une mère de famille évoque ses projets, elle parle de ce qu'elle fera dans quatre heures, d'ici le soir ou avant midi. Je mesure combien je diffère les moments de joie et comment mes objectifs me portent dans les lointains. Soudain, une question me travaille : et si pour moi aussi il restait une année à vivre au plus ? Contraint de réenvisager l'essentiel, je perçois que ce qui me parait acquis, presque banal, fait la richesse de mes jours et que, trop souvent, j'oublie que les êtres qui m'entourent, et moi aussi, nous disparaitrons un jour. Cette prise de conscience peut donner lieu à une conversion intérieure : passer du chronos au kairos, du temps à remplir, à meubler, ou même à tuer, à l'instant à cueillir, glaner, embellir peut-être.
Avant de mourir, ces femmes et ces hommes désirent d'abord confier à leurs proches qu'ils les aiment, dire l'essentiel en somme. Tous me disent ne pas vouloir gaspiller des instants si précieux. Surtout, ne pas se disperser, dilapider les forces en de vaines querelles ou dans un amer ressentiment. Que pèsent en effet tel incident, tel malentendu face à la mort qui oubliera tout ? Et moi qui bénéficie d'un avenir un peu plus certain, ai-je vraiment pris le temps de dire à mon entourage combien je l'apprécie ? Et suis-je capable de vouloir célébrer la vie en chaque instant, comme m'y invite une jeune malade ?

Tandis que je suis venu pour parler, je préfère écouter. Je retiens cette confiance en la vie. Il n'y a pas de recettes. La peur de la mort est peut-être instinctive et inévitable, mais toutes ces personnes trouvent en elles les ressources pour affronter chaque jour l'épreuve. Un homme dit ne jamais s'être préparé à cette perspective, et pourtant, aujourd'hui, il l'envisage paisiblement. Serait-ce que la vie donne, le moment venu, la capacité de faire face, d'être de taille à affirmer la vie là où le désespoir tend à tout arracher ?

A l'heure du départ, un dilemme m'envahit : que leur dire ? Le cœur désirerait lancer un « au revoir, à bientôt », mais la raison sait que, probablement, je ne les reverrai jamais. Alors, une femme me tire d'embarras en me souhaitant de bien profiter de la fin de cette journée. Je repense à Horace et me dis que rester fidèle à cette belle rencontre, c'est essayer de vivre chaque jour comme si c'était le premier et le dernier.

Lire les autres articles d'Alexandre Jollien
extrait du magazine La Vie n°3390 (photo d'Acouphene)

jeudi 26 août 2010

Sauvegarder l'amour : retour sur l'Aïkido

Découverte et initiation à l'Aïkido, un nouvel art martial d'origine japonaise enseigné depuis peu au sein de la Fédération Française de judo et des disciplines assimilées.
Reportage de Lucien GAVINET, commentaire de Thierry ROLAND. (1964)

mardi 24 août 2010

lundi 23 août 2010

Un jardin de poche aromatique

Les aromatiques peuvent se cultiver partout pour donner du goût à vos plats...

vendredi 20 août 2010

Plaisir de la culture biologique... (2)

Portrait d'un couple ayant parié sur la culture bio depuis de nombreuses années :

mercredi 18 août 2010

mardi 17 août 2010

Mégalithes, dolmens,...notre trace sur la terre (2)

Les dolmens ont laissée les traces d'une civilisation, d'une culture. Et notre civilisation, que laissera-t-elle ?

lundi 16 août 2010

dimanche 15 août 2010

Seulement EST avec Denise Desjardins

Je respire profondément jusqu’au bout de mon souffle. Mon diaphragme s’ouvre, se dilate de plus en plus. Aum en expirant, tat en inspirant complètement, un temps d’arrêt ensuite. En respirant ainsi, il me semble avec le aum créer la manifestation, qui avec le tat, revient à moi, et redevient le non-manifesté, le vide. Puis c’est un passage d’un vide à un autre vide, et je plonge à l’intérieur de ce centre, un peu à droite de la poitrine. C’est un gouffre non délimité, la tranquillité du fond des mers, une nuit que rien ne vient interrompre, sans commencement et sans fin.


Il n’y a pas de mot pour décrire cette grandeur sans mesure, où n’existe plus ni toi ni moi, mais une ample plénitude, en moi qui n’est plus moi, qui n’est ni à l’extérieur ni à l’intérieur.


Cette respiration continue. Je me sens avec le aum renvoyer toute peine, toute pensée, comme la marée en se retirant balaye tout ce qui est sur la plage, l’emmenant très au loin. Ainsi me laissant mon désespoir, Iryamani, mon fils, ma mère et mon père.


Tout s’estompe et s’efface comme des fantômes irréels, inutiles et encombrants, ombres sans consistance emportées par le aum de ma respiration.


Seul demeure ce merveilleux vide tissé de plénitude. Mon corps aussi fluide, léger, aérien ; seulement fumée sans densité, une ombre qui se déplace comme un nuage dans l’air. Il peut se mouvoir sans mouvement, en tous sens, s’élever sans effort, sans contrainte. Je le perçois hors de moi, dans cette perspective informelle. Il est inconsistant, désincarné. En quoi suis-je concernée par lui ? Il n’y a pas de Moi, de Je. S’est abolie la distinction entre ce qui est en moi et en dehors.


Seule une large vacuité où se déplace un fantôme de corps évanescent, irréel, qui s’efface et disparaît.


Le Rien qui contient toute chose.


Le Vide qui est plénitude.


Seulement Est.



Denise Desjardins, De Naissance en naissance – Témoignage sur une vie antérieure, La Table Ronde, 1977.

Juste assez pour goûter la Vie...

Au bord de l'eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, ramenant plusieurs thons. L'Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer :
" Pas très longtemps ", répond le Mexicain.
" Mais alors, pourquoi n'êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus? " demande l'Américain. Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.
L'Américain demande alors : " Mais que faites-vous le reste du temps? "
" Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J'ai une vie bien remplie ".
L'Américain l'interrompt : " J'ai un MBA de l'université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l'argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu'à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l'usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d'où vous dirigeriez toutes vos affaires. "
Le Mexicain demande alors : " Combien de temps cela prendrait-il? "
" 15 à 20 ans ", répond le banquier américain.
" Et après? "
" Après, c'est là que ça devient intéressant ", répond l'Américain en riant.
" Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions ".
" Des millions? Mais après? "
" Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis. "

samedi 14 août 2010

S'accomplir avec Marie de Hennezel

Marie de Hennezel : "S'accomplir fait passer dans un autre temps"...

Trois ans après La Chaleur du coeur empêche nos corps de rouiller, Marie de Hennezel publie un second livre sur l'art de bien vieillir : Une vie pour se mettre au monde  (éd. Carnets Nord), écrit avec le philosophe Bertrand Vergely.  Ils y parlent de leur souci prioritaire : une vie humaine ne vaut que si l'on cultive son esprit, son monde intérieur. Se faisant, chacun peut découvrir en soi l'accès à un autre temps – ralenti jusqu'à devenir éternel ?

Une caisse de retraite vous a demandé d'imaginer une façon de préparer les nouveaux venus dans le troisième âge...
C'est passionnant. J'ai mis au point un séminaire de cinq jours où nous faisons une exploration de fond. Et je suis frappée par la lucidité de nos contemporains : à partir de 60 ans, et même de 50, ils savent l'enjeu que représente une vieillesse réussie, pour soi-même et pour les générations futures. Ils n'ont pas envie de rater cette partie de leur vie ! Souvent, je ne sers que de facilitatrice d'échanges entre eux.

Dans votre livre, Bertrand Vergely dit qu'il y a deux façons d'« épouser les limites » pour mieux vieillir : l'humour et la lenteur.
Il explique que la vieillesse ne devient un naufrage que si la personne n'édifie pas en elle-même un être intérieur. Un être qui semble obéir à un autre temps – car on peut être très vieux et continuer à se sentir jeune à l'intérieur. Il ne s'agit pas de jeunisme. Au contraire, on est à l'opposé du mensonge. C'est pourquoi l'humour et la lenteur sont essentiels.
Ils permettent â la personne du 3ème ou du 4ème âge de prendre de la distance, de s'alléger, et aussi de découvrir une sensualité tout à fait nouvelle, dont elle n'avait aucune idée tant qu'elle vivait dans l'action et la vitesse. Elle découvre alors que la vieillesse offre la possibilité d'un passage crucial du « faire » à l'« être ». Bertrand Vergely aime comparer la vie humaine à une œuvre artistique. Tout artiste sait qu'il faut savoir achever une œuvre. Il faut savoir terminer sa vie. Pour soi-même et pour les autres. L'assimiler ouvre à l'essentiel, et notamment à un autre temps. C'est la question que pose Jacqueline de Romilly en retrouvant ses souvenirs d'enfance, dans Les Révélations de la mémoire (éditions de Fallois) : se peut-il que notre temps intérieur soit celui de l'éternité ?

extrait de Nouvelles Clés n°66

vendredi 13 août 2010

Erotique et Erotisme avec Jacqueline Kelen



« L'érotique ne se situe pas par rapport à l'humain, à ce qui est permis ou défendu, mais par rapport au transcendant, à l'absolu. C'est une conscience très aiguë de l'inépuisable de l'amour et du corps aimant. En érotique, nulle envie de transgression, parce que nulle référence à un péché, à une faute ; il s'agit plutôt de gravir les degrés de l'insaisissable amour, de l'infaisable amour. Si l'érotisme en ses limites extrêmes, rencontre la mort, l'érotique achemine vers l'éternel. »


                                                                                     Jacqueline Kelen



Quelle distinction faites-vous entre érotisme et érotique ?

Jacqueline: L'érotisme renvoie au cérébral et à une vision réductrice et mécaniste de l'être humain. L'érotique est une vision du cœur, l'expression d'un être humain vivant en résonance avec l'univers.




Vous avez étudié la vie de nombreuses femmes. Y en a-t-il une qui assume particulièrement la fonction érotique ?
Jacqueline : Marie-Madeleine, femme de lumière, d'absolu, de don total, qui ne pouvait que rencontrer le Christ. A leur première rencontre, quand elle fait irruption dans une assemblée d'hommes très sérieux, elle se prosterne, elle le parfume, le caresse. C'est à la fois une grande déclaration d'amour et l'initiation par la femme. Ce n'est pas un hasard si Jésus se montre d'abord à elle après la résurrection. Elle est dame de connaissance et dame d'amour. Mais il y a également Schéhérazade et cette extraordinaire descente aux enfers qu'elle propose à l'homme impérieux qui doit se taire pendant mille nuits. Et à la fin de ce huis clos, l'amour émerge, l'amour dont l'homme ne connaissait justement que l'érotisme, non l'érotique. Toutes les grandes femmes des mythes me semblent être de grandes amoureuses, des Dames d'Amour, comme la Dame à la Licorne. La Reine de Saba est une autre figure extraordinaire, une belle "païenne" qui va voir un Roi Salomon au fait de sa puissance pour le conquérir. Mystère insondable dont on ne sait rien. On ne peut rien saisir, et c'est pour ce rien, ce mystère de l'autre, qu'il nous faut entreprendre le voyage. La Reine de Saba n'a laissé aucune trace, c'est pour moi le symbole même de l'amour et de l'érotique.

Lire l'interview de Jacqueline Kelen en entier

jeudi 12 août 2010

La palme du rejet

Le principal débouché de l'huile de palme est alimentaire. Peu chère, c'est la plus consommée au monde (25 %). Mais elle est dénoncée pour les méfaits des cultures de palmiers, notoirement graves en Indonésie et en Malaisie (80 % de la production mondiale qui totalisait 46 millions de tonnes l'an dernier) : déforestation, perte de biodiversité, pollutions, expulsion de petits paysans, etc.
Le WWF promeut des critères de production "durable", mais seuls 4 % des volumes les respectent. Cette huile est aussi critiquée côté santé pour sa forte teneur en acides gras saturés, précurseurs du cholestérol.
Or elle serait présente dans près de 50 % des aliments cuisinés du commerce - biscuits, crèmes, plats, céréales, etc. Et rarement de manière explicite. Mais la mention "huile végétale" ou "matière grasse végétale" (MVG) la trahit presque à coup sûr. Sous pression, plusieurs fabricants et distributeurs disent y avoir renoncé. Non raffinée ni traitée et peu chauffée (couleur rouge) ; l'huile de palme se distingue pourtant par d'énormes taux de vitamine A et E. Elle peut alors être recommandée, avec modération, ou en mélange avec des huiles rétablissant l'équilibre en acides gras.
(extrait des "4 saisons du jardin bio" n°183)

Taisen Deshimaru (1914 - 1982)


mercredi 11 août 2010

Koan Zen, conscience et satori...


Quelle difference entre conscience et satori ?
 S'entendre sur les mots est essentiel. S'exprimant en philosophe classique et freudien, Serge Tribolet trouve normal que les dictionnaires de la psychanalyse consacrent des pages au mot "Inconscient" et presque rien au mot "Conscience". Nous nous étonnons . "Mais si quelqu'un connait une illumination, un satori, et rencontre le réel sous un jour nouveau, vous appelez ça comment ? N'est-ce pas sa conscience qui s'elargit ?" 
Réponse : "Ne confondons pas conscience et révélation. Au sens classique, la conscience est la comprehension des choses. Or comprendre, c'est prendre dans, c'est-a-dire enfermer. Un satori nous fait au contraire sortir de cette prison, en nous mettant en contact avec l'indicible. C'est pourquoi Lacan répètait : Gardez-vous de comprendre." 
Peut-on comprendre un koan zen ?

extrait du magazine "Nouvelles Clés" n°66

mardi 10 août 2010

lundi 9 août 2010

Homme et Nature par Lord Byron




Il est au sein des bois un charme solitaire
un pur ravissement aux confins du désert
Et de douces présences où nul ne s'aventure
Au bord de l'océan qui gronde et qui murmure
Sans cesser d'aimer l'homme, j'adore la nature

dimanche 8 août 2010

Le premier pas...

Il y avait longtemps que je n'étais plus allé à la messe. Lorsque ma fille m'a demandé de l'accompagner, j'ai senti le "oui". Je souhaitais retrouver une communauté. Cette communauté d'hommes et de femmes comme celle que j'ai connu ces derniers jours, où la vie devient souple, nourrissante, et comble les manques de chacun, de chacune.

Le prêtre, lors de son homélie, a donné sa définition de la foi :
1- croire dans la promesse "divine", confiance en la Vie
2- aller de l'avant, se mettre en marche, agir
3- dans la fidélité au chemin, malgré les épreuves et les obstacles


J'ai pu expérimenter le fait que, sans le lien avec les autres, ce que je suis ne pouvait s'exprimer. Le premier pas vers l'autre, malgré les peurs, malgré les jugements nous transporte vers le mystère de la relation à autrui et au monde. Cela a un goût indescriptible et vous remplit le coeur !

Soeur Emmanuelle au Caire

De l'autre côté du Nil, les bidonvilles des chiffoniers où Soeur Emmanuel a déposer son coeur !

samedi 7 août 2010

L'ortie qui pique et qui pue

Une fête autour de l'ortie ! Mettez du piquant dans votre assiette !

vendredi 6 août 2010

L'ortie est à préserver... Changeons de regard ! (5)

Gilles clément nous propose son jardin d'ortie... L'ortie, l'emblème de notre relation à la nature sauvage :

jeudi 5 août 2010

lundi 2 août 2010

Un portrait de l'ortie (1)

Un voyage pour s'approcher de la précieuse ortie. On y retrouve mes "amis" François couplan et Francis Hallé.

dimanche 1 août 2010