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lundi 7 septembre 2026

Etat de simplicité


 "Alors que vous méditez, il est naturel que les pensées continuent de surgir. Le point n'est pas d'essayer de les arrêter, ce qui serait impossible de toute façon, mais de les libérer.

Cela se fait en restant dans un état de simplicité, qui permet aux pensées de surgir et de disparaître sans s'accrocher à elles.

Lorsque vous n'entraînez plus le mouvement des pensées, elles se dissolvent tout seuls sans laisser de trace.

Lorsque vous n'abîmez plus l'état de calme avec des fantasmes mentaux, vous pouvez maintenir la sérénité naturelle de l'esprit sans effort.

Parfois, laissez vos pensées couler, et observez la nature inébranlable derrière elles.

Parfois, coupant brutalement le flux des pensées, regardez la conscience nue."

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Dilgo Khyentse Rinpoche

De : "Le trésor du cœur des éveillés"

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mercredi 1 octobre 2025

Esprit perturbé

Ogyen Tendzin Jigme Lhundrup,
l’incarnation du grand maître tibétain Dilgo Khyentsé Rinpoché

"‍Mieux vaut donc nous raviser et faire preuve de bon sens. Or, si nous laissons notre esprit nous maltraiter au point que nous vivons dans la souffrance et faisons également souffrir les autres autour de nous, c'est le signe que nous manquons précisément de bon sens. On peut considérer comme ‟ négatives ” les pensées et les paroles qui proviennent de notre esprit perturbé. Si, au lieu de nous lamenter sur notre sort, nous cultivons l'altruisme et la compassion et que ces états d'esprit ‟ positifs ” améliorent notre bien-être et celui d'autrui, nous faisons preuve de bon sens."


 Dilgo Khyentsé Rinpoché

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mardi 30 octobre 2018

Flèche d'orage...

Ciel d’orage dans la région de Yéré Gang, entre Jomda et Sinda, à 4000m d’altitude, Tibet oriental. Septembre 2005
Au départ, il faut être poursuivi par la peur de la naissance et de la mort comme un cerf qui s'échappe d'un piège. À mi-chemin, il ne faut rien avoir à regretter, même si l'on meurt à l'instant, comme le paysan qui a travaillé la terre avec soin. À la fin, il faut être heureux comme celui qui a terminé une immense tâche [...]. Ce qu'il faut surtout savoir, c'est qu'il n'y a pas de temps à perdre, comme si une flèche avait atteint un point vital de notre corps.
Gampopa, Sonam Rinchen (sgam po pa dwags po lha rje, bsod nams rin chen, 1079-1153), cité oralement par Dilgo Khyentsé Rinpotché.
GAMPOPA (1079-1153)
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source : pensée de la semaine par Matthieu Ricard

vendredi 30 juin 2017

De la nuit intérieure à la grâce avec Christophe Massin (4)



Votre dernier livre s’intitule Une vie en confiance, Dialogues sur la peur et autres folies. De quelle confiance s’agit-il ?

Durant toutes ces années d’accompagnement, j’ai constaté de manière évidente et criante que la peur est présente en chaque être humain, et qu’elle dirige en sous-main de nombreux aspects de notre vie. Ce livre est axé sur le fait que la peur est l’émotion aliénante par excellence. Elle empoisonne notre quotidien. J’y propose des outils et des réflexions sur la manière dont on peut se délivrer de son emprise. La peur nous referme, nous contracte. Les peurs sont souvent inconscientes, on les sous-estime, on ne voit pas toutes leurs ramifications. La peur est une émotion qui s'infiltre partout, qui va conditionner notre pensée. Chacun d’entre nous porte une, deux ou trois peurs fondamentales et, derrière elles, se cache une seule et même peur : la peur de notre destruction psychique ou physique. Par exemple, si vous vivez un grand amour et que votre compagnon vous quitte, c’est une destruction. Le travail consiste donc à reconnaître la peur et à nous ouvrir à la confiance. La confiance, c’est l’ouverture, le lâcher-prise... Il existe deux niveaux de confiance. Il y a d’abord la confiance relative : en tant qu’être humain, sur quoi puis-je m’appuyer en moi-même ? Sur mon discernement, mon jugement, ma bienveillance, mon corps, mes sensations ? Des pratiques telles que le yoga ou la méditation peuvent nous aider à expérimenter cette confiance relative. Mais il existe une autre confiance. Lorsque nous sommes confrontés à des événements très douloureux, nous ne serons peut-être plus en mesure de nous reposer sur ces appuis intérieurs, nous risquons de nous sentir humainement dépassés par l’épreuve à laquelle nous sommes confrontés. Alors, peut-il y avoir un abandon, un lâcher-prise plus profond ? Une confiance dans la confiance elle-même ?
Lorsque l’on s’abandonne à la confiance, on n’approche pas les événements de la même manière. Il ne s’agit plus de faire confiance à ceci ou à cela, ni même à la vie ou à Dieu. Nous ne pouvons pas faire confiance à la vie en nous persuadant qu'elle nous préservera de toute souffrance. En revanche, quand il nous arrive quelque chose de douloureux, nous pouvons faire confiance à une disposition intérieure confiante. Cette attitude nous permet de nous relâcher, de nous laisser porter intérieurement sans plus chercher à contrôler quoi que ce soit. On constate alors que tout devient plus fluide. Au cœur de la plus grande souffrance, on s’abandonne à la confiance elle-même et on la laisse accomplir son œuvre. préservera de toute souffrance. En revanche, quand il nous arrive quelque chose de douloureux, nous pouvons faire confiance à une disposition intérieure confiante. Cette attitude nous permet de nous relâcher, de nous laisser porter intérieurement sans plus chercher à contrôler quoi que ce soit. On constate alors que tout devient plus fluide. Au cœur de la plus grande souffrance, on s’abandonne à la confiance elle-même et on la laisse accomplir son œuvre.

Après toutes ces années de pratique, quelle est la principale leçon que vous avez retenue ?

J’avais posé cette question à Dilgo Khyentsé Rinpoché, le second maître de Matthieu Ricard. Alors que je lui parlais de mon travail auprès de mes patients, il m’avait simplement dit : « Aimez-les. » Ce qui me frappe fondamentalement, c'est à quel point l’être humain a besoin de bienveillance, avant toute autre chose. Quand on cherche à se transformer sur une base d’exigence idéaliste, de dureté, de fermeture, on peut beaucoup se maltraiter, et les résultats sont décevants. C’est ce que le Bouddha avait constaté, il y a 2 500 ans, avec la quête de la Voie du juste milieu. Il s’était rendu compte que ses ascèses les plus rudes et sévères ne conduisaient à rien. Dès qu'il y a de la patience et de la bienveillance, tout peut advenir. L’être humain commence à s’ouvrir, à se montrer. C’est le préalable fondamental à tout cheminement intérieur.


Propos recueillis par Nathalie Calmé
Source : Sources

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vendredi 23 juin 2017

Esprit coloré...




"Lorsqu’un arc-en-ciel apparaît, lumineux dans le ciel, vous pouvez contempler ses belles couleurs, mais vous ne pouvez l’attraper et le porter comme un vêtement. 
L’arc-en-ciel naît de la conjonction de différents facteurs, mais rien en lui ne peut être saisi. 
Il en va de même pour les pensées. Elles se manifestent dans l’esprit, mais elles sont dépourvues de réalité tangible ou de solidité intrinsèque. Aucune raison logique ne justifie donc que les pensées, qui sont insubstantielles, disposent de tant de pouvoir sur vous, aucune raison pour que vous en soyez l’esclave." 

 Dilgo Khyentsé Rinpoché

mardi 7 mars 2017

Pensée de la semaine avec Matthieu Ricard


«The Little Deer», peinture de Frida Kahlo
Au départ, il faut être poursuivi par la peur de la naissance et de la mort comme un cerf qui s'échappe d'un piège. 
À mi-chemin, il ne faut rien avoir à regretter, même si l'on meurt à l'instant, comme le paysan qui a travaillé la terre avec soin. 
À la fin, il faut être heureux comme celui qui a terminé une immense tâche [...]. 
Ce qu'il faut surtout savoir, c'est qu'il n'y a pas de temps à perdre, comme si une flèche avait atteint un point vital de notre corps.

Gampopa, Sonam Rinchen (sgam po pa dwags po lha rje, bsod nams rin chen, 1079-1153), cité oralement par Dilgo Khyentsé Rinpotché.
GAMPOPA (1079-1153)

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vendredi 24 juin 2016

Un arc-en-ciel dans vos pensées...


"La vie est fragile, à l'image de la rosée délicatement suspendue aux herbes, en gouttes de cristal qu'emporte la première brise du matin." 


 "Ce que l'on perçoit n'est en soi ni beau ni laid. Laideur et beauté ne sont que des projections mentales. Aucun être ou objet ne possède par lui-même la faculté de nous rendre joyeux ou triste. C'est ainsi qu'une même personne peut plaire à certains et déplaire à d'autres. À nouveau, c'est l'esprit, et lui seul, qui en est la cause." 


"Lorsqu’un arc-en-ciel apparaît, lumineux dans le ciel, vous pouvez contempler ses belles couleurs, mais vous ne pouvez l’attraper et le porter comme un vêtement. L’arc-en-ciel naît de la conjonction de différents facteurs, mais rien en lui ne peut être saisi. Il en va de même pour les pensées. Elles se manifestent dans l’esprit, mais elles sont dépourvues de réalité tangible ou de solidité intrinsèque. Aucune raison logique ne justifie donc que les pensées, qui sont insubstantielles, disposent de tant de pouvoir sur vous, aucune raison pour que vous en soyez l’esclave." 

Dilgo Khyentsé Rinpoché
 (photo Matthieu Ricard)


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lundi 3 novembre 2014

Pensée de la semaine...


Une souffrance intense peut provoquer une sorte de réveil qui ouvre notre esprit et notre cœur aux autres. Vous pouvez provoquer en vous ce type d’expérience en vous entraînant à échanger mentalement, à l’aide de la méditation, la souffrance des autres contre votre bonheur et à souhaiter que votre souffrance se substitue à celle des autres.

DILGO KHYENTSE RINPOCHE (1910-1991)
Version simplifiée d'après Le cœur de la compassion, p. 121-7.


dimanche 17 mars 2013

Une cure contre le narcissisme

Utiliser les critiques comme un enseignement

Le grand maître spirituel tibétain Dilgo Khyentsé Rinpotché (1910-1991) enseignait souvent comment utiliser les critiques dont on peut être l’objet pour progresser sur le chemin spirituel, au lieu d’être blessé dans son amour-propre.

 « Si l’on vous critique, saisissez cette occasion pour reconnaître vos fautes cachées et être plus humble. Les critiques sont comme des maîtres, car elles détruisent votre attachement et votre orgueil. Si vous savez les intégrer à la voie, elles stimuleront votre pratique et renforceront votre discipline. Comment, alors, ne pas remercier leur auteur pour la faveur qu’il vous a faite ? La joie et la souffrance causées par les louanges et les blâmes sont éphémères. Quand on vous fait des compliments, ne vous laissez pas envahir par la fierté ; dites-vous que ce sont des paroles entendues en rêve ou simplement l’effet de votre imagination.
Ou bien pensez que ce n’est pas de vous que l’on fait l’éloge, mais des qualités que vous avez acquises grâce à la pratique spirituelle. En vérité, les seuls individus réellement dignes d’éloge sont les êtres sublimes qui ont atteint la libération.

Lorsqu’on est imbu de sa propre supériorité et que l’on ne supporte pas la moindre contrariété, on ne peut jamais devenir un pratiquant authentique. Quand on pointe nos défauts, nous nous irritons, même contre nos propres parents ou nos maîtres. Si en revanche on nous flatte en nous attribuant des qualités que nous n’avons pas, nous sommes ravis. Selon le dicton : « Ceux qui abondent toujours dans notre sens caressent notre orgueil, mais ne nous aident pas à développer nos qualités spirituelles. »

En revanche, ceux qui mettent nos défauts en lumière et nous montrent comment les corriger sont d’une aide précieuse. C’est en fondant et en martelant l’or qu’on le raffine. De même, c’est en prenant conscience de nos incohérences et en appliquant les instructions d’un vrai maître que nous finirons par transformer nos faiblesses et nos mauvaises habitudes en auxiliaires sur la voie de l’Éveil.

Une fois le fauteur de trouble identifié et appréhendé, la paix revient au village. De même, quand un maître bienveillant révèle nos défauts et nous permet ainsi de les reconnaître, il nous donne la possibilité de nous en débarrasser pour que la paix revienne dans notre esprit. Le vrai maître spirituel est celui qui nous parle de façon directe en mettant le doigt sur le moindre de nos travers pour nous mettre sur la bonne voie. »


source : blog de Matthieu Ricard (juillet 2012)