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jeudi 5 janvier 2017

Plénitude de l'Être


Gnanananda – Henri Le Saux Plénitude de l’Etre – 
Vie et enseignement de Srî Gnanananda, 
textes présentés par Patrick Mandala, préface par Svami Atmananda Udasin, éditions Accarias/L’Originel, 2015.


Ce livre témoigne d’une tentative exemplaire de mettre à notre disposition un enseignement fondamental. Plénitude de l’Etre concerne l’enseignement d’un sage dont l’envergure est comparée à celle des plus grands maîtres de l’Inde : Srî Gnanananda. Après une introduction qui nous présente son plus proche disciple, le moine bénédictin Henri Le Saux, devenu lien vivant entre la mystique chrétienne et l’hindouisme, c’est un portrait du guru qui nous est offert, grâce au témoignage de Le Saux (1ère partie, 25 pages). La deuxième partie du livre, de loin la plus importante (88 pages), nous expose l’enseignement du maître tel qu’il a pu se diffuser à travers les dialogues entre celui-ci et son disciple.
L’un des grands intérêts de cet ouvrage, c’est le caractère méthodique de l’exposé : l’enseignement de Srî Gnanananda est exposé en 48 thèmes bien précis et aussi divers que le Guru, la grâce, le but, le Soi, les désirs, la méditation, la nourriture, le mental, les symboles, l’Eveil, etc. Ces thèmes sont eux-mêmes regroupés en cinq grandes catégories progressives, aux titres clairement métaphoriques :
I.       Un doigt pointe vers la lune
II.     Ciel voilé
III.   Au-delà des nuages
IV.  Au-delà des mots
V.    Plénitude
VI.  L’Indicible.
Ce livre est aussi précieux par le fait que les paroles du maître sont constamment reliées aux enseignements des Upanishad : cela permet de les resituer dans le contexte traditionnel de la mystique hindoue.
Autre point remarquable : cet enseignement est commenté à la fois par les précisions de Patrick Mandala, grand spécialiste de la tradition hindoue, et par celles d’Henri Le Saux, qui possédait le don remarquable de déceler des ponts authentiques entre les pensées orientale et occidentale.
Par ailleurs, les paroles du maître sont précisées par des notes régulières concernant le vocabulaire employé, ce qui contribue à la rigueur de l’exposé.
Enfin, notons qu’à la biographie et l’enseignement du maître s’ajoutent une biographie détaillée ainsi qu’une bibliographie abondante d’Henri Le Saux.


                                                                           Sabine Dewulf


Voici un livre rare qui a l’immense mérite d’être consacré à la fois à l’un des grands maîtres védantins de l’Inde contemporaine, Srī Gnānānanda, et à son disciple venu de France, le bénédictin Dom Henri Le Saux.
Srī Gnānānanda est relativement peu connu du grand public francophone. Son nom est indissociable de celui de Henri Le Saux bien plus connu en Europe pour son engagement dans le dialogue interreligieux. 
Tous s’accordent à dire que ce Sage advaïtin a l’aura et l’envergure spirituelle d’un Râmana Mahârshi. Il se dégage de son être sérénité (sama) et contentement (santosha) – qu’Henri Le Saux nomme « jubilation ».        
Srī Gnānānanda était d’abord et avant tout un jnānī, ce qui signifie celui qui a réalisé l’Ātman (le Soi), qui est établi lui-même dans la Conscience non-duelle. Son enseignement fondamental était celui du pur advaita (Non-Dualité) et est proprement universel dans sa portée. La Vérité se situe au-delà de toutes les religions et de toutes conceptualisations. 
Srī Gnānānanda appelle, non à copier son propre cheminement, mais bien à trouver en nous-même notre propre vérité et chemin, notre propre nudité et transparence. 
Puisse le lecteur trouver dans ce livre d’une grande richesse une introduction à la Non-Dualité dans sa forme la plus pure, et un guide fiable sur le chemin de la découverte du Soi.
« Le beau livre de Patrick Mandala cite abondamment les enseignements directs du sage… Il offre aussi au lecteur un excellent florilège, organisé par thèmes, qui couvre pratiquement tous les aspects de l’enseignement de ce grand témoin de l’advaïta. C’est dire l’importance de cet ouvrage qui trouvera écho auprès des chercheurs spirituels… »     
                                                                                          Svāmī Atmānanda Udâsîn


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dimanche 31 août 2014

lundi 28 juin 2010

Henri Le Saux (100 ans cette année) et les upanishad

Malgré la légère déformation de la vidéo, cela vaut la peine de la regarder. Je vous la présente comme un hommage à Henri Le Saux...
En contact avec l'homme divin ou "purusha"
Henri Le Saux (1910-1973) est un moine bénédictin français qui a passé les 24 dernières années de sa vie en Inde où il devint connu sous le nom de Swami Abhishiktananda.
Voir aussi l'article sur le blog "Eveil et philososphie"

mardi 27 novembre 2007

L'eucharistie du "OM" avec Henri Le Saux

AUM :
« A » est le premier son, la première mesure qui correspond à l'état de veille, « U », la seconde, coïnciderait avec l'état de rêve, « M », la troisième, c'est l'état de sommeil profond. La quatrième mesure est, elle... sans mesure...

Le père Henri Le Saux (Swami Abhisiktananda) est né en Bretagne, à Saint-Briac, le 30 août 1910 et est décédé le 7 décembre 1973. Il est enterré en Inde.

Pendant sa retraite silencieuse à Mauna Mandir, Abhishiktananda écrivit un de ses étranges poèmes en prose, comme si cette prose ne pouvait contenir l’intensité de l’émotion. Une section de l’un de ces poèmes est un hymne à OM :

Le OM qu’entendirent nos rishis résonner en leurs âmes, quand ils descendirent au plus profond d'eux-mêmes,
plus profond que leurs pensées et plus profond que tous leurs désirs,
dans la solitude existentielle de l’Être.
Le OM qui résonne au bruit des feuilles frémissant sous le vent,
le OM qui mugit dans la tempête et gémit dans le zéphyr,
le OM qui rugit au torrent impétueux et le son très doux du fleuve qui descend paisible vers la mer,
le OM de la course des sphères au travers du firmament,
et le OM qui vrombit au noyau de l’atome.
Celui qui chante au chant des oiseaux,
celui qui se délivre aux cris des bêtes de la forêt,
le OM du rire des hommes et le OM de leurs sanglots,
le OM qui vibre en leurs pensées, et en tous leurs désirs,
le OM de leurs mots de guerre, d’amour ou bien d’affaires,
le OM que fait le Temps et l’Histoire en marchant,
le OM que fait l’Espace en entrant dans le Temps.
Ce OM éclata soudain tout entier en un coin de l’espace et en un point du temps,
en son indivisible plénitude,
quand au sein de Marie naquit Fils d'homme
le Verbe, Fils de Dieu.
(1)


1) 1er décembre 1956, Journal, p. 233.