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dimanche 26 novembre 2023

Lever et coucher de soleil

 Un ami âgé de 40 ans me disait regretter ses 20 ans car, à l’époque, il avait l’avenir devant lui. Cela m’a fait sourire car, aujourd’hui, âgé de 60 ans, je sais que l’avenir est aujourd’hui, tous les jours… et l’éternité n’est pas une durée, c’est un instant, l’instant où tout est réconcilié, le moment où tout est accompli. 

L’AVENIR EST AUJOURD’HUI, TOUS LES JOURS.

L’ÉTERNITÉ N’EST PAS UNE DURÉE, ELLE EST UN INSTANT, l’INSTANT OÙ TOUT EST RÉCONCILIÉ, LE MOMENT OÙ TOUT EST ACCOMPLI.

Thierry Janssen


Pour moi, il n’y a rien de plus réconfortant, rien de plus réjouissant, que de voir le soleil apparaître à l’horizon. Une promesse, un espoir, le rappel des possibles, l’encouragement à se redresser et à avancer. Le feu qui réveille l’âme. Il y a tant à faire, tant à partager, tant à aimer.

Je vous souhaite une belle et bonne journée.

Thierry Janssen

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mardi 16 août 2022

« L’être humain, cancer de la Terre ? »

 


Une image en dit souvent beaucoup plus et beaucoup mieux qu’un long discours. Certaines conversations particulièrement imagées deviennent alors des messages qui ne peuvent nous laisser indifférents. Je me rappelle quelques paroles échangées avec Maurice, un jeune médecin camerounais, fils d’un guérisseur traditionnel, qui était venu en Europe pour se former à la chirurgie urologique (la spécialité que j’ai longtemps pratiquée). Nous étions en train d’opérer un patient dont la vessie était envahie par une grosse tumeur cancéreuse. Nous avions déjà procédé à l’ablation de l’organe malade et nous nous apprêtions à reconstruire un réservoir urinaire à l’aide d’un morceau d’intestin. Vaste et long chantier durant lequel nous avions tout le loisir de bavarder.

« Quelle curieuse maladie que le cancer, me dit Maurice.

— Pourquoi dis-tu cela ? je lui demande.

— Parce que c’est une maladie extrêmement vivante. Tout à coup, des cellules se mettent à proliférer de façon exagérée et incontrôlée. Jusqu’à envahir l’endroit où elles sont nées. Animées par une vitalité débordante, elles finissent par se répandre en dehors de cet endroit. Elles s’implantent ailleurs, dans d’autres organes où elles continuent de proliférer. La logique des cellules cancéreuses est celle de la croissance et de l’expansion à tout prix. Quitte à tuer l’organisme dont elles sont issues.

— Tu as raison, c’est une logique absurde. Le cancer est une maladie très vivante, assurément trop vivante.

— Pour en guérir, il faut sans doute être plus vivant que lui. Encore faut-il comprendre ce que signifie “être vivant”. »

La remarque de Maurice me rappelle que le cancer ne survient pas par hasard. Nous savons aujourd’hui qu’il s’agit d’une « maladie de civilisation », un mal qui plonge ses racines dans nos stress, nos pollutions et toutes sortes de comportements potentiellement dangereux pour la santé. Une maladie trop vivante qui révèle notre incapacité de bien vivre. Car bien vivre ne demande pas de la croissance à tout prix. Cela ne réclame pas non plus une décroissance. Mais plutôt un équilibre et de l’harmonie. Ni trop, ni trop peu.

« En fait, nous (les êtres humains) nous comportons un peu comme des cellules cancéreuses, me dit Maurice avec un regard malicieux. Nous sommes aussi extrêmement vivants. Nous cherchons aussi à proliférer et à envahir l’endroit où nous sommes nés. Quitte à abîmer la Terre, dont nous sommes issus. Ne serions-nous pas le cancer de la Terre ? »

À ce moment de notre conversation, une petite artère s’est mise à saigner. Je n’ai donc pas pu répondre à la question de Maurice. Mais, en y repensant, je ne peux m’empêcher de visualiser cette image d’un être humain qui se comporte comme une cellule cancéreuse. Et je me dis que mon jeune assistant n’était pas dépourvu de sagesse en utilisant cette comparaison. Il n’était probablement pas le fils d’un guérisseur traditionnel africain pour rien.

Thierry Janssen

Source : Psychologie magazine

lire aussi : https://spinescent.blogspot.com/2020/04/lhomme-est-le-cancer-de-la-terre.html

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vendredi 4 mars 2022

Une chance d'espoir...

 


En contemplant le ciel, ce soir, je me disais qu’il faudrait vraiment que les êtres humains arrêtent de se mentir à eux-mêmes à propos de leur soi-disant nature supérieure qui les placent au-dessus des autres êtres vivants. Nous avons un cerveau finalement assez limité car, même si notre cortex - la partie récente de notre cerveau - nous a permis d’élaborer une pensée complexe et de créer des outils sophistiqués, notre pensée et nos outils sont encore au service d’instincts extrêmement primaires gérés par les anciennes parties de notre cerveau. Cela fait de nous des êtres très puissants mais d’autant plus dangereux pour nous-mêmes et pour les autres, des prédateurs pour l’ensemble de notre environnement. Si seulement nous avions l’humilité de nous l’avouer et de tout faire pour dompter nos instincts primaires tellement destructeurs. 

Désolé de vous partager cette pensée un peu sombre… mais je fais partie de ceux qui pensent qu’il faut pouvoir affronter ce qui est sombre pour donner une chance à la lumière de se révéler.

Thierry Janssen



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mercredi 2 septembre 2015

Emotions à métaboliser et non pas à diaboliser... avec Thierry Janssen


Il y a quelques semaines, une dame me dit qu’elle est à la recherche d’un spécialiste de la médecine des émotions. Deux jours plus tard, j’entends un psychiatre parler de la nécessité de bien gérer les émotions. Et, ce matin, je lis un article sur les nouvelles thérapies des émotions. Mais d’où vient cette idée qu’il faut soigner les émotions ? Éprouver des émotions serait-il le signe d’une pathologie ? « Gérer », « traiter », « guérir » sont-ils des mots appropriés pour parler de la bonne attitude à adopter face à nos émotions ? Je pense que non.

Le concept d’une « médecine des émotions » me paraît révéler une profonde méconnaissance à propos de ce qu’elles sont et, surtout, de ce que nous pouvons en faire. Il faut dire que nous sommes les héritiers d’une culture qui a longtemps diabolisé les phénomènes émotionnels, considérant que ceux-ci perturbaient la sacro-sainte rationalité. Des générations avant nous ont tenté de les maîtriser, de les refouler, voire de les nier. Puis des chercheurs comme Antonio Damasio ont montré que, sans elles, il ne pouvait pas y avoir de véritable rationalité. Car nos émotions sont de l’information; elles nous renseignent sur la qualité de nos expériences. Elles sont agréables (joie, enthousiasme) quand ce que nous percevons ou ce que nous pensons est bon pour nous. Elles sont désagréables (peur, colère, tristesse) dans le cas contraire. Chacune de nos perceptions génère une émotion qui devient un sentiment qui alimente nos pensées. Et, en retour, chacune de nos pensées génère une émotion qui se manifeste dans notre corps et donne lieu à une perception. Nos émotions sont le pivot central de notre expérience. Elles contiennent l’énergie qui fait le lien entre le corps et l’esprit; elles permettent de transformer une pensée en acte, et un acte en idée. Energeia en grec : la « potentialité d’une action ». Nos émotions nous font bouger dans la tête et dans le corps ; elles sont ce qui nous rend vivants. Emovere en latin : « mettre en mouvement ».

Nous devrions faire attention aux mots que nous utilisons. Car parler de médecine, de soins, de traitements ou de guérison en ce qui concerne les émotions risque de perpétuer les représentations négatives héritées de nos ancêtres. Au lieu de combattre nos émotions, nous devrions les considérer comme des phénomènes incontournables et indispensables. Cela nous permettrait d’apprendre à les métaboliser pour utiliser l’énergie et l’information qu’elles contiennent. Le métabolisme est l’ensemble des réactions chimiques qui permettent de récupérer l’énergie contenue dans les aliments grâce à l’apport d’oxygène. Métaboliser une émotion demande donc de l’accueillir comme une nourriture et de respirer profondément. Dès que nous nous comportons de la sorte, la manifestation corporelle de notre émotion s’estompe, son information génère des idées nouvelles dans notre pensée et son énergie devient disponible pour une réponse adaptée à la situation.

Un petit conseil, donc. La prochaine fois que vous éprouverez de la colère ou de la tristesse, ne contractez pas vos muscles pour réduire la sensation désagréable qui accompagne ces émotions. Ne bloquez pas le mouvement de la vie en vous. Au contraire, inspirez amplement, détendez-vous, restez présent à vous-même, prenez pleinement conscience de votre émotion, écoutez votre sentiment et goûtez le plaisir de vous sentir intensément vivant. C’est si bon et tellement rassurant.

Thierry Janssen
(source Psychologies)


vendredi 28 novembre 2014

A propos de la maladie avec Thierry Janssen


Thierry Janssen nous parle d'une autre approche de l'homme et de la maladie...
(une sélection de moments de l'émission)






vendredi 23 novembre 2012

Une autre manière de parler du bonheur avec Thierry Janssen


Les recherches sur le bonheur montrent que notre vie n'est réellement heureuse que si nous pouvons actualiser le meilleur de nous-même, en lien avec les autres. Les émotions agréables qui naissent de cet épanouissement vertueux participent à notre bien-être physique, psychique et social. Elles sont un gage de bonne santé individuelle et collective. 


Deuxième et dernière partie (16 mn.)
source audio retravaillée issue de France Inter 

jeudi 22 novembre 2012

Une autre manière de parler de la bonne santé avec Thierry Janssen


« Au lieu de ne voir en l'être humain que des manques et des défauts, il paraît urgent de rappeler que nous sommes les détenteurs d'un potentiel extrêmement positif. Le défi est de prendre conscience de ce potentiel et de le manifester à travers nos actions. Car, de toute évidence, c'est le meilleur moyen d'être heureux et de rester en bonne santé. »


Première partie (24 mn.)
source audio retravaillée issue de France Inter 

Le site de Thierry Janssen

Thierry Janssen est né à Bruxelles le 25 avril 1962. Docteur en médecine, Thierry Janssen exerce en tant que chirurgien urologue jusqu’en 1998, date à laquelle il décide de devenir psychothérapeute. Il se forme aux techniques les plus diverses : l’hypnose, les thérapies gestalt et bio-énergétique, les médecines ayurvédique et chinoise. Il pratique le yoga, le qigong et la méditation. Auteur de livres destinés au grand public, Thierry Janssen anime de nombreux séminaires et conférences. Il insiste sur l’existence des liens étroits entre le corps et le psychisme et les conséquences directes sur la santé. Thierry Janssen prône une plus grande écoute des patients et "la pratique d’une médecine humaniste et responsable". Ses essais La solution intérieure et La maladie a-t-elle un sens ? sont devenus des ouvrages de référence. Dans Le défi positif, Thierry Janssen explique que donner un sens à sa vie, savoir apprécier le plaisir et être en relation avec les autres sont les bases du bonheur et de la santé.

vendredi 9 mars 2012

La force intérieure et la santé avec Thierry Janssen

Débat : Comment pouvons-nous prendre une part active à notre guérison ? Tour d’horizon des méthodes susceptibles de renforcer notre "médecin intérieur"...Invité : Dr. Elmar Reuter (Psychothérapeute, Olpe), Thierry Janssen (médecin et psychothérapeute, Bruxelles), Elke von Uslar (Infirmière).


À chaque blessure légère, une petite coupure par exemple, nous constatons la capacité d’auto-guérison de notre corps. Mais cette aptitude se manifeste-t-elle dans des cas plus sérieux ? La médecine occidentale actuelle, axée sur la haute technologie et les traitements chimiques, semble faire peu de cas des solutions aussi simples et naturelles qu'un dialogue avec le patient. Certains praticiens, persuadés de l’importance et de l’efficacité de la collaboration avec le "médecin intérieur" présent en chacun de nous, développent des méthodes d’accompagnement originales. Quelles que soient leurs différences théoriques ou pratiques, ces approches encouragent le patient à explorer sa propre voie de guérison. Au-delà du profit personnel que chacun peut en tirer, l’ensemble de la société a tout à y gagner, en maîtrisant mieux le coût du système d’assurance maladie.

dimanche 16 novembre 2008

Priorité santé avec Thierry Janssen


Lorsque Thierry Janssen a senti qu’il avait besoin de changer sa vie, il s’est imposé une véritable transformation. De chirurgien-urologue dans un hôpital bruxellois, il est devenu directeur de la maison de couture Armani à Paris.

Aujourd’hui, il prononce des conférences au cours desquelles il remet en question la médecine traditionnelle.


Emission Priorité Santé (10 min.)



vendredi 25 mai 2007

Thierry Janssen : vers une nouvelle médecine


La revue "Alliance" présente en couverture Thierry Janssen qui nous ouvre les portes d'une nouvelle médecine du corps et de l'esprit. L'unité corps-esprit enfin reconnue ! A la fin de la deuxième émission de "Spiritualités", il y a la question : Qui est le plus important pour toi entre "Toi et Moi" ?. La réponse est ce que souligne souvent Daniel Morin... Le lien. Je vous laisse écouter.