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lundi 29 juin 2026

Solstice

 


Sol sistere, le soleil s’arrête, il s’assoit, il y a un avant et un après :

Je croyais que la vérité était certitude invincible, je découvre que la vérité est vulnérable, que ma certitude peut être blessée et cette blessure est la trace d’une autre certitude, d’une autre vérité, la vérité de l’Autre.

J’accepte désormais que ma vérité ne soit plus invincible mais vulnérable, certitude ouverte, non fermée.

Je croyais que la bonté était vulnérable, fragile, emportée par les violences du dehors, faiblesse !

Je découvre que la bonté est invincible, sans fond, que rien ni personne ne peut la vaincre. On ne peut rien contre la bonté comme on ne peut rien contre l’amour.

L’agneau est plus fort que le dragon. Face à l’innocence, c’est celui qui dévore, qui est dévoré. Peut-être que la puissance de la Vérité, c’est la Bonté qu’elle cachait et qui se dévoile. Une vérité sans amour ne peut être qu’une idole, comme un amour sans vérité est complaisance molle.

Plutôt qu’avec une vérité invincible et une bonté vulnérable, il me faut apprendre désormais à vivre, avec une vérité vulnérable et une bonté invincible.

Une certitude qui accepte d’être blessée et une bonté qui demeure sans limites.

 

Intercontinentale des consciences, Solstice d’été, 21 juin 2026 -  Jean-Yves Leloup

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mardi 30 septembre 2025

Perspective


J'ignore la perspective
entre un soleil et un pissenlit
L'un est plus grand que l'autre
à cause de son tremblement
dans le pré
et je cueille parfois
ses pétales qui brûlent
J'ignore sciemment la perspective
car toutes les choses
me sont proches
et que la réalité
ne demande rien
à personne.
Christian Viguié
Nature morte avec page blanche, ombre et corbeaux
Peintures : Cécile A. Holdban
Éditions L'Ail des ours

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jeudi 31 juillet 2025

Soleil et Lune, Clarté...

 LA SIGNIFICATION SPIRITUELLE DES CARACTÈRES CHINOIS — LE SOLEIL「日」ET LA LUNE「月」— LUMIÈRE「明」— CHANGEMENT「易」— YANG「陽」

Le caractère ming「明」 est composé des symboles du soleil「日」, à gauche, et de la lune「月」, à droite. Le dicton chinois « Soleil et lune, clarté » désigne précisément le caractère ming「明」. Ming signifie clarté, brillance. Le caractère guang「光」 désigne la luminosité d’une lumière. Ming indique la clarté ou la brillance de l’esprit, l’intelligence et la vertu d’une personne, et se rapporte également à la compréhension.
— Alfred Huang, commentaire de l’hexagramme #36 L’Obscurcissement de la Lumière「明夷」
> L’être humain a tout en lui. J’ai en moi le soleil, la lune, Dieu. Je suis — toute la vie dans sa totalité.
— Gurdjieff, maître du Quatrième Chemin, XXe siècle
L’un des noms du Singe, personnage principal du roman chinois du XVIe siècle Le Voyage en Occident, est Sun Wukong「孙悟空」, ce qui signifie « Singe Éveillé au Vide ». Dans le chapitre 86, il déclare :
> « Ma naissance ne fut pas celle d’un être ordinaire — mon corps fut formé lorsque le soleil et la lune s’unirent. »
Cela montre que le Singe est un symbole de l’esprit du Tao, l’esprit qui applique la conscience tournée vers l’intérieur.
> Le Singe dit : « Tournant mon regard vers l’intérieur, je m’assis pour calmer mon esprit,
Tandis que le Soleil et la Lune, l’Eau ☵ et le Feu ☲, s’unissaient en moi. »
— Le Voyage en Occident, ch.17
Lorsque la conscience「明」 est dirigée vers l’extérieur, sa lumière ne retourne pas à la racine ; des émotions arbitraires surgissent et le sens véritable s’obscurcit. Mais lorsque la conscience 「明」 est tournée vers l’intérieur, sa lumière retourne à la racine ; l’artificiel devient réel, le tempérament se dissout et la nature véritable apparaît.
— Liu Yiming, commentaire de l’hexagramme #38 La Discorde
La signification spirituelle du caractère ming「明」 est liée à la compréhension qui naît de la conscience de soi. Ordinairement, l’esprit humain est plongé dans l’obscurité, privé de lumière intérieure. Mais lorsque la lumière de la conscience de soi émane de l’esprit originel, on commence à voir le monde sous un nouveau jour, découvrant des vérités auparavant cachées.
> Une fois que le yang primordial s’est manifesté chez une personne, le yin conditionné apparaît ; l’esprit originel est obscurci, et l’esprit discriminant agit.
On abandonne le réel pour s’attacher au faux, on utilise l’intellect de manière erronée, ce qui produit toutes sortes d’ingéniosités ;
bien qu’à l’extérieur il y ait de la lumière, à l’intérieur, c’est réellement l’obscurité.
— Liu Yiming, commentaire de l’hexagramme #4 L’Obscurité
Revenir au Tao, c’est d’abord que sa lune intérieure「月」, l’esprit du Tao, commence à s’éveiller, en imitant la lumière de son soleil intérieur「日」, son esprit originel. Lorsqu’on réussit, la lumière de l’esprit originel réapparaît d’elle-même.
> Le Soi en l’homme et dans le soleil ne font qu’un. Ceux qui comprennent cela voient à travers le monde.
— Upanishads



Images : Carte de Tarot #11 La Force — Nikko「日光菩薩」et Gekko「月光菩薩」, Bodhisattvas du Soleil et de la Lune — Plaque murale du jardin Soleil & Lune

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lundi 14 juillet 2025

Conscience lumineuse


De l'état de complète relaxation de l'origine, vous vous retrouvez plongé dans cet état malsain. Même si vous décidez de vous reposer et vous détendre, cela ne sera pas possible.

C'est l'illusion initiale, elle possède tous ces noms éminents, tous ces titres Yogmaya, Mahashweri ... Il ne s'agit pourtant que du pouvoir de Maya. Cet état initial produit sa propre lumière, son propre rayonnement. Dès l'éveil, "l'auto-luminosité" se manifeste et vous percevez un espace. C'est votre lumière qui éclaire l'espace intérieur où apparaît l'espace extérieur. C'est donc bien votre rayonnement, votre lumière qui se répand partout, c'est dans votre lumière qu'apparaît l'espace qui vous entoure, c'est grâce à elle qu'il est perçu. Comme le rayon du soleil est l'expression du soleil lui-même, votre monde ne peut pas exister en-dehors de votre conscience. Il est l'expression de ce "je suis". Ce monde est votre manifestation.

Vous seul êtes. Le système solaire, le cosmos, tout cela peut être connu grâce au soleil. Pour vous, c'est la même chose. Tout cet espace, y compris le soleil, se manifeste grâce à ce "je suis", cette conscience. Cette conscience et la lumière solaire sont similaires, elles jouent le même rôle, elles sont Une. Nous vivons dans l'espace, cet espace n'est qu'une seule entité et par quoi est-il révélé ? Par la lumière du soleil ! Votre lumière intérieure est-elle différente ? Votre espace intérieur est-il différent ?

Même cet état actuel qui est le vôtre, ce "je suis", ce monde manifesté, même cela ne connaît pas de mort. Vous êtes assailli par la peur de la mort à la suite de cette identification avec le corps, uniquement.

Extrait de "Sois" 1ère partie, chapitre 5 de Nisargadatta Maharaj

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lundi 9 septembre 2024

Gravissement...


Aujourd’hui, j’ai gravi la montagne

Derrière mon parfait ermitage ;
Et du sommet, j’ai contemplé
Ces scènes si douces.
J’ai levé la tête et vu le ciel sans nuages :
Il m’a évoqué l’espace absolu, sans limite,
J’ai ressenti une liberté
Sans milieu ni fin.
J’ai baissé la tête et regardé en face :
Alors j’ai vu le soleil de ce monde.
Il m’a évoqué la méditation
Lumineuse et sans voile.

Shakbar
L'esprit du Tibet de Matthieu Ricard.

Matthieu Ricard. Un monastère tibétain émerge de la brume en haut d’une colline près du lieu saint connu sous le nom de Namo Bouddha, dans les contreforts himalayens au Népal.

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mercredi 24 janvier 2024

Neuf



« Il n’y a rien d’ancien sous le soleil.

Tout arrive pour la première fois, mais de manière éternelle.

Quiconque lit mes mots les invente. »

Jorge Borges 1899-1986

Art graphique: Artisalma


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dimanche 26 novembre 2023

Lever et coucher de soleil

 Un ami âgé de 40 ans me disait regretter ses 20 ans car, à l’époque, il avait l’avenir devant lui. Cela m’a fait sourire car, aujourd’hui, âgé de 60 ans, je sais que l’avenir est aujourd’hui, tous les jours… et l’éternité n’est pas une durée, c’est un instant, l’instant où tout est réconcilié, le moment où tout est accompli. 

L’AVENIR EST AUJOURD’HUI, TOUS LES JOURS.

L’ÉTERNITÉ N’EST PAS UNE DURÉE, ELLE EST UN INSTANT, l’INSTANT OÙ TOUT EST RÉCONCILIÉ, LE MOMENT OÙ TOUT EST ACCOMPLI.

Thierry Janssen


Pour moi, il n’y a rien de plus réconfortant, rien de plus réjouissant, que de voir le soleil apparaître à l’horizon. Une promesse, un espoir, le rappel des possibles, l’encouragement à se redresser et à avancer. Le feu qui réveille l’âme. Il y a tant à faire, tant à partager, tant à aimer.

Je vous souhaite une belle et bonne journée.

Thierry Janssen

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dimanche 13 novembre 2022

Portrait du pissenlit

 Voici quelques faits intéressants sur la fleur de pissenlit :


Le pissenlit est la seule fleur qui représente les 3 corps célestes que sont le soleil, la lune et les étoiles. ☀️🌙 ⭐️. La fleur jaune ressemble au soleil, la boule gonflée à la lune et les graines dispersées aux étoiles.
La fleur du pissenlit s'ouvre pour accueillir le matin et se referme le soir pour s'endormir. 😴
Chaque partie du pissenlit est utile : racine, feuilles, fleur. Il peut être utilisé pour l'alimentation, la médecine et la teinture pour colorer.
Jusque dans les années 1800, les gens arrachaient l'herbe de leurs pelouses pour faire de la place aux pissenlits et à d'autres "mauvaises herbes" utiles comme le mouron des oiseaux, la malva et la camomille.
Le nom pissenlit vient du mot français "dandelions", qui signifie "dents de lion", en référence aux feuilles grossièrement dentées. 🦁
Les pissenlits ont l'une des plus longues saisons de floraison de toutes les plantes.
Les graines de pissenlit sont souvent transportées au loin par un coup de vent et elles voyagent comme de minuscules parachutes. Les graines sont souvent transportées jusqu'à 8 km de leur origine !
Les animaux tels que les oiseaux, les insectes et les papillons consomment le nectar ou les graines du pissenlit.🐦 🐛 🐜 🦋 🐝.
Les fleurs de pissenlit n'ont pas besoin d'être pollinisées pour former des graines.
Chaque partie du pissenlit est utile : racine, feuilles, fleur. On peut l'utiliser pour l'alimentation, la médecine et la teinture pour colorer.
Le pissenlit peut être utilisé dans la production de vin et de bière de racine. La racine du pissenlit peut être utilisée comme substitut du café. 🍷 🍺
Les pissenlits ont plongé leurs racines dans l'histoire. Ils étaient bien connus des anciens Égyptiens, Grecs et Romains, et sont utilisés dans la médecine traditionnelle chinoise depuis plus de mille ans.
Le pissenlit est utilisé en médecine populaire pour traiter les infections et les troubles du foie. Le thé de pissenlit agit comme un diurétique.
Si vous tondez les pissenlits, ils pousseront des tiges plus courtes pour vous contrarier.
Les pissenlits sont, très probablement, les plantes les plus performantes qui existent, maîtres de la survie dans le monde entier. 💪
Un fait moins amusant : chaque année, les pays dépensent des millions en pesticides pour pelouses afin d'avoir des pelouses uniformes composées de graminées non indigènes, et nous utilisons 30 % des réserves d'eau du pays pour les garder vertes.
Bee Happy Gardens 🐝🌼🍃

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mercredi 20 juillet 2022

De l'atome aux étoiles

Où quand le soleil se recroqueville dans une dent de lion...



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mercredi 19 janvier 2022

Amour de lune ou d'univers

 



 


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Une légende raconte que le soleil et la lune étaient amoureux.
Mais cet amour était impossible car la lune naissait, et le soleil s'endormait.
Alors, dieu dans son infini bonté à créé l'éclipse pour prouver
qu'il n'existe aucun amour impossible dans ce monde.



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vendredi 11 juin 2021

Alignement lumineux

 


Il y a eu une éclipse solaire hier. On l'appelle "l'anneau de feu". Lorsque la lune passe devant le soleil, elle le bloque entièrement, et le halo de lumière a inspiré ce nom.

Nous savons que le diamètre de la lune est 400 fois plus petit que celui du soleil. Comme la lune est 400 fois plus proche de la terre, son diamètre apparent est presque le même.

Une grande partie de la compréhension de la vie est une question de position, d'alignement, de temps et de perspective. Nous essayons d'aligner les choses en notre faveur. D'une certaine manière, c'est tout ce dont il s'agit dans le Taijiquan et le qigong : aligner notre corps de manière à améliorer le flux d'énergie. L'alignement aux événements est souvent le seul génie dont un taoïste a besoin : nous faisons la bonne chose au bon moment.

Lorsqu'il s'agit d'évaluer les événements et nos émotions, nous devons être plus circonspects. En ce qui concerne cette éclipse, elle nous amène à nous demander : ce à quoi nous sommes confrontés est-il vraiment aussi important que nous le pensons ? L'importance est-elle réelle ou illusoire ? Nous pensons peut-être que nous sommes bloqués, mais cela peut être à la fois temporaire et moins important qu'il n'y paraît. Nous devons être sûrs avant de réagir. Et peut-être que ce n'est qu'une question d'attente. Après tout, par la métaphore d'une éclipse, il n'y a rien que nous puissions faire à part attendre qu'elle passe.

Parfois, on peut avoir l'impression que notre accès au divin est bloqué. Mais ce n'est jamais vrai. Tout comme le soleil est toujours là, la lumière de la spiritualité est toujours là.

En ce sens, une éclipse n'est définitivement qu'un phénomène qui ne peut diminuer le moins du monde la lumière du soleil. De la même manière, les catastrophes ne doivent pas nécessairement être des menaces réelles. Nous pouvons y faire face. Nous pouvons voir au-delà. Et nous pouvons être sûrs que le malheur n'obscurcit jamais le Tao lumineux.



Traduction d'un post de Deng Ming-Dao

par Fabrice Jordan

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dimanche 18 avril 2021

Le silence de l'aube

 


"Quand toute parole est oubliée dans le silence..." Voilà la phrase qui résonne dans ma tête ce matin. Tôt levée, je marche dans l’aube nouvelle, enveloppée de sa fraîcheur, attentive à ne rien perdre de ce moment où la nuit se retire, nous laissant dans la respiration du monde et sa promesse de renouveau.

Ces derniers jours, les prairies ont commencé tout en douceur à se recouvrir de leur robe de printemps, et à travers leur vert tendre, pointent de minuscules fleurs bleues et rouges, pâles dans cette aube naissante ; seules taches de couleur, les genêts éclaboussent de leur jaune glorieux les bordures des prés. À l'horizon, les montagnes enveloppées de voiles de brume hésitent entre le gris et le bleu : elles se veulent légères, formes changeantes, pour quelques instants encore. Dans le ciel qui s’éclaire, j’aperçois un minuscule croissant de lune, une petite lune de trois jours, émouvante dans sa fragilité, qui s’efface doucement.

Sortie avant la première méditation de la journée, j’ai voulu voir le monde s’éveiller, accompagner la lumière naissante, vivre cet accomplissement, si quotidien que nous en oublions parfois la beauté. Et être entourée de silence : le monde respire et les champs, la forêt et moi retenons notre souffle - pas un oiseau ne chante, le murmure de la rivière même est assourdi de rêves, nul ne bouge. « Quand toute parole est oubliée dans le silence, écrit le vieux moine chinois Wanshi. qui aimait sans doute, lui aussi, sortir du lit pour admirer l'aube, vous apparaissez devant vous-même avec clarté. »

NAISSANCE, RENOUVEAU, LUMIÈRE

Qu’a-t-il vu. ce matin-là. lorsqu'il marchait dans les collines ? Connaissons-nous le silence dont il parle ? Que se passe-t-il en nous lorsque le tumulte qui entoure nos jours s’arrête un instant et que nous nous retrouvons au creux de notre vie. là où tous nos déguisements tombent ? Lorsque le cœur s’enrichit de silence, un silence plus profond, plus tranquille que l’absence de bruit : un silence qui palpite avec le monde, qui en réfléchit la beauté et nous donne notre place juste, à la fois essentielle et fragile. Un silence, tout de transparence, source même de notre existence.

Et il poursuit : « Alors, les limites du temps s'effacent, et en cet instant, tout revient à la vie. » Naissance, renouveau, lumière… nos yeux s’ouvrent, nos peurs s'effacent, nous sommes en harmonie avec nous-même. nous sommes le chant, nous sommes le mystère. Le ciel s'emplit de bleu azur ; le soleil apparaît : la journée sera belle.

Joshin Luce Bachoux

source : La Vie

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mardi 22 décembre 2020

L'avenir de l'homme fond comme neige au soleil...

Manifestation des bonhommes de neige contre le réchauffement climatique... 

Pendant que l'homme continue son bonhomme de chemin !


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lundi 30 novembre 2020

Soleil intérieur

 


Tout être possède en lui un soleil intérieur ; l'essentiel est de le découvrir, d'y adhérer afin de pouvoir devenir entièrement soleil.

La pensée taoïste compare l'homme à un vase porteur d'une fleur d'or. Soleil ou fleur de lumière constituent le trésor caché, le soi recouvert de voiles.

Se connaître c'est pouvoir contempler sa nature originelle et lui être fidèle au sens du texte de l'apôtre Jacques : "Si quelqu'un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est comparable à un homme qui regarde dans un miroir le visage de sa naissance et qui après s'être regardé oublie ce qu'il est."

M.M.Davy


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dimanche 17 mars 2019

Aux sources de l'amour avec Philippe Mac Leod

Écrivain et poète, chroniqueur dans La Vie depuis bien des années, Philippe Mac Leod est décédé le 25 février. Nous lui rendons hommage en publiant ce texte inédit.







CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS
© Jean-Pierre Denis - Après les obsèques de Philippe Mac Leod, le 1er mars, plusieurs de ses amis et lecteurs se sont retrouvés dans les Côtes-d'Armor
Par une indéfinissable magie la lumière me retient sur le seuil. Il y a pourtant, à cette heure, encore tant à faire à l'intérieur de la maison : la vaisselle, par exemple, un brin de ménage dans les toiles d'araignée surprises par le soleil radieux. Malgré sa douceur, ce quelque chose d'indéfinissable à entendre et à comprendre s'impose d'une manière si impérieuse. Comment y résister ? Déjà le dos de la chaise vide m'interpellait de son silence cuivré, à table, mais ne mangeant ni ne parlant, buvant en chaque instant toute la lumière du monde, par petites gorgées, mais longues, longues et profondes.
La lumière n'a pas d'âge, comme l'instant toujours neuf, comme le silence qui s'installe en moi dès que le cœur se détache de la chaîne des préoccupations : le silence, le beau silence roulé dans un mince reflet qui brille sur le bois de la table débarrassée ; le silence, lorsque la lumière s'entortille dans la rigole d'un brin d'herbe à la fenêtre, étale sur le grain grossier de la pierre un glacis de porcelaine ou colle sur la vitre un grand miroir aux eaux lisses et mobiles.
Où que l'on se trouve, et à l'heure exacte où l'instant nous trouve, voici qu'apparaît la frêle chapelle d'un sanctuaire itinérant, avec son jour de vitrail, ses miroitements, ses ombres frêles et ses clartés d'un mystère tout proche. La lumière libère les sources de l'amour, en tout lieu ouvrant de petites failles, de tremblants interstices, longues fissures dans la pierre de nos inerties. C'est un appel à la vie, la vraie, au seul réel qui soit et ne se révèle que dans le détachement, l'attention enfin libre de toute attente.
Ainsi les anges sans doute se posent-ils parmi nous, sans bruit, par milliers, sur le bord d'un meuble, dans un chausson qui traîne, parmi les fleurs sur les dalles de la terrasse. Leurs ailes déploient la lumière. Le silence garde le chatoiement de leur passage discret comme le tremblement d'un souffle. Ils ne s'attardent pas, jamais, ne connaissant pas l'insistance, mais laissent ouverte après leur départ la brèche, le mince interstice à travers lequel on voit l'abîme de douceur qui fait la profondeur des choses.
Ils poussent des portes, ils plantent des échelles, ils plongent des regards émerveillés en nous invitant à descendre le long de la corde « entretissée » de l'or du jour et du fil ténu d'un chant d'oiseau plus solide que le temps qui passe. On hésite à les suivre, confortablement assis dans un fauteuil. On guette cependant, on veille. On est peut-être un de ces anges, le temps d'un silence, dans la grande lumière, le monde un moment suspendu, aussi léger que le rayon dans les branches, le reflet d'un nuage embrasé à la surface de l'eau en contrebas, froide et pure encore de tout savoir. De même, à la surface des yeux, il n'est plus rien à retenir. Il s'agit seulement de s'ouvrir à cet instant de la révélation que certifie la paix de son sceau inimitable. On ne trouve plus la place pour une pensée, la trop encombrante mémoire, et si revient la complainte du chagrin, le monde tout entier se referme et me laisse au dehors.
L'amour toujours plus léger, plus transparent, m'invite à l'ascèse de l'instant, laissant tout sur le seuil, la plainte et la rengaine, pour entrer nu comme la lumière dans cette plénitude d'un moment d'être véritable. Oh ! Lave-moi, douce lumière ! Loin au fond de la chair encore sombre et nouée par endroits. Purifie-moi aux sources de l'instant, qui fait le seul présent de Dieu et la couleur si fragile de l'amour.
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Philippe Mac Leod 
1954 Naissance à Port-Lyautey, au Maroc.
2016 S'installe près de la chapelle de Goz-Iliz dans les Côtes-d'Armor.
2019 Supplique du vivant et Variations sur le silence (Ad Solem).
25 février Décès.
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dimanche 24 février 2019

Conseils


Les nuages se déplacent, mais le soleil reste toujours.

 
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dimanche 20 mai 2018

Regarder de l'autre côté avec Joshin Luce Bachoux


« J'ai tant de colère en moi... », me dit-il d'une voix étranglée, cet ami assis là dans ma cuisine, poings serrés posés sur la table, front plissé, regard tourné vers l'intérieur comme s'il ne voyait plus que cette colère et pas la tasse de thé que j'ai posée devant lui, ni le bouquet de tulipes multicolores... Il ne vit que dans la colère, sa colère : « Je cherche, poursuit-il, je réfléchis, d'où vient cette colère, et comment je pourrais la faire disparaître... Je pense que cela va me rendre malade, une si grande colère. »
Par la fenêtre, j'aperçois les cadeaux du printemps : les arbres aux minuscules petits bouts de feuilles vertes encore froissées et le cerisier, blanc et majestueux qui domine la cour. Que répondre ?
Le Bouddha parle de la colère comme d'un poison, qui se répand dans notre esprit et étouffe tous les autres sentiments ; qui nous rend aveugle et sourd à tous ceux qui nous entourent. Un feu qui brûle faisant terre rase de tous nos sentiments. La colère est certainement un sentiment partagé, tôt ou tard, plus ou moins, par nous tous. La colère instantanée provoquée par l'impatience, par le mot de trop, mais, plus grave, la colère rentrée, la colère sans cause, juste que non, ça ne devrait pas être comme ça, ça n'aurait pas dû se passer de cette façon... Quoi donc ? On ne sait pas exactement, c'est flou, vague et pourtant cela étouffe et empêche de respirer.
Faut-il creuser son passé, répertorier les injustices subies, revenir sur nos ratages, nos rancunes ? « Je ne peux pas vivre dans cette colère, et pourtant je garde les yeux fixés dessus, je la remâche, j'y passe mes jours et souvent mes nuits. » Il semble enfermé, se cognant aux murs qu'il a lui-même construits.
Que faire de cette colère ? J'ai envie de proposer un autre point de vue, totalement différent. Celui de n'y plus penser, de regarder ailleurs que vers ce feu qui nous détruit. Se détourner de ce qui risque de devenir fascination dangereuse, comme les flammes lorsqu'on les regarde trop longtemps et que l'on s'y perd. Comment ne plus penser à quelque chose ? En pensant à autre chose à la place ! On pourrait commencer par regarder autour, regarder le monde : chercher une étincelle de beauté, où que l'on soit, un reflet de lumière, un instant de joie sur le visage d'une autre personne, un éclat dans les yeux, ou un beau caillou, parfaitement rond, veiné de brun et de blanc. 
On pourrait continuer par respirer et laisser ses épaules revenir sous les oreilles, peut-être avec une amorce de soupir de se voir si recroquevillé. On pourrait regarder - vraiment regarder - la personne qui est en face de nous. Et l'écouter, l'interroger. Et aussi la personne de la pièce d'à côté, de l'immeuble d'en face, ou la dame qui fait la queue derrière nous à la poste. On pourrait sourire, même un peu crispé. En fait, on pourrait faire plein de choses sauf rester là à contempler sa colère. Cela ne la fera pas partir ? Eh bien, pourquoi pas, qu'elle ait un coin en nous tant qu'elle laisse de la place au reste, tout le reste, le monde, le rire, les autres, le soleil... Faire complètement l'expérience de la vie, et alors, peut-être, devenir assez vaste pour avoir aussi de la colère en nous ; lui offrir une chaise près du poêle, et surtout arrêter de la combattre. Rien ne la nourrit plus, il me semble, que notre attention, notre colère après notre colère !
Oui, le monde est imparfait, il est juste de le voir, mais regardons aussi ce petit bout de soleil qui nous donne forme et lumière...

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mardi 27 mars 2018

Pensée de la semaine (par Matthieu Ricard)


Tel un vieux parchemin qui s'enroule sur lui-même,
Les mauvais penchants tendent à revenir, et les nouvelles habitudes
Sont facilement détruites par les circonstances.
Vous ne trancherez pas l'illusion en un instant ;
Vous tous qui vous prenez pour de grands méditants,
Consacrez-vous longtemps encore à la méditation !
Guialwa Yangonpa (rgyal ba yang dgon pa, 1213-1287),

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