Un poème d'Henri Meschonnic extrait de Demain dessus demain dessous, publié en 2010 aux Éditions Arfuyen.
lundi 27 mars 2023
Un peu de poésie pour commencer la semaine...
samedi 24 décembre 2022
Une crèche.
dimanche 4 décembre 2022
Le Très-bas a rejoint le Très-haut...
dimanche 13 décembre 2020
Crèche de façade à Assise
François d’Assise invente la crèche de Noël
C’est en effet François d’Assise qui créa la première crèche que tu retrouves souvent sous l’arbre de Noël. Voici donc cette belle histoire…
Nous sommes en 1223 et François se trouvait à Greccio, une ville de l’Italie. Il dit à l’un de ses amis, qui avait mis à la disposition des frères une grotte dans la montagne: « Je veux célébrer Noël avec toi, cette année, dans la grotte. Tu y installeras une mangeoire pleine de foin. Fais venir un bœuf et un âne. Il faut que cela ressemble à la crèche où est né Jésus ».

Et tous les habitants de la ville vinrent entourer les frères et assister à la Messe de Minuit. Ils étaient si nombreux, avec leurs cierges et leurs lanternes, que le bois était éclairé comme en plein jour. La Messe fut dite au-dessus de la mangeoire qui servait d’autel.
La légende raconte que tout à coup, l’ami de saint François vit un petit enfant étendu dans la mangeoire. Il avait l’air endormi…Et François s’approcha, prit l’enfant tendrement dans ses bras. Puis le petit bébé s’éveilla, sourit à François, caressa ses joues et saisit sa barbe dans ses petites mains !
Et cet ami comprit que Jésus avait semblé endormi dans le cœur des humains et que c’est François qui l’avait réveillé par sa parole et par ses exemples.
François, qui assistait le prêtre à l’autel en qualité de diacre, parla si bien à la foule de la naissance de Jésus et de ce que veut dire Noël que tous furent remplis d’une grande joie.
L’année suivante, les habitants de Greccio avaient raconté avec tant d’admiration les merveilles de cette belle nuit de Noël que, un peu partout, on se mit à reconstituer, dans des grottes ou des étables, la scène touchante de la naissance de Jésus.
Et c’est pourquoi maintenant, nous avons partout des crèches à Noël; on dit même que le mot vient du nom de la ville de Greccio.
Alors, avec François d’Assise, nous te souhaitons beaucoup de paix et de joie. Et surtout découvre le vrai sens de la fête de Noël, tu en seras plus heureux et rempli de bonheur !
(Texte de l’Abbé Jean Pihan, « Saint François d’Assise », éd. Fleurus, 1952, adapté par Richard Chartier, ofs, du Service d’animation franciscaine en milieu scolaire (SAFMS), Les Franciscains du Québec, décembre 2000)
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mercredi 26 décembre 2018
Prends l’enfant dans tes bras et danse !
Évangile selon saint Luc chapitre 2, verset 11
Une joie d’amour et de tendresse, une joie si petite et si grande à la fois : ce que notre cœur n’a encore jamais connu : un nouveau-né de quelques heures, de quelques minutes et le ciel s’ouvre, les anges chantent et jouent des instruments, Dieu parmi nous, on ne sait plus où donner de la tête et du cœur !
Alors, comme saint François : prends l’enfant de ta crèche, là, au creux de tes bras pour lui faire un berceau et danse de joie, car, crois-moi, Il aime ça, le petit ! Danse sans respect humain, Il est ton Dieu Sauveur, Il est heureux de ta joie, tu es heureux de sa joie, la voilà la Grande Joie, dans cet échange admirable !
Danse avec l’enfant dans tes bras, les bergers l’ont fait avant toi quand Marie, comme toute maman de nouveau-né le met, éclatante d’un fier bonheur, au creux des bras de l’entourage.
Pour le prendre, dépose tout ce dont tes bras et ton cœur sont chargés et lance-toi, accueille-le, danse !
« Je vous annonce une grande joie » : l’ALLÉLUIA de Noël traverse notre vie, toutes ses vicissitudes, ses ténèbres, il traverse le temps, les siècles successifs, il est là, toujours neuf, il jaillit dans la nuit de Noël et nous attend au matin de Pâque : l’enfant qui nous est né, a vécu, est mort, il est ressuscité et nous avec lui.
Il est Emmanuel, Dieu avec nous. Danse ta joie avec l’enfant dans tes bras !
Sœur Dominique
Prieure du monastère des moniales dominicaines de Taulignan dans la Drôme
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dimanche 17 septembre 2017
dimanche 20 septembre 2015
Mes conseils pour vivre dans la joie par Damien Ricour
Le secret de la joie parfaite nous est dévoilé dans une parabole par François d'Assise. Le Poverello y explique qu'elle se manifeste lorsque nous sommes dépourvus de tout. Elle ne tient pas aux circonstances ni aux contingences. Si vous trouvez cette joie, même si vous êtes la cible d'accusations ou que vous avez des difficultés quotidiennes, que peut-on vous retirer ? Plus rien ne peut vous atteindre. Celui qui est esclave des plaisirs humains, éphémères, est ligoté par la peur que ces satisfactions lui échappent un jour. Dieu, lui, nous rattrape par la joie.
2. Demandez la joie profonde
Certaines joies sont naturelles, comme ce qu'on ressent lors d'une naissance ou d'un voyage. Dans les difficultés, demandez à Dieu de vous donner la joie profonde, non pas malgré la souffrance mais dans la souffrance ; la joie surnaturelle, de la Passion, du Christ qui se donne pour nous sauver. Elle ne se lit pas forcément sur le visage mais irradie le coeur. Vous découvrirez qu'elle est là, présente, quoi que vous traversiez.
3. Trouvez des compagnons de joie
Je parle à Mère Teresa comme à une amie. Elle qui a connu les ténèbres m'inspire dans les moments de doute. Ses écrits me donnent une force extraordinaire. Lorsque j'ai été hospitalisé, je la sentais là, à côté de moi. Les vies de grands saints nous révèlent des itinéraires imprégnés de l'amour du Christ sauveur.
4. Autour de vous, rendez les gens heureux
Aider les gens, poser un acte de charité, aussi anodin qu'il soit, m'a toujours rendu joyeux. Je l'expérimente dans les petites choses de la vie, comme lorsque je prends le temps de faire un jeu de société qui m'ennuie avec mon enfant : son sourire me transporte. Je me souviens aussi de ce jour où je me suis inquiété pour une voisine. L'appeler ? La laisser tranquille ? Je lui ai téléphoné. Cela l'a submergée de joie, m'a-t-elle dit. Joie réciproque.
dimanche 8 mars 2015
La pauvreté évangélique selon François d'Assise
Recevez tout, ne possédez rien : c’est ainsi que l’on pourrait résumer la règle de saint François. Et surtout n’ayez pas la tentation de posséder ce que vous avez reçu. Sans cesse, reprenez ce travail de dépouillement. Né riche, François a appris la pauvreté des pauvres eux-mêmes. Des enfants, qui ne peuvent vivre sans leurs parents ; des lépreux, ces parias absolus qui, ne pouvant travailler, ne se nourrissent que de ce qu’on leur laisse. La leçon est simple : il n’est pas bon d’être pauvre ou malade - la maladie provoque la souffrance, et François lui-même n’a pas caché à la fin de sa vie qu’il souffrait beaucoup -, mais lorsqu'on est pauvre ou malade, on devient dépendant de l’amour d’autrui. La pauvreté a donc une valeur pédagogique : elle aide à réaliser que l’homme n’est pas autosuffisant, tentation de l’orgueil et de l’égoïsme, mais qu’au contraire il est fait pour aimer et pour être aimé.
La pauvreté de François est donc une pauvreté volontaire ou, tout au moins, acceptée. La pauvreté qui n’est pas volontaire est une grande souffrance ; elle peut détruire ; c’est pour cette raison qu’il faut libérer ceux qui s’en trouvent en quelque sorte les esclaves. François fait toujours passer les « vrais » pauvres, c’est-à-dire les victimes de la misère ou de la maladie, avant lui-même. Et s’il jeûne, c’est d’abord pour partager son pain. Chez le disciple de François, le souci des pauvres est constant. La charité a toujours fait partie de la vie des franciscains, religieux ou laïcs. Dans le malade, victime par excellence puisqu’on est toujours innocent de la maladie que l’on subit, le franciscain reconnaît le Christ souffrant, victime lui aussi.
Mais, pour être volontaire, cette pauvreté ne doit pas non plus devenir une course à la misère dont on voudrait se faire le champion. Saint Bonaventure a dénoncé cette sorte d’expertise de la pauvreté chez certains de ses frères. Dans son testament, François mentionne précisément l’habit qu’il assigne aux frères, un habit rustique, rapiécé autant qu’il le faudra, une tunique de travailleur ou de paysan. Humble, mais suffisante néanmoins. Car la véritable pauvreté n’est pas dans les extrêmes ; la pauvreté du corps n’est qu’un instrument ; la véritable pauvreté est dans l’attitude intérieure qui consiste à recevoir de Dieu, au fil des jours, ce qu’il donne ou ne donne pas, même l’inattendu. Accueilli un jour, rejeté le lendemain. Et ne pas se regarder soi-même, ni regarder ce que l’on a donné. Que donne donc la pauvreté ? Rien, sinon la confiance totale en Dieu. Et la confiance totale en Dieu donne la joie.
mercredi 26 mars 2014
Au pays où le temps s'arrête
vendredi 1 novembre 2013
Saint François d'Assise par Erik Sablé (3)
Erik Sablé a publié une petite introduction à la spiritualité de Saint-François d'Assise : « Le livre du détachement et de la paix »
(source : France Inter)
« Tout s’éclaire en changeant de perspective, en adoptant le « point de vue de Dieu ». Alors les événements les plus obscurs de nos vies se révèlent parfaits comme le moindre brin d’herbe est parfait. Il est nécessaire que tous les possibles contenus au sein de l’infini s’expriment. Tout être, tout événement est, en fait, un visage de Dieu. »
jeudi 31 octobre 2013
Saint François d'Assise par Erik Sablé (2)
Erik Sablé a publié une petite introduction à la spiritualité de Saint-François d'Assise : « Le livre du détachement et de la paix »
Car c’est la joie qui permet le détachement. Elle est cette plénitude qui compense largement les biens abandonnés.
C’est encore la joie qui dilate l’être et se trouve à la source de l’Amour et de la charité pour toutes les formes de vie.
mercredi 30 octobre 2013
Saint François d'Assise par Erik Sablé (1)
« Être détaché, c’est saisir l’incandescence de chaque instant, la rondeur parfaite des jours, la beauté des saisons, être dans la plénitude et non dans le manque. »
« La joie est peut-être l’ultime secret de saint François, qui affirmait : « Contre toutes les ruses de l’ennemi, ma meilleure défense c’est encore l’esprit de joie », et « le démon ne peut rien contre un cœur gonflé de joie. »
samedi 14 septembre 2013
dimanche 8 septembre 2013
François et Claire d'Assise par Jacqueline Kelen
Ils étaient obligés de se rencontrer, non seulement parce que tous deux vivaient à Assise, qui ne comptait à l'époque guère plus de 250 habitations, mais parce qu'ils aspiraient l'un comme l'autre à cette joie d'en haut qui fait chanter le monde. En dépit des années qui les séparent, ils ont en commun la détermination, la ferveur et un amour de Dieu qui leur commande de tout quitter, de choisir la totale pauvreté afin de se livrer à l'essentiel.
Petite fille, peut-être a-t-elle vu passer dans la belle cité un jeune homme aimant les fêtes ou entendu conter ses exploits chevaleresques. Plus tard, lorsqu'il s'est converti, certainement l'a-t-elle écouté prêcher. Quand, en 1210, il s'est établi sur ce lopin de terre nommé la Portioncule, elle a reçu un appel irrésistible à rejoindre les Frères mineurs, dont le pape Innocent III venait d'approuver la règle. L'évêque Guido a dû jouer les intermédiaires, et Rufin, le cousin de Claire, qui venait de rejoindre la communauté, a donné l'exemple.
Mais plus que tout, c'est son cœur qui a parlé. Le cœur d'une jeune aristocrate qui refusait de se marier en dépit de son allure gracieuse. Quant à François, une intuition lui était venue alors qu'il réparait, en 1206, le sanctuaire de Saint-Damien : ce lieu allait accueillir des femmes qui suivraient la même voie de dépouillement que lui, celles qu'il appellera les « Pauvres Dames » et que l'on nomme aujourd'hui clarisses.
De 1210 à 1212, François et Claire ont dû s'entretenir souvent, avant que celle-ci ne s'engage définitivement sur le rude chemin de la pauvreté et de la réclusion. La décision est prise la nuit qui suit le dimanche des Rameaux de l'an 1212, Claire s'enfuit de la maison paternelle avec une petite escorte. Franchissant les murailles d'Assise, le groupe descend vers la Portioncule, où François et ses frères attendent. La profession des vœux religieux a lieu dans l'église : Claire est pieds nus, revêtue de hardes, une corde pour ceinture, et François coupe ses beaux cheveux. Dès le lendemain, les parents alarmés viennent rechercher leur fille, mais ils reçoivent de sa part un refus énergique. Quelques jours après, Catherine, la sœur cadette, rejoint Claire. Les jeunes filles, d'abord hébergées chez les Bénédictins, s'établissent à Saint-Damien. Elles suscitent rapidement des vocations dans les alentours.
À la communauté dont Claire devient abbesse à 21 ans, les Frères mineurs fourniront un appui tant matériel que spirituel, remplissant l'office de chapelains et allant quêter sur les chemins pour assurer une maigre subsistance. À Saint-Damien, la règle est très austère : vie cloîtrée, jeûne, silence et prière ; mais ce qui surpasse tout est la louange. Ainsi, Claire recommande aux sœurs qui peuvent sortir de louer le Très-Haut « quand elles voient de beaux arbres fleuris et feuillus », et de faire de même « à la vue des hommes et des autres créatures ». Une incessante action de grâce illumine son existence comme celle du Poverello.
Pendant quinze ans, ils entretiennent un lien de respect et de tendresse, où les âmes s'approchent avec délicatesse. Il est son père spirituel, son frère en pauvreté, son guide exigeant et bienveillant. Elle est sa « petite plante », mais une plante résistante, droite et vive. Il chante la Création, elle atteste que la vie est un don de Dieu. Abbesse, elle se plaint de la rareté de ses visites ; lui, maigre, malade, sans plus de ressemblance avec le fougueux jeune homme qu'il fut, confie que le visage de Claire est l'un des deux seuls visages féminins qu'il ait contemplés en ce monde...

Claire ne vit pas à l'ombre de François, mais tous deux respirent dans la lumière de Dieu, comme en témoigne un épisode des Fioretti. Répondant enfin à la demande de Claire, François lui accorde de partager un repas avec elle à la Portioncule, où elle n'est pas revenue depuis sa prise d'habit. Avant le repas, François se met à parler de Dieu de façon si merveilleuse que les convives entrent en ravissement et une lumière si forte rayonne au-dessus du monastère que les gens d'alentour accourent avec des seaux d'eau, croyant à un incendie... Lorsqu'en 1224 le Poverello revient du mont Alverne où il a reçu les stigmates, on lui construit une hutte à proximité de Saint-Damien où Claire vient le soigner et veiller sur lui. François compose alors le Cantique du soleil. L'ultime consolation de Claire sera, en 1226, de se recueillir sur la dépouille de son vénéré Père : le cortège funèbre fera un détour pour s'arrêter à Saint-Damien.
L'abbesse vivra encore vingt-sept ans. Elle se montre endurante et ferme autant que douce et humble. Dès 1216 elle avait obtenu du pape le « privilège de la pauvreté », qui sera confirmé en 1228. En 1252, elle rédige la première règle monastique composée par une femme. Puis, en août 1253, la vaillante « petite plante » rejoint son ami François au jardin du Bon Dieu.
Jacqueline Kelen
Petite vie de Claire et François d'Assise
1182 Naissance de François à Assise.
1193 Naissance de Claire à Assise.
1207 Conversion de François qui commence à prêcher sur les routes.
1210 Rencontre de Claire et François.
1212 Claire débute sa vie religieuse.
1226 Mort de François.
1253 Approbation de la Règle de Claire par le pape Innocent IV. Mort de Claire.














