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vendredi 27 février 2026

Qualité du Tout


 Ne vous attardez pas sur les défauts des autres, mais efforcez-vous de découvrir leurs qualités, en vous rappelant que c'est votre façon de voir les choses, en particulier le fait de critiquer les gens, qui vous cause de la souffrance.

Toutes ces difficultés sont dues à votre propre karma. Dans la création divine, les conséquences de nos actions doivent être vécues dans le plaisir et la souffrance jusqu'au moindre détail. 

Tout est Sa volonté. 

Vous devrez trouver la Vérité !

Gardez toujours à l'esprit que vous devez épuiser tout karma, et qu'Il vous purifie ainsi pour vous rendre digne de vous unir à Lui.

~ Anandamayi Ma

Kedernath Swami, An introduction to Anandamayi Ma's Philosophy of Absolute Cognition, page 81, Quotes from from Ma.

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dimanche 18 janvier 2026

Au delà de l'Eau

René Sidelsky :
J'ai eu la grâce de me trouver devant l'amour infini à New-Delhi en 1972

Ma se reposait dans sa chambre, quand on l'entendit s'exclamer : « De l'eau ! De l'eau ! » Pensant qu'elle avait soif, une jeune fille vint lui porter un verre d'eau fraîche. Ma secoua la tête : « Non, non, il y a de l'eau partout ! » La jeune fille n'y comprenait rien. Ce jour-là, une mère était venue avec ses deux enfants. Ils étaient allés jouer près d'un bassin et étaient tombés à l'eau. Ils reviennent dégoulinants vers leur mère bouleversée et tout agités s'écrient qu'une jolie dame (la même qui le matin leur avait donné des guirlandes de fleurs) était venue les tirer de l'eau ». Au même moment, Ma, sur son lit, s'exclamait : « De l'eau ! De l'eau ! »


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vendredi 4 octobre 2024

Grâce divine

 

"Quand vous parlez de la grâce divine, cela sous entend que quelque chose descend sur l'homme sans raison perceptible. Cela vient de soi-même, en son temps. Un enfant par exemple, peut oublier sa mère parce qu'il est absorbé dans son propre jeu; mais la mère se penche vers lui avec amour et le prend sur ses genoux. C'est ainsi que la grâce divine touche quelqu'un. L'affection d'une mère se révèle avant que l'enfant ait le temps d'y penser. Vous allez certainement dire que les bénédictions sous forme de grâces divines sont les résultats des bonnes actions dans les vies antérieures. Cela peut être vrai d'un certain point de vue, mais d'un autre on peut dire qu'il ne faut pas chercher à sonder les intentions de Dieu, dans la mercure où celui-ci est absolument libre de l'enchaînement des causes et effets. Bien que nous nous troublions souvent l'esprit pour essayer de trouver des raisons à la grâce, sa miséricorde s'étend également sur tous les êtres. Mais lorsqu'on développe une vision plus haute, on commence à sentir le contact divin. Prenez refuge en cela, et tâchez d'être toujours en contact avec Lui ; vous ressentirez le libre flot de ses bénédictions sur votre âme, de même qu'un seau d'eau sort d'un puit seulement lorsqu'on tire la corde à laquelle il est attaché."

Bhaïji, Matri Darshan

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mercredi 7 août 2024

Richesse...

 


Q : Je veux être riche mais mon vœu n'est jamais exaucé.

Ma Anandamayi : Vous recevez exactement ce qui vous est dû, rien de moins et rien de plus.

Ce qui gêne sur le chemin spirituel porte en soi les graines de souffrances futures. Pourtant, le chagrin et l'angoisse résultant de ces entraves sont le début d'un éveil à la conscience. S'il y a quelque chose à obtenir – quoi que ce soit, de quelque manière que ce soit – cela doit être obtenu de Lui seul. 

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mardi 26 septembre 2023

Caractère unique et sacré


 " Il est indispensable que nous nous réservions régulièrement des plages horaires pendant lesquelles nous oublions le temps et notre activité afin de nous rappeler le caractère sacré de notre existence. "

 Ram Dass

"Il n'y a qu'une "chose" dans les pierres, les arbres, les animaux...les humains… Voyez le monde comme un vaste organisme et non comme un assemblage de parties, et alors vous ne douterez plus que tous ont une égale importance dans le grand Plan de la vie. Celui qui a le sens du respect de soi-même sait respecter ce même sens chez les autres. Du respect naît la révérence et de la révérence naît l'amour.."  

Mâ Ananda Moyî

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jeudi 1 décembre 2022

Ne pas gâcher

 


"Vous avez déclaré une fois pompeusement que si seulement vous pouviez vous assurer une situation convenable, vous cultiveriez avec le plus grand zèle le côté spirituel de la vie en même temps que le plaisir et les agréments matériels.
Que vous ayez tenu parole en ce qui concerne les plaisirs du monde, c’est plus qu’évident !

Mais dans quel sombre souterrain, dans quel abîme inaccessible avez-vous enfoui la tendre plante de l’aspiration spirituelle ?
Quand allez-vous commencer à faire un effort pour apporter la lumière dans cet antre obscur ?
N’attendez plus.
Un jour qui a passé ne reviendra jamais.
Un temps d’une valeur incalculable est en train de s’enfuir. Consacrez vos jours à vous efforcer de vous rapprocher du Seigneur des humbles.
Quand l’extrême vieillesse arrivera, vous serez trop léthargique et trop faible pour vous concentrer sur le nom de Dieu.
Comment ferez-vous alors pour réparer ce que vous avez gâché quand il était temps ?"

Mâ Ananda Moyi--------------

mardi 26 mai 2020

En ce corps par Ma Anandamayi

Petite fille, ma grand-mère m'appelait "La Distraite".
Un jour, elle me demande d'aller laver un pot et ajoute en manière d'avertissement :
Amène seulement le pot cassé... et tu verras !!
Je vais à la fontaine. Là, alors que je parlais à un arbre, le pot me tombe des mains et se brise avant que je m'en aperçoive. Je ramasse scrupuleusement chaque fragment et retourne à la maison.
Ma grand-mère me dit :
Mais qu'est-ce que tu me rapportes ?
Tu m'as dit de ramener le pot cassé. Le voilà.
Ma grand-mère, loin de se mettre en colère, eut du mal à réprimer son rire.
Il fut un temps où si quelqu'un s'inclinait devant moi, je ne pouvais faire autrement que de m'incliner jusqu'à ses pieds.
Ce pouvait être dans mon dos et de très loin, si quelqu'un s'inclinait, même si je n'avais rien vu, ma tête d'elle-même s'inclinait. Maintenant, je laisse chacun faire, sans plus.
En fait, c'est à Dieu même que vous adressez votre hommage.
Vous pouvez m'apprécier ou non. Mais moi, je ne peux absolument pas me passer de vous ! (elle éclate de rire)
Pendant longtemps je n'ai rien mangé.
La nourriture ne m'évoquait rien.
C'est en voyant un jour un chien engloutir une bolée de riz que je me suis réalimentée.
Ma main ne sait pas me donner à manger. On m'a souvent demandé pourquoi. On mange pour préserver sa vie. Je n'ai pas le moindre élan pour préserver ma vie. J'ai essayé quelques jours de manger "toute seule", mais je porte la nourriture à la bouche "des autres". Ayant vu cela, ils ont préféré m'alimenter !
Le sanskrit bien sûr, mais aussi tous les autres langages me sont une fois ou l'autre venus aux lèvres. Je communiquais ainsi avec les saints des contrées lointaines, dans leur propre langage.
Ce n'est pas nécessaire de passer par les lettres et les mots pour comprendre un langage. Quels que soient les gens qui m'environnent, leurs pensées captent mon attention, et leur langage émerge directement en moi.
Une chienne ne me quittait plus. Elle écoutait les chants, sa tête posée sur mes genoux. Quand j'intervenais pour dire quelque chose, elle se couchait à mes pieds et écoutait. Parfois elle bondissait et japait pendant les chants. C'était sa façon de danser et de chanter. Quand elle avait sa tête sur mes genoux, elle attendait la fin des chants pour se redresser, prête à recevoir avec tous ceux assemblés sa part d'offrande. Un jour elle accoucha. Elle ne manqua pas les chants du soir et revint vers ses petits aussitôt après. Il en fut ainsi tout le temps de mon séjour. Un chevreau vint se joindre à elle. Le soir, pendant les chants, j'avais sur un genou la tête de la chienne ; sur l'autre genou, la tête du chevreau...
Si vous considérez que je sais tout, cela rend toute communication impossible entre vous et moi. Si je sais tout, que puis-je vous demander ?
Les questions anodines, laissez-moi vous les poser, même si je connais la réponse !
Je suis une vagabonde qui ne tient pas en place dites-vous... Vous considérez que je vais deci delà parce que vous êtes vous-même soumis au va-et-vient. En réalité, je suis à la même place. Je ne fais que me déplacer chez moi. Quand vous êtes chez vous, restez-vous tout le temps dans un fauteuil ? Vous aussi, vous allez d'une pièce à l'autre. Je ne fais rien de plus. Je suis chez moi. Nulle part ailleurs.
Qui a le pouvoir de venir à moi, à moins que je ne l'attire ?
Je ne vous réponds pas. Cela vient à ma bouche. La réponse est "à vous" comme vos questions sont "à vous".
Je suis votre enfant.
Vous m'offrez de l'eau fraîche. Je la bois.
Vous me donnez de l'eau sale, je la filtre pour vous.
Je ne dis jamais, je reviendrai vous voir, ou je ne reviendrai pas...
Je dis : "je suis dans ce corps." Si vous me ramenez, je reviens.
De nombreuses âmes - pas seulement les plus pures... - viennent à moi. Je les rencontre, chacune selon son mode de compréhension.
Je suis l'univers jusqu'à la moindre poussière, au moindre insecte.
Vous me demandez si vous êtes proches de moi, alors que je vis en totalité.
Vous, mais aussi ceux qui ne m'ont jamais vue, ceux qui n'ont jamais entendu parler de moi, traversent ma vision quand ils sont dans le besoin. Alors je fais le nécessaire.
J'insiste :
Prenez contre votre poitrine cette enfant. Vous trouvez plus commode de l'appeler MERE. Vous la tenez ainsi à distance respectueuse. Une mère est une femme âgée. Vous ne serrez pas contre vous avec toute votre ferveur une femme âgée, n'est-ce pas ? Ma prière est que vous me regardiez comme votre fille et me teniez de toutes vos forces embrassée.
Jamais je n'insiste pour qu'on écoute ou suive mes conseils. "Ce corps" prononce ce que vous lui faites dire. Certains trouvent dans ces mots l'élan qu'ils cherchent. D'autres ne trouvent rien car ils ne cherchent pas vraiment.
Si je vous demande de ne pas trop vous préoccuper de savoir qui est "ce corps", ce n'est pas tant pour que vous imaginiez qu'il est tellement supérieur ! Vous pouvez l'envoyer au Diable ou le traiter si vous préférez comme l'idiot du village... (rires)
Parfois un robinet soupire à fendre l'âme. Hier dans la cour c'était le cas. j'étais convulsée de rire à l'entendre. Je dois avoir un écrou déserré dans la tête ! Il n'y avait pas de quoi rire... Cela traverse "ce corps" sans raison. Tout peut m'arracher un rire. Alors les tentatives de me ramener au calme ne font que jeter de l'huile sur le feu.
Il est venu ici sous tant de formes pour s'offrir à cette mendiante (elle se montre elle-même).
A tous, cette mendiante demande une seule chose : méditez sur Dieu. Il s'est manifesté comme le monde entier. Il est tout entier le carnaval de cet UN.
Pour moi, Il y a un seul maître-son résonnant dans tout l'univers.
Je considère toutes les mains comme les miennes. En réalité je mange toujours de ma propre main.
Ce corps n'est qu'une poupée. Vous voulez jouer avec elle... elle joue.
Ce corps est toujours dans le même état, non changeant. Votre disposition vous fait considérer une phase de son comportement comme ordinaire ou extraordinaire.
Une personne demanda :
Ma, quelle sorte de rêves avez-vous ?
Elle répondit :
Dormir n'est possible qu'au stade de l'ignorance. Quand il n'y a pas d'ignorance, il n'y a pas de sommeil. Comment pourrait-il y avoir des rêves ? Mais si vous dites que tout est rêve alors c'est autre chose !
Y a-t-il une différence essentielle entre moi-même et vous-même ?
Seulement parce qu'Il est existe un JE et un VOUS.
Réellement, dans ce corps, rien n'existe qui soit de l'ordre du désir et du manque.
Une graine a-t-elle le désir de faire un arbre ? Un arbre a-t-il le désir de nous abriter dans la fraîcheur de son ombre ?
Des émotions surgissent dans ce corps selon vos besoins.
Chaque question n'obtient pas toujours sa réponse. Vous n'êtes pas toujours capables de me faire donner une solution absolue. Peut-être que cela ne servirait à rien qu'il en soit autrement.
Je n'agis pas, comme vous le faites, poussée par ma volonté. Cela arrive comme cela arrive de tout temps.
Quand l'écorce de l'arbre fut entamée, ce corps reçut la blessure et ressentit la souffrance.
Laissons cela. Si l'on évoquait plus longtemps de tels événements en sa présence, ce corps se raidirait probablement.
Ici, n'est-ce pas... Tout ce qui devait arriver est arrivé. Tout ce qui était désiré par vous tous, pour votre bénéfice, est accompli.
Savez-vous ce qu'il en est de ce corps ?
Tous les "noeuds" internes sont défaits. C'est pourquoi quand une maladie l'attaque, elle l'investit totalement. Tout est dénoué, jusqu'à la racine de chaque cheveu. Aussi les maladies peuvent venir sans entrave. Mais quand le remède vient, il se répand tout aussi facilement.
Ici... (Elle se montre elle-même) Rien qui soit de l'ordre de donner, prendre et même servir... Sur votre plan, vous avez peut-être cette impression !
Je n'ai pas la place de me retourner. On ne peut aller nulle part où Il ne soit.
Ce corps est une marionnette - il joue ce que vous lui faites jouer.
Ce corps répond aussi au cri fervent de ceux qui ne l'ont jamais rencontré.
Quel que soit le Nom sous lequel vous voulez chercher Dieu, cette enfant vous souhaite la bienvenue du fond du cÏur.
Je ne fais ni ne dis rien avec un motif ou par effort de volonté. Ce sont vos pensées ou désirs qui font dire ou faire des choses à ce corps pour votre bénéfice.
Je vois souvent ce qui va arriver dans le futur, mais souvent aussi les mots ne viennent pas.
Je n'ai aucun besoin de faire ou dire quoi que ce soit. Il n'y a jamais eu aucun besoin. Il n'y en a pas maintenant. Il n'y en aura pas non plus dans le futur.
Ce que vous voyiez manifesté en moi dans le passé, ce que vous voyez maintenant, ce que vous verrez dans le futur, est pour le bien de tous.
Si vous cherchez ce qu'il y a de particulier en ma personne, je dois vous dire que le monde entier est ma personne...
Ma volonté serait irrésistible si je l'exprimais !
Qui est ANANDAMOYI ?
Qui est "envahi de joie" ?
Lui dans toutes les formes, éternellement intronisé au cœur de tout être. En vérité, Il demeure partout. Ayant vu Cela, atteint Cela, tout est vu, tout est atteint. Ce qui signifie : être sans peur, sûr, libre de tout conflit, immuable, impérissable.
"Ce corps" ne fait venir personne à lui, n'écarte personne, il ne parle à personne, ne prend la nourriture de personne.
Qui suis-je ?
On peut dire qui l'on est si l'on a une perception de soi-même.
Je n'ai en rien cette perception.
Alors je suis ce que vous voulez que je sois.
Ma Anandamayi

lundi 25 novembre 2019

Unique œil...


« Les gens seront déçus s’ils se mettent à méditer en pensant que leur TROISIÈME OEIL va se développer une fois qu’ils auront fermé les deux autres. Cela ne se passera pas comme ça. Nous ne pouvons pas fermer nos yeux sur le monde au nom de la spiritualité et espérer évoluer. La véritable réalisation spirituelle, c’est de contempler l’unité tout en regardant le monde »
[Mata Amritanandamayi surnommée AMMA]
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► Le TROISIÈME OEIL (également dit « œil intérieur » ou « œil de l’âme ») est une métaphore mystique et ésotérique d'origine orientale qui désigne, au-delà des yeux physiques, un troisième regard, celui de la connaissance de soi. Dans certaines traditions, le troisième œil est symboliquement placé sur le front, entre les sourcils.
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► Lobsang Rampa, auteur britannique, a publié en novembre 1956 un best-seller intitulé "Le troisième œil" qui fut à l'origine d'un engouement précurseur pour ce thème. Le titre du livre fait allusion à une opération chirurgicale consistant à percer un petit orifice dans le front de Rampa pour "ouvrir" son troisième œil et lui donner, entre autres, le pouvoir de voir l’aura.
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► Certains auteurs ont donc suggéré que ce troisième œil désignerait en fait la glande pinéale, qui se trouve entre les deux hémisphères du cerveau. Le philosophe français René Descartes parlait de la glande pinéale comme du "siège de l’âme".

Source : wikipédia
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vendredi 15 juin 2018

Lâcher-prise ! Entretien avec Arnaud Desjardins (3)


Nouvelles Clés : Votre dernier chapitre insiste d’ailleurs assez radicalement sur ce point.

Arnaud Desjardins : Oui. Beaucoup de personnes qui sont attirées par ce que l’on met sous le vocable « spirituel », et par les différentes formes de psychothérapies à visée spirituelle, ne se contentent pas de soigner tel ou tel symptôme pathologique précis : elles veulent aussi atteindre en elles-mêmes un espace plus vaste. Mais elles ne se donnent pas les moyens de l’atteindre. Il y a là un grand malentendu, car elles continuent à ramener les expériences nouvelles à l’intérieur du système et du cadre ancien délimités par leur égocentrisme.
Il faut donc trouver une pratique qui ne puisse pas être récupérée par l’ego, et celle-ci consiste à s’incliner intérieurement, à reconnaître que ce qui est. Toujours agir à partir de ce qui est et non pas à partir de ce qui, selon moi, devrait être.
Or nous fonctionnons sans cesse suivant le mode du « c’est pas juste, il ou elle aurait dû faire ou dire ceci ou cela, tel fait aurait dû se passer autrement, etc. » Mais le lâcher-prise face à ce mode erroné de fonctionnement n’exclut en aucun cas l’action : celle-ci émane simplement d’une tout autre source.
Ce n’est plus le moi qui veut, c’est la situation qui demande une réponse opportune.

Nouvelles Clés : Vous dites : « Le monde ne correspondra jamais avec votre monde » et concluez sur une double formule très forte que je résume : la psychothérapie guérit l’ego et le mental, la voie guérit de l’ego et du mental.

Arnaud Desjardins : Imaginez le nombre d’amis que je me fais parmi les psy en disant cela ! (rires – Arnaud Desjardins va alors à sa bibliothèque et y prend un livre). Dans Les Dialogues de St Grégoire le Grand, sur la vie et les miracles du Bienheureux St Benoît, qui fut le fondateur des bénédictins et des cisterciens, il est dit ceci : « Chaque fois qu’une préoccupation trop vive nous entraîne hors de nous, nous restons bien nous-mêmes, et pourtant nous ne sommes plus avec nous-mêmes : nous nous perdons de vue et nous nous répandons dans les choses extérieures. » Un texte que ne renierait pas un maître soufi, zen ou hindou !
Faut-il vivre toujours les choses de façon égotique sur fond de vouloir, de refus et de crispation, et faire empirer les choses, ou vivre et agir sur fond de confiance et d’abandon ? Toute la question est là.

Nouvelles Clés : Vous-même êtes passé par là puisque vous racontez qu’après seize ans de pratiques spirituelles, de succès médiatiques et professionnels, lorsque vous rencontrez Swâmi Prajnânpad, il vous fait parler de vos expériences diverses et vous dit ensuite : « It is a status of a slave », c’est un statut d’esclave.

Arnaud Desjardins : Oui, il m’a montré qu’après toutes ces années de travail avec les groupes Gurdjieff, de lectures, de rencontres avec une sainte comme Ma Ananda Mayi, ou avec des maîtres soufis en Afghanistan, des maîtres tibétains ou zen, de grands yogis… j’étais toujours ce petit personnage prêt à s’enflammer, à réagir, à refuser, à râler, à vouloir que les choses se passent comme je le voulais et non comme elles étaient. Je restais en effet esclave de l’ego et de ses limites. Je correspondais toujours à cette autre définition de Swâmiji : « L’homme est une marionnette dont les aléas de l’existence tirent les fils… »

Nouvelles Clés : Une dernière définition sur le lâcher-prise ?

Arnaud Desjardins : Ne ramez plus, ne nagez plus, faites la planche ! (Rire homérique). Je blague : disons qu’il faut à la fois être dans l’action et dans la non-action. C’est un concept mal compris. La formule des bouddhistes est très connue : « Ni refus ni appropriation » de ce qui se présente. Ni rejet ni saisie.

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mercredi 25 avril 2018

mercredi 2 novembre 2016

Éternellement la même...


Ma conscience ne s'est jamais identifiée avec cette enveloppe charnelle temporaire. Avant d'être exilée sur cette terre, "j'étais la même". Petite fille, "j'étais la même".
Devenue femme, j'étais encore la même.
Lorsque la famille dans laquelle je naquis prit des dispositions pour que ce corps soit marié, "j'étais la même".
Et lorsque, affolé de désir, mon époux vint à moi en murmurant des mots passionnés, qu'il me toucha légèrement, il reçut une secousse violente, comme celle d'un éclair, et moi "j'étais la même", à jamais.
Mon époux s'agenouilla devant moi, étendit les bras dans un geste suppliant, implorant mon pardon.
- Ma Mère, dit-il, pour avoir profané votre corps par des pensées de désir sans connaître qu'il était non pas celui de ma femme, mais celui de la Mère Divine, je fais un vœu solennel : je serai votre disciple, un adepte célibataire, vous servant toujours en silence, sans adresser un mot à quiconque aussi longtemps que je vivrai. Puissé-je ainsi expier le péché commis envers vous, mon guru !
Au moment où j'acceptais paisiblement la proposition de mon époux, "j'étais la même".
Maintenant, en face de vous, je suis encore la même. 

Plus tard, lorsque la danse de la création tourbillonnera autour de moi dans les champs de l'éternité, "je serai la même".

Ma Ananda Moyi

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mardi 31 mai 2016

Le souffle du Maître avec Blanche de Richemont

Avec Blanche de Richemont, auteure de "Le souffle du maître", récit de sa rencontre avec Vijayananda, disciple de Ma Anandamayi, une des plus grandes saintes que l'Inde ait portées, dans un petit village d'Inde, au pied de l'Himalaya . Un chemin initiatique semé de larmes et de rires, de doute et d'évidence. De lumière.


source : Les Racines du Ciel (41 min.)



A lire :
http://www.anandamayi.org/ashram/french/itineraire.pdf

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vendredi 5 juin 2015

Goutte que goutte !



"La goutte dans la mer peut parfois savoir 
qu'elle est dans la mer, 

mais elle sait rarement
que la mer est aussi en elle."
Mâ Ananda Moyi



"Il faut que la goutte devienne consciente de sa participation à la mer, 
la feuille de sa participation à l'arbre, 
le sarment de sa participation à la vigne, 
l'homme de sa participation à l'être divin."
K.G.Dürckheim


mardi 28 avril 2015

Envie de parler ?


« Tant que le langage vous est nécessaire pour communiquer avec autrui, employez-le, mais très parcimonieusement. 

Ecoutez ce que les gens vous disent et ne répondez que lorsque c’est nécessaire, par quelques mots, à dose homéopathique. Vous savez bien que là où les médicaments allopathiques, à fortes doses, restent sans effet, quelques gouttes minuscules produisent parfois des effets miraculeux ! 

Les gens ne parlent que pour faire étalage de leur supériorité, de leur érudition et de leur habileté dans la discussion. Mais l’action est plus puissante que les mots. La valeur d’un homme ne se mesure pas au volume ou à la force des arguments qu’il peut présenter. 

Argumentez en vous-même, dans l’introspection, et maîtrisez vos passions ; alors vous constaterez bientôt que l’envie de parler a presque disparu. » 

 Mâ Ananda Moyî (1896-1982)

jeudi 16 janvier 2014

Transmission avec Denise Desjardins (2)


Avec le grand âge, je me sens dans une transparence bienveillante. J’ai perdu en mobilité, certes, mais gagné en compréhension...


Cette recherche d’absolu, je l’ai racontée dans mes livres : le départ en Inde, la rencontre avec la sainte indienne Mà Ananda Moyî et les bouddhistes tibétains, mon travail avec Svâmi Prajnânpad, qui enseignait l'Advaita Vedânta... Je recherchais ardemment ce qui se dégageait d’eux : l’éveil et la sérénité.

Depuis toujours, j’étais en effet souvent envahie de peurs irraisonnées, j’étais rebelle et souffrais d’une grande difficulté relationnelle avec ma mère. Quand je suis partie en Inde dans l’ashram de Svâmi Prajnânpad, j’ai osé un jour lui révéler la vérité : malgré les heures de méditation, chaque fois que je devais voir cette femme, j’étais envahie de terreur. Cela lui apparut alors évident : cette hostilité vis-à-vis de ma mère était un empêchement à ma vie intérieure. M’en libérer était devenu incontournable.
Cela prit des années. De longues heures d’exploration intérieure et de dialogue avec mon maître, notamment à travers les « lyings », ces sessions allongées, véritables catharsis émotionnelles qui, grâce à l’association libre, m’ont permis d’accéder aux strates inconscientes de mon être. Je n’ai jamais autant pleuré ! Peu à peu, un événement enfoui se révéla. Un moment de violence extrême que ma mère avait eu envers moi, alors nourrisson, et qui devait aussi faire écho à ces expériences antérieures auxquelles se réfère notamment le bouddhisme.

Cette révélation expliqua mes terreurs. Par la suite, je commençai peu à peu à ne plus me sentir ballottée par mes émotions. J’ai plus tard décidé de redonner ce que j’avais abondamment reçu, et encore aujourd’hui, à 90 ans, je reçois en « lying » une personne presque chaque jour. Avec ce grand âge, je me sens dans une transparence bienveillante. Tout ce qui a été ma « personne » a d’une certaine manière disparu : je ne suis plus une peintre, une épouse, une mère... J’ai perdu en mobilité, certes, mais gagné en compréhension. Le désir de délivrance intérieure qui m’a guidée toute ma vie, avec rage et détermination, s’est transformé en pure compassion pour ceux qui cherchent à se transformer.



Ainsi, je ne désire ni une fin prochaine
Ni un éventuel prolongement de mes jours
Mais j'accepte de jouer loyalement
Le dernier acte du long théâtre de ma vie
Où j'ai fait le plein d'actions, de sensations
Le plein de donner, le plein d'aimer,
Le plein de recevoir.
Que ma façon de me comporter et mon équilibre
Me permettent d'attendre paisiblement
Le moment où je quitterai cette existence,
Tel est aujourd'hui, mon souhait. 

(Uzès, mai septembre 2012)

dimanche 11 août 2013

Il y avait l'UN avec Ma Ananda Moyi



"Il y avait l'Un.
Il S'est divisé pour créer le monde.
Il a toujours été en vous. Ce qui est dans le microcosme est aussi dans le macrocosme.
Il faut donc vous démener pour réaliser votre Soi.
Le Seigneur est manifesté dans chaque créature.
Trouver Dieu ne signifie que trouver son propre Soi. Il faut avancer obstinément dans le chemin.
Toutes les voies spirituelles sont bonnes et débouchent sur la libération.
Il est libre, et ainsi la voie qui conduit à Lui mène à la liberté.
Avez-vous bien saisi que tout es contenu dans l'Un et que l'Un est présent en tout?"


Mâ Ananda Moyî

jeudi 4 juillet 2013

Ma AnandaMoyi d'après Jean Claude Marol


"Ceux qui ne cherchent pas à se connaître se suicident à chaque instant." 


 Dans la vision réelle, il y a pas "UN QUI VOIT" et "LE VU". La vision réelle est sans yeux. En elle, il n'y a pas de place pour la "di-vision". 


 "Tout ce que je peux dire, c'est que dans les changements du corps et de l'esprit, je suis la même. Il n'a pas pour moi d'état changeant. Appelez-cela comme vous voulez." 


 "Vous ne sentez pas le poids de votre tête, de vos bras, de vos jambes, de vos doigts, n'est-ce pas ? Ils ne sont pas pour vous un fardeau. Il font partie de votre vie. Je sens aussi tous les êtres comme des membres de ce "corps". Leurs demandes, leurs troubles, ne me sont pas un fardeau. Leurs joies, leurs peines, leurs problèmes et leurs solutions sont vitalement miens."


 Sri Ma Anandamoyi nous dit : "Vous pouvez m'apprécier ou non... mais moi, je ne peux absolument pas me passer de vous !!!" après, elle éclate de rire !

mercredi 6 février 2013

Voir Ma Ananda Moyi...

Un documentaire original avec des images de jeunesse de Sri Sri Ma Anandamayi.





"L'esprit de service, le Service réel, ne suit aucune règle préétablie.
Il est si personnel qu'il n'admet aucune directive.
Un jour alors que vous "faites votre service" de façon conventionnelle, l'inspiration survient !
A partir de là, tout ce qui est à faire se fera de façon inspirée. "


anandamayi ma pic
EN VOYAGE AVEC ELLE

La voiture roulait depuis peu. MÂ ANANDAMAYI demande : «Vous vous sentez confortables ? ». Je dis que mon ami étant au volant, tout ne pouvait que bien aller. À l'instant, un pneu éclate ! Nous nous retrouvâmes en plein champ, mais saufs. Le pneu changé, nous roulons à nouveau. MÂ redemande : « Vous vous sentez confortables ? » Je dis que cette fois tout devait aller. Deuxième éclatement de pneu. Cette fois, il fallut trouver un pneu. Celui d'un autobus fut acheté, il convenait à peu près. Nous roulions à nouveau, Mère répéta : « Vous vous sentez confortables ? ». Troisième éclatement de pneu. Explosion ! Par terre sont répandues des miettes de pneu !! Nous continuâmes à pied. Une délicieuse promenade avec MÂ ... Nous insistâmes pour savoir ce qui était arrivé. MÂ dit que la vie de l'un d'entre vous était gravement menacée. La menace avait été tranférée dans cette roue. Peu après, une voiture s'arrêta et le conducteur se proposa pour nous conduire à notre destination.

extrait de «MA ANANDAMAYI, EN TOUT ET POUR TOUT» Jean-Claude Marol, p. 112