RAGE
jeudi 16 juillet 2026
Rage
vendredi 5 juin 2026
Les refus inutiles
vendredi 29 mai 2026
Pour mieux connaître Swami Prajnanpad
Je vous conseille cette vidéo avec Yann le Boucher qui prend le temps de présenter la vie de ce grand maître qu'était Swami Prajananpad.
mercredi 6 mai 2026
Remettre au lendemain, fatigue
REMETTRE AU LENDEMAIN, FATIGUE
(extrait de Le Jardin du Dedans, couverture ci dessous)
Jeune, j’étais comme tant d’autres un adepte du grand vague et de la procrastination. Le déclic s’est produit quand j’ai compris que faire ce que j’avais à faire dès que possible ne relevait pas d’une injonction morale mais d’une gestion intelligente de mon énergie, donc de mon intérêt profond et même de ma vie spirituelle. Toute personne ayant tenté de s’asseoir pour méditer remarquera un afflux de pensées ; elle remarquera aussi qu’une grande proportion de ces pensées a trait à des choses à faire...
jeudi 12 mars 2026
Infantilisme
Aucune chaîne n’est plus solide que le plus faible de ses anneaux, aucun homme n’est plus fort que sa plus grande faiblesse. Voilà la vérité.
Le commencement de la transformation en adulte, c’est le
goût de la vérité, qui vient de vous-même, pas qui vous est imposé du dehors,
le goût et l’amour de la vérité. Car l’enfant n’aime pas la vérité ; l’enfant
aime bien mieux, vous le savez tous, des rêves, des imaginations. Je suis
Zorro, je suis le chef des Indiens, je pilote des avions... Swâmiji m’avait
donné l’exemple d’un enfant qui prenait le stéthoscope de son père médecin et
se promenait en affirmant : « Je vais soigner les malades pour gagner de
l’argent. » Les enfants ne cherchent pas la vérité ; ils aiment faire semblant,
ils aiment prétendre. Et un adulte qui n’a pas le goût personnel de la vérité,
de la vérité coûte que coûte et à n’importe quel prix, est encore un adulte
infantile. Le commencement du passage de l’enfant à l’adulte s’accomplit quand
cette nécessité devient plus forte que prétendre, plus forte que se rassurer,
plus forte que faire semblant, plus forte qu’être aimé – plus forte que tout le
reste je veux la vérité. C’est la promesse de l’adulte un jour.
Regardez-vous vous-même, avec une grande exigence et une
grande lucidité parce que ce n’est pas tellement facile, j’en parle en
connaissance de cause. Où suis-je totalement vrai ?
Où est-ce que je me mens à moi-même ? Où suis-je empêtré
dans mes illusions ? Et vous découvrirez que la vérité a été tellement perdue
de vue – la vraie vérité, pas celle qu’on arrive à faire croire aux autres
parce qu’on est un peu plus habile – que vous ne la retrouvez plus.
Vous êtes, dans une certaine acception du mot, « aliénés »,
c’est-à-dire « étrangers à vous-mêmes ». Je ne sais plus qui je suis, je ne
sais plus ce que j’aime, ce que je veux ; je me suis perdu de vue.
Tout l’enseignement de Swâmiji peut être vu dans cette ligne, à condition de ne pas la prendre au sens figuré ou allégorique. Ce ne sont ni des paraboles, ni des figures de rhétorique. C’est tout à fait réaliste : l’enfant fait la loi en vous. On ne peut vraiment comprendre les adultes, les autres êtres humains autour de nous, qu’en termes d’infantilisme. Et en termes d’infantilisme, tout s’explique. Au fond nous le savons bien, nous nous en rendons compte plus ou moins. Mais ce dont j’avais besoin, moi, c’est que quelqu’un avec l’autorité de Swâmiji me le dise.
Je peux regarder n’importe lequel d’entre vous dans les yeux
et lui demander : « Dans quel domaine n’êtes-vous encore qu’un enfant, que
l’expression d’un enfant ? Auprès des femmes ? Dans la vie professionnelle ?
Dans vos relations avec l’argent ? Dans votre peur du qu’en-dira-t-on ? Dans
votre besoin d’être aimé ? Dans votre crainte d’être critiqué ? »
Cet infantilisme, cherchez-le bien ; cherchez-le même dans
ce que vous considérez comme un de vos atouts majeurs dans la vie. Ce n’est pas
parce qu’une vedette de cinéma ne peut faire le voyage de Rome à Hollywood sans
son ours en peluche qu’elle est infantile.
C’est certainement une marque d’infantilisme mais ce n’est
probablement pas la plus flagrante ni la plus tragique. Ne vous trompez pas. Ne
vous dupez pas.
Arnaud Desjardins - A la Recherche du Soi - IV. Tu es
Cela
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samedi 7 mars 2026
« Distinguer sans séparer, relier sans confondre », disait Lily Jattiot.
"Swami Prajnanpad ne découpait pas l'humain en tranches : il n'y avait pas l'être humain spirituel d'un côté et l'être humain avec sa psychologie, ses traumatismes, etc., de l'autre. Même s'il était un très grand maître de la non-dualité la plus radicale et la plus ultime, il avait compris qu'il ne pouvait pas "se contenter de dire aux personnes qui venaient à lui : 'vous êtes le Soi, vous êtes la Réalité Ultime, il n'y a personne, le moi n'a pas d'existence fixe etc.' ". Il le disait aussi, mais plus que le dire il le montrait, il arrivait peu à peu très concrètement, d'entretien en entretien, année après année, à ce que l'élève arrive à le voir pour lui-même - ce qui est autre chose que de le comprendre intellectuellement. Et ça ça passait par tout un travail dans lequel la distinction entre niveau psychologique et niveau spirituel n'était pas marquée- bien que ce soit une distinction importante parce qu'il y a bien un niveau psychologique qui n'a rien a voir, d'un certain point de vue, avec le niveau spirituel ultime, mais l'être humain est un tout et pour que l'être humain s'ouvre et s'éveille à sa profondeur, pour qu'il soit dans LE monde et non dans la prison de SON monde, il est nécessaire qu'il travaille simultanément sur ces deux dimensions. Ce n'est pas d'abord faire un travail d'ordre thérapeutique sur l'inconscient et ensuite accéder à la dimension spirituelle, la dimension spirituelle est d'emblée le point de départ, on part de la non-dualité, et à partir de la non-dualité on s'intéresse intensément à la dualité qu'on vit et à comment on fabrique cette dualité à chaque instant. Arnaud (Desjardins) a dit un jour : "notre voie est directe, parce qu'elle s'intéresse directement aux obstacles"
(Gilles Farcet)
"La voie va nous amener à regarder en face le fait que même si nous aspirons à réaliser la vérité ultime, et dépasser le moi ou l'illusion du moi, nous allons en fait découvrir que le moi on le connait si peu. Et donc une partie du travail va consister à faire connaissance avec soi-même véritablement ; parfois un peu douloureusement mais aussi avec beaucoup de découvertes. Donc ça va consister à dépasser l'illusion que nous savons de quoi il s'agit quand nous parlons de nous-mêmes ; on se connaît en fait très peu. Et donc il y a un chemin unique pour chacun qui va consister à se découvrir soi-même véritablement, à faire connaissance avec soi-même. Dire que le moi est une illusion ne garantit pas en fait que ce moi nous le connaissions. "
(Thierry Martin).
"Arnaud avait une insistance à viser haut (la libération est possible pour vous en cette vie ci) mais en même temps de vraiment s'intéresser à ce qui fait obstacle. Si je suis dans cette recherche d'éveil, la question qui vient est ; en quoi consiste mon sommeil ? Et si je cherche la libération, en quoi consiste ma prison ? Si je cherche le réel en quoi consiste mon illusion ? Et là ça devenait tout de suite très concret."
(Sophie Edelmann).
Extrait de la conférence d'Olam « Une Lignée Vivante », consacrée à Arnaud Desjardins avec Gilles Farcet, Sophie Edelmann, Eric Edelmann et Thierry Martin.
https://www.youtube.com/watch?v=Kl1o9ERNhpk
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vendredi 6 février 2026
Un-sécurité
jeudi 16 octobre 2025
Projection entre mondes
"Personne ne peut vous connaître et donc personne ne peut parler de vous.
lundi 23 juin 2025
Le maillon faible
Cherchez le maillon le plus faible de la chaîne. C'est celui-là qui peut se rompre. Ne vous illusionnez pas avec vos forces, ayez l'honnêteté de vous mesurer à votre plus grande faiblesse et c'est cette plus grande faiblesse à laquelle vous devez mettre fin, même s il faut pour cela deux ans, cinq ans, dix ans.
Il est plus facile de fermer les yeux et d'essayer de ne pas la voir. Mais vous n'avez plus aucune chance de devenir libre un jour. Si la chaîne que vous représentez comporte quinze anneaux forts et un anneau faible, et si vous ne voyez que les quinze anneaux forts et ne voulez pas tenir compte de l'anneau faible, vous ne deviendrez jamais un sage jamais quels que soient vos efforts de « sadhana » ou de méditation. Et cette faiblesse, vous pouvez découvrir qu'elle s exprime en termes d infantilisme. Voilà le point sur lequel je suis encore un enfant. Et puis comprenez bien ce qu'est un enfant ; regardez les enfants de deux ans, trois ans, cinq ans.
Swâmiji m'a mis le nez sur le maillon le plus faible de ma chaîne. Et c'était un maillon sur lequel je m'illusionnais complètement parce que j'y voyais au contraire une certaine force. Il s'agissait de la relation avec le sexe féminin. À partir du moment où j avais dépassé la timidité, le complexe d'échec de mes vingt ans et une approche infantile de l'amour, j'avais peu à peu gagné une affirmation, une aisance, une audace en face du sexe féminin. Swâmiji m'a montré que c était uniquement de la faiblesse et de l'infantilisme, même si un certain prestige s'attache à l'homme qui a du succès auprès des femmes, ou la femme qui a du succès auprès des hommes.
Aucune chaîne n'est plus solide que le plus faible de ses anneaux, aucun homme n'est plus fort que sa plus grande faiblesse. Voilà la vérité.
Le commencement de la transformation en adulte, c'est le goût de la vérité, qui vient de vous-même, pas qui vous est imposé du dehors, le goût et l'amour de la vérité. Car l'enfant n aime pas la vérité ; l'enfant aime bien mieux, vous le savez tous, des rêves, des imaginations. Je suis Zorro, je suis le chef des Indiens, je pilote des avions... Swâmiji m avait donné l'exemple d un enfant qui prenait le stéthoscope de son père médecin et se promenait en affirmant : « Je vais soigner les malades pour gagner de l'argent. » Les enfants ne cherchent pas la vérité ; ils aiment faire semblant, ils aiment prétendre. Et un adulte qui n'a pas le goût personnel de la vérité, de la vérité coûte que coûte et à n'importe quel prix, est encore un adulte infantile. Le commencement du passage de l'enfant à l'adulte s'accomplit quand cette nécessité devient plus forte que prétendre, plus forte que se rassurer, plus forte que faire semblant, plus forte qu'être aimé - plus forte que tout le reste je veux la vérité. C est la promesse de l'adulte un jour.
Arnaud Desjardins - « Tu es cela » - À la recherche du soi IV
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mercredi 30 avril 2025
Ego et espérance !
Texte de Arnaud Desjardins :
mardi 29 avril 2025
Acceptation de ce qui est
mercredi 23 avril 2025
Lucide et prêt
dimanche 22 décembre 2024
Le mental par Swami Prajnanpad
Qu’est-ce que le mental ? Le mental est ce qui vous éloigne de la Réalité, de l’objet. Quand vous vous abandonnez au mental, vous vivez dans l’erreur et donc dans la peine. Le mental ne vous mène jamais à l’objet. Il vous en éloigne toujours. Aussi, il vous faut annihiler le mental si vous voulez vivre dans la réalité. C’est-à-dire, vous devez entièrement vous orienter vers le Ici et Maintenant. Être libre du mental, c’est vivre dans la Vérité.
Comment peut-on dire que le mental cache la Réalité? C’est parce qu’il prend la place de la Réalité.
Le mental n’est rien d’autre qu’une illusion qui vous éloigne de vous-même. A tout moment demandez-vous : «Qu’est-ce que je veux ici et maintenant?» «Qui suis-je dans cette situation ? » Ce que vous voulez être, vous l’êtes déjà. Le désir c’est ce qui vous pousse à agir. Le forgeron veut forger. Le mental forge à la perfection. Mais la plupart des gens ne savent pas ce qu’ils veulent. Ils gaspillent leur énergie et n’obtiennent pas ce qu’ils prétendent vouloir. Vous n’êtes pas le corps ni le mental seulement. Vous pouvez accorder une certaine attention au corps mais pas toute votre attention. Le corps et le mental sont vos deux instruments. Si l’un des serviteurs domine le maître, quel spectacle désolant !
Le mental crée son propre monde d’irréalité. Chacun crée son propre monde et donc le monde de chaque homme est différent. Et ce monde change pour le même homme d’un jour à l’autre, même si l’homme ne change pas d’endroit. Comme chacun crée son propre monde ; cela ne vaut donc pas la peine de se disputer avec autrui. On doit accepter, s’ajuster, s’adapter à ce qui est, c’est-à-dire, au monde qu’autrui a créé pour lui-même.
Le mental a tendance à fuir la réalité. Nous voyons une rivière et nous disons qu’elle fait des zigzags. Mais qu’est-ce qu’une rivière ? Simplement de l’eau. Prenez de l’eau dans vos mains et voyez si elle fait des zigzags. Non. C’est le lit de la rivière qui fait des zigzags. Cependant le mental dit que la rivière fait des zigzags. Le mental prend toujours l’apparence pour la réalité.
lundi 4 novembre 2024
Identifications à travailler
LA DESIDENTIFICATION EST UN DESEQUILIBRE (SUITE DE LA SERIE AUTOUR DU DESEQUILIBRE SUR LA VOIE)
il ne s’agit pas de travailler sur « l’identification », mais sur les identifications, les miennes, les vôtres. Et cela s’avère bien plus déstabilisant que de prétendre dissiper « directement » l’illusion de l’ego…
Nous en arrivons ainsi à cette notion de déséquilibre volontaire sur la voie.
Il importe de comprendre et constater à travers sa propre expérience que par nature , l’ego fuit tout déséquilibre et, ne pouvant l’éviter puisque le changement fait son œuvre, cherche constamment et en toutes circonstances à se rééquilibrer. C’est un réflexe immédiat , dès que survient la moindre amorce de déséquilibre, y compris des plus anodins.
Pour nous en convaincre, observons notre comportement quotidien, non seulement le nôtre mais celui de tous sauf exception.
Quelques exemples banals suffiront. Si, au volant, je commets une petite erreur qui me vaut un coup de klaxon ou un geste agacé d’un autre conducteur, vais je tout bonnement m’excuser ? La plupart du temps, je vais immédiatement réagir d’un autre coup de klaxon ou d’un autre geste agacé, ce alors même que je me sais en tort - si tant est que je puisse même être assez honnête pour le reconnaitre.
Si un proche, conjoint, enfant, me fait une réflexion , même très pertinente et bienveillante, à propos d’une maladresse ou erreur domestique, vais je immédiatement et sans broncher l’accepter et le remercier ? Non, la plupart du temps, je vais de suite me défendre, argumenter, dire que ce n’est pas grave, que je n’ai pas fait exprès, etc. etc.
L’usage des réseaux sociaux et notamment des « commentaires » met ce fonctionnement en évidence jusqu’à la caricature. X, souvent déjà sous le coup d’une réaction émotionnelle non conscientisée, poste quelques lignes exprimant son opinion ; Y, sans recul ni réelle réflexion, exprime de suite son désaccord ce à quoi, X, Z et W réagissent au quart de tour …
Autant de manifestations de cette universelle pulsion au rééquilibrage. Cette frénésie de commentaires et de polémique est d’autant plus piquante de la part de personnes se proclamant par ailleurs « éveillées » , suprêmement « détachées » …
En pratique, l’ego se tient constamment sur la défensive, prêt à bondir à la moindre des remises en question de sa perfection immuable. L’ego et le mental ne sont pas « de mauvaise foi » , ils sont la mauvaise foi. Laquelle mauvaise foi procède d’une tentative de rééquilibrage. Tentative pulsionnelle, aveugle et sourde.
Naturellement, cette pulsion de rééquilibrage à l’œuvre dans les plus insignifiantes péripéties du quotidien l’est d’autant plus que l’identification touchée s’avère plus importante, plus sensible, l’enjeu plus significatif.
Si la pulsion à me rééquilibrer suite à une remarque domestique - ou un commentaire sur Facebook- est forte, qu’en sera-t-il lorsque, à travers un échantillon plus sensible, c’est toute l’image que je me fais de moi même qui se trouve remise en cause ?
Car il s’agit bien aussi d’une question d’image. Chacun de nous avance pour ainsi dire avec un petit miroir tenu à bout de bras devant lui dans lequel il se regarde constamment afin de se rassurer. Miroir, miroir, dis moi que je suis quelqu’un de bien, dis moi que j’ai raison, dis moi que je sais, dis moi que je contrôle quand même …
Il nous est en vérité très difficile, sans travail conscient, de supporter tout écorchement de notre si chère image de nous même.
Notre obsession est de ne surtout pas perdre la face, y compris vis à vis de celui que nous considérons comme notre ami spirituel, sans parler du groupe et, au final, à y bien regarder , principalement de nous même. Le « masque » que « Swamiji arrache », c’est toujours celui de ce que nous prétendons être, d’abord à nos propres yeux.
C’est là une dimension de ce que Swami Prajnanpâd appelle « vivre dans son monde plutôt que dans le monde ». Le maintien, parfois envers et contre toute évidence, d’une certaine image de moi même parait indispensable à mon « équilibre ». Nous ne nous voyons pas a priori tel que nous sommes, c’est à dire en partie tel que ceux qui nous connaissent de près nous voient, mais tel que nous prétendons être et gare à qui prétendrait démentir cette construction à laquelle nous tenons comme à la prunelle de nos yeux.
Gilles Farcet
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mardi 29 octobre 2024
Garantie sur le chemin.
Le Védanta et l’inconscient – Arnaud Desjardins (extrait)
"Le disciple se conduit avec intelligence et sympathie. J’entends encore la voix de Swâmiji dire : « Be a little intelligent and sympathetic », « Soyez un petit peu intelligent, avec un petit peu de sympathie. » Le disciple en vous se conduit avec intelligence et sympathie pour tous les autres aspects de vous-mêmes. Que cela vous serve de critère. Si ce que vous prenez pour le disciple en vous n’a pas de sympathie pour les autres aspects de vous-mêmes, ça ne peut pas être le disciple et, s’il prend peur devant tel ou tel aspect de vous-mêmes, il n’est plus du tout intelligent. La peur voile l’intelligence. Il faut qu’en vous le disciple soit un peu intelligent et ait un peu de sympathie pour tous les autres aspects de vous-mêmes. C’est la seule garantie d’un chemin juste."
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vendredi 11 octobre 2024
Non voir
L'unité vient de voir, la dualité vient de penser. L'unité vient de voir la différence, la dualité de penser que l'autre est comme moi. L'unité est le fait, la réalité, ce qui est. La dualité c'est l'apparition d'autre chose, le refus de ce qui est, le non voir.
lundi 23 septembre 2024
L'Indestructible, par Arnaud Desjardins
« Swâmiji m’a dit un jour : « You know shooting films because you have the being of a cameraman – vous savez filmer parce que vous avez l’être d’un cameraman. » En tant que réalisateur de films, je peux dire que c’était vrai : j’ai été bien servi par le cameraman Arnaud Desjardins, donc je comprends bien Swâmiji. Mais, une fois rentré dans ma petite chambre et notant mon entretien, je me suis demandé : « Pourquoi m’a-t-il dit cela ? Qu’est-ce que cette formulation qui mélange les verbes avoir et être ? » C’est qu’en effet « l’être d’un cameraman » est périssable et mourra si j’ai une maladie évolutive aux yeux qui fait que je vois de moins en moins bien. La cécité détruit les cameramen et les coureurs automobiles, pas les ténors. Et elle ne détruit pas les pères ou les mères.
Si une femme pianiste virtuose et mère perd son enfant, la mère est brisée mais pas la pianiste. On peut même imaginer que sa souffrance de mère, si elle arrive à la surmonter, puisse enrichir sa sensibilité pour interpréter certaines œuvres. Mais un accident aux mains, même léger, et la pianiste est détruite. Elle peut encore jouer une petite mélodie pour apprendre des chansons à ses enfants mais la virtuose a été tuée. Tous ces aspects de nous-mêmes pour lesquels nous nous prenons sont destructibles – tous ne seront pas détruits mais la plupart le seront par le vieillissement : on n’a plus les mêmes performances physiques, la même mémoire, le même magnétisme sexuel.
Réfléchissez à cette idée. J’ai des enfants, donc c’est moi en tant que père qui suis plus ou moins comblé, déçu ou détruit. Mes enfants sont charmants et bons élèves, je suis un père heureux. Un de mes fils tombe sous la coupe d’une bande de jeunes révoltés et il en arrive au petit banditisme : je suis détruit en tant que père heureux. J’étais et je ne suis plus.
Si nous remplaçons la peur de mourir par la peur d’être détruit dans un aspect ou un autre de ce à quoi nous nous identifions et qui est changeant, nous comprenons que la voie spirituelle, c’est la recherche de l’Indestructible en nous, ce que le Bouddha avait appelé le Non-Né, ce que l’Évangile appelle le Royaume des Cieux ou le Royaume de Dieu, ce que le vedanta appelle l’atman. Il s’agit d’une recherche menée en soi-même. Ceci est destructible, cela est destructible. Le reconnaître n’est pas pessimiste mais réaliste. La beauté est fragile : un accident au visage que la chirurgie esthétique ne peut pas complètement réparer et une actrice n’est plus une star. Ayez le courage de reconnaître : « En quoi suis-je destructible – ou, plutôt, quels aspects de “moi” le sont-ils ? » Croyez-le ou non, pour certains hommes, la destruction de leurs cheveux par la calvitie est une souffrance cruelle ! Qu’est-ce qui est détruit ? L’homme qui avait une belle chevelure. »
(Arnaud Desjardins, «La paix toujours présente», chap. 3)
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samedi 21 septembre 2024
Gilles Farcet et la fonction d'enseignant spirituel
Une longue interview de Gilles Farcet qui partage son expérience
de l'enseignement reçu d'Arnaud Desjardins.
samedi 10 août 2024
La voix de Swami Prajnanpad
Gilles Farcet :
La parole de Swami Prajnanpad est la source et l'inspiration de bien des partages ici présentés.
Et voilà que grâce au travail de Colette Roumanoff, chacun peut désormais entendre la voix de Swamiji, et pas seulement quelques secondes mais d'un bout à l'autre de plusieurs entretiens donnés à des élèves français. Pour celles et ceux qui se sont depuis longtemps nourris des formules de Swamiji,de sa perspective à la fois radicale et si humaine, quelle merveille ! La voix, c'est si ... parlant ! Imaginez entendre la voix du Christ ...Ou dans un autre registre, celle de Rimbaud lisant "le bateau ivre" ou de Whitman déclamant "Song of Myself' ...
D'autant plus remarquable, les enregistrements ici partagés s'accompagnent d'une transcription simultanée en anglais ET en français ! Je partage ici le lien vers un entretien avec Pierre Wack, mais le site en propose un certain nombre avec différents élèves.
Alors, merci merci Colette et celles et ceux qui l'ont aidé !
Voici le lien pour écouter cette voix unique
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samedi 1 juin 2024
Qu'est ce qu'être normal ?
(extrait du "carnet")
Une liberté intime vis à vis de tous les cadres, contextes, institutions y compris spirituelles, cette liberté se traduisant paradoxalement par une aptitude à respecter et se conformer à tous les cadres, contextes et institutions y compris spirituelles, dès lors que cela s’avère nécessaire et juste.






















