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mercredi 2 septembre 2026

"La mort n'a aucune réalité"

 

Comment devrais-je penser à la mort, et comment puis-je faire face à l'expérience de la mort ?

 La pensée apparaît dans le silence et disparaît dans le silence. Quelque chose qui apparaît dans quelque chose et disparaît dans quelque chose n'est rien d'autre que cela.

De même, ce que vous croyez être vous-même apparaît et disparaît dans le silence. Ce que vous comprenez par la mort n'est en réalité rien d'autre qu'un indice de silence, de la vie elle-même. La mort n'a aucune réalité. Mais si vous ne la voyez pas de cette manière, elle reste une idée stagnante dans laquelle vous êtes piégé. Tant que vous vous prenez pour une entité indépendante, vous êtes soumis au karma. Mettons-le d'une autre façon : avant de parler de la mort, demandez-vous ce qu'est la vie. Toute perception n'est, uniquement parce que vous êtes une présence éternelle. C'est le fond d'une conscience éveillée, de rêves et de sommeil profond. Dans la connaissance vivante, dans cette présence actuelle, le problème de la mort n'a aucun sens.

-Jean Klein

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vendredi 31 juillet 2026

Conscience


 Comment puis-je apprendre à connaître la conscience sans lien avec les choses ?

-Jean Klein - Devenez plus conscient du moment où une pensée ou une activité prend fin. Vivez dans l'identité avec ce moment. Vous ressentirez l'ego à la recherche d'une nouvelle pensée pour poursuivre sa existence. Il ne peut pas survivre sans le carburant de la relation sujet objet. Lorsque vous êtes libre de l'image de soi, votre pensée n'est qu'un véhicule occasionnel. Lorsqu'il n'y a rien à penser, vous ne pensez pas. La pensée continue est une défense, une forteresse pour l'ego, rien d'autre. Devenez familier dans la vie quotidienne en regardant les situations sans l'intervention de l'« moi » et de ses désirs, des aversions, des résistances, des préférences, etc. Maintenez cette regardée sans motivation et vous verrez que lorsque l'observateur et l'observé ne sont plus alimentés, ils disparaissent. Vous serez alors en train de regarder soi-même. Cette simple regardée, libre de l'acteur et de l'acte, est la conscience intemporelle, le fond d'une activité.

-Jean Klein

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jeudi 27 novembre 2025

Source des mots


 "La fonction réelle des mots est d'agir comme indicateurs du silence d'où ils surgissent. Les mots sont des fenêtres du vide vers le vide. Ils sont le cadre, le seuil. Un mot est comme un oiseau qui, traversant le seuil, devient visible un instant, et nous pouvons apercevoir ses superbes plumes. Si nous le suivons alors qu'il disparaît, il nous conduit au vide, au silence."

- Jean Klein, "Qui suis je? La quête sacrée"

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lundi 19 mai 2025

La pensée positive ?

 Q : Y-a-t-il quelque valeur à essayer de penser de façon positive ?

JEAN KLEIN : La pensée positive appartient à la survie psychologique. C'est l'affirmation de l'ego. La technique psychologique renforce l'expérience et l'expérimentateur. Mais tant que vous vivez encore dans le mental, dans la complémentarité, alors la pensée positive est plus proche de votre nature réelle que la pensée négative. Cependant, toutes ces méthodes sont des béquilles pour vous aider à marcher avec une sécurité apparente. Ce sont des supports pour les immatures. Lorsque vous vivez dans la globalité, vous n'avez pas besoin de tels supports. 

(Qui suis-je ? La quête sacrée)

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BYRON KATIE : Il est impossible de mettre fin au stress ou à la souffrance en remplaçant les pensées négatives par des pensées positives. Cela peut fonctionner dans une certaine mesure, mais à un moment donné le mental finira par vous déjouer. Il y a tout un abysse de pensées non examinées qui annulent les pensées positives que vous essayez de croire. 

En définitive, il est impossible de se débarrasser de nos pensées négatives, car nous ne pouvons pas contrôler notre mental. En regardant notre mental en profondeur, nous constatons que nous ne créons pas de pensées. Nous ne pensons pas : nous sommes pensés. La souffrance peut être soulagée et ultimement éliminée en remettant en question nos pensées stressantes. Le Travail fournit une méthode simple et efficace pour y parvenir. 

Je n'ai pas lâché prise de mes pensées stressantes : je les ai remises en question, et alors elles m'ont lâchée.

(Source : thework.com) 

☯️

ÉRIC BARET : Il n'y a rien à refuser. Vous n'êtes pas responsable de ce que vous pensez. Vous êtes le résultat de tout votre passé, toute votre hérédité, toute votre génétique. Donc, quoi que vous pensiez, tôt ou tard, il faut l'accepter. 

Vous n'avez pas le choix dans la vie. 

Tout ce que vous pensez est conditionné. 

Vous n'y êtes pour rien. 

On ne choisit pas : on est choisi. 

Les gens qui décident sont des gens qui ne sont pas à l'écoute. 

☯️

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mardi 11 mars 2025

Temps et énergie dépensés

 


Si l’on a une certaine inclination pour la vie spirituelle, je pense qu’il ne faut pas passer trop de temps à essayer de trouver la meilleure maison, le meilleur travail, le meilleur n'importe quoi, car ce que l'on considère être "meilleur", ce n’est que notre manière de voir les choses. Bien sûr, si la maison n'a pas de fuites, c'est bien, si le quartier n'est pas trop violent, c'est bien, si vous avez un travail décent, c'est bien, mais pour moi ce n'est pas central.

Il ne faut donc pas dépenser trop d’énergie à essayer de se construire une vie fonctionnelle. C'est peut-être une erreur en Europe et en Amérique, que les gens pensent qu'ils doivent d'abord établir une sorte de structure matérielle et qu'ensuite ils pourront approfondir leur vie spirituelle. Jean Klein a toujours méprisé cette manière de voir les choses, affirmant que vous échappez à l'appel de la Vérité. 

Quand l'appel de la Vérité est là, ce n'est pas le moment de préparer quoi que ce soit : il faut se conformer à cet appel et ainsi rendre sa vie fonctionnelle de manière minimale, pour ne pas dépenser trop d'énergie avec votre maison, ou avec votre femme, ou votre mari, ou vos enfants, ou votre entreprise, ou votre jardin. Ces choses peuvent être là, mais elles ne sont pas le centre de la vie et alors l'investigation peut commencer. Donc, encore une fois, ce n'est pas mal d'avoir une vie fonctionnelle, mais ça ne devrait pas être si important ; c'est préférable que ça soit fonctionnel de manière simple. 

~ Éric Baret 

(extrait d'une vidéo en anglais)

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mercredi 24 juillet 2024

Retour à soi

Un beau cadeau d'anniversaire que ce livre reçu ! Une nouvelle année qui offrira un profond voyage (hexagramme 56) intérieur.

Merci à José Le Roy avec qui j'ai déjà pu partager de belles expériences d'ouverture...


"On pourrait dire que notre désir d'absolu est une profonde nostalgie de 'retour à la maison' qui subsiste en nous à l'état latent, sans que nous n'en comprenions bien le sens."

Jean Klein


"L'espace ainsi dévoilé nous montre que notre maison est infiniment accueillante. Cette maison n'a aucune préférence ; elle propose un accueil inconditionnel pour tout ce qui surgit dans l'instant."

José Le Roy



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mardi 28 novembre 2023

Où est la peur ?


 Devenez conscient de la localisation de la "peur" dans votre corps, dans votre estomac, dans la poitrine, dans le cou ou la mâchoire ; alors vous êtes dans le présent.

En d'autres termes, abandonnez le concept "peur" parce qu'il appartient au passé, et faites fasse à la peur actuelle avant de la nommer.

C'est du très grand art, que de faire face à la sensation sans la contrôler, sans la fuir, l'analyser ni la juger, mais tout simplement l'écouter.

C'est dans cette écoute que vous parviendrez à comprendre que vous n'êtes pas le corps.

Jean Klein / Entretiens à Delphes

œuvre de Gérard Beaulet

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lundi 9 octobre 2023

L'écoute est notre vraie nature.


Nous sommes plus ou moins habitués à être à l'écoute d'un objet, de notre environnement, de notre plus proche entourage : corps, sens, pensée.

Mais je parle ici de l'écoute où il n'y a rien à écouter.
Vous ne pouvez jamais penser cette écoute, jamais l'objectiver, jamais l'immobiliser ; et dans l'écoute, il n'y a aucun auditeur, il n'y a aucune place pour une personne qui écoute, organise, agit, éprouve du plaisir et de la souffrance.
L'écoute est désencombrée, libre de toute mémoire.
C'est un non-état.

Jean Klein / transmettre la lumière


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jeudi 5 octobre 2023

 


"Pas un millimètre de ta vie n'aurait pu être différent.

Si cette évidence prend corps en toi, la maturité qui en découle te révélera le silence profond."

Jean Klein

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Avons-nous besoin d'avoir des buts dans la vie ?
Lorsqu'il y'a un "moi", il y a un but.
Lorsqu'il n'y a pas de sens d'un "je", il n'y a pas de but mais uniquement la beauté de vivre dans l'éternité.
Si vous croyez être le "je" individuel, vous êtes isolé de votre environnement, et cet isolement amène un sentiment d'insécurité, de crainte et d'anxiété. Vous recherchez alors des buts. Vous vous faites du souci et vous anticipez.
La vie n'a pas besoin de raisons d'être.
C'est là sa beauté.
Jean Klein

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vendredi 25 août 2023

Et la lumière fut

A la manière de Jean Klein ci-dessous pour décrire un changement d'état, Arnaud Desjardins utilisait l'image d'une lampe dont le cordon d'alimentation était trop éloigné de la prise, jusqu'au moment où en se rapprochant, la lumière pouvait alors apparaître.

Question.---Cette approche vers le Soi se fait-elle par paliers ou est-elle abrupte ?

   


 R.--- Le pas d'un monde conditionné dans un monde non qualifié est abrupt. Il n'y a pas de pont, mais la démarche jusqu'à ce pont se fait par paliers.

     La progression est en spirale. Il y a d'abord accumulation, augmentation d'énergie, précipitation vers un point culminant, véritable éclatement, épanouissement, effet en force de courte durée ou effet étalé en largeur, puis descente, ralentissement, avec déperdition d'énergie, jusqu'à arrêt, repos, formation d'énergie nouvelle et redépart. Dans cette observation, il faudrait surtout porter son attention sur le moment du repos lors de la formation d'énergie souvent accompagnée de fatigue et de dépression. Ceci amène l'individu immédiatement à compenser ce vide aux dépens de l'énergie qui a besoin de se reformer. Ainsi, il empêche le départ en flèche, limite la montée et, de ce fait, abrège la période, ce qui affecte le mouvement ascensionnel tout entier.

     Chaque faculté mise en jeu crée un rappel sur tous les plans, que ce soit dans un sens positif ou négatif. Il faut être très lucide pour percevoir le rythme de ces invitations. Du point de vue de l'élimination, il ne faut pas succomber à leur tentation, et du point positif, il ne faut pas manquer à leur sollicitation. Si dans les deux sens, on les respecte, dans le premier cas les rappels s'espacent de plus en plus et, dans le deuxième cas, ils deviennent de plus en plus rapprochés. 

     Plusieurs fois dans la journée, prenez distance vis à vis de vous-même, de vos émotions, de vos pensées. Recommencez-le le lendemain, etc. jusqu'à ce que vous sentiez le réveil du rappel. Cette désidentification par laquelle vous cessez de ressasser vos mécanismes habituels, de vous remémorer vos échecs et vos succès, vous économise une force considérable. C'est celle-ci qui va servir à votre éveil, vous aidant à distinguer entre le Réel et le non-Réel.

Jean Klein, "L'homme et la connaissance ", tradition, liberté, entretiens, 1965

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mardi 13 juin 2023

Continuum


" En réalité le monde est créé à chaque instant. 

C'est juste le souvenir qui nous donne la fausse impression de continuité."

Jean Klein

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vendredi 28 avril 2023

Être espace

 


La méditation va d'instant en instant.

Les yeux voient, les oreilles entendent.

Les organes fonctionnent.

Il n'y a ni intériorisation, ni concentration, ni introversion, ni retrait des sens.

Ne cédez pas à ces vieilles habitudes de retrait.

Entrez dans une expansion non orientée, dans l'espace sans espace.

C'est sahaja, le non-état naturel où toute activité est au sein de l'être.

transmettre la lumière/jean klein/le relié poche

illustration de Gérard Beaulet

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mercredi 21 septembre 2022

Corps conscience

 


La Conscience seule est.

La transcendance et l'immanence sont une même chose.

Seul, le mental les distingue l'une de l'autre, comme il distingue le sujet et l'objet.

En vérité, le sujet est l'objet et l'objet est le sujet, la dualité n'existe pas.

Saisissez-bien ! Il n'y a pas l'un et l'autre, mais uniquement Un.

Seulement, cela doit " entrer dans les os ", pourrait-on dire, notre corps est une émanation de la Conscience.

Jean Klein

A l'écoute de soi / Les Deux Océans

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samedi 14 mai 2022

Accueil perceptif

 


Faites de votre peur une perception réellement pure, laissez-la se déployer, sentez-la dans votre corps.

En un certain sens, il s'agit d'une énergie comprimée qui se dissipe en se déployant.

Elle ne peut se déployer qu'en l'absence d'un "je", qui est son complice naturel, qu'en présence d'une acceptation innocente, d'une écoute innocente, d'un regard innocent.

Vous ne pouvez comprendre cela qu'en expérimentant la perception pure.

Jean Klein -Transmettre la lumière

éditions le Relié


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lundi 17 mai 2021

Espace sans identité...



 Quand je veux méditer, une grande lourdeur m'envahit, une somnolence me gagne ; une énergie négative s'étend, s'amplifie, puis le sommeil m'accable.

-Ce sommeil équivaut à une absence d'activité. Un silence. Il va croître, mais ce n'est pas encore un silence sans objet. C'est pourquoi vous vous endormez. Lorsque votre attention silencieuse à une autre dimension, non pas l'arrêt des pensées et des sensations, elle occupe alors un immense espace en vous et vous ne vous endormez plus.

Jean Klein




 "Nous essayons de connaître ce "Je" qui s'identifie à ce corps dans l'état de veille, à un autre corps dans l'état de rêve, et qui n'a pas de corps dans le sommeil profond. Ce "Je" qui n'a pas de corps dans le sommeil profond a rêvé qu'il était un papillon dans mon rêve, et un être humain à présent. Quelle est la vérité ? Le "Je" seul est la vérité. Les autre choses vont et viennent. D'où viennent-elles ? Du "Je" qui est infini et qui, parce qu'il est infini, peut projeter un univers entier. Vous-mêmes, vous projetez bien la totalité de l'univers du rêve. Pareillement, vous avez projeté aussi l'univers de l'état de veille. Vous pouvez observer ce processus très facilement : il a lieu tous les jours. Dans le langage des écritures, vous engloutissez et digérez chaque jour les deux univers, celui du rêve et celui de l'état de veille, et vous existez de manière très heureuse dans l'état de sommeil profond, sans corps et sans monde. Rien n'est là, et pourtant, vous êtes très heureux dans cet état. Réfléchissez-y et la vérité deviendra très claire."

Enseignement de la sagesse, Le témoin p 26


* Littéralement : tourné vers le Sud. Aspect de Shiva représenté en tant que Jnani dispensant la connaissance à des disciples.

 

source citation:  ipapy
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mercredi 16 décembre 2020

Présence du cœur

 


Donnez-vous entièrement avec toute votre intelligence du cœur à ce qui se présente à vous d'un moment à l'autre, ou, si vous préférez, laissez s'éteindre chaque instant pour accueillir le suivant.

J.Klein

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lundi 22 mai 2017

Perception globale avec Jean Klein

Question:
Je pense que mon problème est de ne pas arriver à faire cesser la ronde des pensées. Je pense que l'observateur est une pensée, mais cela est une autre pensée, et c'est un concept de plus.

Jean Klein : Au moment où vous faites ce constat, sortez de l'objet, de l'idée d'observateur ou du sentiment d'être un observateur, et sentez vous dans la vision seule. Je dirais même sentez vous derrière vous-mêmes! En un sens, cela ressemble d'abord à une localisation derrière, à la base de votre crâne.

Je vois bien cela, mais aussitôt je le conceptualise. Vous ne devez pas, vous devez le ressentir comme une perception globale.
Qu'arrive t-il quand surgit immédiatement la pensée "Maintenant je suis derrière"? Toutes les pensées sont dans le front, aussi ne pouvez vous pas être derrière et en même temps penser "Je suis derrière". En vous percevant derrière, vous percevez une extraordinaire énergie. Cette énergie n'est pas le courant qui frappe le cerveau et forme un concept. Elle demeure énergie. Elle n'aboutit pas à une formulation: "Je suis ceci ou cela".
Donc il y a conscience d'une énergie dans sa globalité, mais il n'y a pas de pensée? Absolument. Complète absence de toute pensée.

Mais il y a encore le désir de s'approprier cette énergie, de faire quelque chose avec elle, de la pousser vers une fonction... Vous demeurez le maître de cette énergie, en un certain sens elle est encore orchestrée par vous. Vous êtes conscient qu'elle ne glisse pas vers une conceptualisation. Il est important pour vous, à ce moment là, de vous sentir derrière vous-mêmes. Ce sentiment d'être derrière vous-même peut se comparer à cette sorte de sensation tactile que vous éprouvez, quand vous êtes assis là, et que vous la laissez se déployer au contact du mur qui est derrière vous. Vous pouvez certainement le faire - non comme une idée mais comme une perception, comme une sensation. La sensation tactile réside plus ou moins à la surface, mais le sentiment de se percevoir derrière, le sentiment dont je parle, est très puissant. Il peut subsister, pour une seconde, une certaine dualité - qu'il y a quelqu'un qui perçoit et quelque chose de perçu - mais tous deux disparaissent, et il ne demeure que la perception.


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vendredi 9 septembre 2016

Vision fragmentaire...


« Quand votre écoute est globale, chaque instant est neuf, sinon il ne s'agit que de répétition. 

Aussi longtemps que durera le réflexe de vous prendre pour quelqu'un, vous ne verrez que des fragments, et le regard que vous porterez sur votre environnement ne pourra être que fragmentaire. 
C'est la vision fragmentaire qui crée un problème ; sinon il n'y a pas de problème. 
C'est vous seul qui créez le problème... » 

Jean Klein, 
Transmettre la lumière.

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