Affichage des articles dont le libellé est experience. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est experience. Afficher tous les articles

mardi 7 avril 2026

Subir l'expérience

 Q : Qu'en est-il de la douleur physique ? Et de la souffrance ? 


Mooji : Tout est grâce. Si vous aviez vraiment le libre arbitre et le pouvoir de façonner votre destin, de créer votre vie idéale, vous laisseriez probablement de côté tous les inconforts, tout ce qui défie votre ego, tout ce qui expose vos sentiments de culpabilité ou de honte et tout ce qui menace vos attachements. Vous excluriez tous ces éléments et les remplaceriez par des expériences à saveur de chocolat.

Mais quel que soit votre effort pour construire et sécuriser une vie qui satisfasse vos projections, vous échoueriez toujours à égaler, en qualité et en bon augure, la vie qui se déroule sans intention humaine.

Un homme a dit un jour à Sri Nisargadatta : "Maharaj, vos paroles résonnent profondément dans mon cœur. Je sens leur pouvoir et je sais qu'elles sont vraies. Mais si je dois être honnête en décrivant mon expérience, je dois admettre que tout au long de ma vie, j'ai ressenti continuellement de la souffrance..."

Et Maharaj répondit : "Non, ce n'est pas vrai. Vous ne faites pas l'expérience de la souffrance, vous souffrez parce que vous subissez votre expérience."

Vous souffrez parce que vous n'acceptez pas votre expérience.

Quand vous ne souffrez qu'à moitié, vous pouvez l'endurer. 

Mais si vous souffrez totalement votre souffrance, elle vous laisse tomber.

-----------------------


mardi 25 août 2020

Le prochain pas... de lumière


La vie amène le prochain pas : ce n'est pas moi qui décide. 

Quand vous vous laissez porter par le courant, le courant vous fait contourner la pierre: vous ne pouvez pas décider. Plus vous comprenez que votre vie est inévitable, dans ses grandeurs comme dans ses petitesses dans ses joies comme dans ses peines, plus vous êtes à l'écoute de l'inévitable. Le pas se fait, vous ne faites plus de pas. 

Plus de souci, plus d'hésitation : vous n'avez rien à perdre ni à gagner. 
Vous découvrez alors qu'il n'y a plus de sagesse non plus. Ceux qui ont des expériences spirituelles sont tout à fait respectables, mais cela vous laisse indifférent. Ce qui peut être expérimenté ne vous concerne pas. Ce qui vous concerne, c'est la lumière derrière l'expérience. Vient un moment où l'on éprouve presque une forme de répulsion envers ce que l'on peut expérimenter. Toute expérience est mentale et ce qui est au-delà du mental ne s'expérimente pas. L'écoute ne peut s'objectiver. Le dynamisme vous quitte. 

Eric Baret 
De l'Abandon

**********

dimanche 10 février 2019

HARA (2)

Regard Bouddhiste : On entend souvent parler de hara dans les arts martiaux et d’autres disciplines. Qu’est-ce exactement que le hara, peut-on le définir ?

Jacques Castermane ;
Il y a 20 ans, j'aurais pu en parler pendant trois quarts d'heure, et aujourd'hui je dis que ce qu’on nomme Hara, au Japon, est insaisissable par la pensée ; ce qui ne veut pas dire que la réalité qui se cache derrière ce kanji est inconnaissable. Voilà la difficulté pour l'homme occidental quand il est confronté à des expressions comme hara, aïkido ou kokyu. Nous sommes tentés de les capter à travers la conscience qui objective, qui conceptualise, rationalise, et nous pensons avoir compris. 
Il est donc très di fficile de parler de hara. Il est tellement plus simple de pratiquer les exercices qui permettent de découvrir hara. C'est ce que j'ai eu la chance de faire depuis l'âge de 20 ans lorsque j'ai commencé la pratique de l'aïkido. Le maître de l’art (Masamichi Noro), n’arrêtait pas de nous dire de pratiquer avec « hara » . Cette injonction était suivie d’une démonstration qui était à la fois spectaculaire, esthétique, libre... Mais il n'y avait jamais d’explication, on se demandait bien ce qu'il fallait faire.Plus tard, après avoir découvert le livre de Karlfried Graf Dürckheim, Hara centre vital de l'homme, j’ai assisté à un colloque où il était présent. J'ai oublié tout ce qu'il a dit, mais je ne pouvais me défaire de l'impression qui était la mienne en le voyant tel qu'il était. Quand il parlait, il me donnait l'impression d’être ce qu'il disait. Il parlait du calme, il parlait de la sérénité, il parlait de la confiance, et c'était bouleversant. J'avais devant moi un homme serein, calme et confiant. Cet homme était l'expression même de ce qu’on désigne par le mot hara.  
Après le colloque, il m'a invité à le rencontrer en Forêt-Noire. Je m’y suis rendu, et cela m'a tellement bouleversé que j'ai laissé tout ce que je faisais en Belgique, mon cabinet de kiné, les amis, la famille... J'ai eu l'occasion de travailler une vingtaine d'années avec Graf Dürckheim, dont 5 ans au quotidien.  
Rütte, le petit village où résidait Dürckheim, était le domaine de la culture du hara. Le plus important, pour Dürckheim qui avait baigné dans le monde du zen au Japon, était de différencier ce qu’il appelle le corps que l'homme « a » et le corps que l'homme « est ».  
Hara est le centre vital du corps que l'homme « est », que les Allemands appellent Leib. C’est le corps vivant ! Ce tout corps vivant dans son unité qui est absolument autre que la somme des éléments qui composent le corps objectivé par la science.
Tous les exercices proposés dans le monde du zen engagent le corps que nous sommes, que ce soit la méditation (zazen), le tir à l’arc (kyudo), l’art du thé (chado), l’art du combat au sabre (kendo), etc. 
Le but de ces exercices, le but de la culture de hara ? Le calme intérieur ! Hara désigne l’homme qui est centré en son juste milieu. Par sa manière d’être en tant que corps vivant cette personne témoigne, par exemple, qu’elle a infiniment de temps intérieurement ; qu’elle est calme, sereine, confiante. En suivant les enseignements proposés par Dürckheim, j’avais l’impression de mettre de l’humain dans ma vie existentielle. 


 Comment peut-on faire cette expérience ? 

Hara est très certainement ce qu’il y a de plus naturel en tout être humain. J’observe que si le tout jeune enfant n’était pas naturellement centré, il ne pourrait jamais s’asseoir, se mettre debout, marcher. Hara est le siège de la force vitale, le fait que « je vis parce que suis un être vivant », écrit Heidegger. Mais ce pilier de la phénoménologie ajoute « Je pense parce que je suis un être pensant ». Le grand problème de l’homme actuel est de s’identifier à la seconde indication et d’ignorer la première. En s’enfermant dans la mentalité il se coupe de sa vitalité, qui est notre vrai point d’appui tout au long de l’existence.


  Ce tout corps vivant dans son unité qui est absolument autre que la somme des éléments qui composent le corps objectivé par la science. 

******** 
 

mardi 31 octobre 2017

Nous apprenons ce qu'aimer veut dire


Nous apprenons ce qu'aimer veut dire à partir de trois expériences fondatrices :

1/ Au creux des bras maternels qui nous ont tenus.

2/ À partir de la façon dont notre père s'est imposé ou non à cette relation privilégiée; et cela à la fois parce que, par son désir pour lui, la mère a fait une place à son mari et parce que le père a assumé cette place.

3/ Et aussi à partir de la manière dont les parents s'aimaient entre eux; un enfant a existentiellement besoin que ses parents s'aiment en se reconnaissant dans leurs différences. Si tel est le cas, c'est le gage pour l'enfant qu'il pourra se permettre à son tour d'être différent, sans craindre de perdre l'amour de ses parents.


Nicole Jeammet 
«les violences morales»
Odile Jacob

-----------
 

jeudi 26 octobre 2017

Grandissez ! par Thierry Gaillard

Auteur-compositeur-interprète, Thierry Gaillard, est élève de Lee Lozowick, dans la tradition des Bâuls d'Occident, cousins des musiciens mystiques du Bengale. Il a fondé le groupe « Manny », qui se produit régulièrement en Europe, et notamment en Allemagne où les médias Vont surnommé le poète rock. Il est l'auteur du roman initiatique Le Grand Singe à la fissure dans le cœur (Ed. Charles Antoni / L'Originel) dans lequel il conte avec humour le chemin d'un jeune endormi en quête de sens, jusqu'à la rencontre avec son maître.


"Si je m’endors, me réveillerez-vous ? ", demande Claudio Capéo dans sa chanson L’homme debout.

Un cri du cœur authentique, qui inspire ma nature romantique et sert parfaitement la cause d'un refrain. Le cri d’un cœur affamé de la beauté objective des profondeurs, malmené par un monde moderne déshumanisé. Un appel sincère mais qui ne reflète guère la réalité brute d’un chemin spirituel, mains plongées dans le cambouis du façonnage de l’être.

Dans mon expérience, la réalité est plus proche d'un « je dors » suivi de « et je ne veux pas être
réveillé ! Le bureau des réclamations est fermé, ne repassez pas demain ».

Bien sûr, je clame le contraire et je n’ai rien d'un hypocrite. J’ai vraiment, au fond du cœur, cette nostalgie d’une condition d'homme libre du chaos des émotions. J’ai soif d’absolu et je suis prêt à faire certains efforts.

C’est ainsi qu’au cours de mes pérégrinations quêteur de sens, je me suis retrouvé à boire potions magiques autour de la marmite des chamanes amazoniens. En état de transe répété, j’étais convaincu de mes percées vers des niveau de conscience élevés. Un feu d’artifice de visions fortes, que je considérais comme autant de réveils, comblant ma fascination pour les expériences spectaculaires.


Lorsque, gavé de potion magique qui donne une force surhumaine, je rencontre Lee Lozowick, j’ignore tout de la relation d’un maître à son élève.
Un maître ? Pas vraiment, non merci, j’aime plutôt bien ma façon de voir les choses. Dans le langage des Dupont-Dupond : « Je dirais même plus, c’est mon avis et je le partage. »

Mais quelque part, une petite voix souffle des airs de « pourquoi pas » ? Après tout, un enseignant spirituel, reconnu comme tel, validera peut-être mon auréole d'apprenti saint qui s’apprête à illuminer le firmament ? Je flotte alors sur les hauteurs d’un cumulo-nimbus grisâtre qu’en toute bonne foi je vois rose ou proche du blanc immaculé.
En bien peu de mots, Lee s’emploie à me ramener sur terre. Peu de verbes et beaucoup d'amour, sans complaisance.

À la lettre que je lui envoie, description jolie de mes prises de conscience éclairées, il me répond, en grosses lettres noires en travers de page :
« CRAP CRAP CRAP, only mind, RELAX ! » (de la merde, de la merde, de la merde, que du mental, détends-toi !). Je reste interdit, la mâchoire au sol, façon loup Tex Avery, stoppé net dans des élucubrations mentales qui pensent savoir penser juste...

Si je m'endors, réveillez-moi !
Je le demande le cœur sincère, mais que suis-je prêt à recevoir, hors des sentiers balisés de mes préférences personnelles et de mes tendances psychologiques ?




Lee raconte l’histoire d’une de ses élèves, de famille fortunée, aux dehors très soignés, qui lui demande une tâche pour travailler au corps la mécanique de l’ego. Alors qu’elle est prête à s’investir dans une action forte, aller ramper dans la boue des bidonvilles pour servir la soupe aux démunis, Lee lui propose, en guise de mission, de ne plus porter aucun maquillage ni vêtement chic pendant un certain temps. Il décrit l’air horrifié de cette femme à l’idée de ce défi insurmontable.

« Moi » a ses limites. La voie rabaisse mes prétentions.

Grow up ! (Grandissez !)

Un mot, deux en anglais, que Lee Lozowick a hurlé à ses élèves dans les dernières années de sa vie et qui résument l’ensemble de la voie.
L’enfant timoré qui a dirigé la majeure partie de ma vie lui en a voulu de la brûlante simplicité de cette affirmation aux contours bien trop réels. Ce même enfant qui se rêve lancé sur les traces de Ramana Maharshi et se retrouve brutalement ramené au constat décevant de devoir seulement... grandir ?

Il n'a pas dit : « Tout n'est qu’amour, beauté et illusion. asseyez-vous au pied d’un arbre pour contempler le silence et la vacuité de votre être profond. »
Au lieu de cela, il a hurlé : « Grandissez ! », en alternance avec un sourire d’une tendresse à dégeler les cœurs les plus endurcis. Le chaud et le froid en guise de bain-marie écossais et mon cœur qui fond à petit feu.
En d’autres mots, « incarnez des qualités d’adulte en prenant la responsabilité de pratiquer ».
 

Un ami était plongé dans une grande confusion, douloureusement tiraillé entre plusieurs options, dans un de ces virages de vie que nous connaissons tous. En désespoir de cause, coincé dans un cul-de-basse-fosse intérieure, il décide de solliciter l’aide de son maître : « Lee, je suis si perdu que je suis prêt à faire n’importe quoi. Donnez-moi une instruction et je la suivrai. » Réponse : « OK, je veux que tu fasses un choix. »

Un jour, je lui demande de m’aider à clarifier pourquoi j’ai du mal à mettre de l’énergie dans ce qui est vraiment bon pour moi. Sa réponse :
« Clarify what ? Lazy is lazy. Your loss, my friend ! » (Clarifier quoi ? Quand on est paresseux, on est paresseux. C’est toi le perdant, mon ami !)
Caramba ! Ça coince aux entournures. Mon cri d’enfant: « S’il vous plaît, pouvez-vous me réveiller ? »

Le facteur de réveil n’a que rarement l’odeur que je lui prête dans mon imaginaire fécond.

Déçu par l’échec de bon nombre de relations amoureuses, j’avais décidé que le statut de célibataire me convenait à merveille. Plus besoin d’affronter les écueils de la vie de couple et même l’occasion d’embrasser enfin une vie plus contemplative. « C’est mon chemin, j’en suis certain... » Cause toujours. Au contact de la voie que propose mon maître, au fil des ans, cette idée a dérapé et j’ai tout naturellement glissé dans le feu d’une relation intime, avec laquelle j’apprends aujourd’hui ce que cent ans de célibat ne m’auraient jamais enseigné : construire l’amour, lentement, un pas après l’autre, et prendre le risque de la vulnérabilité. Vous voulez être réveillé ? Essayez de jouer au plus malin et de (vous) mentir au nez et à la barbe de votre conjointe...

Lee disait parfois : « Si vous voulez savoir quelque chose à votre sujet, demandez à votre épouse (ou votre époux). »

Rêver que des heures sur Youtube, à boire les paroles du nouvel « éveillé » à la mode, m’apporteront les secousses nécessaires à une maturation de l’être, est une activité vouée au même succès que d’enseigner les règles de la marelle à un cochon de lait.

Ce qui, au quotidien, m’extirpe de ma condition d’endormi n’est pas l’éblouissant fracas d’un mur de pénitencier qui vole en éclats, mais plutôt le long et patient crissement de la lime sur les barreaux, petit geste répété chaque jour avec précision. En un mot : la pratique.

Quelle pratique ? Simplement ce que mon maître me propose de pratiquer. Un ensemble de recommandations (jamais d’obligations, le fameux libre-arbitre. oui ou non. ai-je envie d’être heureux ?), actives, disponibles, même en son absence physique. La pratique établit une connexion entre mon cœur et le courant de bénédictions de la lignée de grandes âmes dont mon maître est un représentant. J’en ai besoin, c’est vital. Sans cette force, infiniment plus grande que le meilleur de mes ressources personnelles, sans le cœur du maître et de ceux qui l’ont précédé, je ne suis qu’une plume livrée aux tourmentes de l’océan. Un frêle esquif condamné aux illusions colorées d’un cocktail spirituel, d’expériences capiteuses glanées au hasard de mes attirances subjectives, ne franchissant jamais d’autre seuil que celui de ma préférence du moment.

Ce qui me réveille est une lente infusion, distillée au compte-gouttes, à la mesure de ma volonté de mettre en pratique, dans un contexte donné, des recommandations qui ont fait leur preuve.


Pour aller plus loin :
www.manny.ch

extrait du magazine Source 2017

***


lundi 22 mai 2017

Perception globale avec Jean Klein

Question:
Je pense que mon problème est de ne pas arriver à faire cesser la ronde des pensées. Je pense que l'observateur est une pensée, mais cela est une autre pensée, et c'est un concept de plus.

Jean Klein : Au moment où vous faites ce constat, sortez de l'objet, de l'idée d'observateur ou du sentiment d'être un observateur, et sentez vous dans la vision seule. Je dirais même sentez vous derrière vous-mêmes! En un sens, cela ressemble d'abord à une localisation derrière, à la base de votre crâne.

Je vois bien cela, mais aussitôt je le conceptualise. Vous ne devez pas, vous devez le ressentir comme une perception globale.
Qu'arrive t-il quand surgit immédiatement la pensée "Maintenant je suis derrière"? Toutes les pensées sont dans le front, aussi ne pouvez vous pas être derrière et en même temps penser "Je suis derrière". En vous percevant derrière, vous percevez une extraordinaire énergie. Cette énergie n'est pas le courant qui frappe le cerveau et forme un concept. Elle demeure énergie. Elle n'aboutit pas à une formulation: "Je suis ceci ou cela".
Donc il y a conscience d'une énergie dans sa globalité, mais il n'y a pas de pensée? Absolument. Complète absence de toute pensée.

Mais il y a encore le désir de s'approprier cette énergie, de faire quelque chose avec elle, de la pousser vers une fonction... Vous demeurez le maître de cette énergie, en un certain sens elle est encore orchestrée par vous. Vous êtes conscient qu'elle ne glisse pas vers une conceptualisation. Il est important pour vous, à ce moment là, de vous sentir derrière vous-mêmes. Ce sentiment d'être derrière vous-même peut se comparer à cette sorte de sensation tactile que vous éprouvez, quand vous êtes assis là, et que vous la laissez se déployer au contact du mur qui est derrière vous. Vous pouvez certainement le faire - non comme une idée mais comme une perception, comme une sensation. La sensation tactile réside plus ou moins à la surface, mais le sentiment de se percevoir derrière, le sentiment dont je parle, est très puissant. Il peut subsister, pour une seconde, une certaine dualité - qu'il y a quelqu'un qui perçoit et quelque chose de perçu - mais tous deux disparaissent, et il ne demeure que la perception.


***

mardi 9 février 2016

Attention angélique avec Christian Bobin


"Tout vient vers nous comme un maître d'école."

Une rencontre avec Christian Bobin est toujours un grand présent : 

_________________


vendredi 16 octobre 2015

Petite démonstration d’impuissance acquise


Voici la vidéo d’une expérience intéressante qui nous aide à mieux comprendre comment la résignation peut être inculquée à une population. On y voit une psychologue (Charisse Nixon) qui réussit à provoquer dans sa classe, à travers l’angoisse et la frustration, un état de résignation et d’impuissance, le tout en moins de 5 minutes.
Il ressort de ce type d’expérience que dans des conditions de frustration ou d’angoisse permanente, l’être humain tend à se résigner et à considérer comme insurmontables des difficultés même légères.

extrait :
"Si l’on pense seulement un instant au bombardement médiatique auquel nous sommes soumis en permanence, il n’est pas difficile de comprendre de quelle manière ces études sont utilisées et qui les manie à son avantage… En soumettant une personne à un sentiment d’angoisse et de frustration constant, on peut l’induire à penser qu’il n’y a rien à faire, que rien ne peut changer sa propre condition, et l’amener ainsi à un état d’apathie où il supportera n’importe quel méfait. À l’inverse, comprendre comment ces mécanismes fonctionnent permet de savoir comment réagir de manière positive à l’adversité.
Certains disaient par le passé que lire pendant 15 minutes un magazine de mode fait baisser le taux d’estime pour soi d’environ 30%, mais aujourd’hui, la guerre contre l’estime de soi s’étend sur tous les fronts : radios, télés, journaux, publicités partout dans les rues, sur Internet et sur les réseaux sociaux qui te suivent où que tu ailles. Imaginez ce que peut provoquer de s’entendre dire tout au long de son existence que quelque chose ne va pas dans votre vie, que votre voiture est vieille, que votre garde-robe est démodée, que vos dents ne scintillent pas, que vous avez de la cellulite, etc.
Autrement dit, à travers la frustration, l’estime de soi plonge sous le niveau zéro et la voie est alors ouverte pour faire accepter avec résignation et apathie n’importe quelle solution qui en général, sera proposée par ceux-là mêmes qui sont à l’origine du problème."


mardi 6 octobre 2015

Voyage intérieur...


L'expérience de la Volonté consiste à sentir la présence de l'Etre comme un soutien intérieur tenace et indéfectible. Ce peut être l'impression d'être debout sur une montagne immense et immuable, ou d'être la montagne elle-même. Quand nous éprouvons cette sensation, nous savons que notre nature essentielle est toujours présente et qu'elle seule est inébranlable.

La personnalité étant une construction mentale, lorsque nous nous identifions à elle, notre âme n'a pas de véritable fondation. Contrairement à l'Être, la personnalité a besoin d'être en permanence étayée et renforcée; nous avons besoin des autres pour leur soutien émotionnel, et d'une affirmation pour préserver notre sentiment d'être la personne que nous sommes.

L'Être, en revanche, est ce qui est présent quand nous nous relaxons pleinement et cessons d'essayer de faire advenir quoi que ce soit, quand nous laissons s'évanouir toutes nos croyances et toutes nos convictions. La présence de la Volonté nous donne un sentiment de confiance en nous et en notre capacité à persévérer c'est finalement la confiance dans notre capacité à découvrir nos vérités les plus profondes, à voyager résolument dans notre domaine intérieur et à découvrir enfin qui nous sommes réellement.

Sandra Maitri 
 Les 9 visages de l'âme 
 Petite bibliothèque Payot - p.121 (source : blog ipapy)


samedi 25 avril 2015

Voyage vers le changement avec Bertrand Piccard (2)


Deuxième parte : lâcher du lest... 
perdre le contrôle
(18 min.)


 

« Notre peur viscérale du doute et de l’inconnu est à l’origine de la plupart de nos problèmes »


vendredi 24 avril 2015

Voyage vers le changement avec Bertrand Piccard (1)


Première Partie : Bertrand Piccard et le changement intérieur
(14 min.)


Êtes‑ vous dans un état d’invulnérabilité, protégé par vos convictions et par vos certitudes ? Vous efforcez‑ vous de n’être touché par rien, afin d’éviter cette fragilité apparente qu’engendre la sensibilité ? Ou alors acceptez‑ vous la faille qui permet à la remise en question de s’insinuer en vous et de faire son œuvre bienfaisante en profondeur ?


source : émission de Marie Pierre Planchon sur Francer Inter, Partir avec...

vendredi 17 avril 2015

vendredi 10 avril 2015

Armelle Six : rencontre sans préjugés et pleine conscience (3)

Armelle Six
 (un extrait d'une émission au Québec)
21 min.
 

"Je sors et des larmes coulent, mon coeur brûle ... Waw... La vie! Le soleil, les gens qui vont au boulot...
Je me sens vraiment toute neuve... 
Belle journée dans la simplicité d'un merveilleux sourire échangé avec un ouvrier tout étonné! "



samedi 28 février 2015

vendredi 27 février 2015

Denise Desjardins et les lyings (1)


J'ai sélectionné deux parties de la récente émission de Frédéric Lenoir avec Denise Desjardins à l'ashram de Hauteville, notamment celles concernant les lyings. Ces lyings sont un des chemins possibles pour entrer en contact avec l'inconscient et des souvenirs passés marquants...



Bonne écoute !
(17 min.)
 





mercredi 10 décembre 2014

Nouvelles façons de donner (3)


5. L’arrondi en caisse
Faites vos courses en solidaires

L’idée vient tout droit du Mexique. En 2013, l’entreprise solidaire MicroDon a lancé un programme national d’arrondi solidaire dans les supermarchés Franprix. Le principe est simple : lors de leur passage en caisse, les clients ont la possibilité d’arrondir leurs achats à l’euro supérieur. La différence est reversée à des associations pour financer des actions de solidarité locales. Au total, 340 points de vente se sont déjà convertis à travers toute la France.


6. Le café suspendu 
Payez un petit noir à un inconnu

Passe un café à ton voisin. Le message commence peu à peu à faire son chemin dans les bars de France et de Navarre. Dans le sillage de leurs homologues napolitains, de plus en plus de consommateurs français prennent l’habitude de payer deux petits noirs au comptoir : l’un pour eux et le second, « en attente », pour une personne moins fortunée. Pour connaître les établissements partenaires, rendez-vous sur le site www.cafe-suspendu.com

7. Les produits financiers solidaires 
Développez votre coopération

Non, la finance et l’altruisme ne sont pas forcément antinomiques ! La preuve. Depuis la crise de 2007-2008, de plus en plus de livrets d’épargne, contrats d’assurance-vie et autres fonds communs de placement se déclinent à la mode solidaire. Et ça marche ! 
En 2013, 6,02 milliards d’euros ont ainsi été déposés sur des produits d’épargne solidaire, en hausse de 28,3 % en un an. Cela a permis de soutenir des projets à vocation sociale et/ou environnementale à hauteur de 1,02 milliard d’euros. « Aujourd’hui, les Français cherchent plus volontiers des placements qui ont du sens. Nous nous efforçons de répondre le mieux possible à leurs attentes en mettant notre métier de banquier au service de l’économie réelle et non de la spéculation », souligne Jean-Marc Pautras, responsable de développement des secteurs philanthropie, fondations, enseignement et recherche au Crédit coopératif, l’un des acteurs majeurs de l’économie sociale.




lundi 17 novembre 2014

Présence de Douglas Harding à Ardenne


Douglas Harding et l'histoire de sa vie :
Les faits sont favorables...

"Etre un avec le monde comme j'avais essayé en vain de l'être pendant tant d'années, consiste simplement à n'être rien. Aimer, c'est disparaître en faveur d'une autre personne. 
C'était vraiment une bombe puissante et dangereuse. 
Plus rien ne reste, ici, pour refuser le monde."
Alain Bayod 
(après une rencontre avec Douglas Harding)




vendredi 31 janvier 2014

A propos du coma et de la mort

Voici un témoignage de 12 jours de coma... 
La mort cérébrale n'est pas forcément la mort...
Une larme m'a sauvée avec Angele Lieby (5 min.)

 

Trois ans après cette expérience traumatisante, elle témoigne dans son livre Une larme m'a sauvée, pour faire passer un message d'espoir aux personnes qui pourraient être dans sa situation et pour parler de se syndrome rare et méconnu.
Le Dr Michel Hasselmann, dont le service de réanimation a accueilli Mme Lieby, a souligné la rareté de son cas, qui explique que des examens généralement efficaces n'aient pas permis d'évaluer son degré de conscience. Rareté qui lui fait craindre par ailleurs que le témoignage de cette femme ne suscite "un espoir irréaliste à l'endroit des familles de personnes en coma profond".



lundi 27 janvier 2014

« Le feng shui a sauvé notre couple »...

« Avec mes deux filles et mon compagnon, nous formons une famille recomposée. Ces derniers temps, notre relation amoureuse, familiale et professionnelle - nous travaillons dans le même cabinet : lui est kiné, j’enseigne le yoga - était difficile. Il y avait de la séparation dans l’air. Nous avons décidé de faire appel à une de nos amies, devenue maître feng shui, pour nous aider. Elle est venue avec son pendule, et a fait un historique de l’immeuble. Elle a ensuite évalué les points forts et les points faibles, puis a proposé un rééquilibrage énergétique à travers un choix de couleurs et de matières.

Curieusement, les teintes suggérées, très différentes de nos goûts et de ce que nous avions, nous allaient. À la place de l’ordinateur qui se trouvait dans la zone “bois”, nous avons mis un meuble en bois. Nous avons cessé d’allumer des bougies dans ce qu’elle a identifié comme la zone “feu”. 

Le plus spectaculaire a été le résultat sur ma fille de 15 ans : elle souffrait d’asthme, d’allergies, déprimait et était en conflit avec mon compagnon. Après avoir hurlé qu’on lui ait changé sa chambre sans la consulter, elle avoue dormir et respirer mieux. Elle est moins stressée, nos rapports se sont apaisés. Hasard ou coïncidence ? 

Trois mois après la fin des travaux, mon compagnon et moi sommes toujours ensemble.

«Propos recueillis par Isabelle Artus
POUR aller PLUS loin -.168 Façons feng shui d'organiser votre maison de Lillian Too (Guy Trédaniel Editeur, 2013).