lundi 30 juin 2014

Existence d'un point de vue...



Toute personne qui existe est une partie de vous-même.


Lorsque vous adoptez le point de vue que tout ce qui existe est une partie de vous-même, que toute personne qui existe est une partie de vous-même, que tout jugement que vous faites est un auto-jugement, que toute critique que vous élevez est une autocritique, vous vous donnez avec sagesse un amour inconditionnel qui sera la lumière de votre monde. 


Lorsque nous serons conscients que la seule différence entre chacun d'entre nous réside dans nos croyances et que ces croyances peuvent être créées et décréées avec aisance, un monde de paix s'ensuivra et tandis que le jeu du bien et du mal disparaîtra, un jeu de co-création verra le jour. 


Henry Palmer  


dimanche 29 juin 2014

La méditation et l’attitude méditative dans le quotidien ? par Jacques Castermane


En 1938, à son maître zen, qui lui demande « Quand pratiquez-vous votre exercice ? », Durckheim répond (non sans fierté) « Cher Maître, je pratique l’exercice de la méditation chaque matin une demi-heure » !
L’air désappointé le maître lui dit « Votre réponse témoigne que vous n’avez encore rien compris ! Etant sur la Voie, il s’agit de pratiquer toute la journée … ! ».
Durckheim ajoute que s’il avait répondu « Maître, je pratique toute la journée ! » Umeji Roshi lui aurait sans doute dit « Votre réponse témoigne que vous n’avez encore rien compris ! Etant sur la Voie, il s’agit de pratiquer chaque jour une demi-heure … ! ».



En 1967, je demande à Graf Durckheim : « Que signifie : pratiquer toute la journée ? » « Il s’agit d’engager les différentes actions qui composent notre vie de tous les jours d’une manière telle que les intentions de l’être puissent se manifester à travers nos gestes et notre façon d’être là ».
Voyant mon air dépité, qui témoignait que je ne comprenais pas grand chose à ce qu’il disait, il me dit : « Ce matin, en faisant du thé, j'ai remarqué que je cognais systématiquement le couvercle contre la bouilloire. Pourquoi ne le mettais-je pas directement dessus ? Et il me vint alors la pensée que sur les vingt-cinq ou trente mouvements nécessaires pour faire le thé, j'en faisais tout au plus cinq sans erreur. Il est incroyable de voir combien il est rare et difficile de manier correctement une chose. En nous habillant, en nous coiffant, en rangeant une chambre, nous faisons sans cesse de petites erreurs qui ne sont pas graves mais rendent tout imprécis. Je ne parle de cela que pour ajouter que quand nous sommes capables de manier une chose sans aucune erreur, que ce soit l’outil pour l’artisan ou l’instrument pour le musicien, quelque chose de merveilleux devient perceptible dans l'atmosphère. Cela vaut pour toutes les tâches quotidiennes. Dans la pratique des exercices proposés dans le zen on apprend que l'exercice ne commence que quand on domine une technique donnée ; au Japon on parle de l’exercice du geste pur.

Qu’est-ce que le geste pur ? C’est le geste purifié de l’ambition ou de la crainte d’échouer qui s’origine dans l’ego. C’est dans le geste inné ou dans le geste parfaitement maîtrisé que se manifeste l’intention de l’être. Naturellement, personne ne peut se maintenir dans le geste pur ; c’est une direction que prend la personne qui s’exerce. » Une bonne raison pour reprendre chaque jour, pendant une demi-heure, la méditation de pleine attention.


samedi 28 juin 2014

Et dans votre vie...


Une vidéo qui me touche et que je partage avec vous...




vendredi 27 juin 2014

sur le Chemin de la Compassion


Extrait du film "sur le Chemin de la Compassion", documentaire de Jeanne Mascolo


Scientifique de formation, moine bouddhiste, interprète français du Dalaï-Lama, photographe et auteur de textes sur le bouddhisme et la méditation, Matthieu Ricard en est aujourd’hui l’un des spécialistes mondiaux. 

Depuis plus de quarante ans, ce passeur entre Orient et Occident partage son temps entre l’Inde, le Népal et le reste du monde. Dans ce film tourné au Népal et en France, Matthieu Ricard livre pour la première fois à la caméra le fruit de ses réflexions sur l’altruisme, partageant sa pensée mais aussi ses recherches et les actions humanitaires qu’il mène à travers son association Karuna-Shechen.

Il nous invite à le suivre de Davos où il transmet sa vision humaniste aux « grands » de ce monde, aux séminaires du Mind and Life où il participe à des études scientifiques sur l’effet de la méditation sur le cerveau. 

 Matthieu Ricard est un homme de son temps, qui met son expérience et sa sagesse au profit du bien-être et de l’épanouissement de tous.

jeudi 26 juin 2014

Intensité d'être...

Ce ne sont pas des contenus qu’il faut transmettre. 
Les Dieux se rient de nos théories. 
C’est une manière intense d’être. 
Ce qui manque le plus à notre vie d'aujourd’hui, 
c’est cette intensité surgie de l’intérieur. 
C’est dans la rencontre de personnes vivantes qu’on en donne le goût. 
Chacun est dans une telle richesse ! 
Mais il faut que cette richesse soit réveillée. 
La transmission, c’est cette attention portée à un autre 
qui fait qu’en lui surgit le meilleur de lui-même.


 Christiane Singer


lundi 23 juin 2014

9 ans d’étonnement...


Et en plus, le garçon fait autre chose pendant qu'il répond aux questions...



dimanche 22 juin 2014

L'utile colère avec Yolande Nicole Boinnard


«Ni dominer ni même gérer sa colère, mais apprendre à s'en faire une alliée, peut-être même une amie. Lorsqu'elle naît à la suite d’une blessure d'amour propre, elle peut m’inviter à l’humilité ; lorsqu'elle surgit, suscitée par une atteinte à la justice et à la dignité, elle marque le cadre d'une vie véritablement humaine et stimule à agir pour que ce cadre soit respecté.
Elle engage en tout cas à accorder une juste importance à la blessure qui a été infligée ; elle peut nous aider à devenir conscients de ce qui nous habite en vérité. »


« Essayez donc de vous laisser éprouver votre colère, en observant ce qui se passe. Vous serez sans doute surpris de constater qu'elle se dissout parfois dans un immense éclat de rire libérateur (...) ; parfois, elle vous donne une grande force et beaucoup d’imagination pour changer ce qui doit l’être. »


Extraits d'Oser la Colère, 

Théologie d'une émotion de Yolande Nicole Boinnard,


samedi 21 juin 2014

CECI, ICI, À PRÉSENT avec Swami Prajnanpad

Entretiens avec SVAMI PRAJNANPAD : La CENSURE bloque la RELAXATION
Traduction de Colette et Daniel Roumanoff

Entretiens avec Frédérick Leboyer

S= Swami Prajnanpad
F= Frédéric ( "l'interviewer" )


S. Avez-vous essayé hier de vous relaxer?


F. Oui, oui.



S. Comment cela s’est-il passé?


F. Et bien ! Ce n’était pas difficile.


S. Pas difficile! Toute action, savez-vous, comporte trois parties pour ainsi dire. «Quoi?» «Pourquoi?» et «Comment?» Pour n’importe quelle action: «Qu’est-ce que c’est? Que dois-je faire?» Ceci est l’aspect intellectuel. L’intellect voit clairement et de manière explicite.
Et l’émotion vient. «Pourquoi dois-je le faire? Pourquoi est-il nécessaire que je le fasse? Que cela reste là. Qu’est-ce cela peut me faire?» Par exemple, vous vous êtes souvenu de tant de choses. Qu’est-ce que c’est pour vous? Vous devez sentir que: «Ceci est nécessaire pour moi. C’est à moi. Je ne peux que le faire». Cette explosion émotionnelle doit être présente. Pour cela, vous devez connaître le pourquoi de la chose: «Pourquoi devrais-je faire cela? Y a-t-il une quelconque nécessité? Si oui, très bien. Si non, adieu». Si votre conception intellectuelle est claire et votre conviction émotionnelle parfaite, alors votre action, le comment, devient aussi facile que possible.
Vous êtes toujours à la recherche du «Comment, comment puis-je faire? » Mais qu’est-ce que je cherche à obtenir? A quoi est ce que j’aspire? Vous ne vous en préoccupez pas. Voilà la difficulté
On vous demande ici de vous relaxer. «Pourquoi? Pourquoi devrais-je le faire?» Demandez-vous seulement: «Pourquoi devrais-je le faire? Pourquoi? Quelle en est la nécessité? Svâmiji dit que cela doit avoir un sens. Lequel?»
Ici, vous n’avez affaire qu’à vos émotions, pas à l’intellect. Que l’émotion sorte sous sa forme évidente à l’état spontané. Pourquoi devrait-elle sortir? Parce qu’elle est là et qu’elle représente le passé. Le passé subsiste en arrière-plan et cherche toujours à vous tirer en arrière. Mais vous devez avancer, aller de l’avant. Vous voyez, que quelque chose vous tire en arrière. Ainsi, vous devez d’abord en être libre, sinon votre énergie est bloquée. Pourquoi est-il nécessaire de libérer l’énergie, pour aller où? Laissez l’énergie s’écouler. Vers où? Ceci doit être clair pour l’intellect, pour l’intelligence. Pour qui? Pour vous, en tant qu’individu et en tant qu’homme. Vous agissez comme un individu, sans doute, mais vous essayez d’être un homme. Voyez la différence! Vous agissez comme un individu, sans doute, mais vous essayez d’aller en direction de l’homme.


F. Oui, vers l’accomplissement de toutes les possibilités qui se trouvent à l’intérieur.


S. Oui, c’est l’accomplissement de toutes vos énergies, vos possibilités, vos probabilités et vos potentialités.


F. Oui, elles doivent sortir.


S. Quelle est la destination? L’homme. Qu’est-ce que l’homme alors vers lequel vous devez vous diriger?


F. Eh bien même cela, c’est difficile de le savoir!


S. Pourquoi? Vous en avez discuté tant de fois! Qu’est-ce que vous recherchez en tant qu’individu?


F. L’infini.


S. Très bien. Ainsi, être infini doit être la destinée de l’homme ou plutôt de n’importe quelle forme de la Nature. L’homme est une forme consciente de la Nature, qui peut voir, comprendre, parvenir à cela, l’atteindre ou le devenir. C’est la destinée de l’homme d’être parfait, infini, complètement comblé. Ce stade de conscience, libre, complet, libre de toutes parts, où il n’y a rien, nulle part qui reste bloqué. Cette perfection, cet accomplissement c’est cela l’homme. La vérité est cela. Mais vous ne pouvez pas prétendre: «Je suis devenu un homme maintenant». Je suis où je suis et je dois aller là. Il faut voir clairement.
Par exemple, quand vous marchez, vos pieds sont sur le sol, mais votre regard se porte en avant. Votre intelligence, toute votre intelligence avec l’émotion qui l’accompagne, doit regarder vers ce but. Mais d’où partez-vous? De là où vous êtes!


F. Pour nager, on repousse l’eau en arrière


S. Très bien. Est-ce clair? Alors, d’où partez-vous? Partez d’ici et depuis le début. Cette liberté, cette liberté complète qui embrasse tout c’est cela la virilité. « Là où je me trouve ici et maintenant, je dois essayer d’être libre dans les circonstances dans lesquelles je me trouve. Mon intelligence doit être libre autant que possible, mes émotions doivent être libres autant que possible et mon action doit être libre autant que possible. Ainsi, tel que je me trouve situé maintenant, je dois être cela c’est-à-dire non-conditionné».


F. Je ne dois donc pas laisser le monde me diriger. Je dois me diriger moi-même.


S. Vous devez être vous-même, ici et maintenant dans les circonstances dans lesquelles vous vous trouvez. Ceci est la perfection ici et maintenant. Pour l’accomplir, votre intelligence doit donc être aussi claire que possible. Et l’émotion doit être libre et en harmonie avec votre intellect, de sorte que vous ne parliez pas de cette façons: «Oui, oui, je comprends, mais...»


F. Oui, oui. Dès qu’il y a le moindre doute concernant le but, il ne peut pas être atteint. Je le sais.


S. Parfois vous pouvez voir intellectuellement : «Oui. C’est ainsi». Mais l’émotion vous retient en arrière. L’émotion n’est pas en harmonie avec ce but. Que faire alors? Vous devez faire sortir l’émotion de son état déformé, de son état de manque vers son accomplissement. L’intellect et l’émotion doivent toujours être en harmonie. Si l’intellect est libre, l’émotion doit être libre également.
Comme vous l’avez vu, votre émotion n’est pas libre. Vous êtes attaché à votre enfance, attaché et attaché! Dans ces conditions comment l’émotion pourrait-elle sortir? Comment pouvez-vous avoir de l’énergie pour aller de l’avant? L’émotion vous tire toujours en arrière.


F. Oh! Oui! Je le sens fortement. Je dois m’en débarrasser, la brûler.


S. Comment faire? Quel est l’obstacle qui empêche l’émotion de sortir? L’obstacle est votre idée du jugement de valeur, votre conception du bien et du mal: «Ceci est mal, ceci est vertueux, ceci est un péché».


F. Mais cette censure se trouve dans l’inconscient ; peut-on la maîtriser? Peut-on la laisser partir?


S. Nous en avons parlé hier. Maintenant, répétons-le encore. Quand vous êtes seul, vous êtes seul. Vous êtes avec vos émotions. Quand vous êtes loin de toute société et de tout le reste, vous êtes seul. Vous êtes avec vous-même. Quand vous êtes vous-même, il n’est question ni de bien ni de mal. Parce que la question du bien et du mal ou de la moralité n’apparaît que dans la relation avec autrui. Quand vous êtes seul, vous êtes donc vous-même. Toute émotion qui vient, est la vôtre, tel que vous êtes situé. Vous ne pouvez pas la juger.


F. Mais si on décide: «Très bien, il n’y a pas de jugement de valeur, tout ce qui va arriver, très bien, laissons-le venir», cela va-t-il venir ou bien certaines choses vont-elles être repoussées par la censure?


S. Il n’y a que cette censure. Maintenant quelle est la nature de la censure? Qu’est-ce que la censure?


F. D’une certaine façon, on peut dire que ce sont seulement des jugements de valeur. Y a-t-il une autre censure qui ne dépend pas de notre volonté? Pouvons-nous agir sur elle et dire «S’il vous plaît » ou bien « Je t'ordonne de laisser les choses se dérouler ?»


S. Il s’agit de comprendre ce jugement de valeur, qui commande toujours: «Ne fais pas ceci, ne fais pas cela». En psychanalyse, on l’appelle surmoi. Ici en Inde, dans le yoga, on l’appelle sia-ahakâra: l’ego conditionné.


F. Cela veut dire que c’est une censure qui n’est pas soumise au pouvoir de notre volonté?


S. L’ego a toujours peur de ce surmoi, ou plutôt l’ego est sous sa domination.


F. Vraiment comme un petit enfant.


S. Oui, comme un petit enfant. A moins d’affaiblir ce surmoi, il n’y a pas de sortie. Ainsi, ce surmoi ou cet ego conditionné, quelle est son origine? Parce que, vous voyez, vous devez être en relation avec lui, et pour traiter avec lui, pour le contrôler vous devez connaître sa nature. Sinon, vous ne pouvez rien. Quelle est donc sa nature? Un tout-petit enfant n’a pas de surmoi.


F. Cela vient donc de l’éducation et probablement du souvenir que certaines choses sont permises et d’autres pas.


S. Et ce surmoi vient généralement et de manière prédominante du père, parce que l’autorité c’est lui.


F. Oui, c’est la raison pour laquelle Dieu est généralement...


S. Pris comme étant le père. Oui, vous y êtes. Super-Dieu n’est rien d’autre que le surmoi pour l’enfant, Dieu l’est pour l’ego d’un adulte. Rien de plus que cela. C’est bien montré par Freud dans son livre: «L’Avenir d’une illusion». C’est très bien décrit.
La censure vient donc de l’extérieur, c’est la première chose, le premier principe. La censure ne vient pas de l’intérieur mais de l’extérieur et elle est surimposée sur l’ego. Cela ne vous appartient pas. Parce que votre surmoi sera différent du surmoi d’une famille différente. Et votre surmoi sera également différent du surmoi d’un pays oriental. Vous voyez que le surmoi est le produit d’une influence extérieure. Aidez seulement votre intelligence et votre émotion à dire: «Parce cela vient d’une influence extérieure, ce n’est pas à moi».


F. Alors, pensez-vous que l’enfant qui n’aurait pas de père, qui aurait été élevé librement, n’aurait pas ce sentiment de surmoi?


S. Oh! S’il n’a personne pour le contrôler d’aucune façon, il sera sauvage, asocial et non civilisé. Et tout se trouvera dans une confusion complète. Ce surmoi est donc un mal nécessaire. Vous ne pouvez pas l’éviter.
La soif de liberté ou le goût de la liberté vient de l’asservissement. Vous devez donc être asservi pour être libre. Telles sont les choses aujourd’hui. Et au sujet de ce surmoi, par exemple, dans une famille où le grand-père dirige la famille, le surmoi du petit-fils sera très déformé, très anormal, parce que pour lui, son père est ce qu’il y a de mieux. Mais il sent: «Oh! Mon père est soumis à mon grand-père».


jeudi 19 juin 2014

Enseignement fondamental avec Shunryo Suzuki


Nous devrions trouver l’existence parfaite à travers l’existence imparfaite. Nous devrions trouver la perfection dans l’imperfection. Pour nous, la toute-perfection ne diffère pas de l’imperfection. L’éternel existe à cause de l’existence non éternelle. Dans le bouddhisme, c’est une hérésie d’attendre quelque chose en dehors de ce monde. Nous ne cherchons pas autre chose que nous-mêmes. 

Nous devrions trouver la vérité dans ce monde, à travers nos difficultés, à travers notre souffrance. Le plaisir n’est pas différent de la difficulté. Le bon n’est pas différent du mauvais. Mauvais est bon ; bon est mauvais. Ce sont les deux côtés d’une même pièce. Trouver le plaisir au milieu de la souffrance est donc la seule manière d’accepter la vérité de l’impermanence. 
Cela est l’enseignement fondamental montrant comment vivre dans ce monde. 

 Shunryu Suzuki


mercredi 18 juin 2014

L'enseignement d'Arnaud Desjardins


Pour l'anniversaire d'Arnaud Desjardins, 
un rappel sur les points principaux de son enseignement :



mardi 17 juin 2014

Rester éveillé à la Présence par François-Xavier de Boissoudy

SOYEZ ATTENTIF
Laissez-vous surprendre, étonner par votre environnement. Par cette douce lumière qui procure instantanément un bien-être, une paix intérieure, de la joie... C'est par ces médiations que Dieu nous parle. Écouter ses sens permet de saisir l’esprit d’Amour. Il ne s'agit pas d’intel­lect, mais d’une effusion étrangère venant à nous et nous décentrant. J'ai longtemps pensé être intelligent, tout en sentant au fond de moi qu’il me manquait l’essentiel. C’est en fait lorsqu’on commence à aimer que l'on peut le devenir.

ÉMERVEILLEZ-VOUS
La beauté est un signe de Dieu. Si elle est subjective, c’est parce qu’il s’adresse à chacun de nos sens person­nellement, dans notre unicité. Il fait du sur-mesure ! Apprendre à regarder ce qui nous touche profondément, savoir s’arrêter, prendre le temps de s’en impré­gner, nourrir cet « esprit d’enfance » dont parle Bernanos, nous ouvre à l’émerveil­lement et donc à la Vie. La Parole nous enseigne bien que le paradis peut être vécu ici et maintenant !

FAITES MÉMOIRE
Se souvenir de moments qui nous ont émus nous replace dans l’espérance et la joie. Faire mémoire offre également la possibilité de s’approprier son histoire, et plus largement l'Histoire. Intégré, cet héritage, bien réel, ne peut qu’être renouvelé. Vouloir changer les choses, le monde, les autres, doit d’abord passer par leur acceptation en tant que tels, afin que l’amour que nous leur portons ne soit pas conditionné par notre intérêt propre.


source : La Vie

lundi 16 juin 2014

Une existence sans histoire ?



Who would you be without your story ?
Qui serais-tu sans ton histoire ?

Byron Katie 
(Lucinges, juin 1998)


dimanche 15 juin 2014

Méditation Zazen avec Jacques Castermane



« Za-zen n’est pas une mode, c’est l’accès à un mode de vie ! »

Za ! Ce kanji signifie s’asseoir. Etre assis, le dos droit, immobile, n’est pas automatiquement zazen. S’asseoir, peut devenir zazen à condition que cet exercice soit synonyme de « rupture ». Parce que zazen n’est pas un ajout, une activité en plus, qu’il serait bien d’ajouter aux actions qui sont les nôtres tout au long d’une journée. Zazen est une « rupture » avec notre manière d’être habituelle, notre manière de faire et de voir habituelle. C’est à l’occasion de cette « rupture » que se révèle un niveau d’être inhabituel qui s’accompagne de qualités d’être inhabituelles : le calme, la paix intérieure, la sérénité.
Ces qualités d’être ne manquent à personne. Je ne souffre pas d’un manque ; je souffre d’ignorer ce qui ne manque pas. Par la pratique de zazen, je ne gagne rien ; je perds l’ignorance de ce niveau d’être que le zen appelle notre « vraie nature ». 
Pourquoi pratiquer zazen chaque jour ? Afin de se « familiariser » avec cette manière d’être plus sereine, plus calme, plus confiante.



« Méditer ! »

Tout le monde en parle. La pratique méditative aborde de nombreux secteurs de la vie sociale. La pratique de l’assise silencieuse, appelée zazen, prend place dans le milieu hospitalier, dans les prisons, dans la préparation des sportifs de haut niveau, dans des écoles privées, chez les cadres, et ...dans les chaumières.
Méditer ! Est-ce une nécessité vitale ? Oui. Cette pratique est particulièrement bénéfique pour l’être humain qui perd sa part d’humanité lorsqu’il est tendu, agité, inquiet, étranger à lui-même et aux autres. Pratiqué régulièrement, zazen peut amener toute personne à une expérience d’elle-même qui transformera sa manière d’être et de vivre.
Encore faut-il ne pas s’écarter du sens de cet exercice. Zazen n’est pas une activité « en plus » qu’il serait bien d’ajouter à la somme des activités qui composent notre quotidien. Zazen est une « rupture », momentanée, avec notre manière d’être et notre manière de faire habituelles. Le zen, en Occident, souffre facilement d’un malentendu. Le but du zen n’est pas de fortifier un ego XXL pour en faire un ego XXXL, voire le rendre capable de performances supra- normales : physiques, psychiques ou spirituelles. Le but du zen n’est pas, au profit de l’ego, d’accroître notre savoir ou notre pouvoir.

Zazen est une rupture avec le règne de l’ego qui est source des soucis, de l’appréhension, de l’inquiétude, de l’agitation, de l’angoisse. Cette rupture rend la personne à elle-même, à ce qu’elle est au plus profond de l’être : sa vraie nature. Cette rupture momentanée permet et favorise l’irruption des qualités d’être qui sont les symptômes de l’état de santé fondamental de l’homme : la calme intérieur, le silence intérieur, la paix intérieure ; qualités d’être qu’il serait bien d’offrir aux personnes avec lesquelles on partage ce qu’on appelle ...sa vie.

Jacques Castermane

jeudi 12 juin 2014

Quelques huiles essentielles à utiliser...

J'ai organisé récemment un atelier d'aromathérapie qui a permis à des personnes d'approcher l'univers des huiles essentielles. J'en propose un autre prochainement... 
Je remercie le monde des plantes qui produit la beauté, le parfum, l'oxygène,...et les remèdes à certains de nos maux, provoqués parfois par notre éloignement de mère nature.... 




mardi 10 juin 2014

Mouvement cosmique avec Sri Yogi Ratsuramkumar



"Nous travaillons d'un point précis, prenant en considération tout le mouvement cosmique. Tous avancent ensemble vers un point unique, toujours en progression. 
Quand ce mendiant parle de quelque chose, cette chose se réalise si elle est en accord avec l’harmonie de l'univers entier, et pour son bien. 
La plupart du temps, elle se réalise et ce que nous prononçons devient réalité. 
Mais en de rares occasions, elle peut aussi ne pas se faire à cause d'une soudaine disharmonie quelque part dans le cosmos. 
Et le fait qu'elle ne se fasse pas n'est alors que pour un bien encore plus grand.

Pourtant l'échec n'est qu'apparent, et si l'individu a une foi inébranlable, cet échec aussi sera bénéfique, encore plus bénéfique pour lui. 
C'est la foi inébranlable qui fait les choses. 
Quoiqu'il arrive, la foi devrait être inébranlable. La foi doit être totale."


lundi 9 juin 2014

Mon Père par Sri Yogi Ramsuratkumar

"Mon Père seul existe. II n'y a rien d autre, personne d'autre - passé, présent, futur 
- ici, là, partout ! 
Où que ce soit, il n'y a rien d'autre, personne d'autre. 
Mon Père seul ! Mon Père seul ! Mon Père seul.
C'est la seule existence. Rien d'autre n'existe, personne d'autre n'existe.
Rien n'est séparé, rien n'est isolé.
Tout dans le Père, le Père en tout - proche, le plus proche, loin, loin, le plus loin, Père seul ! 
Passé, passé... très très loin dans le passé, présent, futur, loin, très loin dans le futur...
il n'y a qu une seule existence... de mon Père... indivisible, totale, complète, absolue...
il n y a rien d'autre, personne d'autre."

Sri Yogi Ramsuratkumar



dimanche 8 juin 2014

Un message de vie...

Il y a en nous une pureté que rien ne sait corrompre, ni le monde ni nous-mêmes dans notre asservissement au monde : cette pureté est notre seul lieu de séjour dans cette vie, que nous en ayons conscience ou non.
Christian Bobin
L’éloignement du monde


vendredi 6 juin 2014

Le calme et la sagesse avec Jacques Castermane


Nous vivons aujourd’hui sous le signe d’un événement pour le moins inattendu dans l’histoire de l’Occident : l’intérêt pour la méditation. Il ne s’agit pas, comme dans les années New-Age, de la tentation de se couper du monde pour ne s’intéresser qu’à soi-même en espérant vivre des expériences psychédéliques. Aujourd’hui, l’intérêt pour la méditation apparaît comme pouvant être une réponse à deux exigences : la nécessité de vivre dans le monde tel qu’il est et d’y trouver sa place et la nécessité d’accéder à une vie intérieure équilibrée, apaisée.

Le calme n’est pas un concept suranné; le calme est une qualité d’être, présente au plus profond de chacun de nous, qui ne cesse de nous attendre.
La sagesse n’est pas un concept qui date d’une autre époque; la sagesse est une manière d’être en tant qu’être humain dont nous devons nous sentir responsable.

Voici ce que dit Houei-Neng, le fondateur du T’Chan (sixième siècle), au sujet de la méditation : « Le calme et la sagesse sont les fondements de ma méthode. Avant tout, ne tombez pas dans l'erreur de croire que ce sont deux choses différentes. C'est une seule et même substance, et non deux. Le calme est la substance de la sagesse, et la sagesse est la fondation du calme. Chaque fois que fonctionne la sagesse, le calme est en elle. Chaque fois que le calme fonctionne, en lui est la sagesse ».

La « méditation de pleine attention », enseignée et pratiquée au Centre, prépare les conditions qui permettent et favorisent l’expérience du calme et du silence intérieur. S’impose aussi l’exercice de « l’attitude méditative », cette manière d’être dans la vie de tous les jours qui révèle que celui qui médite a toujours intérieurement un temps infini et que ce n’est qu’avec un cœur calme qu’une action peut être vraiment efficace.

Jacques Castermane


jeudi 5 juin 2014

De l'assise et de la marche au cosmos avec Jean-Yves Leloup

"...Si l'on marche en conscience, on ne piétine pas la Terre, on est porté par elle. A travers les formes de l'espace et du temps que l'on croise, on peut communier avec l'invisible par le visible. Il faut donc savoir retrouver de la profondeur sous nos pas et marcher poétiquement dans la nature comme dans la ville." 
Jean-Yves Leloup


mercredi 4 juin 2014

La Paix avec Cheikh Bentounes

La paix. Beaucoup y aspirent, les Etats en parlent, mais qu'elle est sa nature réelle? Est-ce l'absence de guerre? Comment s'engager à la construire? Cheikh Bentounes le clame haut et fort. "Le monde de demain se construit avec l'autre et non pas l'un contre l'autre". 
Or, l'actualité semble lui prouver que cet idéal est encore très lointain. Sa réponse ne souffre d'aucune ambiguïté: "agissons!" Car la paix, c'est un état d'être.



Interview de Cheikh Bentounes pour RTS
(14 min.)

Invité: Cheikh Bentounes, maître soufi de la Confrérie Alâwiyya. 

Quelques repères biographiques :
Cheikh Bentounès, né Khaled Bentounès, est l'actuel maître soufi de la Tariqa Alâwyya. Il est né en 1949 en Algérie, plus précisément dans une ville qui dessine déjà son avenir, Mostagenem. C'est là que siège la tariqa Alâwyya. En 1968, il part à Paris pour ses études d'histoire et de droit. Il rencontre sa femme et monte une entreprise d'import-export. Sa vie bascule en 1975 à la mort de son père, chef spirituel de la confrérie Alâwyya. Le conseil des sages le désigne alors comme successeur. Porteur d'un message de paix fort, Cheikh Bentounes participe au dialogue inter-religieux, à la création du Conseil français du culte musulman et cofonde les Scouts musulmans de France. Il organise notamment avec eux l'initiative non partisane de la Flamme de l'Espoir Citoyen pour encourager les jeunes Français à voter durant l'élection présidentielle française. Son engagement spirituel l'a amené à soutenir des actions pour le développement durable. Depuis 2000, il participe à la réintroduction de la culture de l'arganier en Algérie. Son enseignement est un enseignement universel, non confessionnel. Il tend à favoriser l'éveil d'un regard intérieur.


mardi 3 juin 2014

Au cœur du monde


Pierre appelée Coeur d'Uruguay


Le royaume de l'Être, qui était masqué par le mental, se révèle. 
Tout d'un coup, un grand calme naît en vous, une insondable sensation de paix. 
Et au cœur de cette paix, il y a une grande joie. 
Et au cœur de cette joie, il y a l'amour. 
Et au cœur de tout cela, il y a le sacré, l'incommensurable. 
Ce à quoi on ne peut attribuer de nom.

ECKHART TOLLE
(Le pouvoir du moment présent)




lundi 2 juin 2014

Francis Hallé et la forêt


Voici quelques extraits choisis du magnifique film de Luc Jacquet "Il était une forêt". 
Une sagesse partagée sur l'immobile et ancestral végétal :

dimanche 1 juin 2014

L'ange destructeur par Benoît Billot

J’entre dans le secrétariat de ma communauté, et j’aperçois le dernier-né de nos appareils de bureau : un « destructeur de documents ».
La notice vient d’être affichée, bien en vue, au-dessus de la machine, et j’y lis, écrit à la main en grosses lettres - «mode d’emploi du destructeur »...

...Le Destructeur est toujours à nos portes. 
Et mieux que cela, il habite nos vies. Aujourd’hui, on le nommerait peut-être pulsion de mort. Car tout être, comme toute collectivité, est habité par cette tendance. Elle lui fait rétrécir ses chances, regarder sa vie de façon négative, craindre les autres et les événements, fuir le risque, choisir ce qui est bien connu, et souvent s’enfermer dans une bulle : sécurité, sécurité ! Notre époque nous y invite. Cette bulle va-t-elle devenir chrysalide ? Il y aurait alors ouverture, espoir d’une renaissance. Mais hélas, bien souvent sans s’en rendre compte, beaucoup ont tellement pris l’habitude de se protéger et de restreindre leur élan vital qu’ils n’imaginent plus qu’il puisse en être autrement. Ils stagnent alors dans des vies marquées par des idées un peu mesquines, des comportements peureux et une sorte d’amertume : celle de manquer le rendez-vous avec la vraie vie.

Regardons notre Destructeur en face. Et pour cela, apprenons à reconnaître son engeance en faisant appel à la grande vertu de discernement. Une aigreur tenace, une colère sourde contre les manifestations de la vie, une méfiance permanente... sont les enfants d’un Destructeur non reconnu et maîtrisé. Disons-le clairement : personne ne pourra l’éliminer, il fait partie de notre ménagerie intérieure. Autant faire sa connaissance, lui attribuer une place et veiller à ce qu’il ne dépasse pas les limites qu’on lui a attribuées. Il peut même finir par tenir un rôle reconnu. Pourquoi ne pas lui confier la charge de nous débarrasser de ce que les ans ont accumulé dans notre maison et qui ne sert plus à rien : déchetteries et organismes de recyclage sont à nos portes.

Mais pourquoi ne pas l’enrôler aussi dans notre combat spirituel ?
Lui demander de veiller à notre chemin de vie et de nous aider à écarter les inévitables obstacles, intérieurs ou extérieurs ? Si nous mettons en œuvre cette grande sagesse, il se transfigure et devient « l’Ange destructeur ».

Benoît Billot