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lundi 22 juin 2026

Amour du sans contrôle


 Être présent, c'est vivre sans contrôle et toujours avoir ses besoins satisfaits. Pour les personnes qui sont fatiguées de souffrir, rien ne pourrait être pire que d'essayer de contrôler ce qui ne peut l'être. Si vous voulez un vrai contrôle, abandonnez l'illusion de contrôle. Laissez-vous vivre par la vie. Elle le fait de toute façon. Vous racontez simplement l'histoire de ce qui ne se passe pas, et c'est une histoire qui ne peut jamais être réelle. 

Vous n'avez pas créé la pluie, le soleil ou la lune. Vous n'avez aucun contrôle sur vos poumons, votre cœur, votre vision ou votre respiration. Une minute vous allez bien et êtes en bonne santé, la minute suivante vous ne l'êtes plus. Lorsque vous essayez d'être en sécurité, vous vivez votre vie en étant très, très prudent, et vous risquez de ne plus avoir de vie du tout. 

J'aime à dire : "Ne faites pas attention, vous pourriez vous blesser !"

♡ 

Pour moi, la réalité est simple : c'est tout ce qui est devant vous, quoi qu'il se passe. Lorsque vous vous disputez avec "ce qui est", vous perdez. Ça fait mal de ne pas être amoureux de ce qui est. Je ne suis plus une masochiste.

Byron Katie

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vendredi 19 juin 2026

Prendre un moment matinal

 

Avant de commencer la journée prenons un moment pour nous ancrer dans la pleine présence. Avant d’être emportés par le flot des « Je dois » et des « Il faut », prenons le temps de ressentir notre corporalité dans sa totalité. Nos pieds posés sur la terre, établissons-nous dans la réalité de l’instant. Laissons notre centre vital devenir vivant, notre corps respirer. Le souffle s’approfondit, prend de l’ampleur. Le mental se détend, la région de la poitrine se vide doucement du trop-plein émotionnel et de l’anxiété qui s’accumulent au fur et à mesure des jours. Laissons au cœur l’espace de se déployer et à l’esprit de s’ouvrir.

Prenons le temps de redevenir un tout unifié, habité par le souffle, pour entrer dans l’activité du jour, notre aplomb et notre tranquillité stabilisés. Même si cet aplomb et cette tranquillité s’étiolent au fur et à mesure de la journée, le simple fait de prendre un moment, chaque matin, pour s’y établir, nous aide à ne pas complètement perdre pied dans les remous du Réel.

Ce temps du matin nous permet de générer une présence enracinée dans le vrai de l’instant. Célébrons le jour nouveau qui commence, une création et non pas une inlassable répétition, si nous savons être présents de tout notre être, cœur, esprit et centre vital unifiés. Un temps de rassemblement et de recueillement. Une prière vivante, incarnée des pieds à la tête. Le ciel et la terre s’unissent dans notre réceptivité et nous permettent d’aborder la journée avec sérénité.

Nous retrouvons la capacité de nous ajuster sur le vif aux variations du réel sans perdre l’équilibre. Le goût de l’aventure et la joie de l’imprévu remplacent l’inquiétude et la résistance. Nous sommes de moins en moins frileux, prêts à jouer pleinement notre partition dans le grand ballet de la Réalité.

Nathalie Delay

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vendredi 12 juin 2026

Mystère réel


"Il n'y a pas plus grand mystère que celui-ci : étant la réalité, nous cherchons à atteindre la réalité. 

Nous pensons que quelque chose nous cache cette réalité et que cela doit être détruit pour pouvoir l'atteindre. 

C'est ridicule ! 

Un jour viendra où vous rirez de vos efforts passés et ce qui sera présent ce jour-là l'est déjà complètement ici et maintenant." ~ 

Ramana Maharshi 


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dimanche 15 mars 2026

Une autre réalité ?

 "Chaque difficulté me montre que je ne suis pas libre, que je voudrais que la réalité soit autrement que ce qu'elle est"...

Q : Dans un entretien, tu disais que tu te trouvais dans un voyage sans fin, que le cœur est un abîme sans fond et que dans notre essence, on pouvait mourir toujours plus. Est-ce que cela signifie qu'il n'y a pas d'éveil définitif où l'on arrête de souffrir et que l'on voit le monde depuis sa vraie beauté ?


Nathalie Delay : On ne pourra jamais simplement effacer la souffrance. Mais mourir toujours plus veut dire se dissoudre dans un "Je ne sais pas". Tout ce que la vie nous montre, c'est exactement ce dont nous avons besoin pour nous libérer des illusions qui nous rendent malheureux. Nous mourons à la vue du mensonge que pour être heureux, nous aurions besoin d'autre chose que ce qui est déjà là. Cette mort permanente de la personne doit avoir lieu au niveau cellulaire. Il s'agit au final d'une déprogrammation du cerveau. La mort de la personne est synonyme de la reconnaissance que tu es l'Absolu. Cette reconnaissance est sans fin, car l'Absolu est sans fin. 

Tu ne vas jamais pouvoir dire : "Maintenant je l'ai". S'éveiller signifie ouvrir une porte – mais le voyage sans fin ne fera que commencer. Ce n'est pas le chemin d'une personne, mais un mouvement vers l'Absolu.

Q : Dans différents enseignements et livres spirituels, il est dit que nous les humains pourrions et devrions devenir des créateurs. Est-ce à l'opposé de ce que tu enseignes – notamment de simplement écouter et d'aller d'instant en instant avec la vie, comme elle se montre, sans résister ?

N.D. : Quand tu ouvres la porte vers l'Absolu, tu te rends compte qu'il n'y a pas une personne qui pourrait créer quelque chose. Il y a seulement un seul créateur – tu peux l'appeler comme tu veux : Conscience, Shiva, Dieu, Amour. Le plus tu te libères de l'idée d'être quelqu'un, le plus ce créateur universel peut se montrer à travers toi. Alors tu fais l'expérience que quelque chose te pénètre, quelque chose qui incarne cet aspect universel et créateur. Le plus tu te libères de toi-même, le plus la création peut se déployer en toute beauté à travers toi.

Q : Tu as suivi la voie de l'illumination quand tu étais pleinement dans la vie : tu étais dans une relation, tu avais une fille et un métier exigeant dans le domaine publicitaire. Comment as-tu trouvé le temps pour la pratique de la méditation ?

N.D. : Dans mon quotidien, il n'y avait pratiquement pas de temps pour une pratique formelle. Il y a eu une période où je voulais quitter ma fille, pour me retirer et me consacrer à une voie spirituelle – mais mon maître me l'a strictement interdit. Il disait que ma fille et mon quotidien étaient ma pratique. Alors j'ai fait 30, 40 fois par jour une micro-pratique : arrêter, prendre quelques respirations conscientes, sentir le sol sous les pieds et le ciel sur la tête. Les exigences du quotidien étaient des maîtres inexorables. 

Chaque difficulté me montre que je ne suis pas libre, que je voudrais que la réalité soit autrement que ce qu'elle est. Dès que je peux arrêter de me battre contre la réalité, je suis libre. Nous cherchons l'illumination dans le dernier recoin de l'Himalaya, alors qu'elle nous attend dans notre propre cuisine.

~ Nathalie Delay 

Extrait d'un entretien paru dans la revue "Yoga Aktuell", édition 2/2017

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dimanche 28 septembre 2025

Une invitation à la pratique, par Lee Lozowick.

 

«L'investigation intérieure et «neti neti» (ni ceci, ni ceci) sont deux pratiques traditionnelles en Inde qui nous aident dans notre travail. Avec «neti neti», on constate ce qui monte à la conscience et on dit : «la réalité n'est pas ceci». Car chaque fois que l'on se fixe sur quelque chose de spécifique et qu'on le considère comme étant ce qui est, on exclut tout le reste et on est dans le faux. Si on dit «neti neti» à propos de tout, au bout d'un moment, on arrête de se focaliser sur le spécifique et de fonctionner de manière dualiste, et on arrive à l'essentiel. On arête de diviser la réalité, on l'accepte telle qu'elle est dans sa totalité.
L'investigation intérieure est une pratique très similaire. On questionne chaque émotion, chaque sentiment, chaque pensée : «Who am I kidding ? - De qui je me paye la tête ?». Cette phrase est comme une épée qui tranche toutes les illusions jusqu'à ce qu'aucune ne puisse résister et qu'il ne reste plus rien d'autre que la source même de la Création, c'est à dire ce qui est. Il faut persévérer, persévérer, persévérer.
Même un satori n'est pas la fin du questionnement. Même avec un satori, quand on se dit : «Ça y est !», ça n'y est pas. Dès qu'on en fait un concept, on n'est plus ici, dans ce moment-ci. On pratique donc instant après instant, encore et encore, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'instant, jusqu'à ce qu'il n'y ait qu'ici, juste ici.»

(Lee Lozowick, Hauteville, 6 juillet 2000)
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samedi 16 août 2025

Concave et convexe

 

il y a un envers à l’endroit
un convexe au concave
un face a un pile

cela va de soi ?
pas tant que cela
l’envers de l’endroit
s’il est bien su
abstraitement connu
dans son principe
est de fait rarement vu
inconvenante réalité
admise
mais de préférence oubliée
reléguée à ces oubliettes
dont on sait qu’elles existent
mais aux abords desquelles on évite de passer
de peur que s’en échappe quelque pleur et grincement de dent
comme la guerre là bas
loin
certes redoutée
mais pas encore assez proche pour être éprouvée
comme l’abattoir ou l’élevage en batterie
dont l’ombre plane au dessus de l’assiette
comme cet hôpital que l’on longe
juste un mur
entre la danse des bien portants
vaquant à leurs affaires
et les lits de douleur
les corps crucifiés
Les gémissements
la peur nue
comme le mouroir rempli de vieillards hébétés
au fond de ce charmant jardin
devant lequel les parents futurs résidents
poussent dans leurs landaus ceux là même qui
dans un avenir inimaginable
les y placeront vaguement coupables
à l’autre bout du chemin
de cette jeunesse riante en terrasse
la vieillesse non accueillie
la détresse étonnée
devant le passage éclair du temps
ce temps
qui dans l’instant n’existe pas
et pourtant explose à la face
de qui ne s’est pas tout au long du chemin
activement souvenu de l’envers de l’endroit
du convexe du concave
du face du pile

Gilles Farcet

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vendredi 11 octobre 2024

Non voir

 


L'unité vient de voir, la dualité vient de penser. L'unité vient de voir la différence, la dualité de penser que l'autre est comme moi. L'unité est le fait, la réalité, ce qui est. La dualité c'est l'apparition d'autre chose, le refus de ce qui est, le non voir.

Swami Prajnanpad


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dimanche 29 septembre 2024

Vérification de pensées

 Le travail sur les pensées commence par vérifier leur véracité en les confrontant à la réalité. L'existence peut-elle être autrement ?...


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mercredi 27 septembre 2023

 


En tant qu'égo, individualité, être non régénéré, vous n'êtes pas Dieu. Et pourtant vous êtes Dieu, vous êtes l'Absolu. Certains d'entre vous pensent peut-être : '' mais c'est un blasphème que de dire : je suis Dieu ''. Non, le blasphème luciférien, c'est d'oser dire : '' je ne suis pas Dieu, je suis autre que Dieu, il y a Dieu et moi ''. 

Monstrueuse affirmation d'indépendance et d'autonomie, prétention à posséder l'être en soi-même. Il y a beaucoup moins d'égoïsme et d'orgueil à se dénier toute existence autre que l'Unique Réalité qu'à se considérer comme un être, même pécheur, humilié et plein de remords, existant par soi-même.

Le but proposé à l'homme c'est de perdre complètement sa conscience d'être autre que Dieu.

- Arnaud Desjardins (extrait du livre" Les chemins de la sagesse")

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mercredi 5 juillet 2023

Sourire à la vie


Fermez les yeux, vous êtes beaucoup plus qu'une vague ! Un sourire et c'est l'océan qui vous accueille ! Oui ! Oh oui !


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lundi 19 juin 2023

Réalité à percevoir

 


Les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être. Nous jugeons les situations par la façon dont elles se présentent. Nous regardons quelqu'un et nous pensons que c'est ainsi qu'il est. Nous répondons à nos conditionnements. Nous avons subi un lavage de cerveau depuis notre enfance pour croire que les choses devraient être d'une certaine manière. Mais les choses ne sont pas censées être de cette manière. Les choses "sont", tout simplement. Elles n'ont aucune substance, elles n'ont aucune réalité. Lorsque vous réagissez aux conditions, vous gaspillez votre énergie, alors que vous pourriez utiliser cette énergie pour découvrir votre Soi, pour découvrir votre propre réalité. 

~ Robert Adams

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mardi 25 avril 2023

dimanche 5 mars 2023

Se laisser malaxer le cœur


La plupart d’entre nous évoluons dans un contexte généralisé de maltraitance du ressenti. Nos parents, notre éducation, la société, tout nous pousse à la répression. Cela va des injonctions les plus grossières (« Un homme, ça ne pleure pas ! ») jusqu’aux plus subtiles (« Après des années de thérapies et de pratique, je ne devrais pas être si fragile ! »). Alors, il ne faut pas ressentir, ou le moins longtemps possible, et surtout que cela ne se voie pas. Qui plus est, l’enfance nous a confrontés à des situations si douloureuses que nous n’avons pas pu les ressentir complètement, nous avons donc dû nous fermer, nous « blinder » pour survivre. 

La capacité de se laisser malaxer le cœur par la succession des épreuves et des succès, des joies et des peines, est une des clés de la progression spirituelle. La sensibilité, c’est le contraire de l’anesthésie, de l’endurcissement, de la rationalisation et du déni. Se laisser briser le cœur va mettre à bas tout notre monde artificiel et pathétique fait d’espoirs et de craintes, d’illusions, d’orgueil, de prétentions, de faux-semblants, d’opinions ; c’est ce qui va arracher tous nos masques et mettre à néant nos stratégies illusoires pour éviter la confrontation directe et vivifiante à la réalité. 

Emmanuel Desjardins 

Vivre – La guérison spirituelle selon Swami Prajnanpad. Le Relié

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dimanche 8 janvier 2023

Réalité !

 


Soulageant, apaisant, réjouissant, ce magnifique graphique offert par une institutrice pour m’inviter à la confiance. Sacré boulot !!!

Merci pour tout.

Prenez soin de vous!

Alexandre Jollien





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mardi 13 décembre 2022

Le jardin secret

La réalité n'est qu'un reflet,


seul le silence le sait !


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photos par Acouphene (2019)








 

vendredi 12 août 2022

Hommage et remerciements

 Je souhaitais vous remercier pour vos soutiens qui m'ont fait chaud au cœur concernant la demande "de rançon" d'une avocate pour une petite photo mise sur mon blog en fin d'année dernière.

Une personne m'a notamment apporté une aide juridique précieuse qui a permis que les relances nombreuses s'arrêtent. J'en suis très reconnaissant !

Actuellement, je stoppe mon métier principal, pour développer le shiatsu et partager au mieux ce que j'ai reçu à travers l'enseignement de l'adhyatma yoga. Je souhaite approfondir ce chemin en "accueillant" le côté Yin dont on a tous besoin actuellement. Aller à la source pour goûter cette eau profonde qui peut calmer le feu de nos existences sur cette planète.

Je me disais récemment que quand je méditais au début, il y avait notamment la pensée qui venait "je perds mon temps". La science a démontré que la méditation faisait gagner du temps de vie... Alors, je souris.

Se poser, permet de mieux avancer. 

Accueillir ce qui est permet à la réalité d'exister et de nous délivrer ses messages.

Ci-joint un extrait du tome 1 de "A la recherche du Soi" de Arnaud Desjardins (le 10 août est la date anniversaire de sa mort).


Le but suprême de l’existence humaine est la réalisation d’une Réalité que vous êtes déjà, même si vous n’êtes pas conscients de l’être. C’est un premier point qui doit être bien compris. Vous avez eu l’habitude, jusqu’à présent, d’acquérir des résultats comme fruits de vos efforts et ces résultats étaient pour vous dans le futur. Je n’ai pas de musculature, je décide de devenir un athlète. Ces muscles, je ne les ai pas, mais grâce à des haltères, des exercices avec des extenseurs, de la barre fixe, j’acquiers peu à peu ces muscles que je n’ai pas aujourd’hui et que j’aurai dans six mois, dans un an ou dans deux ans. Toute notre expérience est de cet ordre. Mes efforts vont produire un résultat qui n’existe pas aujourd’hui et qui existera demain. Mais ce qui n’existe pas aujourd’hui et qui existera demain est soumis au temps, produit par une cause. Ce qui est né mourra. Ce qui est produit par une cause peut être détruit par une cause adverse, par exemple cette magnifique musculature peut être détruite par une longue et grave maladie. L’accomplissement de l’existence humaine, ce en quoi tout sera résolu, c’est une Réalité qui n’est pas l’effet d’une cause, qui par conséquent ne peut pas être détruite par une autre cause, une Réalité qui n’a pas un commencement dans le temps, ce qui impliquerait qu’elle ait aussi une fin. C’est une Réalité intemporelle, supra-mentale, incompréhensible à l’expérience ordinaire et qui a été « réalisée » de siècle en siècle par des sages, des yogis, des êtres qu’on a appelés éveillés ou libérés ou ayant eu l’illumination. 

Cette Réalité que les bouddhistes ont nommée le Non-Né et que saint Jean appelle la Vie Éternelle, les hindous l’appellent l’atman. Cet atman, il est décrit à longueur de pages dans les Upanishads : sans limitation, infini, ni grand ni petit, échappant à toute mesure, plus grand que le plus grand, plus petit que le plus petit, indestructible, indivisible, inaffecté, au-delà ou plutôt en deçà de toute détermination, de toute relativité. Cet atman est brahman, cet atman est l’absolu. On l’a comparé à l’écran blanc sur lequel on peut projeter n’importe quel film de cinéma. Quel que soit le film, l’écran est inaffecté et, à la fin d’un film dans lequel on a tiré à la mitrailleuse pendant une heure et demie, il n’y a pas une éraflure de balle sur l’écran. De la même façon, l’atman que nous sommes n’est jamais affecté par aucune des vicissitudes qui nous arrivent en tant qu’être conditionné, limité, soumis à la naissance, au vieillissement, à la destruction.

Arnaud Desjardins - A la recherche du Soi

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samedi 20 novembre 2021

Trésor d'émotion...

 

L'émotion est une trésor de connaissance. C'est une alarme pour nos dysfonctionnements...



Émotions de peur, de rage, d’amour, de tristesse, émotions sans cause : toutes ces émotions sont des craquements qui laissent entrevoir une masse en fusion pointant sur le cœur des choses.
Par manque de clarté, on attribue l’émotion à la situation, on pense qu’elle dérange.
L’émotion est ouverture vers le cœur. Tout ce qui n’est pas émotion est un ajournement. L’émotion est libre de pensées, de savoirs, elle vacille sur elle‐même, sans certitude.
Être totalement dépassé, inapte à la réalité : ce pressentiment même est le reflet de la réalité, reflet du cœur.
En vivant avec nos émotions, tôt ou tard, l’habitude de trouver une cause va nous quitter.
Eric Baret, De l'Abandon, Editions Les Deux Océans
En photo : Avalokitesvara Ekadashamukha paubha, détrempe sur tissu, XVe/XVIe siècle, Népal

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mercredi 15 septembre 2021

Le Réel spirituel

 


"Si vous avez quelque chose à sauver, si vous avez quelque chose à conserver, si vous n'êtes pas prêt à tout lâcher et à tout laisser sombrer dans l'immensité du silence, fuyez la spiritualité. La spiritualité vous enlèvera tout.

Vous y perdrez vos identités, vous y perdrez chacune de vos idées, vous y perdrez vos idéaux, vous y perdrez vos peurs, vous y perdrez vos motivations, positives comme négatives, vous y perdrez tout ce que vous avez toujours cru être, savoir et posséder.

Si vous n'êtes pas prêt à tout perdre pour la vérité, y compris vous-mêmes, fuyez pendant qu'il en est encore temps.

Vous y découvrirez qu'aucune de vos idées, y compris spirituelle, n'est vraie. Vous y découvrirez qu'aucune de vos histoires n'est vous. Vous y découvrirez que rien de ce que vous tenez dans vos mains n'est vôtre, que même ce corps est un objet – comme un nuage, qui n'est ni à vous, ni à personne. Vous y perdrez tous les points de repères.

Hors du temps et de l'espace, au-delà du nom et de la forme : votre vraie nature ne donne rien sur quoi s'appuyer.

Tout sera balayé jusqu'à ce que vous voyiez : vous êtes l'espace nu, qui n'arrive nulle part, dans lequel l'expérience danse. Vous êtes le sang du réel qui bat dans le cœur du silence. Rien n'est vous, tout est vous. Rien n'est vrai, tout est vrai. Il n'y a rien à trouver dans cette voie, et tout à perdre. Et, entièrement perdu, offert, démembré, se découvre enfin le réel sous ces fictions que nous avions tant chéries.

Fictions du bien, du mal. Fictions du vrai, du faux. Fictions de moi, des autres. Fictions du temps et de l'éternité. Fictions du sens et de l'absurde. Fictions du commencement et de la fin. Fictions de l'intérieur et de l'extérieur. Fictions de l'harmonie et du chaos. Fictions du beau et du laid. Fictions de tous les opposés.

Se découvre enfin ce que nous sommes en dessous des idées que nous avions fabriquées de bric et de broc. Le réel : ce qui ne se négocie pas, ce qui ne se fabrique pas, ce à quoi on n'échappe pas. Le réel que je suis, en-deçà des idées qui toujours flanchent... Là où nul effort ne compte, là où nulle idée n'a cours, là où nul mérite n'existe – au-delà des images de nous et du monde, au-delà de nos biens, au-delà de nos mal-s, de nos maux : ce qui est.

Ce réel qui est toujours là, ce réel que je suis, ce réel que nous avons tant souffert d'essayer de circonvenir ou d'échapper. C'est cela, la vraie question – permettez-moi donc de l'écrire en graffiti sur la porte de la spiritualité : voulez-vous le réel, ou vos idées ?

Si vous franchissez cette porte, elles seront toutes massacrées.

Il ne restera plus rien, sinon vous. Votre présence nue.

Car vous êtes l'absolu, vous êtes le monde, vous êtes tout.

Qu'allez-vous désirer, refuser maintenant ?

Qu'allez-vous devenir ? "

Pierre Vaillancourt

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mercredi 1 septembre 2021

Vigilance et détachement avec Arnaud Desjardins

 


Dans quel domaine êtes-vous faibles, influençables ? Dans quel domaine l’existence a-t-elle plein pouvoir sur vous ? Dans le domaine affectif, sexuel, social, monétaire ou autre ? C’est cela qui doit être vu d’abord. Et se dire ensuite : je ne rêverais pas de sagesse tant que je n’aurais pas conquis mon autonomie, tant que je ne me raconterais pas d’histoires dans ce domaine-là. Car on ne peut espérer se libérer en gardant une grande vulnérabilité, une faille à l’intérieur de soi.

Cela est difficile, car dans ce secteur-là, la peur et le désir demeurent tout-puissants. On ne peut croire être libre en gardant en soi une grande dépendance à l’égard de quoi que ce soit. Dépendance qui se trouve d’ailleurs presque toujours interprétée en termes d’infantilisme. Un adulte, avec un sexe d’adulte et un cerveau d’adulte, se conduit, dans le domaine de sa faiblesse propre, comme un enfant. Donc il faut, en chacun, mettre cela à jour, afin de le combattre. Car cette vulnérabilité imprègne non seulement l’existence mais toute la vie spirituelle. Et l’on voit très facilement les motifs cachés tout-puissants qui peuvent imbiber une quête spirituelle et la rendent fausse. Il faut donc découvrir le mensonge qu’on se fait à soi-même. C’est le b.a ba du chemin vers la vérité. Et lorsque l’illusion dans laquelle on vit est détruite, ce moment qui pourrait paraître cruel, difficile, et l’est à bien des égards, débouche sur une parfaite paix. Car l’on se réconcilie alors avec soi-même, on crée l’harmonie en soi et on est, alors seulement, capable de s’ouvrir vraiment à une nouvelle réalité et découvrir sa liberté à l’intérieur de sa fatalité personnelle.

Ceci est la première purification. Essentielle.

(L’orient Intérieur. Collectif. Autrement 1985)

Voir l'article complet

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vendredi 20 août 2021

Imaginer votre réalité future


Contrairement à ce que vos professeurs vous ont peut-être dit lorsqu’ils vous surprenaient à regarder fixement par la fenêtre lorsque vous étiez en cours, laisser votre esprit vagabonder peut constituer une première étape essentielle pour atteindre vos objectifs...

Accordez-vous donc des moments pour rêver et jouer. Quel vœu demanderiez-vous à Cendrillon d’exaucer si elle venait vous rendre visite ? Elle s’assurerait que vous avez l’influence, les contacts et les ressources nécessaires pour que votre désir devienne réalité. Vous avez votre objectif en tête ? Voici la marche à suivre :

1. Dressez une liste des éléments importants concernant votre objectif, des raisons pour lesquelles vous voulez l'atteindre, puis classez-les par ordre d’importance.

Vos valeurs vous surprennent ? Vous êtes-vous rendu compte que des choses que vous jugiez importantes ne l’étaient pas tant que cela après tout ? Avez-vous pensé à une valeur qui manquait au départ ?

2. Maintenant, toujours éveillé, imaginez-vous en train de flotter en dehors de votre corps et projetez-vous dans l’avenir, à l’époque où vous pourriez avoir atteint l’objectif fixé.

3. Prêtez attention aux images, sons et sensations et modifiez-les.

Parvenez-vous à les rendre plus puissants, vibrants, éclatants, et à aller encore au-delà ?

4. Depuis l’avenir, retournez-vous sur le présent et laissez votre inconscient identifier ce qu’il a besoin de savoir et vous aider à en prendre conscience, pour vous permettre d’atteindre votre objectif.

N’oubliez pas de noter quelle serait la première mesure à prendre !

5. Une fois le rêve bien savouré, revenez à la réalité et prenez cette première mesure

Vous vous surprendrez !

extrait de La PNL, Programmation Neuro-Linguistique pour les nuls

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