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mardi 5 novembre 2019

Jouissez de la vie autant que vous pouvez !


Je souhaitais vous faire partager le commentaire de Olivier concernant Olivier Humbert par rapport à un hommage rendu le 6 juin 2017.

C'est agréable de trouver cet hommage à Olivier Humbert, on n'en trouvera pas ailleurs d'ailleurs, pas plus que de photos. Ce qui est écrit ici est surement juste et la citation extraite du livre reflète bien Olivier Humbert, dans le sens "de faire confiance pour le reste à la vie, qui se charge de nous quoi qu'on en pense". J'aimerai rajouter qu'Olivier était revenu à ses premiers amours en un sens, qui est la pratique du Katsugen undo , du mouvement régénérateur, il avait fréquenté assidûment le Dojo de Itsuo tsuda à Paris, avant sa rencontre avec Arnaud, sur ses dernières années d'existence Olivier animait un groupe à Montpellier qui n'était pas d'obédience "Swami Prajnanpadienne", même si tous y étaient les bienvenus. De plus et surtout il animait le groupe de pratique de mouvement régénérateur de Montpellier, un groupe libre , sans adhésion, ceci étant sur la fin sa seule voie, c'est à dire "le Non faire" .
Olivier Humbert ne se présentait plus comme disciple d'Arnaud Desjardins ou de Swami Prajnanpad et n'accompagnait pas dans ce sens, mais vraiment devenu un disciple de la vie. Je voulais juste ajouter cette précision, car quitte à lui rendre hommage autant le faire en réalité des faits. Je cite aussi la dernière parole que j'ai entendu d'Olivier Humbert quelques jours avant son départ : "jouissez de la vie autant que vous pouvez"
Merci pour votre blog.
Olivier

Voici un texte de Olivier Humbert
extrait de "Swami Prajnanpad et les lyings"

Les vicissitudes de l'existence, en dehors de ma pratique de thérapeute et de ma formation dans ce domaine, m'ont alors sollicité de manière telle que j'ai ressenti constamment le désir de me changer pour être plus heureux et mieux adapté aux défis de la vie. J'ai donc poursuivi mon exploration des nombreuses techniques de psychothérapie qui commençaient de se répandre en France avec la venue de thérapeutes américains dans les domaines de la bioénergie, de la végétothérapie, de la Gestalt, du cri primal, du rebirthing, de l'analyse transactionnelle, etc. 


Cette entreprise visait à l'acquisition d'un savoir, censé m'apporter une réussite dans les différents rôles de mon existence : professionnel, conjugal et paternel en particulier. La découverte du « mouvement régénérateur » transmis par maître Itsuo Tsuda réorienta ma recherche. Il s'agit d'une pratique corporelle exécutée « sans but, sans connaissance et sans technique » où l'on cesse pour un temps de s'opposer aux mouvements naturels du corps, permettant ainsi aux systèmes réflexes dont il dispose de s'exprimer. En effet, pour la première fois, j'expérimentais la réalité et l'efficacité du «non faire», du« lâcher prise ».Je constatais, jour après jour, avec cette pratique, que le changement était inhérent à la vie même, sans nécessiter le recours à l'effort volontaire. Ce qui m'apparaît aujourd'hui comme une évidence aveuglante prenait alors l'aspect d'une véritable révélation. Laisser libre cours aux réactions du corps, habituellement réprimées ou contrôlées pour une grande part, entraînait des changements patents au plan physiologique : sommeil, nourriture, digestion, respiration, attitudes corporelles. 

Ces changements influaient au plan psychologique : diminution de l'anxiété, renforcement de la confiance en soi, augmentation de l'aptitude à relativiser les choses. Dans la pratique en groupe, maître Tsuda introduisait une certaine ritualisation et demandait un minimum de rigueur de comportement. Tout ceci contrastait avec l'état d'esprit permissif et soixante-huitard du milieu psy dans lequel j'évoluais et, pourtant, encadrait une activité qui participait du « non faire » et de la totale confiance en la vie. C'est grâce à cela que m'est apparue une conception nouvelle de la vie, celle de « Grande Vie », selon l'expression de K.G. Dürckheim, ayant les caractéristiques du sacré : « éternité, omnipotence, transcendance ». 


Par une relation nouée au dojo de maître Tsuda, j'entendis alors parler d'Arnaud Desjardins, du travail sur l'inconscient par le « lying »,pressentant tout de suite que cette pratique émotionnelle pouvait, pour moi, être un pont vers une terre nouvelle :le pont permettant de franchir les torrents émotionnels pour atteindre à la terre sacrée naturelle. Fin 1976, la rencontre avec Arnaud Desjardins, nouvellement installé dans son ashram du Bost, m'ouvrit la porte d'accès à une culture spirituelle que j'avais ignorée jusque là. J'avais en effet rejeté la religion catholique de mon enfance et de mon adolescence, pratiquée ardemment mais qui m'avait conduit à des contradictions ingérables, aboutissant à une dépression nerveuse vécue comme une véritable implosion. Cette culture spirituelle promettait, sans rien rejeter du vivant, la conjonctio oppositorum - la conciliation des contraires - dont le psychologue C.G.Jung mentionnait l'antique existence oubliée, Jung que j'admirais comme un maître mais qui n'avait pourtant pas découvert le sens de la vie puisqu'il écrivait : « Je chéris l'idée que la vie ait un sens.» 

Le chemin spirituel et son but de libération du sens de l'ego nécessitaient un engagement total avec un maître. Le nouvel élève qu'Arnaud Desjardins accepta d'aider, l' apprenti-disciple de l'enseignement, complètement néophyte dans la connaissance spirituelle, prétendait néanmoins, du fait de sa qualification de psychothérapeute, se connaître, sans même tirer la conclusion que ses difficultés émotionnelles dans l'existence témoignaient du contraire. J'eus le privilège d'être admis d'emblée à assister à quelques lyings d'autres élèves plus anciens. Familier de l'expression émotionnelle cathartique et m'étant aussi intéressé à la transe vaudou, il me parut tout de suite évident que les lyings auxquels j'assistais conduisaient la personne à exprimer, sans aucune retenue et sans aucun filtre, par la totalité de ses moyens d'expression, l'inconscient dans sa profondeur. 

L'attitude de l'élève, en total accord avec cette expression, quelle qu'en soit l'intensité, mais en restant lucide, contrairement à la transe, donnait à cette activité une toute autre portée que la pratique de l'expression émotionnelle en thérapie. Ainsi, le lying m'est-il apparu comme un moyen convaincant de transformation. Il paraissait rendre la personne apte à accéder à la démarche spirituelle proprement dite visant à transcender la limitation de l'ego...






mercredi 7 juin 2017

«Vous savez, on peut être heureux avec rien !»


A propos du mouvement régénérateur

 « Pratique corporelle instinctive pour une santé naturelle, le Mouvement Régénérateur est l'aboutissement pour tous de la technique du Seitaï créé au Japon au siècle dernier par M. Noguchi et transmise par Itsuo Tsuda en France. C'est aussi une voie spirituelle qui ne se présente pas comme telle. Harmoniser la circulation du Ki est une pratique spirituelle : le Ki japonais est synonyme du prana hindou, du pneuma grec, du spiritus latin, c'est à dire de l'esprit – l'esprit qui ne peut être saisi, ni compris, ni ressenti mais dont on perçoit les effets en tant qu'être humain, et qui est porteur de la vie même. 

 L'originalité de cette voie est sa simplicité, son unité avec la manifestation de la vie chez le pratiquant. C'est pourquoi Itsuo Tsuda la définissait comme une pratique sans but. La vie n'est pas un but, elle préexiste à tout le reste. Le non-faire laisse au Ki, à « l'esprit », le champ libre pour s'accomplir dans l'organisme qu'il a créé - organisme qui inclue les niveaux physique,psychologique et spirituel.» 

Olivier Humbert

Source : mouvement regenerateur



Message à Olivier, par Hélène Denjean 

«Merci Olivier de nous avoir initiés et guidés dans le mouvement régénérateur avec une simplicité digne du « sans connaissance, sans technique, sans but » d’Itsuo Tsuda, dans le cœur de ciel pur d’Haruchika Noguchi, et d’avoir pratiqué avec nous dans cet esprit de liberté, de non attente, de don qui permet de se reconnecter au vivant. 

Ton regard clair, lumineux, ouvert éclaire notre conscience tel le cœur du ciel pur. Ton expression « Bain de Ki » exprime bien notre pratique du lundi soir qui mène au vide, au rien, là où l’on quitte son identité, le passé, le futur et les doutes du mental, là où l’on retrouve la cohérence, la plénitude, la source d’amour, celle où nous sommes tous un dans l’instant présent. Merci de cette rencontre lumineuse.»


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mardi 6 juin 2017

En souvenir d'Olivier Humbert

Dans la nuit du mardi 30 mai au mercredi 31 mai 2017, Olivier Humbert a quitté son corps pour rejoindre la conscience une.

Olivier Humbert est né en 1930. Ingénieur commercial ESCP. il a assumé des postes de direction commerciale dans différentes entreprises. puis de consultant et de formateur en relations humaines durant vingt ans. Il s'est formé à la psychologie sociale et à la psychologie émotionnelle et corporelle au début des années 70. Il a pratiqué la thérapie de groupe dans la ligne des groupes marathons initiés en France par jacques Durand-Dassier.

Sa rencontre avec Arnaud Desjardins en 1976 l'a conduit à interrompre cette activité. Dans le cadre de l'adhyatma yoga. il s'est alors soumis à l'ascèse des lyings durant trois années. Puis. pendant vingt ans. il a accompagné en lyings et en psychothérapie des personnes motivées par la recherche spirituelle. notamment dans le Gard où il a créé en 1985. avec son épouse. un centre résidentiel pour pratiquer ces activités en cohérence avec l'enseignement d'Arnaud Desjardins.
Il vivait à Montpellier depuis plus de vingt ans.



A propos du Lying (Extrait de l’ouvrage «Swâmi Prajnânpad et les lyings», co-écrit par Éric Edelmann, Olivier Humbert et Christophe Massin)
 «Le paradoxe est que le lying fait partie d'une voie qui met en avant l'acceptation mais que le chercheur a le plus souvent pour demande de changer en lui ce qui lui déplaît. Ceci peut l'entraîner à tourner le dos à la nécessité de s'accepter tel qu'il est. Pourtant, tous les problèmes psychologiques peuvent se ramener à un seul désir impossible: celui d'être autre que ce qu'on est. Garder à l'esprit cette nécessité d'en arriver à s'accepter soi-même et de faire confiance pour le reste à la vie, qui se charge de nous quoi qu'on en pense, est donc important pour ne pas s'engager dans la poursuite interminable d'un idéal d'homme ou de vie sans émotions ni douleurs.» Olivier Humbert

source :article FB

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lundi 10 février 2014

Swami Prajnanpad et les lyings


Bernard Pernel : Swami Prajnanpad disait "le lying, ce n'est pas se souvenir, c'est revivre intensément". 
 Par exemple : si dans une situation du passé jugée douloureuse, inconfortable ou inacceptable dont toute une partie des affects, des sensations et des émotions ont été refoulés, après un certain nombre de séances, la personne se laisse aller à réellement être un avec cette situation, si elle l'"embrasse", comme la belle embrasse le monstre dans le conte, elle la transforme en prince charmant.

Voir Le lying et la purification du coeur
Voir aussi l'article de Clés magazine