En finir avec la souffrance — pas seulement en soignant ses symptômes mais en éradiquant sa cause première —, c'est précisément ce à quoi vise l'enseignement du Bouddha. [...] Il faut d'abord réaliser que la vraie cause de la souffrance ne se trouve pas à l'extérieur de soi, mais à l'intérieur. [...] C'est pourquoi la véritable pratique spirituelle consiste à s'occuper de son propre esprit. L'esprit est très puissant, il peut créer le bonheur comme le malheur, le paradis comme l'enfer. Si, à l'aide du Dharma, vous parvenez à éradiquer vos poisons intérieurs, rien d'extérieur ne pourra plus vous affecter négativement, mais tant que ces poisons resteront mêlés à votre esprit, vous ne trouverez nulle part au monde le bonheur que vous désirez.
jeudi 11 juin 2026
Poisons intérieurs
mercredi 20 mai 2026
Interdépendance
[...] si l'on voulait résumer l'enseignement du Bouddha en un seul mot, on dirait que c'est l'interdépendance universelle, dont la non-violence n'est qu'une conséquence naturelle : puisque nous sommes tous dépendants les uns des autres et que tous les êtres désirent comme nous-même être heureux et ne pas souffrir, mes bonheurs et mes malheurs personnels sont indissociablement liés à ceux des autres. Cette non-violence n'est pas assimilable à une faiblesse ou une passivité. C'est le choix délibéré de l'altruisme dans toutes nos pensées et tous nos actes, de sorte qu'il devient inconcevable de nuire sciemment à autrui.
XIVe Dalaï-lama, enseignements donnés à Amaravati, Inde, 2005.
📸 : Elèves de l’école de Shèchèn au Tibet oriental. 2014
Partagé par Matthieu Ricard
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jeudi 16 avril 2026
Dépendance...
[…] si l'on voulait résumer l'enseignement du Bouddha en un seul mot, on dirait que c'est l'interdépendance universelle, dont la non-violence n'est qu'une conséquence naturelle : puisque nous sommes tous dépendants les uns des autres et que tous les êtres désirent comme nous-même être heureux et ne pas souffrir, mes bonheurs et mes malheurs personnels sont indissociablement liés à ceux des autres. Cette non-violence n'est pas assimilable à une faiblesse ou une passivité. C'est le choix délibéré de l'altruisme dans toutes nos pensées et tous nos actes, de sorte qu'il devient inconcevable de nuire sciemment à autrui.
FOURTEENTH DALAI LAMA, TENZIN GYATSO (b. 1936)
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mardi 20 janvier 2026
Espace intérieur
Apprendre à reconnaître et à habiter véritablement toutes les pièces de son propre espace intérieur (à la fois corporel, mental, émotionnel, énergétique, spirituel).
Même celles que l’on ne voit pas ou ne veut pas voir.
Même celles que l’on préfère sciemment ou malgré soi oublier, ignorer ou délaisser.
Même celles qui ont pu d’une manière ou d’une autre être abîmées, rejetées ou profanées.
Apprendre à reconnaître et à habiter autant que faire se peut tous les angles de ce que l’on est. Le plus honnêtement possible.
Se libérer des compromis et autres arrangements avec soi-même qui peuvent donner l’impression illusoire d’avoir fait le tour de la question avant même qu’elle ne soit posée.
Juste ouvrir l’espace à ce qui est, et laisser la possibilité d’une réceptivité à ce qui dès lors peut à chaque instant de façon renouvelée être rencontré, reconnu et aimé.
Rien d’autre à ajouter, ni à retirer.
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Sculpture : Bouddha de l’empire Qin du Nord, Chine, VIème siècle
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samedi 30 août 2025
Voir et comprendre
Le Bouddha nous a appris à observer les choses précisément là où elles apparaissent. Une fois apparues, elles ne durent pas ; elles disparaissent et d’autres choses apparaissent qui finissent aussi par disparaître.
Mais ce n’est pas ce que nous voulons !
Quand notre esprit est en paix, nous voulons qu’il continue à être en paix, nous ne voulons pas qu’il s’agite, nous voulons nous sentir bien !
Or, ce souhait est contraire à la réalité.
Le Bouddha nous a dit de commencer par voir et comprendre clairement la nature de tout ce qui nous entoure. Ce n’est qu’ensuite que l’esprit sera vraiment calme et paisible.
Tant que nous ne connaîtrons pas ces choses, tant que nous ne comprendrons pas nos humeurs, nous demeurerons des personnes changeantes, nous nous attacherons à nos humeurs, et cela tournera à l’entêtement et à l’orgueil.
~ Ajahn Chah
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mardi 20 mai 2025
Ouverture à la lumière
Chez Azur Shiatsu, la lumière était au rendez-vous dans le Dojo.
Je vous mets aussi la photo des deux gardiennes de la sagesse ;-)
jeudi 29 août 2024
Observation et connaissance
Le Bouddha nous a appris à observer les choses précisément là où elles apparaissent. Une fois apparues, elles ne durent pas ; elles disparaissent et d’autres choses apparaissent qui finissent aussi par disparaître.
Mais ce n’est pas ce que nous voulons !
Quand notre esprit est en paix, nous voulons qu’il continue à être en paix, nous ne voulons pas qu’il s’agite, nous voulons nous sentir bien !
Or, ce souhait est contraire à la réalité.
Le Bouddha nous a dit de commencer par voir et comprendre clairement la nature de tout ce qui nous entoure. Ce n’est qu’ensuite que l’esprit sera vraiment calme et paisible.
Tant que nous ne connaîtrons pas ces choses, tant que nous ne comprendrons pas nos humeurs, nous demeurerons des personnes changeantes, nous nous attacherons à nos humeurs, et cela tournera à l’entêtement et à l’orgueil.
~ Ajahn Chah
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samedi 15 juillet 2023
lundi 29 mai 2023
Esprit tendu
Détendre son esprit par la bienveillance
Il nous arrive à tous d'avoir l'esprit un peu tendu et ce n'est pas quelque chose d'agréable. Nous souhaitons tous avoir un esprit détendu. C'est à partir d'un esprit tendu que nous risquons d'avoir des paroles qui "dépassent notre pensée" et de réaliser des actes dont nous n'avons plus le contrôle dont les conséquences nous échappent complètement, notamment par la souffrance qu'ils pourraient engendrer.
Remédier à cette tension nous demande d'apprendre à orienter notre esprit d'une certaine façon.
D'abord en mettant notre corps, notre parole et notre esprit en harmonie, ou peut-être plus simplement en prenant conscience qu'ils ne sont pas toujours en harmonie. Cette dysharmonie est un refus d'une part de nous-mêmes, on veut être autrement qu'on est et cela crée une tension. C'est un manque de bienveillance envers soi. Donc commençons déjà par cette bienveillance pour nous-même, en acceptant d'être maintenant ce que nous sommes.
Ensuite nous prenons conscience que tous les phénomènes étant impermanent, il n'y a aucun refuge stable dans le monde phénoménal. Le seul véritable refuge que je peux trouver est dans ma véritable nature, ce plus grand que moi qui est moi, ma nature de Bouddha.
C'est de nouveau une profonde bienveillance envers moi-même, d'avoir l'humilité d'accepter ma grandeur.
Et le troisième point est d'ouvrir son cœur aux autres, de réaliser qu'il n'y a pas de plus grand bonheur que d'apporter du bonheur à l'autre et de le libérer de sa souffrance. Que nous pouvons trouver un profond bien être à souhaiter et à voir que les autres sont dans la joie.
Nous réalisons alors que si notre esprit est orienté de cette manière, il est détendu, bien plus détendu que si nous souhaitons le malheur de l'autre, ou notre propre bonheur au détriment de l'autre.
Je vous souhaite à tous une belle journée dans la détente.
Philippe
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mercredi 22 mars 2023
Dépouillement
"Le dépouillement a aussi été pour moi une sorte de « gros machin » inatteignable. J’imaginais que pour l’atteindre, il me fallait devenir moine, presque un stakhanoviste du détachement, et envoyer paître tout ce qui relève du matériel. Jusqu’au jour où j’ai pris conscience que le « gros machin » dont je devais me détacher, c’était moi. Le « moi je », le « moi d’abord » ; le rôle que j’essaie tous les jours de jouer, du matin au soir. Sur mon chemin, j’ai alors croisé un ami. Il m’a dit cette phrase qui m’a bouleversé : « Plus de liens, moins de bien. » Il est vrai que jusqu’alors, j’avais tendance à aller chercher dans les librairies, dans les supermarchés, dans les grandes surfaces, un remède aux manques, aux blessures, aux aliénations. Depuis que j’ai entendu cette phrase–« plus de liens, moins de bien »–, j’y ai perçu comme une invitation à faire de l’ordre, à me libérer chaque jour du trop. Ce qui rejoint cette intuition magnifique dans le bouddhisme selon laquelle nous sommes tous la nature de Bouddha. Nous sommes : ce n’est pas de l’ordre de la possession. Ce n’est pas quelque chose que l’on ajoute à ce que l’on est pour être heureux. Nous sommes déjà la nature de Bouddha. Le sale parent, le violeur d’enfants, la personne handicapée. Encore qu’il n’y aucun rapport entre la personne handicapée et les deux autres ! J’y ai décelé une invitation à changer totalement notre regard sur autrui.
Précisément, le dépouillement auquel invite le zen, et par là toute la tradition philosophique du bouddhisme, c’est la voie du détachement. Se débarrasser de toutes les représentations mentales dont on recouvre les choses, les êtres, et nous-mêmes en fin de compte. Nous avons une image de nous et, du matin au soir, nous voulons nous y conformer. Un jour, j’ai décidé qu’Alexandre Jollien serait comme cela, et gare à moi si je ne suis pas à la hauteur. On n’imagine pas l’infinie souffrance qu’engendre une telle fixation. Se dépouiller, c’est se mettre à nu. Je l’ai écrit dans mon dernier livre qui porte le titre explicite du Philosophe nu : le calme est déjà là, en moi, à demeure si je puis dire. Si je le cherche ailleurs, je lui suis infidèle. Être dans le dépouillement, c’est être totalement soi, totalement nu pour laisser éclater cette joie qui est déjà présente en nous, qui nous précède. Nul besoin d’aller la chercher, de la séduire pour qu’elle vienne. Elle est déjà là."
Alexandre Jollien
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dimanche 12 février 2023
Paix profonde
Personne ne parvient au sommet
de la plus haute montagne.
Personne ne comprend ce lieu mystérieux.
Ni Bouddha, ni Dieu,
Aucun saint, aucun sage ne peut l’exprimer
Par la vertu de l’éloquence,
Ni même par le silence.
Etudiant profondément et poussant loin nos recherches
Que nous arrivions en ce lieu,
Même si nous regardons tout le jour,
C’est comme si nous n’avions pas d’yeux.
Même si nous écoutons toute la nuit,
C’est comme si nous n’avions pas d’oreilles.
Mélodie d’une harpe sans corde,
Ou d’une flûte sans trou,
Cette musique émeut les cœur les plus froids,
Son harmonie bouleverse l’esprit le plus ironique.
Le sujet et l’objet disparaissent tous deux,
L’activité des phénomènes et la profondeur de la sagesse
S’assoupissent.
Il n’y a plus d’anxiété, de projet, de calcul,
On ne pense plus.
Le vent tombe, les vagues disparaissent,
L’océan se calme.
Avec le soir, la fleur se referme, les gens s’en vont,
Alors la paix de la montagne devient profonde.
extrait de : La pratique du Zen par Taisen Deshimaru
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dimanche 18 décembre 2022
Benoît Billot : « Arrête, où cours-tu ? »
En cette période de l’Avent 2022, le bénédictin Benoît Billot confie : « Tout m’appelle à reconnaître la Présence cachée en moi, en toi, en nous… » Et si nous en faisions notre programme de vie pour les semaines à venir en tâchant de rompre avec nos habitudes de hâte et d’avidité ? Mode d'emploi.
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Longue file devant une porte qui donne accès au parc de la préfecture ; ils étaient là depuis 5 heures du matin : des immigrés, femmes et hommes, tous en quête du sacro-saint titre de séjour. Ils en avaient tant besoin. Mais ici, calmes et silencieux, peut-être résignés, peut-être révoltés.
Certains écoutaient une quelconque musique. D’autres les yeux fermés semblaient prier. Ils savaient bien ce qu’attendre signifiait pour eux. J’avais accompagné un des frères de ma communauté, étranger lui aussi, et il était maintenant en bonne place dans la file.
À 7 heures, un petit groupe de bénévoles était apparu avec thermos de café et gobelets. Des sourires et paroles gaies les avaient accueillis lorsqu’ils avaient remonté la file. À 8 heures, agitation générale : deux vigiles s’étaient manifestés derrière la grille et l’avaient ouverte, libérant le flot qui se précipitait vers la salle des guichets. Rituel qui se répétait trois fois par semaine, avant le Covid, il y a quatre ans.
Une Présence cachée en nous
Aujourd’hui il n’y a plus de queue fatigante, mais c’est bien pire : la prise de rendez-vous se fait par informatique, avec des procédures interminables et incompréhensibles. Ces demandeurs, quel espoir insensé les a donc amenés dans notre pays ? Réponse simple pour la plupart : le désir de vivre, inscrit au plus profond d’eux-mêmes.
Pourtant, les tracasseries administratives leur font bien comprendre l’opposition de nombreux habitants de notre pays. Nous venons de le constater avec l’aventure de l’Ocean Viking. Pour répondre à ce désir, nombre d’entre eux ont affronté les pires dangers et les mers, prêts à risquer leur vie plutôt que de vivoter dans la frustration. Ils s’obstinent donc, attendent, et savent pourquoi.
Savoir quoi espérer et comment attendre ! Certes, tout être humain vit espoirs et attentes. Mais qui ira plus loin et fera l’expérience essentielle de toute vie spirituelle : ressentir qu’à la source de ces attentes se fait entendre un cri déchirant vers un Ailleurs, pourtant niché dans l’ici et maintenant ?
Et découvrir qu’il y a une Vie cachée en toute vie, une Présence au-delà de toutes les présences, un À-venir au-delà de tous les projets d’avenir. Expérience donnée comme une grâce à ceux qui s’y préparent. Thich Nhât Hanh, maître de sagesse bouddhiste, conseillait : « Arrivé dans un bouchon de la circulation, ne t’énerve pas, regarde les feux stop de la voiture qui te précède : ce sont les yeux de Bouddha qui te regardent. »
Quatre semaines pour s’exercer
Saine sagesse spirituelle du désir et de l’attente, nécessaire pour les grands insatisfaits que nous sommes, nous qui voulons avoir tout, et tout de suite. Angelus Silesius écrivait en 1675, dans le Pèlerin chérubinique : « Arrête, où cours-tu donc, le ciel est en toi : et chercher Dieu ailleurs, c’est le manquer toujours. »
Christiane Singer en avait même fait le titre d’un de ses livres. Tout m’appelle à reconnaître la Présence cachée en moi, en toi, en nous, dans nos rencontres, nos travaux, nos rêves, nos erreurs et nos impatiences. Depuis ma conception, je suis dans la file. J’y accueille avec reconnaissance la présence de mes compagnons d’attente, et la visite de celles et ceux qui viennent me soutenir. J’ai à découvrir que je suis dans la longue recherche d’un titre de séjour. Pour poser mes pieds sur le roc solide de la vie, le Royaume, qui n’est pas ailleurs, mais au fondement de ce que je suis… en attendant la naturalisation, que dans ma tradition on nomme Résurrection.
Malgré ses abominations, l’Église est bonne Mère : elle fait le cadeau de quatre semaines avant Noël pour s’y exercer ensemble. Seulement continuer la vie habituelle en la débarrassant de la hâte, de l’avidité, dans la conscience de ce « ciel en moi ». Il est là, je n’en puis douter : j’en ai eu tant de signes. Encore une parole d’Angelus Silesius : « Le Christ pourrait naître mille fois à Bethléem, s’il ne naît en ton cœur, sa naissance ne sert à rien. »
Benoît Billot est bénédictin, moine dans la ville au prieuré Saint-Benoît d’Étiolles, dans l’Essonne. Adepte du zazen, il a fondé la Maison de Tobie. Il a notamment publié Lumières dans l’ordinaire des jours et l’Énergie féconde des sacrements (Médiaspaul).
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dimanche 30 octobre 2022
Vous qui possédez une précieuse existence humaine
Le marin doit traverser l'océan tant qu'il possède un bateau ; le général doit vaincre l'ennemi tant qu'il dispose d'une armée ; le pauvre doit traire la ‟ vache d'abondance ” tant qu'elle est à sa portée ; le voyageur qui veut atteindre des contrées lointaines doit poursuivre sa route tant qu'il dispose d'un excellent cheval.
Quant à vous, qui possédez temporairement une précieuse existence humaine et recevez les instructions d'un maître spirituel, incarnation de tous les bouddhas des trois temps, pensez avec joie et enthousiasme à parcourir la grande voie du Dharma suprême en vous rapprochant toujours plus du but ultime : l'Éveil et la libération.
Shabkar Tsogdruk Rangdrol
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dimanche 23 octobre 2022
jeudi 1 septembre 2022
Arrêt sur méditation
La méditation bouddhiste comporte deux aspects – shamatha et vipashyana. Nous avons tendance à souligner l’importance de vipashyana – le « regard profond » qui nous apporte la vision profonde et nous libère de la souffrance et des afflictions. Mais la pratique de shamatha (« l’arrêt ») est fondamentale. Si l’on ne s’arrête pas, la vision profonde ne sera pas possible.
Nous devons apprendre l’art de nous arrêter – arrêter nos pensées, nos énergies d’habitude, notre oubli et les émotions fortes qui nous gouvernent. Lorsqu’une émotion s’empare de nous, tel l’orage, nous ne sommes pas en paix. Nous allumons la télévision pour l’éteindre aussitôt après. Nous prenons un livre pour le reposer immédiatement. Comment peut-on mettre fin à cet état d’agitation ? Comment peut-on mettre fin à notre peur, notre désespoir, notre colère et notre avidité ? C’est possible en pratiquant la respiration consciente, la marche consciente, le sourire conscient et le regard profond qui permet la compréhension. Lorsqu’on est en pleine conscience, touchant profondément le moment présent, les fruits sont toujours la compréhension, l’acceptation, l’amour et le désir d’apaiser la souffrance et d’apporter de la joie.
-Thich Nhat Hanh
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dimanche 24 juillet 2022
Chemin ardu...
" Selon le Bouddha progresser sur la voie spirituelle, est une situation ni agréable ni exaltante. D'après les enseignements et les biographies des grands maîtres du passé, siddhas et gurus, il s'agit d'un processus constant de mettre bas le masque, d'un abandon continu, d'un déshabillage incessant, de mue répétée, dévêtant couche après couche, façade après façade. S'engager sur le chemin, c'est comme monter dans une voiture qui n'a pas de freins, cela implique l'abandon, le rejet, la mise à nu de chaque fibre du fourreau de l'égo."
Chögyam Trungpa.
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lundi 11 juillet 2022
Prendre refuge
Quand le Bouddha était très âgé, sur le point de mourir, il a dit : "Mes chers amis, mes chers disciples, ne prenez refuge dans personne qui vous soit extérieur. En chacun de nous, ici, il y a une île très sûre où nous pouvons nous rendre. Chaque fois que vous revenez à vous-même dans cette île, par la respiration consciente, vous créez un espace de détente, de concentration et de vision profonde. Chaque fois que vous revenez dans votre île intérieure avec votre respiration consciente, vous êtes en sécurité. C'est un endroit où vous pouvez prendre refuge chaque fois que vous ressentez la peur, l'incertitude ou la confusion."
Prendre refuge dans son île intérieure ne signifie pas que vous quittez le monde. Cela veut dire que vous revenez à vous-même et que vous devenez plus solide. Il est possible de marcher dans la ville en étant ancré dans son île intérieure. Votre réaction à ce qui se joue autour de vous sera très différente si vous êtes solide et non submergé.
Il peut y avoir des tensions dans votre corps. Il peut y avoir de fortes émotions. Si vous pratiquez la respiration consciente, l'énergie de la pleine conscience aide à soulager les tensions dans votre corps et vos sensations, à diminuer la souffrance. Après une ou deux minutes de cette pratique concrète, prendre refuge dans la sécurité de votre île intérieure, vous vous sentez calme - vous ne vous sentez plus pris au piège de la peur et du désespoir, ces émotions sont transformées.
[ Thich Nhat Hanh ]🙏💜🙏
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lundi 20 juin 2022
Cerveau fini !
« Bouddha c’est le constat que l’univers est intrinsèquement vivant. A quel point en sommes-nous conscient ? En quelque lieu que nous nous trouvions, nous ne devons jamais perdre de vue le Bouddha. Même si nous sommes plongés dans les œuvres complètes de Marx et d’Engels, nous devons simultanément discerner la présence du Bouddha. (…)
Par ailleurs, nous reconnaissons l’existence de la loi de cause et d’effet. Notre urine d’aujourd’hui se compose de notre repas de la veille. Hier tu t’es bâfré de bœuf et d’oignon. Ne le nie pas ! Ton urine d’aujourd’hui t’a déjà trahi. De ce point de vue, aujourd’hui est la continuation d’hier et demain, la conséquence d’aujourd’hui. Il n’en reste pas moins que chaque instant qui apparaît et disparaît est nouveau. N’essaye pas de résoudre cette contradiction à l’aide de ton intelligence. Ton cerveau est incapable d’analyser l’infini. (…) »
Kodo Sawaki (maître zen de la première moitié du XXe siècle) traduit par Frédéric Blanc, "Force vitale", Les Editions L'Originel - Charles Antoni
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lundi 9 mai 2022
Pensées corporelles
"La pensée se manifeste par une parole, la parole se traduit par un acte, l'acte devient une habitude, et l'habitude se solidifie en un caractère. Alors, observe avec soin la pensée et ses méandres, et laisse-la jaillir de l'amour. Né du souci de tous les êtres...
De même que l'ombre suit le corps, tel on pense, tel on devient."
Bouddha. - (Via Matthieu Ricard )
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vendredi 21 janvier 2022
Premier post : le 20 janvier 2007
J'apprends la disparition sur terre de Thich Nhat Hanh. J'ai commencé ce blog par un article sur lui le 20 janvier 2007... Le voici :

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