jeudi 30 septembre 2010

Peur et Amour

«Toute action entreprise par les êtres humains est fondée soit sur l'amour, soit sur la peur, et cela ne se limite pas aux relations personnelles. […] 
Chacun des choix que tu fais librement, tout cela vient de l'une des deux seules pensées possibles : une pensée d'amour ou une pensée de peur.
La peur est l'énergie qui contracte, referme, court, cache, entasse et blesse.
L'amour est l'énergie qui s'étend, s'ouvre, envoie, reste, révèle, partage et guérit. 
La peur enveloppe nos corps dans les vêtements, l'amour nous permet de rester nus. 
La peur s'accroche et se cramponne à tout ce que nous avons, l'amour donne tout ce que nous avons.
La peur retient, l'amour chérit. La peur empoigne, l'amour lâche prise. 
La peur laisse de la rancœur, l'amour soulage. La peur attaque, l'amour répare. 
Chaque pensée, parole ou action humaine est fondée sur l'une ou l'autre émotion. Tu n'as aucun choix à cet égard, car il n'y a pas d'autre choix. Mais tu es libre de choisir entre les deux.»
 – Neale Donald Walsch,

mercredi 29 septembre 2010

Le cri du tabac sauvage

Une vidéo très phytospirituelle qui prouve les interdépendances de notre univers... J'apprécie beaucoup cette mise en exergue des liens que nous ne soupçonnons pas. Suivez donc le grand combat du tabac sauvage :

mardi 28 septembre 2010

Porter sa croix

Un éclairage sur l'expression "Porter sa croix" :

lundi 27 septembre 2010

Le peintre Arcabas nous parle de la Croix

Jean-Marie Pirot, internationalement connu sous le nom d'artiste d'Arcabas, est né le 26 décembre 1926 à Trémery en Moselle. Cet artiste peintre et sculpteur isérois est un des auteurs d'art sacré contemporain en France.

dimanche 26 septembre 2010

Approches de la Croix avec Odon Vallet

Odon Vallet nous parle de la Croix, porteuse de nombreux symboles et messages :

vendredi 24 septembre 2010

jeudi 23 septembre 2010

En automne...


Rencontre avec Denise Desjardins

L’Association « Avec Vous » de Pascal et Marie-Odile Caro accueille une nouvelle fois Denise Desjardins, le samedi 9 octobre 2010, de 15h à 19h (accueil à partir de 14h30) 
Salle Sainte Agnès - 23 rue Oudinot - 75007 Paris (métro Duroc) 
Participation financière : 35 euros _ Pas de réservation préalable 
Après une courte introduction, Denise répondra à vos questions, dans son style chaleureux, direct et intuitif. Faisant preuve d’une profonde connaissance de l’être humain et de ses possibilités, elle témoigne ainsi, avec son itinéraire, d’une expérience unique auprès de Swami Prajnanpad qui l’a amenée à pouvoir aider tant de personnes.
Nous vous rappelons la sortie de son dernier livre l’année dernière, La rage de l’absolu, édition La Table Ronde et un remarquable DVD sur son itinéraire, De la révolte au lâcher-prise, par Alizé Diffusion. Venez nombreux, les opportunités se feront de plus en plus rares de la rencontrer ! Faites le savoir autour de vous ? 
Voir tous les articles à propos de Denise Desjardins

mardi 21 septembre 2010

Une piscine plus écologique...

Trois piscines bio collectives en France... Avant l'automne, un petit retour sur les baignades de l'été.

lundi 20 septembre 2010

Faire son pain...

Une recette simple pour faire un excellent pain sans pétrissage ; de plus en plus de gens recommencent à cuisiner leur pain à la maison, et ce, sans machine. Et toutes les formes sont permises!

dimanche 19 septembre 2010

La vraie méditation... par Karlfried Graf Durckheim

La vraie méditation passe par deux échelons. Elle commence par la concentration. Dans la concentration, l'homme se centre en lui-même de par sa volonté et dirige la force de son «moi » vers l'objet de sa méditation. La concentration se fait avec les forces du «moi » qui fixe objectivement, distingue, et veut quelque chose. Dans la concentration, l'homme reste dissocié de l'objet de sa méditation. Cette dissociation se produit soit comme une reconnaissance éveillée de sa propre attitude erronée et des facteurs de dérèglement intérieur, soit comme compréhension et perception clarifiante de l'objet choisi pour la méditation : image, mot, respiration ou quoi que ce soit d'autre. Tout cela se passe dans une tension entre sujet et objet. Sans cette tension, qui fait partie de la concentration, sans cette « focalisation » qui rassemble l'homme tout entier, en soi-même et autour de la méditation, il n'y a pas de méditation ; mais cela n'est pas encore la méditation. La méditation vraie ne commence que lorsque «ce » que le «moi » a saisi s'empare du «moi » et lorsque la dissociation objectivante se transforme en union. 

Prenons, par exemple, la respiration comme objet de la méditation : dans cette concentration, nous trouvons l'homme en tant que sujet et la respiration en tant qu'objet, et l'homme éprouve bien la distance entre lui-même, sujet qui observe, et la respiration, objet observé. Et plus la concentration est forte, plus vite viendra le moment ou cette distance disparaîtra : l'homme se sent alors «un » avec la respiration, il se sent plutôt «respiré » que respirant. De ce fait, la forme de conscience passe de l'attitude active, masculine, qui, telle une flèche, se dirige vers son but, à l'attitude féminine, coupe qui recueille et se remplit ; ainsi, sans intervention du «moi », l'attitude active devient attitude passive.

«Méditation » vient de «meditari » qui signifie «être conduit » vers le centre et non pas se diriger vers le centre. Ce centre n'est pas «quelque chose » vers quoi l'homme se concentre, mais «quelque chose » qui concentre l'homme, en le « rassemblant » de l'intérieur, et vers l'intérieur. Ce centre est l'Etre essentiel, le noyau transcendant de celui qui médite et il se ressent, enfin, comme un état dans lequel l'opposition sujet-objet se dissout de plus en plus. Cet état de détente est suivi de la sensation de la «naissance» d'une « forme nouvelle ». C'est ainsi que l'Etre essentiel lui-même fait son entrée dans la conscience et y est senti comme «centre vital » — ancré dans l'Etre — d'une nouvelle «conscience du monde ». L'homme se sent comme nouvellement né.

La transformation dont il s'agit dans la méditation s'effectue selon un processus. L'identification avec le moi existentiel doit être suivie de l'identification avec l'Etre essentiel. Ce n'est que l'intégration du moi existentiel à l'Etre essentiel qui produit «l'articulation » vers le vrai «soi» ; la Personne manifeste l'Etre essentiel dans le moi existentiel devenu transparent.

La méditation n'est donc pas un processus de pensée, mais une transformation de l'homme tout entier. Cette transformation inclut donc aussi la transformation du corps. On comprendra donc que l'objet de la méditation est souvent moins important que la façon de méditer. Toute méditation ne peut vraiment mériter ce nom que si l'on regarde cet exercice uniquement sous l'angle d'un progrès sur la Voie intérieure, et non sous l'angle d'une possibilité de développement d'une faculté extérieure quelconque. 

Source : «Pratique de La Voie Intérieure » de Karlfried Graf Dürckheim
Tous les articles à propos de Karlfried Graf Durckheim

vendredi 17 septembre 2010

Extraits de poèmes de Djaläl al-Dïn Rümï

«Nous avons traversé les ténèbres de l'océan et l'immensité de la terre. 
 Nous avons enfin trouvé la fontaine de Jouvence. 
Elle nous attendait patiemment, au coeur de nous-mêmes.»
Djaläl al-Dïn Rümï

jeudi 16 septembre 2010

Encore quelques moments avec Pierre Rabhi (3)

""La Terre... Combien sommes-nous à comprendre cette glèbe silencieuse que nous foulons toute notre vie ? Pourtant, c'est elle qui nous nourrit, elle à qui nous devons la vie et devrons irrévocablement la survie""
Pierre Rabhi
3ème et dernière partie


Source : Emission "CO2 mon amour" sur France Inter

mercredi 15 septembre 2010

Chez Pierre Rabhi

Le spirituel est tout d'abord une entité unique, universelle, et elle est par définition indivisible car l'amour ne peut pas diviser. 
 Pierre Rabhi
2ème partie

Vers la sobriété heureuse :
Pour Pierre Rabhi, seul le choix de la modération des besoins et désirs de l'homme, le choix d'une sobriété libératrice et volontairement consentie, permettra de rompre avec la culture de la consommation qui prédomine et de remettre l'humain et la nature au centre des préoccupations de l'homme.

mardi 14 septembre 2010

Reportage chez Pierre Rabhi (1)

Nous partons chez Pierre Rabhi, agro-écologiste, en Ardèche. 
Initiateur de Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme, reconnu expert international pour la lutte contre la désertification, Pierre Rabhi est l’un des pionniers de l’agriculture écologique en France. Depuis 1981, il transmet son savoir-faire en Afrique en cherchant à redonner leur autonomie alimentaire aux plus démunis et à sauvegarder leur patrimoine nourricier. (source : France Inter)


1ere partie 10 min.

lundi 13 septembre 2010

Lire un mandala...

Tous les mandala ne sont pas éphémères. La plupart sont peints sur du tissu avec de vraies couleurs. Ils ne comportent aucune référence au monde phénoménal et demeurent enfouis dans la nuit des monastères. Cet art naît entre le VIIème siècle, époque où le bouddhisme pénètre le Tibet, et le XIème siècle. Terme sanskrit qui signifie «disque» ou «cercle», diagramme où les couleurs et les figures sont déployées autour d'un axe central, le mandala est destiné à la méditation. Lui seul réunit toute la gamme des déités du panthéon tibétain.
Le chiffre cinq gouverne le mandala. Dans son disque, dominent tour à tour cinq ères, cinq enceintes, cinq Bouddhas ou Jinas : vainqueurs. Cinq couleurs rythment ce diagramme : le bleu foncé, le jaune, le rouge, le vert et le blanc. A chacune, correspond une passion. Au bleu, la colère, au jaune, l'orgueil, au rouge, la concupiscence, au vert, la jalousie, au blanc, les ténèbres mentales. Cette peinture recèle un enseignement qui annonce la psychanalyse, la physique des particules élémentaires, la notion de patrimoine génétique ! Certains ont parlé à son propos de «gymnastique mentale».
Lire un mandala, c'est le parcourir du regard en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre, en traverser des yeux les aires colorées, en franchir les différentes enceintes, pour finalement en atteindre le centre. Mais non sans s'être au préalable délesté de nos passions, non sans avoir réalisé que ce «moi», à la fois acquis et inné, dont nous sommes si fiers en Occident, tout compte fait, n'est qu'une illusion. Au centre, figure la conscience claire et supérieure à laquelle on doit s'identifier. Des initiés parlent d' «extinction du moi», d'«éveil». Alors, le monde phénoménal qui nous entoure, et dont l'existence devait à nos sens à présent domptés, apparaît à son tour comme une illusion. Mais la physique des particules élémentaires ne nous enseigne-t-elle pas que la matière, en apparence immobile, solide, est en réalité composée d'atomes, de neutrons, d'ondes ? Ainsi la roue du temps n'est-elle pas destinée à flatter notre sens esthétique.
Au Tibet, l'art pour l'art n'existe pas. Ces couples en union disent le mariage de la connaissance et de la sagesse. Ces Jinas harmonieux, la route qu'il faut emprunter. Ces démons vigoureux, qu'il est dangereux de s'abandonner à ses passions. Cette sensualité à l'œuvre est d'abord au service de l'esprit, du vide. Et du bien. Car celui qui parvient à cette «extinction du moi», celui-là devient plus disponible aux autres ; la pratique du vide annonce celle de la compassion. Art millénaire, éminemment canonique, respectueux des règles, art utile, le mandala n'en fait pas moins appel aux artistes les plus doués. Plus les démons font peur ou plus les étreintes sont fortes, ou les Bouddhas songeurs, ou les couleurs intenses, en somme plus l'indicible s'inscrit dans le mandala, et plus cette œuvre gagne en richesse spirituelle.
Jean-Pierre Barou (auteur de «L'oeil pense», Balland)
Voir une vidéo avec Jean-Pierre Barou

dimanche 12 septembre 2010

Le mandala de Kalachakra, un labyrinthe...


Un labyrinthe à explorer dans le sens des aiguilles d'une montre. Ce mandala de Kalachakra, aspect divin de la temporalité, est fondé sur le chiffre cinq : cinq cercles représentent les éléments, la terre, l'eau, le feu, l'air, l'éther ; cinq enceintes carrées symbolisent de l'extérieur à l'intérieur : le corps, le langage, le mental, la conscience primordiale, la sérénité suprême. Références au monde extérieur : la pleine Lune et le Soleil couchant. Point de départ du parcours initiatique : la porte noire, où l'on se présente avec les souillures. Point d'arrivée : le centre du mandala, siège du divin.

Jean-Marie Pelt nous parle de Pierre Rabhi


  • JEAN-MARIE PELT Président de l’Institut Européen d’Ecologie. Professeur Emérite de l’Université de Metz
  •  PIERRE RABHI Agroécologiste, Président des Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme, Président d’Honneur Association Terre et Humanisme, Pratiques Ecologiques et Solidarité Internationale



samedi 11 septembre 2010

Un autre regard sur les mauvaises herbes

Le jardin de sylvie, où l'on parle de l'égopode que j'ai planté chez moi et de la berce du Caucase...

jeudi 9 septembre 2010

Les abeilles et les fleurs (1)

Les fragiles abeilles nous rappellent que nous sommes liés à notre environnement

mardi 7 septembre 2010

Qui est Saint Augustin ?

Gérard Depardieu lit Saint Augustin au Québec... A écouter, je parle de Saint Augustin, bien sûr !

samedi 4 septembre 2010

Un retour sur l'abeille en danger !

La récolte des fruits a commencé alors je remercie les abeilles...

jeudi 2 septembre 2010

Marc-Alain Descamps : « comment vivre ses rêves au lieu de rêver sa vie »

Comment définir un rêve ? C’était autrefois un récit que l’on pouvait faire le matin, oralement à son psychanalyste ou par écrit sur son journal de bord. C’est devenu un objet scientifique, étudié dans les laboratoires du sommeil des Universités et des hôpitaux. Les rêves constituent la moitié de notre vie, et les comprendre, les diriger voir les expérimenter peut changer toute notre vie. Alors, comment faire pour que nos nuits soient plus belles que nos jours ?
Qu'est-ce qu'un rêve ?
 Avant de comprendre les rêves, il faut pouvoir s’en souvenir. Il faut commencer par retrouver un bon sommeil, puis apprendre à s’endormir à volonté, vaincre ses insomnies et se rendormir rapidement. Il n’y a pas de vie heureuse sans un bon sommeil. Pour retrouver le souvenir de ses rêves, de nombreuses règles peuvent être données. Je dirais qu’il faut « les aimer ». Tout est là. La règle générale est que pour retrouver le souvenir de ses rêves, il faut leur attacher la plus grande importance. S’y intéresser, s’en occuper, les écrire, les dessiner, les raconter, s’en inspirer ! Nous devons être plus préoccupés par nos rêves que par nos soucis de la journée.
Le rêve est une autre vie qui accompagne toute notre vie. Il ne nous quitte pas de la naissance à la mort. Les découvertes scientifiques récentes font donc du rêve un objet d’étude scientifique nettement déterminable dans les laboratoires de rêve de chaque grande université. Et elles nous montrent que le rêve est plus important que le sommeil. Rêver est vital pour l’homme. Les expériences de privation de rêve n’ont jamais pu être prolongées bien longtemps. Pour comprendre quelque chose aux rêves, il faut commencer par admettre qu’il en existe plusieurs catégories : les cauchemars, les rêves ordinaires et les songes. Les cauchemars sont les mauvais rêves. Le critère du vrai cauchemar est qu’il nous réveille puis nous angoisse.
Les rêves ordinaires, quant à eux, sont ceux que nous avons toutes les nuits et qui ne parlent que de ce que nous faisons tous les jours. Nous ferions volontiers une catégorie intermédiaire entre les rêves ordinaires et les songes avec les rêves psychanalytiques. Lors d’une psychanalyse, ou de certaines psychothérapies analytiques, les rêves vont changer et devenir de plus en plus profonds et révélateurs. Le patient rêve ainsi pour son analyste, grâce au transfert. Peu à peu, les rêves vont apparaître profonds, bien construits et symboliques. Ils vont jalonner la cure, en marquant ainsi ses principales étapes. Et enfin, les bons rêves qui, en français correct, doivent se nommer des songes. Ce n’est pas pour rien qu’en français nous avons deux mots, les rêves et les Songes.
Nous pouvons ensuite essayer de comprendre nos rêves seul, avec un journal de rêves. Au bout d'une centaine de rêves sur le nocturnal, nous pouvons commencer à faire des analyses de contenus et des pourcentages. C’est une première manière de les comprendre, accessible à tous, sans psychanalyste. Le sens unique du rêve est dans l’inconscient du rêveur. Nous pouvons également avoir besoin d’un psychanalyste, car si le rêveur possède seul le secret du sens de son rêve, il peut parfois ne pas l’admettre. Il va donc le dire, au milieu d’un tas d’autres choses, au psychanalyste qui va doucement et prudemment le souligner en le lui retournant plusieurs fois, jusqu’à ce que des recoupements successifs forcent le rêveur à bien admettre sa vérité. D’ailleurs si les deux n’ont pas trouvé aussitôt le sens de ce rêve, l’inconscient va s’en charger et provoquer par la suite un autre rêve qui sera le sens du précédent. Les amplifications des rêves représentent une autre piste. Nous pouvons interpréter le rêve, mais aussi le jouer et le développer en le considérant comme un point de départ.
L’idée selon laquelle chaque élément du rêve représente une partie du rêveur autorise une autre façon de comprendre le rêve en l’amplifiant. Cette méthode a été très efficacement développée par Fridriech Perls dans sa technique de Gestalt-thérapie. Puisque le rêve émane du rêveur, il est tous les personnages et les objets de son rêve et ne doit pas être abusivement réduit au personnage qu’il a choisi d’incarner dans son rêve.
Les psychanalystes ont assez interprétés les rêves, il est temps maintenant de les changer, pour faire en sorte que nos nuits soient plus belles que nos jours. Il est possible de transformer ses rêves afin d’obtenir des songes ou vision de vérité : songe de beauté, de puissance, sortie hors du corps, rêve prémonitoire, thérapeutique, curatif, créatif… L’intérêt pour les rêves et leur transformation est partagé dans de nombreuses traditions ou cultures, et on en retrouve des traces à chaque époque. La transformation des rêves est essentiellement une question d’état de conscience. Pour avoir des rêves lucides, il faut introduire la conscience dans ses rêves et pour y arriver le secret est d’installer la conscience de rêve dans la vie de tous les jours. Différents exercices gradués peuvent nous aider à y parvenir.
La découverte de ce genre de rêves lucides va être de la plus grande importance pour la psychologie comme pour la philosophie. Elle va permettre d’autres découvertes et peut-être de grands changements dans la science et dans notre vie. Pour cela il faut commencer à s’interroger sérieusement sur les raisons du rêve : pourquoi rêvons-nous toutes les nuits ? Pour les philosophes, il faut pousser l’interrogation plus profondément et se demander : pourquoi l’homme est-il programmé pour rêver ? Ainsi le rêve lucide, après nous avoir fait échapper à l’illusion des enfers de notre inconscient, peut nous délivrer de l’illusion sensorielle pour nous faire découvrir de nouvelles réalités.

Source INREES
Marc-Alain Descamps est psychanalyste et professeur de psychologie. Il est didacticien en Rêve-éveillé. Il a étudié les différentes techniques de rêves dans ses voyages du Mexique à Bornéo et en Malaisie. 

mercredi 1 septembre 2010

Pourquoi le vide te fait-il si peur ? par François Roux

Un extraordinaire livre que m'a fait découvrir l'auteure du blog "L'espace du dedans". En voici un extrait tiré "au hasard" :

Pourquoi le vide te fait-il si peur ?
Parce que tu lui attribues le signe " moins ". Tu le ramènes, ce faisant, au niveau des polarités. Or il est, précisément, ce qui réconcilie celles-ci. Il est au commencement de tout, le moins comme le plus. Il est aussi l'espace qui permet de passer de l'un à l'autre, sans violence. Il est, enfin, ce qui les fait alterner dans le cycle spiralique de la durée. Le balancier finit toujours par revernir. Mais, dans ces temps d'incessante cavalcade, cette vérité se perd. 
La patience n'a pas bonne presse ; elle implique, il est vrai, d'affronter tes peurs, ta solitude, ton doute. Creuse à travers ces strates. Chemine en confiance vers la nappe phréatique qui se trouve en toi et partout. 
Il ne faut ni t'enfermer, ni te fuir. Aller à la rencontre, accueillir, partager — ces trois verbes sont au coeur même des processus de renouvellement de toi : la seule réponse que tu puisses apporter à la loi de l'éternel changement est de t'ouvrir à sa force et de grandir avec elle.