vendredi 6 décembre 2019

Nuitamment...


Ô Nuit 
Pour s’endormir un peu moins bête ce soir...
Si vous ne connaissez pas l’origine et la signification du mot : NUIT, en voici l’explication :
Dans de nombreuses langues européennes, le mot NUIT est formé par la lettre "N" et suivi du numéro 8 dans la langue respective du pays.

La lettre "N", est le symbole mathématique de l'infini, et le nombre 8 symbolise aussi l'infini.
Ainsi, dans toutes les langues, NUIT signifie l'union de l’infini ! (N + 8 )
Quand ce fait a été découvert, il est apparu évident que l'on ne comprenait pas comment on ne l’avait pas remarqué avant..

Et voici quelques exemples :
PORTUGAIS : noite = n + oito (8)
ANGLAIS : night = n + eight (8)
ALLEMAND: nacht = n + acht (8)
ESPAGNOL : noche = n + ocho (8)
ITALIEN : notte = n + otto (8)
FRANÇAIS: nuit = n + huit (8)
NEERLANDAIS : nacht = n + acht  (8)

Intéressant,

Heureux celui qui transmet le savoir et qui vous conseille au moins 8 heures de sommeil...

Et comme le disait Raymond Devos : "Ne pas dormir... nuit !"

Bonne nuit… « Car Dieu comble son bien aimé qui dort » Psaume 126

Marie-Thérèse Bal Craquin


Petits Pains de la Parole de Dieu 
« J'avais dit: les ténèbres m'écrasent! mais la nuit devient lumière autour de moi. Même la ténèbre pour Toi n'est pas ténèbre, et la nuit comme le jour est lumière! » Ps 139
« À la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer. »  Marc 6-48

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mercredi 4 décembre 2019

Une vraie dualité


A l'origine, le petit bébé fait très mal la distinction entre lui et le reste du monde – il vit ce qu'on appelle communément un état fusionnel avec la mère – puis il se rend compte peu à peu que si son bras ou sa jambe fait partie de lui, sa mère, elle, est autre que lui. Il peut bouger son bras s'il le veut mais il ne déplacera pas sa mère simplement en désirant que celle-ci le fasse; il l'appelle et elle ne vient pas. Pour le bébé, et en tout cas pour le fœtus tant qu'il est dans le sein de sa mère, il n'y a pas de dualité, de division entre « moi » et « séparé de moi ». La naissance inévitable de l'ego, c'est la perception de cette distinction : ceci n'est plus moi, c'est autre, indépendant, ne répondant pas à ma demande. Il y a chez le petit enfant une nature tyrannique qui veut que la réalité soit une avec lui et qui refuse l'abandon de cette fusion. L'enfant, en grandissant, se heurte – parfois violemment – à l'autre. Puis il se plie, il cède, sans se réconcilier au fond de lui-même avec l'implacable loi de l'altérité et de la différence. Là se trouve l'origine de la dualité au sens le plus immédiat, le plus concret, et il y a refus de cette dualité chaque fois qu'elle ne nous convient pas. C'est la base de la constitution de l'ego et du mental, avec leur tendance despotique qui cherche toujours à reprendre le dessus et qui est presque tout le temps, sinon tout le temps, battue en brèche par l'existence. Parmi les personnages contradictoires qui nous composent se trouve un tyran : je veux, j'exige, j'ordonne. Il faut reconnaître l'aspect psychologique subtil qui est à la source de ces comportements dictatoriaux. 

Cette nostalgie d'un monde qui ne serait pas autre que nous subsiste à travers les années. Elle est tout le temps présente et tout le temps déçue, avec l'espoir du miracle – hélas éphémère – dans la passion amoureuse : je vais trouver avec mon bien-aimé ou ma bien-aimée la relation fusionnelle que j'ai connue autrefois dans les bras et plus encore dans le sein de ma mère. Espoir illusoire et irréalisable que l'autre va devenir moi, va devenir comme moi, va devenir identique à moi. C'est le grand leurre de la fascination amoureuse : nous sommes un, nous sommes faits l'un pour l'autre, c'est l'âme sœur, nous nous correspondons exactement, comme s'il pouvait y avoir un autre moi-même. Un alter ego, cela n'a jamais existé, cela n'existera jamais. Cette fausse non-dualité peut s'exprimer, aussi choquant que cela paraisse, par « il n'y a que moi ». Et nous vivons en effet dans un monde où il n'y a que des prolongements de moi, des projections de moi, l'annexion par moi de la réalité, même si ce phénomène psychologique est sans cesse démenti par les faits. L'aspiration à faire triompher cette fausse non-dualité ou cette fusion est aussi puissante qu'elle est erronée. Le chemin de la non-dualité, de l'unité, de la communion, passe d'abord par une vraie dualité. 

Regardez bien le diagramme célèbre du yin et du yang : une partie noire avec un point blanc et une partie blanche avec un point noir, entrelacées, car il ne s'agit pas d'un cercle coupé en deux par un diamètre. Il y a bien un cercle, un, réunissant une partie noire et une partie blanche intimement associées, mais le noir reste noir, le blanc reste blanc. Et une certaine demande fusionnelle qui demeure en nous aboutirait à mélanger le noir et le blanc en une couleur grise uniforme : enfin nous ne sommes plus qu'un! Faux. Le diagramme de l'unité du yin et du yang n'est pas une couleur grise. C'est l'association intime, à l'intérieur d'un cercle, du noir et du blanc. Vous pouvez, sans être spécialiste du taoïsme, vous souvenir de cette image. Ne cherchez pas la non-dualité là où vous ne la trouverez jamais, là où elle ne sera jamais. 

La voie vers l'état sans ego commence donc par l'effort pour vivre, exister, dans une vraie dualité.



Arnaud Desjardins
La Voie et ses pièges

mardi 3 décembre 2019

Intériorité et écoute



Le soin de la vie intérieure est le fil rouge de ma vie. « Guérir parfois, soulager souvent, écouter toujours » : la devise de Louis Pasteur, mon maître en biologie, pourrait être la mienne. Ancien interne des hôpitaux et biologiste médical de formation, je suis devenu thérapeute pour essayer de soulager parfois et écouter toujours.
L'écoute est la première façon de soigner. Pour écouter, il faut se rendre disponible et se laisser bousculer. La vie peut y aider. J'ai grandi dans une culture familiale imprégnée par le sens du service. Pour mon père, médecin, le patient était le cœur de sa pratique. Quant à ma mère, les visites aux malades et personnes isolées l'auront occupée toute sa vie...
Deux événements m'ont structuré lors de la préadolescence. Vers l'âge de 13 ans, je regarde un divertissement à la télévision, un dimanche après-midi, lorsque mon père me lance : « Viens, on va voir ton grand-père à l'hôpital. » L'adolescent que je suis, affalé comme une larve devant l'écran, commence à râler... Mon père interrompt le grognement d'une voix douce et ferme qui ne supporte pas la contestation : « Quand une personne souffre, on va la visiter. » Il n'y a pas à tergiverser. J'ai à peu près le même âge lorsque mes parents et des amis de notre paroisse du Val-de-Marne accueillent une famille de boat people rescapée du génocide de Pol Pot. Nous avons reçu chez nous un jeune Cambodgien. J'ai été chargé de lui apprendre le français et de l'accompagner dans son initiation, comme s'il était mon frère jumeau. Lui apprendre à lire, compter, parler, s'habiller... Or il ne comprenait rien ! J'ai même passé mon CAP de boulanger pour l'aider !
Ça me « gavait », bien sûr, mais je n'avais pas à discuter : je savais, par mes parents, que la charité est un engagement, pas un sentiment. On aide l'autre non pas quand on en a envie, mais quand il en a besoin...

Jean-Guilhem Xerri
(source : La Vie)


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lundi 2 décembre 2019

Aller bien...


Trouver sa place... pour aller bien.


Plus on met d'humour dans sa vie, mieux on se porte. 
Milton Erickson



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dimanche 1 décembre 2019

Comment se « dépolluer » durant l'Avent


Les conseils de Jean-Guilhem Xerri, auteur de (Re)vivez de l'intérieur (Cerf) pour une vie plus intérieure. 

Poser les questions qui fâchent
Ma vie intérieure est-elle menacée ? En voie d'extinction ? Rien de plus fragile que ce qui nous est essentiel. Notre vie intérieure est si discrète qu'elle peut être oubliée, négligée, au point, si je ne fais rien, de disparaître progressivement de mon existence. Un peu comme ces espèces animales ou végétales en voie d'extinction. C'est pourquoi une stratégie de protection de notre intériorité s'impose.
Identifier vos agents pollueurs
À l'instar des perturbateurs endocriniens qui modifient notre équilibre biologique, il existe des PDI (pour « perturbateurs de l'intériorité »). Au XXIe siècle, nos PDI, ce sont le bruit, les images, la publicité, le marketing, la surabondance matérielle, l'érotisation massive des relations, la survalorisation de l'activisme, le renforcement du narcissisme, la démesure financière, les appels et les SMS incessants, la dictature de la disponibilité permanente, la dispersion numérique...
Poser votre autodiagnostic en matière de PDI
Considérez vos PDI par catégories : ceux liés à l'hyperconsommation matérielle ou numérique, d'autres liés à l'hyperactivité de projets et l'hypermobilité ; ou encore liés à votre « cinéma » intérieur : avoir l'air plus ceci, plus cela, ambitionner de devenir ainsi (même pour la « bonne cause »). Et élaborez votre plan d'action pour vous mettre moins sous leur influence.

Chercher la sobriété pour commencer

La première étape conseillée par les anciens est de chercher le nécessaire, en s'allégeant du superflu. Hésychius de Batos insiste : « Il est bon que vous sachiez que nous avons des ennemis incorporels, invisibles, malveillants. Et nous, nous ne pouvons pas les vaincre, si ce n'est par la sobriété. » Celle-ci vise à dépolluer notre désir en connaissant nos justes besoins. Noël, c'est accueillir l'Enfant Dieu en soi : encore faut-il qu'il y ait de la place pour lui. L'Avent n'est-il pas le temps idéal pour faire le ménage dans notre intérieur ?
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samedi 30 novembre 2019

Tant de voyages...


Tant de voyages en nous, de rêves, de chimères que nous laissons au port, pour cause de déraison.
Tant de voiliers laissés à quai, tant d’ailes qui n’aspirent qu’à se déployer et que nous refermons.
Tant de chemins secrets, de passages dérobés, que la peur du mystère nous empêchent d’emprunter.
Et pourtant...
C’est au cœur de tous ces songes refoulés, ces élans étouffés, ces poèmes muselés, que notre âme nous parle.
Cette âme qui n’a que faire de notre raison et parle plus volontiers la langue des nuages que celle même des sages...
Elisabeth Kuhn

Artwork: Christian Schloe

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vendredi 29 novembre 2019

La prière du pas...

Plusieurs d’entre vous souhaitent que je diffuse des demandes de prières pour eux-même , ce qui est normal . Aujourd’hui je vous propose une forme simple de prière : la prière du "pas suivant ». Ça consiste juste quand on n’a plus envie de se lever et/ou d’avancer de faire le pas suivant juste pour quelqu’un d’autre. 

Le 13 juin 1930, alors qu’il traverse les Andes pour l’Aéropostale, Henri Guillaumet, pilote mythique de l’Aéropostale, est pris dans une tempête de neige et son avion s’écrase près du lac Laguna Diamante située à une altitude de 3 250 m. En plein hiver austral, l’aviateur marche cinq jours durant avec l’espoir que l’on trouve son corps ; sans quoi sa femme ne toucherait la prime d’assurance qu’après quatre année . Il aurait dit : « j’ai fait un pas et encore un pas en pensant : si ma femme croit que je vis, elle croit que je marche » 

Sainte Thérèse, épuisée, en fin de vie, continue à marcher dans le cloître . Lorsque sa sœur Céline lui conseille de s’asseoir plutôt dans son fauteuil, elle lui répond: « Je marche pour un missionnaire ».  

Et bien sûr Dialogues avec l’Ange L 13
“Chaque pas que tu fais dans le vide est une île fleurie pour beaucoup.”
“Vous pouvez déjà marcher, non seulement sur l’eau, - si vous avez la foi - mais aussi sur le vide noir.”

J’étais juste entrain de penser à ce message lorsque Claudine qui n’en savait rien m’a envoyé cette illustration … 


Alors au PAS SUIVANT ! 

MTBC


mercredi 27 novembre 2019

Où suis-je ? avec Alain Bayod


Un jour à Ardenne, à la fin d'un atelier sur la "Vision sans tête", Douglas comme il aimait le faire me posa une question dont il avait envie de me donner la réponse en tout cas, sa réponse. Il me demanda: "Alain, d'après toi quelle est la question la plus importante à se poser ?"
Je me suis dis "facile". J'ai voulu faire le malin et je lui ai répondu " Généralement, on considère que c'est la question "Qui suis-je? mais c'est mieux de la formuler "Que suis-je?" cela évite plus facilement  le piège de l'identification. Douglas me répondit: "Oui, Que suis-je, c'est bien mais je suis convaincu que "Où suis-je? c'est mieux". Nous sommes passés à autre chose, mais j'ai souvent repensé à cette réponse. Où suis-je ?  

 Depuis, mon diagnostic de cancer, je suis devenu accroc à la méditation couché, pour plusieurs raisons que j'ai déjà évoquées ici même. Or, dans la pratique de la pleine conscience en position couchée, la question qui vient assez naturellement c'est justement "Où suis-je?"  Allez-y couchez vous, (support ferme, pas le lit....) fermez les yeux. Où êtes-vous? Avez-vous une forme, ici et maintenant, où seulement le souvenir d'une forme ? Nous savons plus ou moins que le langage, les mots que nous utilisons façonnent notre relation au monde et donc à nous-mêmes. Avez- vous réfléchi aux expressions limitantes que nous  utilisons. Où suis-je ? dans une BOÎTE crânienne, ou bien dans une CAGE thoracique, ou encore dans une CAVITE abdominale. Je fais l'expérience de pensées, est-ce que ces pensées s'originent, se développent et disparaissent dans une boîte, quelle boîte? Est-ce que vous ressentez les pulsations cardiaques dans une cage ? Quelle cage ? Est-ce que vous expérimentez le va et vient du souffle dans une cavité? Quelle cavité ? La réalité c'est que, en tant que conscience, nous sommes sans aucune forme, absolument ouverts, spacieux, sans aucune limite. Mais nous pouvons réaliser à quel point le mental se donne du mal pour nous maintenir dans les limites d'une forme qui n'est qu'un souvenir. Ah! très chère mémoire, le mental t'utilise pour maintenir la croyance de la prison. Nous n'avons pas de limite, pas de forme. Nous sommes nulle part donc nous sommes partout, nous sommes TOUT parce que nous ne sommes RIEN. Essayez, cherchez, ce n'est pas à croire c'est à VOIR.

Alors découvrir cela de manière directe, expérimentale et dans des conditions favorables, c'est facile mais qu'est-ce que ça change dans ma pratique spirituelle. dans ma vie de tous les jours.? Et bien c'est à vous de le découvrir. Mais ce que je peux en dire : c'est comme créer une brèche dans le processus d'identification au moi-je, c'est s'entraîner, s'habituer, se régaler à fréquenter l' Autre monde, celui qui est juste ici, juste derrière.
Le Vrai monde, le monde de l'Esprit, le monde de Dieu. C'est la seule issue, le seul espoir, la seule Bonne Nouvelle.
Arrêtons de parler de spiritualité sans tenir compte de la réalité de l'Esprit.
Arrêtons de patauger dans la gadoue de l'identification au  corps-mental, ne serait-ce qu'un instant, il faut bien commencer un jour. On va oublier, c'est sûr et on y reviendra inlassablement.
Erosion d'un coté et cristallisation de l'autre.
La Paix, la Joie et l'Amour de notre corps de Gloire nous attendent.
Retournez-vous, convertissez-vous, vous êtes l'héritier(re) du Royaume.
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source : blog Ipapy

mardi 26 novembre 2019

Messages à entendre...


Tellement merveilleux “d'entendre” les messages du monde invisible! oui mais comment?
“ Il faut écouter nos idées. C’est important, c’est ainsi que les sorciers changent le monde, le rendent meilleur.
Nick nous a donné un truc pour avoir des idées venant du monde invisible :
- Fermer les yeux.
- Prendre grandes respirations lentes jusqu’à ce qu’on soit bien détendu.
- Fixer notre attention sur notre respiration ; l’air qui entre dans notre nez puis qui ressort ( méditer ).
Après les idées jaillissent.... “
“ Le personnage de lumière m’a dit que les idées arrivent souvent le matin en se réveillant. C’est pour cela que j’aime prendre mon temps dans mon lit et ne pas me lever tout de suite. J’ai un cahier sur ma table de nuit et j’écris mes idées et aussi mes pensées.”





La science moderne démontre ce que les mystiques savent depuis toujours : Tout est relié à tout, du brin d'herbe aux galaxies et bien sûr à tous les règnes dont nous les humains.
Et le plus merveilleux, nous pouvons communiquer entre nous.



Francine Grimard
Aventure incroyable - Rencontre avec le monde invisible

lundi 25 novembre 2019

Unique œil...


« Les gens seront déçus s’ils se mettent à méditer en pensant que leur TROISIÈME OEIL va se développer une fois qu’ils auront fermé les deux autres. Cela ne se passera pas comme ça. Nous ne pouvons pas fermer nos yeux sur le monde au nom de la spiritualité et espérer évoluer. La véritable réalisation spirituelle, c’est de contempler l’unité tout en regardant le monde »
[Mata Amritanandamayi surnommée AMMA]
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► Le TROISIÈME OEIL (également dit « œil intérieur » ou « œil de l’âme ») est une métaphore mystique et ésotérique d'origine orientale qui désigne, au-delà des yeux physiques, un troisième regard, celui de la connaissance de soi. Dans certaines traditions, le troisième œil est symboliquement placé sur le front, entre les sourcils.
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► Lobsang Rampa, auteur britannique, a publié en novembre 1956 un best-seller intitulé "Le troisième œil" qui fut à l'origine d'un engouement précurseur pour ce thème. Le titre du livre fait allusion à une opération chirurgicale consistant à percer un petit orifice dans le front de Rampa pour "ouvrir" son troisième œil et lui donner, entre autres, le pouvoir de voir l’aura.
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► Certains auteurs ont donc suggéré que ce troisième œil désignerait en fait la glande pinéale, qui se trouve entre les deux hémisphères du cerveau. Le philosophe français René Descartes parlait de la glande pinéale comme du "siège de l’âme".

Source : wikipédia
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dimanche 24 novembre 2019

Lien inconscient...


"Tout le monde vient de la même source. 
Si vous détestez un autre être humain, 
vous détestez une partie de vous-même."

Elvis Presley



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samedi 23 novembre 2019

Qui es-tu sans ton histoire spirituelle ?


"Humain, juste humain...
S'il te plaît, ne me parle pas de 'Pure Conscience'
ou de 'Demeurer dans l’Absolu'.
Je veux voir comment tu traites ta partenaire,
tes enfants, tes parents, ton précieux corps.
S'il te plaît, ne me fais pas un cours sur « L'illusion du soi séparé » ou sur la façon dont tu as atteint le bonheur permanent en seulement sept jours.
Je veux sentir ton cœur rayonner d’une chaleur réelle.
Je veux entendre comment tu écoutes, comment tu encaisses toute information qui ne correspond pas à ta philosophie personnelle.
Je veux voir comment tu t’y prends avec les personnes qui ne sont pas d'accord avec toi.
Je suis l'homme que je suis. Je ne suis pas superman. Je suis juste humain.
Ne me dis pas à quel point tu as fait du chemin,
à quel point tu es libre de l'ego.
Je veux te connaître sous les mots.
Je veux savoir à quoi tu ressembles lorsque les problèmes te tombent dessus.
Si tu peux accepter pleinement ta douleur sans prétendre être invulnérable.
Si tu peux sentir ta colère, sans basculer dans la violence.
Si tu peux accorder un passage sûr à ton chagrin, sans en être esclave.
Si tu peux sentir ta honte sans faire honte aux autres.
Si tu peux merder et l'admettre.
Si tu peux dire «désolé», et le penser vraiment.
Si tu peux être pleinement humain dans ton éclatante divinité.
Ami, ne me parle pas de ta spiritualité.
Ça ne m’intéresse pas vraiment.
Je veux simplement te rencontrer, TOI.
Connaitre ton précieux cœur.
Connaitre ce magnifique humain qui lutte pour la lumière.
Le rencontrer avant « l'être spirituel ».
Avant tous les mots profonds."
- Jeff Foster

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mercredi 20 novembre 2019

Le méridien Rein ou l’élément Eau de l'hiver


Le méridien du rein est impliqué dans le contrôle du volume, de la composition et de la pression des fluides dans toutes les cellules, ainsi que dans l'ensemble de l'organisme. Il est important pour la croissance, le développement et la reproduction. Le sang circule à travers les reins à sa pression la plus élevée, les toxines sont filtrés et les nutriments sont véhiculés là où ils sont nécessaires. L'eau est symbolique de mystère, d'émotion et d'esprit. Le méridien du rein intervient dans l'équilibre de ces aspects de la vie.
Selon la médecine chinoise, le rein est aussi censé emmagasiner la force vitale et comporte un fort aspect spirituel.
Métaphore des éléments
L'élément eau est symbolisé par l'océan, la mer, les lacs et les fleuves. L'élément métal engendre l'eau, visualisée comme des gouttes se condensant sur une surface métallique froide ou bouillonnant depuis les profondeurs de la terre où se condense les minéraux.
L'eau est contrôlée et engendrée par la terre, un peu comme un conteneur. L'eau contrôle le feu en l'éteignant.
Comme l'eau à une diversité de propriétés, elle est très mystérieuse et peut-être un symbole de l'inconscient, de la vie onirique, des émotions, de ce qu'on ne comprend pas et de ce que l'on craint, et pourtant rester un élément essentiel de la vie quotidienne.
(source : La santé par le toucher de John et Matthew Thie)




lundi 18 novembre 2019

Silence d'automne

C'est un grand silence d'aube, un silence qui s'étire à travers prés et forêts, qui recouvre les sentiers et les pins, qui emplit le temple et la salle de méditation, qui se faufile dans la cabane à outils sans toucher à rien, c'est une attente, un repos. Le vent a soufflé toute la nuit jouant dans les feuilles dorées, et ce matin, satisfait, il nous a quittés pour aller de l'autre côté de la montagne coucher les hautes herbes. Soulagé d'avoir retrouvé le calme, le monde respire ce parfum qui naît de l'humidité de la terre. Quelques asters roses et mauves, un groupe de dahlias crémeux, mais aussi plus loin des poireaux vert sombre et des potimarrons dorés, sans oublier comme tous les ans les soucis jaunes et orange qui emplissent le potager, toutes ces couleurs esquissent dans la légère brume une aquarelle de début d'automne que je contemple, immobile moi aussi. Il me semble que je pourrais m'y fondre, devenant transparence et silence, commencement et plénitude.

Force et fragilité de la Terre

Ce matin, le monde fait écho à ma fragilité croissante, à la vulnérabilité qu'elle dévoile, mais dont je sais qu'elle était déjà là, dès ma naissance. Cette fragilité, je l'intègre peu à peu dans ma vie, dans mes gestes et également dans mon regard sur les choses. C'est la connaissance de ma finitude qui rend cette aube, ce silence et cette lumière plus proches. Mon corps, qui descend plus lentement les escaliers, qui regarde plus soigneusement les petits obstacles du chemin, se reconnaît, me semble-t-il, dans ce moment suspendu entre nuit et jour, dans ce repos provisoire. Je sais qu'il me faut reprendre souffle en me laissant porter par la Terre, en contemplant sa beauté. Je sais aussi que mes pas doivent rester légers, car à vivre ici, dans la montagne fraîche, comme à écouter ce qui se passe dans le monde, je comprends la force et la fragilité de la Terre. Sa force, elle qui nourrit la vie depuis des millions d'années, qui nous porte dans la vie comme dans la mort ; mais aussi sa fragilité devant nous, êtres humains, quand la grande forêt brûle, quand l'océan s'emplit de plastique, quand les arbres meurent sous les pluies acides.

Un monde irremplaçable

La vulnérabilité de mon corps et celle de la nature, ma tranquille inquiétude devant les années à venir, pour la Terre comme pour moi, me poussent à prendre soin davantage de tout ce qui m'entoure. Je deviens plus soucieuse de ce que Hannah Arendt appelle « le monde commun : ce qui nous accueille à notre naissance, ce que nous laissons derrière nous en mourant ». Ce monde, précieux, irremplaçable. J'essaye de la même façon de prendre soin de ce corps, de façon juste, respectant son rythme, qui n'est pas toujours celui que je souhaiterais, son énergie comme sa fatigue, cherchant une harmonie toujours recommencée entre mes désirs et ses changements. Ce matin, dans la respiration de l'aube, je me sens aïeule et fille de tout et de chacun, reliée au monde par la respiration des champs et des sapins, prête à renaître dans un sourire partagé. J'entrevois l'immensité de la vie dans les premiers signes d'automne, l'infini du temps dans une poignée de feuilles mortes, l'amour des êtres dans le chant de l'eau.
Le moment passe : un oiseau entame son chant, un autre lui répond ; la brume se dissipe, la cloche sonne pour le petit déjeuner ; il faudra ensuite aller au jardin ramasser les légumes du jour, préparer les repas, rencontrer les autres, rire : la vie, si facile et si difficile, la vie sans limites.
Nonne bouddhiste, Joshin Luce Bachoux anime la Demeure sans limites, temple zen et lieu de retraite à Saint-Agrève, en Ardèche. Auteure de Tout ce qui compte en cet instant chez Points Vivre.

dimanche 17 novembre 2019

Avancement...

Tu es sur une route sans nom.
Calligraphie : caractère du Dao / Tao 道, humain en chemin
Il t’appartient de la nommer.
Personne ne le fera à ta place.
Pas par manque d’altruisme
mais parce que l’avancée sur la route
ne concerne que toi,
quelles que soient les rencontres que tu y feras.
Avance.
Tiens une main
quand cela est possible,
tu la reconnaîtras :
celle-là ne griffera pas,
ne broiera pas,
ne mollira pas.
Avance,
traverse les paysages
de soleil et de brise,
de pluie et de tempête.
Commence doucement à aimer.
Crée ton ordre.
Sois à ce que tu fais.
Il n’y a rien d’autre à comprendre.

Poème de Judith Wiart




vendredi 15 novembre 2019

Force inconnue ou la communication sans fil...


" "Quand la marionnette s'agite sur la scène, le mouvement est donné par la main qu'un acteur cache dans son vêtement." Au début, le maître est le marionnettiste et l'élève, la marionnette.
A la fin, le disciple comprend que le maître est une force intérieure qui le meut.
Force qui ne lui appartient pas."

Alexandro Jodorowsky
Mu, le maître et les magiciennes



jeudi 14 novembre 2019

A visage... découvert


Sabine m'a fait découvrir la poésie de Véronique Daine. Le premier poème m'a fait penser à la vision sans tête de Douglas Harding. Puis, je me suis enfoncé dans cette lecture avec douceur et lenteur...


« Le  matin je fais mon matin. J’avance rêvasse regard en coin. Me perds dans le vague. Attends que ça ravisse enlève égare. Le regard prêt à se défaire du visage. Mais rattrapé aussitôt par le visage qui résiste. Parce qu’il y a l’autre. Parce qu’il y a qu’on ne peut être sans visage devant l’autre. Surtout où aucun visage ne peut s’exposer. » 

« Faire le matin je crois que c’est écrire. Rien à voir. C’est s’enfoncer. Sans mots. Sans phrases. Juste s’enfoncer. Amoureusement. »

« Je fais mon matin. Fais la pulsation des syllabes. Fais de la lenteur dans le corps. Ne céder à rien d’autre. Aucune pensée ressassement. Aucun récit du connu. Trouver les yeux sourds le dormir qui ne dort pas la faille par où vient la gueule. »

Véronique Daine, Amoureusement la gueule, avec six dessins d’Anne Marie Finné, éditions L’Herbe qui tremble, 2019.



Amoureusement la gueule de Véronique Daine ; Anne Marie Finné
Éditeur : Editions L'herbe qui tremble Prix de vente au public (TTC) : 13 € - 70 pages

Résumé : LE LIVRE Une suite de poèmes en prose qui tentent d’observer ce qui se passe dans le corps quand on écrit ; le conflit sans merci entre le visage (cette figure composée qu’on propose à autrui, sans quoi l’existence serait invivable) et la gueule (cette « bouche d’ombre » qui parle en soi). Écrire, ce qui s’appelle écrire, suppose un état de disponibilité auquel on ne s’abandonne pas volontiers parce qu’il implique un ébranlement, une dépossession dont on ne sort pas indemne.



mercredi 13 novembre 2019

Les contradictions du monde avec Pierre Rabhi


"Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien" 


Une conférence enregistrée en octobre 2019, dans le cadre de la 4e édition du forum d’idées "Une époque formidable", organisé par "La Tribune" au Théâtre des Célestins de Lyon. Pierre Rabhi, agriculteur, essayiste, pionnier de l’agro-écologie et fondateur du mouvement Colibris.

mardi 12 novembre 2019

Lumière du Ciel sans ombrage...

" Peu de livres ont des phrases aussi subtiles que celles écrites par la lumière du ciel sur un mur. La lecture la plus étonnante que j'aie jamais faite eut lieu par un après-midi d'automne. Le soleil projetait sur le mur de la chambre le rectangle de la fenêtre, découpant un écran sur lequel tremblaient les ombres du feuillage d'un bouleau. Sur la table une bougie se consumait, allumée plus par goût de sa chanson silencieuse que par besoin de sa clarté. Prise dans le rayon du soleil, elle ajoutait son ombre sur le mur à toutes les autres. Il me fallut un long temps avant de voir que sa flamme, elle, ne projetait absolument aucune ombre : le corps blanchâtre de la bougie était bien reflété sur le mur - mais pas sa petite âme dorée. Désertant la scène du monde et de ses ombres chinoises, se laissant traverser par une lumière sans l'arrêter, elle était, de son vivant, au paradis. Elle vivait l'éblouissante vie des morts à côté de laquelle la nôtre est grise et sans tenue."


🍂Christian Bobin - Prisonnier du berceau🍂

Mirage de l'artiste peintre Daniel Gagné

lundi 11 novembre 2019

L'image et la parole de la semaine


La paix, en ce 11 novembre, pour poursuivre la disparition de nos murs intérieurs...


Et la patience pour que chaque pierre de nos murs enlevée 
puisse peu à peu nous faire entrevoir la réalité.



dimanche 10 novembre 2019

La neuroplasticité ou l'adaptation aux changements





Vous avez pris appui sur le corps comme une réalité tangible, plus stable que les pensées et les états d’âme. En prenant conscience de la respiration, vous réalisez que le corps est vivant, animé par l’énergie qui respire en vous sans que vous ayez vous-même à respirer. Essayez de sentir le mouvement de la vie, un flux qui ne cesse de couler. Plus vous relâchez profondément, plus l’énergie revient au repos, plus vous découvrez une vie intense dans chacune de vos cellules. Le métabolisme ne cesse pas. Le corps lui-même est en changement perpétuel et, d’instant en instant, il vieillit. Vous acceptez que même le corps n’a pas de fixité, que même le corps est un flux, un mouvement, un changement incessant. Il n’a pas d’autre réalité que celle du changement, comme une rivière qui ne cesse pas de couler.

Arnaud Desjardins
Approches de la méditation


samedi 9 novembre 2019

Pour une mort sans peur...


Comprenez que dans une direction, il n’y a aucun espoir et que, dans l’autre, tous les espoirs sont possibles. Mais il faut jouer le jeu. Il faut avoir cette audace, qui est folie aux yeux des hommes et sagesse aux yeux de Dieu, d’accepter la souffrance complètement, de faire l’amour avec la souffrance. 

La voici : de tout mon être, je l’accueille, je la ressens, parce qu’il y a un secret à découvrir et parce que le secret de la souffrance, je ne le découvrirai que dans la souffrance…. Et vous ne découvrirez jamais le secret de Tout, le Secret suprême, avec la moitié de l’énoncé du problème, c'est-à-dire : le bonheur, en refusant, en niant l’aspect douloureux de votre existence.

Arnaud Desjardins


vendredi 8 novembre 2019

Colonnes à la une

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"La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers."
(Baudelaire)
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jeudi 7 novembre 2019

5 - 4 - 3 - 2 -1 pour donner du sens


L’origine de la méthode 5-4-3-2-1 

Lorsqu’une personne est submergée par le stress, elle crée ce qu’on appelle "une réaction de survie" durant laquelle l’accélération de son rythme cardiaque augmente, et son souffle devient court. Cela est dû au cortisol, l’hormone du stress, qui se répand dans le cerveau. Afin de limiter ces effets, Ellen Hendriksen, une psychologue clinicienne au centre des troubles de l’anxiété de l’université de Boston et animatrice du podcast The Savvy, a mis au point une technique, qu’elle a partagé sur le site Magazine Tonic Vice. Méthode qu’elle expose également dans son livre How to Be Yourself, sorti en mars 2018 (Ed. Macmillan Audio).
 Baptisée "5-4-3-2-1", l'exercice en question, efficace face à l'anxiété sociale, se base sur les 5 sens : la vue, l’odorat, le goût, le toucher, et la vue.


Les étapes à suivre pour réussir la méthode 5-4-3-2-1 
  • Pour commencer, il faut se concentrer sur son environnement et l’observer. 
  • Pour cela, visualisez 5 choses précises qui vous entourent. 
  • Mettez maintenant votre ouïe en action en identifiant 4 bruits (ou sons) distincts. Par exemple, les pas de vos collègues dans le couloir, le clavier d’un ordinateur… 
  • Ensuite, si possible, touchez 3 choses qui sont autour de vous, puis, essayez de distinguer 2 odeurs différentes. 
  • La dernière étape est axée sur le “goût”. Vous pouvez boire de l’eau, prendre une pastille à la menthe… 


Cette utilisation des 5 sens permet à la personne anxieuse de se focaliser sur autre chose et non plus sur la source de son problème. Cette technique promet de faire redescendre la pression en quelques minutes. "Focaliser son attention sur les sens permet de s'ancrer dans le présent et le décompte des objets interrompt la confusion de nos pensées", explique Ellen Hendriksen. Ainsi, vous n’êtes plus débordé par votre stress.



source : bio à la une

mercredi 6 novembre 2019

De la dévalorisation des enseignements et des enseignants spirituels

Gilles Farcet a publié un article sur l'actuel dévalorisation de la transmission spirituelle. Je vous joins un extrait de la fin de son texte.

Arnaud Desjardins, se montrait très sobre et humble quant à sa propre réalisation ; il ne cessait de se référer à son maitre, Swami Prajnanpad, ainsi qu’à d’autres maîtres dont le témoignage vivant l’avait convaincu. Cependant, Arnaud lui-même faisait preuve au quotidien d’une forme d’impeccabilité dans sa pratique et ses positionnements.

Avec ceux, dont j’ai fait partie, à qui il confiait une responsabilité d’enseignement, il faisait preuve en même temps d’une grande bienveillance et d’une vive exigence. Il ne nous reprochait pas nos erreurs et faiblesses mais nous les pointait à chaque occasion et nous invitait constamment à les dépasser, en nous en indiquant autant que possible les moyens. Il n’attendait pas de ses instructeurs qu’ils soient au-delà de l’erreur mais qu’ils ne s’y installent pas et soient déterminés à en émerger. Sa norme n’était certes pas la médiocrité tolérée au nom de l’humain mais la maturité activement recherchée. Surtout pas d’idéal au nom duquel se flageller, surtout pas d’injonctions, surtout pas de comparaisons, y compris avec lui-même en tant que maître (« Arnaud est si grand et moi si petit … ») mais un point de visée, oui, une « haute idée de ce qu’est l’homme », en tout cas de ce qu’il est appelé à être ; haute idée incarnée pour nous par le témoignage d’Arnaud et par ce qu’il nous rapportait de Swami Prajnanpad et d’autres grands témoins de la sagesse.
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Lors de son dernier entretien avec Swami Prajnanpad, Arnaud, alors qu’il s’apprêtait à fonder l’ashram du Bost, a entendu de son maître cette ultime instruction : « don’t make it cheap », qui peut se traduire par « n’en faites pas quelque chose de bon marché ».
Cette parole m’accompagne. Je pourrais même dire qu’elle me hante, pour mon bien.
Ce qui doit arriver arrive et arrivera ; mais faisons notre possible pour ne pas cautionner et nous installer dans une perspective médiocre de la voie et de l’enseignement spirituels. Ne soyons pas plus ou moins à notre insu et parce qu’au final, cela arrange la part faible de nous-même, complice de ce mouvement insidieux qui tend à en faire « quelque chose de bon marché ».

source : FB
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mardi 5 novembre 2019

Jouissez de la vie autant que vous pouvez !


Je souhaitais vous faire partager le commentaire de Olivier concernant Olivier Humbert par rapport à un hommage rendu le 6 juin 2017.

C'est agréable de trouver cet hommage à Olivier Humbert, on n'en trouvera pas ailleurs d'ailleurs, pas plus que de photos. Ce qui est écrit ici est surement juste et la citation extraite du livre reflète bien Olivier Humbert, dans le sens "de faire confiance pour le reste à la vie, qui se charge de nous quoi qu'on en pense". J'aimerai rajouter qu'Olivier était revenu à ses premiers amours en un sens, qui est la pratique du Katsugen undo , du mouvement régénérateur, il avait fréquenté assidûment le Dojo de Itsuo tsuda à Paris, avant sa rencontre avec Arnaud, sur ses dernières années d'existence Olivier animait un groupe à Montpellier qui n'était pas d'obédience "Swami Prajnanpadienne", même si tous y étaient les bienvenus. De plus et surtout il animait le groupe de pratique de mouvement régénérateur de Montpellier, un groupe libre , sans adhésion, ceci étant sur la fin sa seule voie, c'est à dire "le Non faire" .
Olivier Humbert ne se présentait plus comme disciple d'Arnaud Desjardins ou de Swami Prajnanpad et n'accompagnait pas dans ce sens, mais vraiment devenu un disciple de la vie. Je voulais juste ajouter cette précision, car quitte à lui rendre hommage autant le faire en réalité des faits. Je cite aussi la dernière parole que j'ai entendu d'Olivier Humbert quelques jours avant son départ : "jouissez de la vie autant que vous pouvez"
Merci pour votre blog.
Olivier

Voici un texte de Olivier Humbert
extrait de "Swami Prajnanpad et les lyings"

Les vicissitudes de l'existence, en dehors de ma pratique de thérapeute et de ma formation dans ce domaine, m'ont alors sollicité de manière telle que j'ai ressenti constamment le désir de me changer pour être plus heureux et mieux adapté aux défis de la vie. J'ai donc poursuivi mon exploration des nombreuses techniques de psychothérapie qui commençaient de se répandre en France avec la venue de thérapeutes américains dans les domaines de la bioénergie, de la végétothérapie, de la Gestalt, du cri primal, du rebirthing, de l'analyse transactionnelle, etc. 


Cette entreprise visait à l'acquisition d'un savoir, censé m'apporter une réussite dans les différents rôles de mon existence : professionnel, conjugal et paternel en particulier. La découverte du « mouvement régénérateur » transmis par maître Itsuo Tsuda réorienta ma recherche. Il s'agit d'une pratique corporelle exécutée « sans but, sans connaissance et sans technique » où l'on cesse pour un temps de s'opposer aux mouvements naturels du corps, permettant ainsi aux systèmes réflexes dont il dispose de s'exprimer. En effet, pour la première fois, j'expérimentais la réalité et l'efficacité du «non faire», du« lâcher prise ».Je constatais, jour après jour, avec cette pratique, que le changement était inhérent à la vie même, sans nécessiter le recours à l'effort volontaire. Ce qui m'apparaît aujourd'hui comme une évidence aveuglante prenait alors l'aspect d'une véritable révélation. Laisser libre cours aux réactions du corps, habituellement réprimées ou contrôlées pour une grande part, entraînait des changements patents au plan physiologique : sommeil, nourriture, digestion, respiration, attitudes corporelles. 

Ces changements influaient au plan psychologique : diminution de l'anxiété, renforcement de la confiance en soi, augmentation de l'aptitude à relativiser les choses. Dans la pratique en groupe, maître Tsuda introduisait une certaine ritualisation et demandait un minimum de rigueur de comportement. Tout ceci contrastait avec l'état d'esprit permissif et soixante-huitard du milieu psy dans lequel j'évoluais et, pourtant, encadrait une activité qui participait du « non faire » et de la totale confiance en la vie. C'est grâce à cela que m'est apparue une conception nouvelle de la vie, celle de « Grande Vie », selon l'expression de K.G. Dürckheim, ayant les caractéristiques du sacré : « éternité, omnipotence, transcendance ». 


Par une relation nouée au dojo de maître Tsuda, j'entendis alors parler d'Arnaud Desjardins, du travail sur l'inconscient par le « lying »,pressentant tout de suite que cette pratique émotionnelle pouvait, pour moi, être un pont vers une terre nouvelle :le pont permettant de franchir les torrents émotionnels pour atteindre à la terre sacrée naturelle. Fin 1976, la rencontre avec Arnaud Desjardins, nouvellement installé dans son ashram du Bost, m'ouvrit la porte d'accès à une culture spirituelle que j'avais ignorée jusque là. J'avais en effet rejeté la religion catholique de mon enfance et de mon adolescence, pratiquée ardemment mais qui m'avait conduit à des contradictions ingérables, aboutissant à une dépression nerveuse vécue comme une véritable implosion. Cette culture spirituelle promettait, sans rien rejeter du vivant, la conjonctio oppositorum - la conciliation des contraires - dont le psychologue C.G.Jung mentionnait l'antique existence oubliée, Jung que j'admirais comme un maître mais qui n'avait pourtant pas découvert le sens de la vie puisqu'il écrivait : « Je chéris l'idée que la vie ait un sens.» 

Le chemin spirituel et son but de libération du sens de l'ego nécessitaient un engagement total avec un maître. Le nouvel élève qu'Arnaud Desjardins accepta d'aider, l' apprenti-disciple de l'enseignement, complètement néophyte dans la connaissance spirituelle, prétendait néanmoins, du fait de sa qualification de psychothérapeute, se connaître, sans même tirer la conclusion que ses difficultés émotionnelles dans l'existence témoignaient du contraire. J'eus le privilège d'être admis d'emblée à assister à quelques lyings d'autres élèves plus anciens. Familier de l'expression émotionnelle cathartique et m'étant aussi intéressé à la transe vaudou, il me parut tout de suite évident que les lyings auxquels j'assistais conduisaient la personne à exprimer, sans aucune retenue et sans aucun filtre, par la totalité de ses moyens d'expression, l'inconscient dans sa profondeur. 

L'attitude de l'élève, en total accord avec cette expression, quelle qu'en soit l'intensité, mais en restant lucide, contrairement à la transe, donnait à cette activité une toute autre portée que la pratique de l'expression émotionnelle en thérapie. Ainsi, le lying m'est-il apparu comme un moyen convaincant de transformation. Il paraissait rendre la personne apte à accéder à la démarche spirituelle proprement dite visant à transcender la limitation de l'ego...