mardi 1 juillet 2025
Histoire d’une âme
vendredi 20 décembre 2024
Silence avant tout
" Écouter le silence "....
bien sûr on entend rien....
ou on entend toujours les sons résiduels....
le silence est le fond sur lequel apparaissent ces sons...
mais en écoutant le silence, ces sons passent au second plan,
et cet espace de fond silencieux, passe au premier plan....
et cette mise en évidence de ce fond, ramène à l'écoutant...
________ à l'être ici et sa conscience.....
Rien de plus, rien de moins.
_______________ Silence.... 😇
*
_______________ Douce écoute.... ❤ 😘
-*-
Charles Coutarel
samedi 24 août 2024
lumière de la nuit
Hexagramme du samedi 24 selon l'almanach Ton Shu :
mercredi 22 novembre 2023
Ecume aveuglante
samedi 23 avril 2022
Plusieurs vagues pour une seule profondeur
Je pense que pour éviter la vague, il nous faut rejoindre la profondeur.
Il ne nous suffira pas de poursuivre sur notre lancée, vaille que vaille, en naviguant à vue, en contournant quelques obstacles, et en... laissant faire le temps.
Le temps n'est pas notre allié, c'est notre juge, et nous sommes déjà en sursis.''
''... D'une manière ou d'une autre, tous les peuples de la Terre sont dans la tourmente. Riches ou pauvres, arrogants ou soumis, occupants, occupés, ils sont -nous sommes- embarqués sur le même radeau fragile, en train de sombrer ensemble. Cependant nous continuons à nous invectiver et à nous quereller sans nous soucier de la mer qui monte.
Nous serions même capables d'applaudir la vague dévastatrice si, en montant vers nous, elle engloutissait nos ennemis d'abord.''
Amin Maalouf (Le dérèglement du monde)
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dimanche 7 novembre 2021
Paix sous la vague
samedi 24 juillet 2021
Les trésors de la peur
Les peurs sont ce qu'il y a de plus dur à traverser, à transformer. Il y en a beaucoup qui s'expriment actuellement. Elles peuvent se découvrir dans l'immobilité qui permet d'entrer en contact avec la profondeur. La respiration permet d'entrer calmement dans l'univers de l'eau sans avoir peur de s'y noyer... et d'aider notre dragon à nous révéler notre potentiel...
"Nos peurs les plus profondes sont comme des dragons, qui gardent notre trésor le plus profond." - Rainer Maria Rilke
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mercredi 9 juin 2021
Conscience océane
mardi 16 février 2021
Crise...
"Dans notre société, toute l'ambition, toute la concentration est de nous détourner, de détourner notre attention de tout ce qui est important.
samedi 19 décembre 2020
Lâcher de ballons
lundi 7 décembre 2020
Confinement et nostalgie
« Le
monde d’après ne sera plus comme le monde d’avant ! »
Cette opinion est pour les uns une source
d’inquiétude et pour d’autres une espérance. Il n’empêche qu’il en est ainsi
depuis toujours. Étant au bord d’une rivière, contemplez l’eau qui coule …
coule … et demandez-vous comment vous allez faire pour vous baigner une fois
encore dans l’eau du jour d’avant ou du jour d’après ?
Le refus de la loi de l’impermanence s’enracine dans
cette part de nous-même définie comme étant l’EGO.
L’ego ? Lorsque je demande à Graf
Dürckheim ce qu’est l’ego, il me répond : « L’ego
? c’est cette entité, cette représentation mentale de soi-même, qui pense : moi
je suis moi et je veux rester moi !
».
En même temps, il semble qu’une
nostalgie autre que le désir de revenir au monde d’avant, profite du
confinement pour sourdre du plus profond de notre nature humaine. « L’impression, me disait une participante
à une retraite, que manque quelque chose d’essentiel
à ma manière d’être, qui me permettrait —dans le monde tel qu’il est
aujourd’hui—, de pouvoir donner sens au simple fait de vivre. La méditation
serait-elle le moyen de combler ce manque ? ».
A sa question, il me faut répondre que c’est là le sens de l’exercice appelé ZAZEN : « l’éveil de l’homme à sa vraie nature en tant qu’être humain » ; à son être essentiel, qui n’est pas l’ego. Mais je ne suis pas sûr que ce soit la visée de ce qu’on entend aujourd’hui comme étant la MÉDITATION, cet exercice qui met l’accent sur l’utilisation du mental (mind) et participe au développement des potentialités de l’ego. Est aujourd’hui proposée, sous le nom de méditation, une méthode qui participe à ce qu’on appelle le développement personnel.
Curieuse naïveté que celle d’imaginer que en restant
enfermé dans le MOI, domaine de l’angoisse et des états qui l’accompagnent, je
vais pouvoir assurer ma sécurité, mon confort et ma santé !
Graf Dürckheim écrit : « Si l’homme occidental perçoit l’impasse à
laquelle sa pensée l’a conduit, il sera obligé de —prêter l’oreille— à la voix
de son être essentiel insaisissable par la pensée objective ».
Prêter l’oreille ! Accueillir ! Être touché
!
Ces mots, bien mieux que le mot —méditation—,
traduisent exactement le kanji ZEN.
Nous devons au maître Zen Sôtô Hirano Katsufumi Rôshi (1) un puissant éclairage sur la différence entre Zazen et méditation : « Il y a mille et une façon de méditer ; il n’y a qu’une façon de pratiquer zazen ! » — « On ne pratique pas zazen avec le mental (Mind) ! » — « Zazen est avant tout une manière d’être en tant que corps ! ».
ZA-ZEN ? Ce n’est pas un nom, un
substantif. C’est une action.
Za, ce n’est pas une posture, une
assise ; c’est une action du tout corps-vivant que je suis qui, d’instant en
instant s’organise et se réalise. Za, c’est se poser dans l’espace-vécu et le
temps-vécu (ce qui me libère de mes égarements dans l’espace-pensé et le
temps-pensé).
Zen, ce n’est pas quelque chose ;
c’est l’action qui consiste à prêter l’oreille, à accueillir ce qui se présente
d’instant en instant grâce à ce processus du corps-vivant qu’est le sentir. Nous rencontrons ce qu’on
appelle la vie, le monde, grâce à nos cinq sens.
La pensée nous écarte du réel en fabriquant des représentations du réel.
Pour avoir la chance de toucher, ou d’être touché,
par l’essentiel il faut se glisser
dans le sentir. C’est l’attention
portée à la profondeur d’une qualité sensorielle qui donne accès à l’expérience
qu’est notre vraie nature.
C’est tout ? Oui. Et c’est d’autant plus stupéfiant
pour notre esprit occidental, sans cesse animé par l’exigence de faire quelque
chose, au point de croire que si je ne fais rien, rien ne se fera ! D’où
l’importance de s’entraîner à la réalisation d’une action inhabituelle : l’exercice
de l’absolue immobilité. Là où est la
parfaite immobilité, il n’y a pas de place pour l’ego !
On ne pratique pas zazen avec le mental ; zazen est un
exercice vital.
Vital ? Oui, corporel !
S’agit-il d’une gymnastique dans laquelle on engage cet
outil qu’est le corps qu’on A (Moi et quelque chose mon corps) ? Non. Il s’agit
de passer de l’idée « J’ai un corps (Körper)
» à l’expérience que « Corps je suis (Leib)
». Expérience que ce que j’appelle la vie n’est pas dans le corps ; expérience
que le corps (Leib) est la vie qui
d’instant en instant prend forme.
Le corps-vivant n’est pas quelque-chose. La vie n’est
pas dans le vivant ; le vivant est la vie qui, d’instant en instant, se réalise
et s’organise dans une forme pensée comme étant matérielle. Tout ce qui vit — devient ce qu’il est et
est ce qu’il devient — selon un ordre des choses qui n’est pas du ressort de
l’ego ; le mental n’a rien à faire dans ce processus vital.
Tout se complique ! Non, tout devient plus simple !
Parce que si notre vraie nature, notre être essentiel est insaisissable par la
pensée, cela ne signifie pas qu’il soit inconnaissable. Le chemin de connaissance
est un chemin d’exercice et d’expérience.
Aussi bien, revenons à zazen, cet exercice si
différent de ce qu’on appelle méditation :
Être là, assis, dans la verticalité intérieure et la
forme corporelle voulue par cet ensemble d’actions infaisables qu’est l’acte de
vivre. ET, sentir qu’en ce moment : je inspire. « JeInspire » et moi je n’y suis pour rien. « JeInspire », en un mot, sans intervalle entre ce que je nomme «
Je » et ce que je nomme « Inspire » ; parce qu’il n’y a ni distance ni écart de
temps entre le sujet et le verbe. Pas de dualité.
Et voilà qu’en ce moment, pour ce moment, « JeExpire » et moi, je n’y suis pour
rien.
À quoi bon reprendre, jour après jour, cet exercice
qui n’est pas un exercice mais une manière d’être de tout soi-même. C’est ce
que, au cours de son séjour au Japon, Graf Dürckheim demande au vieux moine
auprès duquel il pratique zazen : « en quoi consiste votre exercice que vous
pratiquez depuis tant d’années ? «
Réponse : « Ah, c’est difficile ! Je cherche à vraiment libérer le va-et-vient du
souffle (KoKyu) et c’est curieux,
lorsque j’y arrive … TOUT EN MOI SE CALME ».
Tout en moi se calme ! Nostalgie on ne peut plus
légitime en ce temps de confinement …
Zazen est vraiment différent de ce qu’on appelle
aujourd’hui méditer !
Jacques
Castermane
(1) Hirano
Katsufumi Rôshi : ENSEIGNEMENTS Propos recueillis par J. Derudder (www.tenchijin-zenkai.fr)
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mardi 17 mars 2020
De nouvelles portes....
« J’ai gagné la certitude, en cours de route, que les catastrophes sont là pour nous éviter le pire. Et le pire, comment pourrais-je exprimer ce qu’est le pire? Le pire, c’est bel et bien d’avoir traversé la vie sans naufrages, d’être resté à la surface des choses, d’avoir dansé au bal des ombres, d’avoir pataugé dans ce marécage des on-dit, des apparences, de n’avoir jamais été précipité dans une autre dimension. Les crises, dans la société où nous vivons, sont vraiment ce qu’on a encore trouvé de mieux, à défaut de maître, quand on en a pas à la portée de la main, pour entrer dans l’autre dimension. Dans notre société, toute l’ambition, toute la concentration est de nous détourner, de détourner notre attention de tout ce qui est important. Un système de fils barbelés, d’interdits pour ne pas avoir accès à notre profondeur {...}
C’est une immense conspiration, la plus gigantesque conspiration d’une civilisation contre l’âme, contre l’esprit. Dans une société où tout est barré, où les chemins ne sont pas indiqués pour entrer dans la profondeur, il n’y a que la crise pour pouvoir briser ces murs autour de nous. La crise, qui sert en quelque sorte de bélier pour enfoncer les portes de ces forteresses où nous nous tenons murés, avec tout l’arsenal de notre personnalité, tout ce que nous croyons être {...}
Nous sommes tous spécialisés dans l’esquive, dans le détournement, dans le «divertissement» tel que le voyait Pascal. Il n’y a au fond que cette possibilité, subitement, de se dire : «Oui, mais tout cela, tout ce qui m’enserre, tout ce qui m’étrangle, mais c’est moi ! »
Christiane Singer, «Du bon usage des crises»
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mercredi 25 décembre 2019
Noël en profondeur
J’ai la chance d’aimer la solitude.
Dans le passé, la maladie et la dépression m’ont donné le goût de la descente dans les profondeurs.
Et puis les enseignements traditionnels sont venus, les murs qui masquaient les mondes invisibles se sont lézardés, et la Présence s’est ouverte dans une autre profondeur.
La Nativité est pour moi le lieu-même de cette autre profondeur -un dépouillement, qui est plénitude de l’essentiel.
J’entre avec gratitude et volupté dans la solitude et le silence où s’apprivoise au fil d’un temps incertain le murmure de la source d’Eau Vive...
« Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. » (Antoine de Saint-Exupéry)
Là où crèche le silence, le poids de la solitude est un ancrage en ciel comme en terre, seuls les anges répondent...
...
Je vous souhaite à chacun et chacune une douce descente au cœur de l’hiver jusqu’au jaillissement de la Lumière des Mondes...
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| Vierge à l’Enfant, cathédrale d’Évry |
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jeudi 8 mars 2018
Les conseils de Jean-François Noel pour apprendre à écouter
1. Respectez-vous
2. Écoutez-vous
3. Ouvrez-vous à la présence
source : La vie
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