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vendredi 10 juillet 2026

La foi...


Aujourd’hui, j’évoquerai ce qui m’apparaît comme le fondement d’une existence. Celui-ci se résume en un mot : la foi. Non pas la foi en un dogme ou un dieu, mais dans la vie elle-même… Ce terme est issu du latin « fides » qui signifie confiance, loyauté, promesse…

C’est par cette sorte de foi que commence le conte Le Diable aux trois cheveux d’or. Un nourrisson naît coiffé, c’est-à-dire le crâne couvert d’un fragment de membrane fœtale. Pour les habitants du village, c’est un signe de chance : tout réussira à cet enfant dans son existence. C’est donc imprégné de ce présage favorable que va grandir cet « Enfant de la Chance ». 

Mais ne nous méprenons pas ! Ce qui est intéressant, dans ce qui suit cette naissance, ce n’est pas la destinée heureuse dont on attend en vain l’accomplissement. Bien au contraire : plus que quiconque, le jeune garçon ira d’épreuve en épreuve, risquant la mort à chacun de ses pas. Dans l’une des dernières parties du conte, il sera même contraint de se rendre en enfer !

De quelle « chance » ce conte nous parle-t-il donc ? Eh bien, très précisément, il nous parle de la foi en la vie, de cette conviction qui habite le héros dès sa naissance et selon laquelle tout ce qui lui arrivera tournera à son avantage. Puissante leçon : ce conte nous invite à renverser notre regard, à cesser de tout diviser selon les catégories du bon et du mauvais et à considérer n’importe quel événement, fût-il des plus funestes, comme une merveilleuse opportunité. 

Dans le jeu qui accompagne ce conte et que j’ai publié en 2016 aux  éditions du  Souffle d'Or, Stéphanie Delcourt, ma coautrice, formée par Anne-Marie Jobin, a eu l’idée géniale d’y proposer un exercice créatif qui permet de se réapproprier sa naissance en remplaçant les paroles négatives assimilées par notre inconscient par un oracle bénéfique, à inscrire par-dessus la photographie du nourrisson que nous fûmes, selon un protocole très précis présenté dans le livre.

Transformer la malédiction qui gouverne notre inconscient en promesse, c’est retrouver la foi dans notre existence. Dès lors, tout devient possible… 

Sabine Dewulf

https://sabinedewulf.fr/trois-cheveux-d-or/


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jeudi 19 mars 2026

Ecoute


Écoute
Ma voix lointaine
Dans la brume chargée des sortilèges de l'aube
Regarde-moi dans le silence des miroirs
Comme je touche encore avec les restes de mes mains
Le fond noir des rêves
Et je tatoue mon cœur comme une tache de sang
Sur les joies simples de l'existence.

Forough Farrokhzâd - Une autre naissance
Traduit du persan par Laura Tirandaz et Ardeschir Tirandaz
Éditions Héros-Limite

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lundi 29 septembre 2025

mercredi 18 juin 2025

Présence naissante (18 juin)

 


Dans cette soumission aux émotions, il n'existe aucun « je » réel, il n'y a pas d'agissant. Le voca­bulaire que nous utilisons ici distingue agir et réagir. « Don't mistake reaction for action », « Ne prenez pas des réactions pour des actions. » Effectivement, à ce niveau-là – et ce niveau-là est le vôtre aujourd'hui – tout le mal vient de ce que « vous » n'êtes pas là et tant que « vous » n'apparaî­trez pas à l'intérieur de ce chaos, le chemin ne pourra jamais commencer : vous ne pourrez être ni un disciple, ni quoi que ce soit, si ce n'est une marionnette comme disait Swâmiji, une machine comme disait Gurdjieff. « Because you are not there », « parce que vous n'êtes pas là », voilà d'où vient tout le mal, toujours absent, jamais présent. A un moment c'est l'ambitieux qui règne, un mo­ment le vaniteux, un moment le meurtrier, un moment l'idéaliste, un moment l'obsédé sexuel, mais « vous », jamais – ou si rarement.

Déjà, à un niveau immédiatement compréhensible, vous pouvez sentir que le pronom « je » – « je » ou « je suis » – est capital. Essayez de développer la conscience de soi, peut-être pas la cons­cience du Soi, mais la conscience de soi. Essayez de ressentir « moi » – pas le désespéré, pas l'op­timiste, pas l'obsédé sexuel, pas le mystique, pas l'idéaliste – moi, qui commence, commence à ap­paraître... Et en même temps, entendez sans vous troubler cette contradiction apparente : « La libé­ration viendra le jour où “ vous ” ne serez plus là. » La libération viendra le jour où l'ego aura dis­paru.

Arnaud Desjardins - La Voie et ses pièges

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dimanche 26 janvier 2025

Emmanuel Godo : « Toute naissance réintroduit dans le monde l’esprit du commencement »

L’enfant dans son berceau. Ce visage, cette présence inouïe qui émerveille et intimide. Venu ici, parmi nous, après un long voyage que la science n’explique pas. Que les raisons n’élucident pas seules. Ces mains fripées, ces yeux mi-clos, c’est un petit vieillard vénérable. Neuf et très vétuste. Il a marché pendant combien de siècles pour venir au monde, là, maintenant ? Il a traversé la nuit, l’absence, les grandes étendues du rien, toute l’histoire passée.

Le silence qui le porte est sacré. Barrès disait : « Il ne faut pas dire que les enfants sont de petits animaux. Ce sont des rois-prêtres qui sommeillent. » Il écrivait ces mots devant son fils, nouveau-né, Philippe. Et moi j’écris ces mots en pensant à mon petit-fils, Marceau, né fin septembre. C’est toujours la vie qui nous souffle ce que nous devons écrire. Ou plutôt, c’est elle qui nous demande des mots qui soient fidèles à sa déchirante beauté, celle qui, justement, nous laisse sans voix. On écrit avec, toujours, cet espoir : qu’un peu de cette splendeur de la vie vienne animer nos paroles, les faire sortir de l’hiver qui les tient prisonnières.


Aziliz Le Corre vient d’écrire un très beau livre, un hymne à l’enfantement : L’enfant est l’avenir de l’homme (Albin Michel, 2024). On y trouve des arguments contre les voix qui désespèrent, contre les sirènes du renoncement qui, la main sur le cœur et le néant à la bouche, serinent à chaque instant leur venin : ne plus faire d’enfant pour sauver la Terre. On reconnaît le mal à sa manière de vouloir rendre préférable l’inexistence. De privilégier les idoles creuses (Gaïa, la planète) aux dépens de la vraie vie : le paysage, l’enfant, le foyer — le monde à taille humaine.

Quelqu’un au bout du fil

L’enfant vient au monde appelé par la confiance et l’amour. Novalis l’a dit d’une manière fulgurante et définitive dans le Brouillon général : « Un enfant est un amour devenu visible » (Allia, 2000). Cet amour est humain mais tout amour a une racine et une destination divines. Devant l’enfant, il nous vient le désir de remercier, de dire notre gratitude. Et même si l’on a une idée floue de ce qu’est Dieu, on sent bien, de tout notre être, qu’il y a quelqu’un au bout du fil de la reconnaissance.

Aziliz Le Corre cite un très beau poème écrit par René Char à la vue d’un nourrisson, Élisabeth, la fille du poète Jacques Dupin : « J’ai vu tes yeux bleus de vingt jours / Donner un frisson clair aux feuilles / De l’ormeau qui ferme le parc / Où bientôt tu trottineras. / J’ai vu ton père se grandir / En t’élevant sur sa poitrine, / Et ta mère se définir / En baisant tes joues d’algue douce. / Dans le berceau conciliant / Où tu rougis petite aurore, / Élisabeth, je te découvre / Comme la rose des sous-bois. / Et je suis heureux de cela, / Moi qui marche sous la pluie fine. »

Les plus beaux poèmes sont des poèmes de circonstance, enracinés dans la vraie vie qui n’est pas ailleurs mais là, sous nos yeux, juste derrière nos représentations, nos mots prévisibles, le sommeil de nos idées.

Cette foi dans le monde

Aziliz Le Corre raconte comment Hannah Arendt, écoutant à Munich, en 1952, l’oratorio de Haendel le Messie, a la révélation de ce que signifie, profondément, la naissance des enfants : « Le miracle qui sauve le monde, le domaine des affaires humaines, de la ruine normale, “naturelle”, c’est finalement (…) la naissance d’hommes nouveaux, le fait qu’ils commencent à nouveau l’action dont ils sont capables par droit de naissance. » C’est cette espérance et cette foi dans le monde, poursuit Arendt, qui trouvent leur expression la plus resserrée et la plus glorieuse, dans la petite phrase des Évangiles : « Un enfant nous est né. »

Tout enfant redit la promesse. Toute naissance réintroduit dans le monde l’esprit du commencement. Le grand crépuscule où tourne en boucle notre mémoire de rose fanée est vaincu par presque rien : une toute petite aurore. 

Emmanuel Godo

source : La Vie

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lundi 22 avril 2024

Faire la paix avec la mort

 FAIRE LA PAIX AVEC LA MORT…

♥😊♥
Certains maîtres Zen distinguent
La Grande mort de la petite mort…
La petite mort est la mort du corps...
La Grande mort est la vraie mort :
Celle de votre nom, prénom
Et de tout ce qui se cache derrière
Votre identité, votre monde intérieur
Incluant vos rêves, cauchemars
Espoirs et désespoirs…
En un mot, l’effacement de vous-même !
Sous quelque forme que vous puissiez vous imaginer !
La mort du corps n’est rien
Qu’un changement de peau
En particulier si vous croyez
Si vous vous accrochez
À l’idée-bouée de sauvetage
Que vous continuez après
Que la réincarnation existe, etc…
La vraie mort est terrifiante
La mort du corps, au pire
Un mauvais moment à passer…
Faire la paix avec la mort
Implique
Faire la paix avec votre disparition complète…
Comprendre et accepter avec le sourire
Que dans peu de temps
Vous ne serez plus même un souvenir
Dans la mémoire de personne…
Le corps physique
Avec le cerveau et son extension, les sens
Est l’équivalent d’un casque de réalité virtuelle
Qui plonge l’esprit que vous êtes
Temporairement
Dans un monde qui « apparait » matériel
Jusqu’à son obsolescence programmée…
Si le fœtus savait ce qu’est la naissance
Disait Charlie Chaplin
Il paniquerait…
La naissance est un passage
La mort, un autre passage…
Mais l’esprit qui retrouve sa forme
Après la disparition du corps
Est temporaire lui aussi…
Il peut faire plusieurs aller-retours
Ou voyages matériels ou spirituels
Mais au moment où il réalise
De façon claire et définitive
Qu’il n’est qu’une autre forme éphémère
Du Grand Silence Éternel
Il disparait lui aussi
Ne laissant aucune trace derrière
Dans le Grand Silence…
C’est la Grande mort !
Aucune forme n’est éternelle !
Physique, spirituelle, mentale, astrale
Toute forme, quelle qu’elle soit
Est éphémère…
Cherchez ce qui est éternel
Dans les profondeurs de votre être
Touchez le « sans forme »
Sans identité aucune…
Même l’océan d’amour
Que vous trouverez sur votre route
N’est pas le bout du chemin !
Dans les grandes profondeurs
Vous êtes un potentiel d’énergie infini
Conscient
Un big-bang à venir de créativité !
Une liberté magique !
Au creux de votre éternité
Sans nom, sans forme
Vous êtes de la même nature
Que la fourmi, que le soleil
Que l’ombre du renard sur la neige
Que les pas de tous les Bouddhas
Sur les plages de l’espace-temps…
Abandonnez-vous avec ivresse
Au Grand jeu divin
Au travers des multiples joies et douleurs
Elles sont toutes temporaires…
Laissez-le vous transporter
Vous porter à travers tous les mondes
Possibles et impossibles
Jusqu’à la Source silencieuse
Magique
Mystérieuse
Que vous êtes de tout temps
De toute façon
En dehors de l’espace-temps…
Préparez-vous à la Grande mort
À la fusion définitive
Avec le cœur silencieux de toute chose…
♥♥♥

Claude Leclerc

Image : « Flight », Carl Bergstrom CC , Seattle, Washington, mars 2018.

jeudi 14 mars 2024

Pour une naissance sans violence - Frédérick Leboyer

 Texte de Yannick David (du blog si près de l'horizon)

Au début de mes études la vie m'a fait rencontrer plusieurs personnes dans un cheminement dont je n'avais pas encore conscience, en particulier un étudiant en médecine qui m'initia au végétarisme, aux idées de Rudolf Steiner, et à la démarche de Frédéric Leboyer. Son livre "Pour une naissance sans violence" est sorti en 1973 et cet ami me le prêta. J'ai été très touché par ce livre tellement ça me semblait évident, naturel et simple. Quelque temps après nous sommes allés écouter Leboyer en conférence à Paris devant un parterre d'étudiants en médecine. Il montra le film qu'il avait fait sur la naissance, et exposa sa pratique, suite à son cheminement personnel en Inde auprès de Swami Prajnanpad (gourou de plusieurs français dont Arnaud Desjardins). 

Son propos était de maintenir autant que possible l'ambiance qu'avait connu le fœtus dans le ventre de sa mère, au moment de sa naissance. Il a vécu 9 mois dans le noir, le quasi silence sinon les battements du cœur de la mère, l'aqueux, la douceur, la respiration par le cordon, bref un univers complètement différent de l'après naissance. La naissance classique, à l'époque, c'était : on sortait le bébé, on le tenait par les pieds, on lui tapotait les fesses, on coupait le cordon, faisant exploser les alvéoles pulmonaires qui n'avaient jamais fonctionné, d'où les cris (entre autres), il passait de la nuit à la lumière froide d'une salle d'hôpital, on le posait sur une table dure, etc... Il proposait la douceur, le contact, mettre d'abord le bébé sur la mère, pour qu'il retrouve le bruit du cœur, attendre que la respiration se fasse naturellement, puis ensuite couper le cordon...

A ma grande surprise il y eut beaucoup de réactions négatives de la part de ces étudiants qui étaient éduqués dans la non prise en considération du bébé en tant qu'être vivant (hyper) sensible. Je ne comprenais pas leur manque de conscience à ce sujet. Au bout d'un moment, Frédéric Leboyer, qui était resté d'un calme olympien tout du long, ayant compris qu'on ne fait pas changer d'avis des gens obtus et agressifs, clôtura la conférence. Son attitude calme et respectueuse m'ébranla. Comment faisait-il pour rester lui-même, tranquille, patient, non perturbé par ces ignorants imbéciles? C'était la première fois que je voyais un être dont je sentais une telle qualité. J'avais commencé à lire les livres d'Arnaud Desjardins, mais ne l'avais pas encore rencontré.

Dans sa démarche auprès de Swamiji, Leboyer revécut sa naissance, avec des forceps, ce qui l'aida d'autant mieux à comprendre le processus. Je suis aussi né avec des forceps, et ai revécu ma naissance. Ceci explique cela...

Cet ami vécut avec sa femme la naissance de leur première fille à la maison avec une sage femme pratiquant cette méthode.


Quelques années plus tard, j'eus la chance d'assister à la naissance de notre fils dans l'eau, avec un médecin qui proposait ce type d'accouchement dans un hôpital. Lumière tamisée, musique douce à laquelle on avait habitué le bébé, pose sur le ventre de sa mère, grand calme, pas un pleur...

Il a été à l'initiative d'un autre regard sur la naissance et d'un changement dans la pratique auprès de certains collègues dans le monde. Il a aussi fait des films sur le sujet.


Frédéric Leboyer a écrit une bonne douzaine de livres pour partager et transmettre ce qu'il a reçu de l'Inde. Le plus connu est "Pour une naissance sans violence", mais il y a aussi "Shantala" sur le massage des bébés, "L'art du souffle", etc... Il a écrit des livres de poésie et sur son expérience avec Swami Prajnanpad. 

mardi 14 mars 2023

Humainement homme


un humain n’est pas
simplement parce qu’il existe
existe vaguement
pour un temps
l’existence
ne donne pas
l’être
la naissance
n’octroie pas
la présence
la respiration
ne confère pas
le souffle
pas plus que la vue
ne dispense
la vision
l’humain
ne naît pas
humain
mais le devient
l’être
produit transformé
de l’existence
l’être
n’est pas
un état
mais un acte
un geste
de la conscience
un humain
est ce qu’il a fait
comme ce qu’il n’a pas fait
ce qu’il a osé
comme la somme des peurs
auxquelles il a cédé
ce qu’il a écouté
de sa profondeur
comme ce qu’il en a renié
la somme de ses ferveurs
comme de ses tiédeurs
un humain est
ce qu’il a continué
ce qu’il a préservé
ce qu’il a achevé
comme tout ce qu’il a
abdiqué
négligé
laissé
un humain est
ce qu’il a regardé
comme ce qu’il a évité
ce qu’il a reconnu
comme ce qu’il a nié
et alors
au mitan
de son avancée
il commence
à récolter
ce qu’il a semé
de plus en plus rassasié
ou de plus en plus affamé
s’il n’a rien cultivé
qui vaille
car avec le temps
avec le temps va tout s’en va
de ce qui de toutes façons
ne pouvait demeurer
avec le temps viens tout advient
de ce qui a authentiquement été
de son pas si léger
la jeunesse s’en va
et avec elle
tout
ce qui faisait écran
jusqu’à ce que ne reste
que toi
et le Plus Grand
(texte écrit pour les 50 ans d'un ami)

Gilles Farcet
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mercredi 17 août 2022

Espace non menacé...


Ce que j'appelle amour est entier dans cette phrase d'un rabbin rescapé d'un camp de la mort : “La souffrance a tout calciné, tout consumé en moi, sauf l'amour.” Si cette phrase nous atteint de plein fouet, c'est que nous sentons bien combien nous sommes loin des représentations, du décorum de l'âme. L’amour est ce qui reste quand il ne reste plus rien. Nous avons tous cette mémoire au fond de nous quand, au-delà de nos échecs, de nos séparations, des mots auxquels nous survivons, monte du fond de la nuit comme un chant à peine audible, l'assurance qu'au-delà des désastres de nos biographies, qu'au-delà même de la joie, de la peine, de la naissance et de la mort, il existe un espace que rien ne menace, que rien jamais n’a menacé et qui n’encourt aucun risque de destruction, un espace intact, celui de l’amour qui a fondé notre être.

Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ? de Christiane Singer

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mercredi 8 juin 2022

vendredi 14 janvier 2022

Georges Colleuil et le Référentiel de naissance


 J'ai eu la chance aujourd'hui de pouvoir découvrir mon référentiel de naissance réalisé par Georges Colleuil, lui-même. Je peux témoigner de la justesse des propos qui m'ont été rapportés sur mon chemin de vie et du bien que cela m'a fait. L'hermite est revenu plusieurs fois dans mon thème...

Je vous propose ci-dessous le texte de Sabine Dewulf sur Georges Colleuil qui a écrit la préface de l'Oracle Alphamythique.

"Cela fait un bon moment que j’avais envie d’évoquer les deux personnalités qui ont si gentiment accepté d’écrire en exergue de notre oracle alphamytique (L'Oracle alphamythique - Sabine Dewulf et Antoine Charlet) : Georges Colleuil et Muriel Rojas.


Je commence, aujourd'hui, par Georges Colleuil, qui a rédigé pour notre oracle une très belle préface, dont voici un petit extrait : « L’oracle a par nature une fonction psychothérapeutique. Dans les processus proposés par ce jeu les lettres forment la chrysalide de l’être et nous enveloppent de chaleur et de force. Un sentiment de verticalité nous saisit. Les perceptions, sensations et émotions sont appelées à se développer dans notre corps et notre cœur à la manière d’une calligraphie qu’une main subtile viendrait tracer sur la peau tendue de notre âme. Voilà l’alpha et l’oméga de L’Oracle alphamythique. Tout commence par une trace de pas sur le sable et s’achève par un festin à la table des dieux. » 

Pourquoi avoir fait appel à Georges Colleuil ? Je ne l’ai jamais rencontré mais j’ai découvert un jour, aux éditions Arkhana Vox, « La Fonction thérapeutique des symboles - J'ai vu de la lumière noire...», qui est devenu l’un de mes livres de chevet. (Si je devais n'en garder que cinq sur une île déserte, je prendrais celui-là !) Alors impuissante à surmonter un passage douloureux, j’avais cependant le pressentiment que les symboles pouvaient m’aider. La lecture de cet ouvrage a été pour moi une véritable révélation. L’auteur y décrit d’une manière précise et approfondie la nature et les différents rôles du symbole dans le processus de guérison. Je puis affirmer que je ne serais pas devenue ce que je suis sans cette lecture qui m’a procuré tant de bienfaits. 


Si vous allez naviguer sur le web, vous verrez que Georges Colleuil n’est pas seulement le créateur très connu de la méthode du Référentiel de Naissance. Cet écrivain a bien plus d’une corde à son arc ! Né en 1950, il a rencontré Jacques Prévert, a fait du théâtre et du cinéma, a réalisé des courts-métrages, a écrit un grand nombre de chansons, a suivi des études universitaires de psychologie, de philosophie et de linguistique,  a enseigné les lettres et la philosophie, est également devenu psychothérapeute et formateur en communication, conférencier, directeur de stages.... Il s’est aussi beaucoup engagé en faveur de la solidarité entre les peuples, de l’alphabétisation, des enfants en souffrance et du handicap mental… Comme si cela ne suffisait pas, il a aussi créé le Festival du cinéma et du sacré et a lancé la revue "Expériences". 

voir son site

Qui plus est, il est l’auteur de son propre tarot, "Le Tarot de Marrakech", créé avec l’artiste Jean-Baptiste Valadié. 

Non seulement c'est un éminent spécialiste des symboles mais il est également l'un des rares connaisseurs de l'histoire et de la symbolique de nos lettres latines.       

Enfin, je peux enfin témoigner du fait que, malgré toute cette impressionnante carrière, toutes ces compétences et connaissances, Georges Colleuil a su demeurer profondément simple, respectueux de la parole donnée et généreux. 

MERCI."

Sabine Dewulf

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mercredi 17 novembre 2021

Chaque matin une naissance

 






Il n'est jamais tard pour se demander « Suis-je prêt à changer de vie, suis-je prêt à me changer moi-même ? Aussi vieux que nous soyons, quoi que nous ayons traversé, il est toujours possible de renaître. Si chaque jour est une copie du dernier, Quel dommage! Chaque respiration est une chance de renaître. Mais pour renaître dans une nouvelle vie, Il faut mourir avant de mourir.
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vendredi 25 décembre 2020

Solennité...

 Noël, par définition, c'est la fête de la vie. L'ancienne tradition chrétienne a voulu s'appuyer sur la commémoration païenne du solstice d'hiver, l'époque où le jour triomphe de la nuit, pour célébrer la naissance du Christ, lui qui est la Lumière du monde. Pourquoi, donc, la liturgie de l'Église nous empêche-t-elle de nous endormir paisiblement au coin du feu de la crèche ? Pourquoi nous pousse-t-elle, au lendemain même de Noël, à contempler de près la souffrance et la mort ? Saint Étienne d'abord, le premier des martyrs, et tout de suite les saints Innocents viennent nous alerter sur certains contours de cette solennité que le monde essaie en vain d'oublier derrière les paillettes.


Une nouvelle solidarité

Cette année, en pleine pandémie, la question sur le sens de la mort au sein même de la vie s'impose à nous sans aucune retenue. Elle vient nous déranger alors même que nous préférerions rester attachés à nos souvenirs des fêtes d'autrefois, riches d'une gaieté quelque peu insouciante. Aujourd'hui, ce n'est pas simplement la liturgie qui nous incite à regarder le drame de Noël, en tant que croyants ; la crise sanitaire que nous traversons à l'échelle planétaire nous oblige à réfléchir, en tant qu'humains. L'opportunité d'une nouvelle solidarité s'offre à nous, pourvu que nous soyons décidés à mettre de côté les paquets cadeaux afin d'aller plus loin, plus au fond, jusqu'au coeur même de la réalité qui nous interpelle.

Aux portes de Noël, une femme encore assez jeune, atteinte d'un cancer terminal, raconte sa vie à une aide-soignante dans une unité de soins palliatifs : « Vous savez, j'ai été dans le marketing, j'ai gagné plein d'argent, j'ai eu beaucoup de prestige. » Ses deux enfants en bas âge et son mari contemplent la scène, tous les trois muets et immobiles sur des photos collées au mur. L'aide-soignante écoute avec tendresse, en silence, et se fait interroger à son tour : « Et vous, pourquoi faites-vous un métier où vous devez gagner si peu d'argent ? » Elle ne répond pas immédiatement, elle prend le temps de laisser la question toucher son expérience et se révéler au plus intime d'elle-même. « Ça fait des années que j'ai découvert que ce n'est pas l'argent qui me rend heureuse. » Un nuage fugace assombrit le regard de la jeune femme, jusque-là si fière apparemment de sa réussite : « Moi, ça fait peu de temps que je l'ai découvert. » Elle mourra trois jours après cette confidence. Noël ?

Le message de l'Enfant de Noël

Il n'est jamais trop tard. L'essentiel nous rejoint là où nous sommes en toute vérité, dans un lit d'hôpital comme au sommet d'une carrière professionnelle, ou encore sur le rivage modeste de nos tâches quotidiennes. Or, nos yeux ne sont pas toujours prêts à déchiffrer la subtilité de son message. Un nouveau-né, l'Enfant de Bethléem, tient alors à nous redire chaque année que la souffrance fait partie de la vie et que la beauté de toute existence prend racine dans le vertige du don de soi. Il nous parle d'un Dieu qui choisit la vulnérabilité comme lieu de rencontre grâce à la puissance d'un amour sans borne.

Les larmes d'un nourrisson

Auprès de cet Enfant, la vie et la mort se regardent sans peur droit dans les yeux. Étienne et tous ceux et celles qui témoignent de la vérité de par leur vie donnée jusqu'au bout sont au rendez-vous de cette fête de Noël où la joie - humble et parfois difficile - se fraye un chemin aux côtés de toutes les douleurs du monde. Les larmes d'un nourrisson embrassent les pleurs et les angoisses de mort de l'humanité tout entière. De son coeur, qui bat dans l'obscurité secrète de la nuit, jaillit déjà la lumière essentielle de l'amour vainqueur.

Margarita Saldaña

Margarita Saldaña est une journaliste et théologienne espagnole. Elle travaille comme aide-soignante à la maison Jeanne-Garnier, établissement de soins palliatifs à Paris.
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Joyeux Noël

 Bienvenue sur cette terre !


Dans les traditions les plus anciennes, l’Ange est l’expression de l’Éternité en soi, la reliance (Alliance) à la « vibration » d’origine, "l’Avant" l’incarnation dans le temps linéaire. (l’avent, à-vent = souffle sacré, instruments à vent, chant, orgue ), l’Avant l’incarnation dans le temps linéaire. 

C'est la Voyelles des lettres...

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samedi 21 novembre 2020

Il y a un chemin !

Je souhaite vous faire connaître une poète, Brigitte Maillard , dont le désir est de faire vivre la poésie au cœur de nos vies ! 



Renaître chaque seconde de l’ampleur du monde.

Renaître au plus beau souvenir de l’ombre, pour que danse l’image dévoilée. Renaître à la solitude des géants, la nature sauvage, la grâce du vivant. Renaître pour donner au monde ce goût de la renaissance. Cette odeur fraîche sur les papilles, ce transfert des organes à la lune et le ciel en pleine étoile. Première image, premier rouge, premier dommage, premier désir, première victoire, premier soleil, première urgence.

 

Ouvre le chemin, porte le monde, il est à ta mesure. Sous les dents, l’haleine. Sur la langue sa fraîcheur, son endurance, sa solitude.

L’aventure se déploie. De la rive à la mer je suis le salut des vents, mon seul terrain d’exil.

Vivre sans rien refuser de la vie. Accueillir. Aimer. S’aimer. Vous aimer. Vivre sa fragilité et s’élancer vers le seul lien qui nous relie au cosmos, la lumière !


J’ai traversé une longue période de maladie et par ce chemin, j’ai commencé à
parler à la rivière, chanter avec l’oiseau, rafraîchir la pluie, faire lever le soleil pour ne ne plus vivre la vie, mais la vie devenir. La vie se chante quand elle revient vers nous avec tant de vérité. C’est le regard intérieur qui pas à pas m’a conduit à vivre la réalité d’une façon plus intime, à découvrir qu’au-delà des apparences, il y a une Vie. J’ai du réapprendre à vivre. Repartir, recommencer, respirer à nouveau et me défaire de bien des choses – concepts, évidences, croyances...  Renaître à chaque seconde, cela pourrait être la vraie santé humaine ! Nous sommes en manque de Vie.

Vivre directement avec la vie, c’est cela la santé. Même si nous sommes « malades ». Nous ne sommes pas la maladie. Il y a autre chose à découvrir en nous. Une vie immense, généreuse, discrète, étoilée, vibrante.

Face à cet inconnu, accepter d’être en prise directe avec la vie, sans vivre au travers de ceci ou cela, permet l’ouverture d’une voie vraiment personnelle.

Ainsi se mettre au monde. Oui.

Si mon corps ne porte plus la guerre et ses stigmates, s’il n’est plus soumis au dur, pourrais-je le réinventer dans la douceur, écouter le murmure de la source, entendre mon âme se dire.

 Renaître pour que danse l’image dévoilée du monde. Renaître à la grâce du vivant.

  

Ô lumière !

C’est le cri de tous les personnages placés, dans le drame antique, devant leur destin

                                                                                                    Albert Camus

 

Il y a un chemin Brigitte Maillard ed. Librairie Galerie Racine 2019




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