mercredi 1 juillet 2026
La Douceur
samedi 22 novembre 2025
Acte vital
mardi 26 novembre 2024
Que veux-tu ?
QUE VEUX-TU ?
Cette question est souvent la première que pose un.e maître.
En apparence banale, elle a le tranchant du diamant à qui a la maturité pour l'entendre. Elle est terrible, ou même terrifiante si l'on prend la mesure de sa profondeur. Elle ne souffre aucune réponse alambiquée, rationalisée, floue, bien présentable. On n'enfume pas cette question, ni le questionneur.
Dans les entretiens spirituels, le fait d'obtenir une réponse sincère, authentique, ajustée, entière, est déjà un premier grand accomplissement pour tout le monde.
Très rares sont les pratiquant.e.s qui sont au clair avec cette question. Alors avant d'arriver à cette réponse vraie, que de circonvolutions et cécités de toute sorte !
Bien involontaires et souvent inconscientes. Pour préserver le système de défense qui protège l'idéal du moi tout en étranglant la partie la plus vivante et vibrante qui cherche à émerger.
Oui, sauf que le système de défense sait, ou pressent, les multiples petites morts auxquelles l'idéal du moi va devoir être confronté, et personne n'aime mourir n'est-ce pas ?
Les tenailles du démon de la perfection de l'image de soi lâcheront. Elles se briseront comme des chaînes. Qu'elles sont.
Mais il en faudra du cœur et de l'intensité (Feu), tempéré par l'Eau d'une forme de nettoyage profond, pour que fonde le froid Métal qui encercle mécaniquement et sans intelligence (Terre), le germe du Renouveau et du mouvement de Vie (Bois).
Alors on continue.
Et en attendant, on nourrit chaque parcelle de vie identifiable, avec douceur, mais avec méthode.
Et un jour, l'air et l'espace, enfin. Le miracle, presque toujours inattendu. Apparition en appui doux sur la subtilité multiple de tous nos petits efforts.
Et le mouvement. La danse. La musique. L'évidence.
Et plus de question.
Fabrice
mardi 19 novembre 2024
Câlins en conscience
Vous souvenez-vous de votre dernier vrai câlin ? Peut-être venait-il de votre maman, d’un ami, de votre conjoint, de votre enfant… Avez-vous vraiment pris le temps de l’apprécier à sa juste valeur ? Le moine bouddhiste Thich Nhat Hanh propose sa façon à lui de profiter pleinement de tout le réconfort que peut offrir une belle et longue accolade.
« En 1966, une amie m’a déposé à l’aéroport d’Atlanta. Au moment de se dire au revoir, elle m’a demandé « Est-ce vraiment correct d’offrir une accolade à un moine bouddhiste? ». Dans mon pays, on n’est pas habitué à exprimer ses sentiments de cette façon, mais j’ai pensé : « Je suis professeur de zen. Ça ne devrait pas me poser de difficulté. ». Alors j’ai dit « Pourquoi pas ? », alors on s’est serrés dans les bras mais je suis resté très raide. Une fois dans l’avion, j’ai décidé que si je voulais continuer à travailler avec des occidentaux, il me faudrait apprendre leur culture. »
« Il faut réellement serrer la personne que l’on tient dans ses bras. Il faut la rendre bien réelle, bien présente, ne pas faire semblant de lui caresser le dos, mais respirer profondément et la serrer avec tout votre corps, votre conscience et votre cœur. Cette forme de méditation est un véritable exercice de pleine conscience. […] Si vous respirez bien à fond, en entourant de vos bras cette personne qui vous est chère, elle recevra l’énergie de votre amour, s’en nourrira et éclora comme une fleur. […]
Avant de serrer la personne dans vos bras, tenez-vous face à elle et revenez au moment présent. Ensuite, ouvrez vos bras et commencez à la câliner. Comptez trois respirations complètes. Pendant la première, prenez conscience de votre corps et de l’énergie qui l’anime. Pendant la deuxième, imprégnez-vous de cette présence et du bonheur qu’elle vous procure. Pendant la troisième, imaginez vos deux corps comme un tout et mesurez toute la gratitude qui vous traverse alors. […]
Prendre le temps de serrer l’autre dans ses bras, c’est un peu comme lui réinsuffler de la vie. Pour ça, pas besoin d’être sur le point de se quitter, vous pouvez la prendre dès maintenant dans vos bras et vous nourrir de la chaleur de sa présence. »
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dimanche 16 juillet 2023
vendredi 27 janvier 2023
L'année 2023 : remettre en cause nos troubles habitudes
jeudi 29 décembre 2022
Amener la douceur en douce
« Faire usage de la douceur, c’est s’armer du pouvoir de désarmer la violence. La plupart de mes idées, je les ai faites passer en douce. Mes combats, je les ai menés en douce. La violence, malgré ses dégâts, m’est toujours apparue faible. Elle est impulsive et désordonnée. Elle porte un défaut qui la condamne d’emblée : elle manque de conviction. De fait elle ne peut jamais gagner bien longtemps.
La douceur, elle, réfléchit comme un organisme végétal autonome qui croît, même sans lumière. Elle est une forme supérieure d’intelligence. Elle suppose d’abord d’être complice avec soi-même : je me suis aperçue que bien souvent, une personne violente est une personne qui souffre. Une personne douce est quelqu’un qui a déjà fait la paix avec ses cataclysmes intérieurs.
Il faut nuancer pour ne pas confondre : la douceur n’est pas la mièvrerie. Les deux ne se ressemblent ni dans la forme ni dans le fond. Quand j’évoque la douceur, je parle de l’art ingénieux de savoir glisser sur les conversations, sur les conflits et sur les malheurs. Il ne s’agit pas de dénier la vérité mais d’encaisser le réel et de le fondre dans tout ce qu’on porte de poétique en soi — un mélange de tact, de subtilité et de conscience des choses — afin d’apprecier les événements avec recul et répondre de la manière la plus efficace.
À quoi tout cela sert-il ? À conserver ce qui rend digne tout humain : rester soi quoi qu’il arrive. L’authenticité est une grâce qu’on ne peut ni feindre ni acheter. Sans cette boussole nous prenons le risque d’égarer l’essentiel : la beauté de nos âmes. La violence n’étant rien d’autre, finalement, qu’un miroir déformant.
La douceur, elle, est une terre sauvage et paisible. Elle exige de la souplesse mentale et de l’ouverture d’esprit ; un travail d’équilibriste que la violence ne maîtrise pas.
La violence l’ignore mais elle est si raide, aride et arc-boutée, qu’elle est condamnée à ne jamais grandir, contrairement à la douceur qui elle seule donne naissance à l’espoir, cet acte militant unique qui ouvre tous les champs des possibles. »
Ines Leonarduzzi
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lundi 14 mars 2022
jeudi 28 octobre 2021
Saveur de fondre
Je suis
vivante comme jamais
et je suis morte, en même temps.
C'est une absence
étonnamment présente.
À tout vivre dans la paix
je suis tombée dans un étonnement profond
et je me suis laissée faire.
de plus en plus
de plus en plus profondément.
Il y a
cette saveur du Silence...
Une douceur
qui est là, en continu
C'est ce silence qui sait
C'est ce silence qui fait
Tu laisses cette fluidité agir
La vie s'occupe de toi
Tu n'as pas à porter ta vie
...
Yolande Duran
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samedi 3 avril 2021
En contact avec la Vie
samedi 21 novembre 2020
Il y a un chemin !
Je souhaite vous faire connaître une poète, Brigitte Maillard , dont le désir est de faire vivre la poésie au cœur de nos vies !
Renaître
chaque seconde de l’ampleur du monde.
Renaître
au plus beau souvenir de l’ombre, pour que danse l’image dévoilée. Renaître à
la solitude des géants, la nature sauvage, la grâce du vivant. Renaître pour
donner au monde ce goût de la renaissance. Cette odeur fraîche sur les
papilles, ce transfert des organes à la lune et le ciel en pleine étoile. Première image, premier rouge, premier
dommage, premier désir, première victoire, premier soleil, première urgence.
Ouvre le chemin, porte
le monde, il est à ta mesure. Sous les dents, l’haleine. Sur la langue sa
fraîcheur, son endurance, sa solitude.
L’aventure se déploie.
De la rive à la mer je suis le salut des vents, mon seul terrain d’exil.
Vivre sans rien refuser de la
vie. Accueillir. Aimer. S’aimer. Vous aimer. Vivre sa fragilité et s’élancer
vers le seul lien qui nous relie au cosmos, la lumière !
J’ai traversé une longue période de maladie et par ce chemin, j’ai commencé à parler à la rivière, chanter avec l’oiseau, rafraîchir la pluie, faire lever le soleil pour ne ne plus vivre la vie, mais la vie devenir. La vie se chante quand elle revient vers nous avec tant de vérité. C’est le regard intérieur qui pas à pas m’a conduit à vivre la réalité d’une façon plus intime, à découvrir qu’au-delà des apparences, il y a une Vie. J’ai du réapprendre à vivre. Repartir, recommencer, respirer à nouveau et me défaire de bien des choses – concepts, évidences, croyances... Renaître à chaque seconde, cela pourrait être la vraie santé humaine ! Nous sommes en manque de Vie.
Vivre directement avec la vie, c’est cela la
santé. Même si nous sommes « malades ». Nous ne sommes pas la
maladie. Il y a autre chose à découvrir en nous. Une vie immense, généreuse,
discrète, étoilée, vibrante.
Face à cet inconnu, accepter
d’être en prise directe avec la vie, sans vivre au travers de ceci ou cela,
permet l’ouverture d’une voie vraiment personnelle.
Ainsi se mettre au monde. Oui.
Si mon corps ne porte plus la
guerre et ses stigmates, s’il n’est plus soumis au dur, pourrais-je le
réinventer dans la douceur, écouter le murmure de la source, entendre mon âme se dire.
Ô lumière !
C’est
le cri de tous les personnages placés, dans le drame antique, devant leur
destin
Albert Camus
Il y
a un chemin Brigitte Maillard ed. Librairie Galerie Racine 2019
mardi 29 septembre 2020
Recevoir la légèreté
vendredi 31 juillet 2020
Qualités de la vie
jeudi 9 novembre 2017
La vérité de la Douceur...
" La douceur apparaît d'abord comme une défaillance.
Elle déroge à toutes les règles du savoir-vivre social.
Les êtres qui en font preuve sont parfois des résistants mais ils ne portent pas le combat là où il a lieu habituellement. Ils sont ailleurs.
Incapables de trahir comme de se trahir, leur puissance vient d'un agir qui est constamment une manière d'être au monde.(...)
De l'animalité, elle garde l'instinct, de l'enfance l'énigme, de la prière l'apaisement, de la nature, l'imprévisibilité, de la lumière, la lumière. (...)
Dessous est la douceur, tapie. Sous chaque chose regardée, juste la ligne en dessous, c'est là, sous chaque chose touchée, chaque mot prononcé, chaque geste commencé, comme la ligne mélodique qui accompagne une ligne chantée.(...)
...Attenter à la douceur est un crime sans nom que notre époque commet souvent au nom de ses divinités : l'efficacité, la rapidité, la rentabilité. (...)
La douceur a fait pacte avec la vérité ; elle est une éthique redoutable.(...)
Comment faire entendre le manque de la douceur dans l'existence, la mémoire, la fragilité des êtres ?
Ce manque n'est presque pas audible, je ne sais même pas s'il est vraiment perçu. Il apparaît en creux dans la norme de plus en plus présente que fait peser une société qui se veut démocratique et libérale mais dont la logique consumériste fait s'indifférencier les êtres dans une économie qui ne souffre aucun "état d'âme"....(...)
jeudi 17 août 2017
samedi 10 juin 2017
Regard d'innocence...
samedi 27 août 2016
Auto-bienveillance avec Christophe André
L’auto-bienveillance, c’est simplement faire preuve de respect pour soi, de douceur avec soi, notamment lorsque l’on souffre. Lorsque nous sommes blessés, d’abord nous consoler, nous apaiser, nous réparer, avant même de vouloir nous corriger ou nous sermonner. Et ne jamais nous faire de mal, jamais.
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samedi 6 août 2016
Rien ne presse... avec Jacques Castermane
Lorsque, vivant dans la Forêt Noire, nous croisions Graf Dürckheim sur le chemin qui traverse le village, il s’arrêtait et, avec un sourire malicieux, il nous disait : « Rien ne presse... ».
Rien ne presse !
Lorsqu’il est arrivé au Japon, ce qui a fasciné Graf Dürckheim, au point de l’écrire dans une des premières lettres adressées à sa famille, est le fait que les maîtres zen qu’il rencontrait lui donnaient l’impression « d’avoir toujours infiniment de temps intérieurement ».
La maturité de l’être humain – qu’il soit japonais ou français – se révèle dans le calme intérieur avec lequel l’homme accomplit une action ; une manière d’être qui, où qu’il aille et quoi qu’il fasse, ne laisse pas place à la précipitation. L’immaturité du corps qu’on est (IchLeib ; Je suis corps) se manifeste dans un état d’être tendu et dans le besoin obsessionnel d’aller vite et de tout faire vite. Cette addiction à la vitesse témoigne que l’être humain est identifié au niveau d’être qu’est son ego et qu’il n’est plus en contact avec sa vraie nature, sa propre essence.
La tyrannie de la vitesse conduit à une manière d’être qui apparaît à certains comme étant inéluctable et ... normale. Quelqu’un me disait dernièrement : « Mais, Monsieur, tout le monde court aujourd’hui ; c’est l’époque à laquelle nous vivons qui veut ça ! ».
Ah oui ? Etre en chemin ce n’est pas se contenter ou se sentir obligé de faire comme ... tout le monde ; ce n’est pas rester conditionné à l’esprit du temps et se bourrer de médicaments afin de continuer à vivre d’une manière sotte sans plus ressentir les symptômes de cette manière absurde de vivre.La méditation de pleine attention est la culture du calme intérieur, la culture du silence intérieur. Ce qui conduit, dans la vie de tous les jours, quelle que soit notre activité existentielle, a avoir infiniment de temps intérieurement.
Rien ni personne ne peut m’empêcher de marcher tranquillement de la salle de bain à la cuisine. Que ce soit sur la rue ou sur votre lieu de travail, rien ni personne ne peut vous empêcher de vous déplacer sans être soumis au diktat de la vitesse. Lorsqu’elle ne s’impose pas pour sauver sa peau ou sauver une personne en danger, la vitesse est une fuite en avant. Aller vite ! Faire vite ! C’est donner plus d’importance au monde extérieur qu’à notre vie intérieure.
Allez où il vous faut aller ! Faites ce que vous avez à faire ! Mais, vraiment ... « Rien ne presse ! »
Jacques Castermane
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lundi 5 janvier 2015
VOEUX 2015
mercredi 17 avril 2013
La douceur sauvera le monde avec Alexandre Jollien
Tous les êtres aimants m’aident à comprendre que rejoindre le fond du fond, le cœur de notre intimité n’est pas amer. Descendre dans le silence c’est rentrer à la maison et y abandonner toute tension, dans la douceur.






















