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mardi 28 juillet 2026

Discernement

 Si vous essayez d'accomplir quoi que ce soit par vos activités, vous vous empêtrerez en elles. Ceci même est l'asservissement. De quoi vous souciez-vous, sinon de votre corps ? Toute votre dévotion et votre célébration avec l'identité du corps ne peuvent vous procurer de la vraie tranquillité. Même si tous les sages sont l'expression d'une seule et unique Vérité, leurs expériences et apparences diffèrent. Mais on ne peut pas faire semblant d'être un. La conscience que vous avez est plus grande que tout dieu ou déesse. Même des dieux ne peuvent vous donner la paix éternelle. Lorsque vous connaîtrez la source de la conscience, vous réaliserez votre véritable nature comme étant un océan de tranquillité. Quand vous savez que vous n'êtes pas le corps, votre nature sans corps devient claire. Lorsque les sentiments et les émotions sont clarifiés, ce qui demeure est sattva pur, rempli de viveka. Ce discernement détruit tous les concepts et sépare la Vérité de l'illusion.

Nisargadatta Maharaj - "L'amour de Soi"

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samedi 30 mai 2026

Graine après destruction...

 Q : Avant de venir ici, je m'attendais à être pleine d'amour. En fait, je me sens faible et fatiguée.

Nisargadatta Maharaj : C'est à cause du processus de destruction. Pour commencer, vous avez besoin d'être complètement démolie et reconstruite. Avant de planter la graine, il faut cultiver et fertiliser le terrain. Ce n'est qu'après avoir labouré le sol et planté la graine que la germination a lieu. Le processus de démolition est nécessaire. Ensuite, quand il ne reste plus que la conscience, la germination a lieu.
Graines de Conscience - 6 septembre 1979
via Nisargadatta Maharaj – Enseignement

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mercredi 1 avril 2026

Ecoute la flèche

 


Ce que vous entendez doit vous pénétrer comme une flèche et atteindre quelque chose au plus profond de vous. Il doit y avoir une réaction intérieure. Sans cette réaction, ce que vous entendez ne servira à rien. Vous le saurez lorsque la flèche atteint sa cible.


~ Nisargadatta Maharaj


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dimanche 22 mars 2026

Vérité sans bénéfice !

 


Abandonnez l'idée que vous faites des choix et alors vous serez libre.

☯️
Si vous attendez que votre recherche vous apporte des bénéfices, qu'ils soient matériels, psychologiques ou spirituels, c'est le signe que vous n'avez rien compris. La vérité n'apporte aucun bénéfice. Cela ne vous donnera pas une position plus élevée, ni un pouvoir sur les autres. Tout ce que vous obtiendrez avec la vérité, c’est d’être libéré du faux.
☯️
Dans la vie, on ne peut rien obtenir sans surmonter des obstacles. Les obstacles qui s’opposent à une claire perception de son être véritable sont : le désir du plaisir et la peur de la souffrance. L’obstacle, c’est la motivation "plaisir-douleur". L’état naturel est l’état où nous sommes libérés de toute motivation, où aucun désir ne se manifeste.
(Ni Ceci, Ni Cela)
☯️
Examinez-vous : c'est cela votre raison d'être.
~ Nisargadatta Maharaj

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mercredi 10 septembre 2025

Données de base ;-)



Ce que nous prenons pour un «faire» n'est rien d'autre qu'une objectivation ; le fonctionnement de la manifestation prend place tant que la conscience est là. S'identifier inutilement à l'acteur, à l'auteur des actes, suscite la responsabilité et la culpabilité. Lorsque l'esprit, qui est le contenu de la conscience, est vierge — lorsqu'il «jeûne», ou se repose — tous les entrelacs tissés par le mental cessent, et celui-ci s'apaise. "Lorsque l'esprit cesse de «faire», il est, simplement". En l'absence d'objectivation, notre présence absolue "est", l'univers manifesté "n'est pas" — nous "sommes". Ou, plus exactement, «Je suis». Comprenons au moins ces données de base.
"Nisargadatta Maharaj ou Les orients de l'être"

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lundi 14 juillet 2025

Conscience lumineuse


De l'état de complète relaxation de l'origine, vous vous retrouvez plongé dans cet état malsain. Même si vous décidez de vous reposer et vous détendre, cela ne sera pas possible.

C'est l'illusion initiale, elle possède tous ces noms éminents, tous ces titres Yogmaya, Mahashweri ... Il ne s'agit pourtant que du pouvoir de Maya. Cet état initial produit sa propre lumière, son propre rayonnement. Dès l'éveil, "l'auto-luminosité" se manifeste et vous percevez un espace. C'est votre lumière qui éclaire l'espace intérieur où apparaît l'espace extérieur. C'est donc bien votre rayonnement, votre lumière qui se répand partout, c'est dans votre lumière qu'apparaît l'espace qui vous entoure, c'est grâce à elle qu'il est perçu. Comme le rayon du soleil est l'expression du soleil lui-même, votre monde ne peut pas exister en-dehors de votre conscience. Il est l'expression de ce "je suis". Ce monde est votre manifestation.

Vous seul êtes. Le système solaire, le cosmos, tout cela peut être connu grâce au soleil. Pour vous, c'est la même chose. Tout cet espace, y compris le soleil, se manifeste grâce à ce "je suis", cette conscience. Cette conscience et la lumière solaire sont similaires, elles jouent le même rôle, elles sont Une. Nous vivons dans l'espace, cet espace n'est qu'une seule entité et par quoi est-il révélé ? Par la lumière du soleil ! Votre lumière intérieure est-elle différente ? Votre espace intérieur est-il différent ?

Même cet état actuel qui est le vôtre, ce "je suis", ce monde manifesté, même cela ne connaît pas de mort. Vous êtes assailli par la peur de la mort à la suite de cette identification avec le corps, uniquement.

Extrait de "Sois" 1ère partie, chapitre 5 de Nisargadatta Maharaj

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vendredi 17 janvier 2025

c'est l'avenir qui viendra à vous...

 Q : Je confesse être d'humeur rebelle aujourd'hui. Tout me semble incertain, inutile...


Nisargadatta Maharaj : C'est une humeur profitable. Douter de tout, tout refuser, s'interdire d'apprendre quelque chose d'autrui. C'est le fruit de votre longue sadhana (pratique spirituelle). Après tout, on n'étudie pas éternellement.

Q : J'en ai assez. Cela ne m'a mené nulle part...

M : Ne dites pas nulle part. Cela vous a mené où vous êtes maintenant. 

Q : Toujours l'enfant et ses accès de colère ! Je n'ai pas avancé d'un pouce.

M : Vous avez commencé comme enfant, vous finirez enfant. Vous devez perdre tout ce que vous avez gagné et finir comme vous avez commencé. 

Q : Mais l'enfant se rebiffe ! Quand il est en colère, quand on lui refuse quelque chose, il se met à trépigner. 

M : Laissez-le trépigner. Regardez-le seulement, quand il trépigne. Et si vous avez trop peur des autres pour trépigner avec conviction, constatez-le. Je sais que c'est un travail douloureux. Mais il n'y a pas de remède, sauf de renoncer à chercher des remèdes. 

Si vous êtes en colère ou dans la peine, situez-vous hors de la colère et de la peine : observez-les. L'extériorisation est le premier pas vers la libération. Éloignez-vous et regardez. Les événements physiques continueront d'arriver, mais, en eux-mêmes, ils n'ont aucune importance. C'est le mental seul qui compte, quoi qu'il arrive. Vous ne pouvez pas trépigner et hurler dans les bureaux d'une compagnie aérienne ou d'une banque, la société ne le permet pas. Si vous n'aimez pas leurs manières, ou si vous n'êtes pas prêt à les accepter, ne voyagez pas et n'ayez pas d'argent. Marchez, et si vous ne pouvez pas marcher, ne voyagez pas. Si vous avez affaire à la société, vous devez accepter ses usages, car ce sont les vôtres. Vos besoins et vos demandes les ont créés. Vos désirs sont si complexes et si contradictoires qu'il n'est pas étonnant que la société que vous créez soit, elle aussi, complexe et contradictoire.

Q : Je le vois bien et j'admets que le chaos extérieur n'est qu'un reflet de mon propre manque intérieur d'harmonie. Mais quel est le remède ? 

M : Ne cherchez pas de remèdes. 

Q : Quelquefois on est dans un état de grâce et la vie est heureuse et harmonieuse. Mais un tel état ne dure pas ! L'humeur change et tout va mal.

M : Si vous pouviez seulement vous tenir tranquille, les attentes et les mémoires éclaircies, vous seriez capable de voir la belle mise en place des événements. C'est votre agitation abrutissante qui cause le chaos. Vous voulez des résultats immédiats ! Nous ne faisons pas de magie ici. Tout le monde fait la même erreur : refuser les moyens mais en voulant la fin. Vous voulez la paix et l'harmonie dans le monde mais vous refusez de les avoir en vous. Suivez mon conseil avec confiance et vous ne serez pas désappointé. Je ne peux résoudre vos problèmes simplement par des mots. Vous devez agir conformément à ce que je vous dis et persévérer. 

Ce n'est pas le conseil juste qui libère mais l'action qui se fonde sur lui. Voyez le docteur qui dit au patient, après lui avoir fait une piqûre : "Maintenant, restez tranquille. N'en faites pas plus, restez seulement tranquille" ; je vous dis comme lui : vous avez eu votre piqûre, maintenant restez tranquille, seulement tranquille. Vous n'avez rien d'autre à faire. Mon guru a fait la même chose. Il m'aurait enseigné quelque chose et ensuite aurait dit : "Maintenant restez tranquille. N'allez pas ruminer tout le temps. Arrêtez. Soyez silencieux."

Q : Je peux rester une heure tranquille le matin, mais la journée est longue et beaucoup de choses arrivent qui jettent à bas mon équilibre. C'est facile de dire : "Faites le silence", mais dites-moi comment, au milieu des hurlements en moi et autour de moi, peut-on y parvenir ? 

M : Tout ce qui doit être fait peut être fait dans le silence. Il n'y a aucune raison d'en être bouleversé.

Q : Tout ça n'est que théorie qui ne colle pas aux faits. Je vais retourner en Europe où je n'ai rien à faire. Ma vie est totalement vide... 

M : Essayez simplement d'être calme, tout viendra à vous, le travail, la force de le faire, la motivation juste. Faut-il que vous sachiez tout d'avance ? Ne soyez pas angoissé par votre avenir, soyez tranquille aujourd'hui et tout se mettra en place. L'inattendu arrivera certainement alors que l'attendu peut ne jamais se produire. Ne me dites pas que vous ne parvenez pas à contrôler votre nature. Il ne vous est pas nécessaire de la contrôler. Jetez-la par-dessus bord, n'ayez pas de nature à combattre ou à laquelle vous soumettre. Aucune épreuve ne vous blessera pourvu que vous n'en fassiez pas une habitude. Vous êtes la cause subtile de l'univers entier. Tout EST, parce que vous êtes. Accrochez-vous fermement et profondément à ce point – demeurez-y. Réaliser ceci comme absolument vrai, c'est la libération. 

La nature n'est ni plaisante ni déplaisante. Elle n'est qu'intelligence et beauté. La souffrance comme le plaisir ne sont que dans le mental. Changez votre échelle de valeurs et tout changera. Le plaisir et la souffrance ne sont que des perturbations des sens ; acceptez-les tranquillement, ils ne seront plus que béatitude. Puisque le monde est ce que vous en faites, rien ne vous empêche de le faire heureux. Seul le contentement peut vous rendre heureux. Des désirs assouvis naissent de nouveaux désirs. Se garder de tout désir, se contenter de ce qui vient de soi-même, est une attitude très fructueuse – un premier pas vers l'état de plénitude. Ne méprisez pas sa stérilité et sa vacuité apparentes. 

Croyez-moi, c'est la satisfaction des désirs qui engendre la misère. La liberté vis-à-vis du désir est béatitude. 

Q : Il y a des choses dont nous avons besoin... 

M : Ce dont vous avez besoin se présentera à vous si vous ne désirez pas ce dont vous n'avez pas besoin. Mais peu de gens atteignent cet état de lucidité totale et de complet détachement. C'est un état très haut, le seuil même de la libération.

Q : Ces deux dernières années, j'ai été stérile, désolé, vide, souvent j'ai appelé la mort...

M : Avec votre présence ici, les choses se sont mises en marche. Laissez-les se produire comme elles arrivent. Le tri se fera convenablement de lui-même en fin de compte. Ce n'est pas la peine de vous battre pour l'avenir – c'est l'avenir qui viendra à vous. Pendant un certain temps encore, votre démarche sera celle d'un somnambule, comme aujourd'hui, dépourvue de sens et d'assurance ; mais cette période aura une fin et vous trouverez votre travail fructueux et facile. 

Il y a toujours des moments où on se sent vide et détaché. De tels instants sont des plus désirables car ils montrent que votre âme a largué ses amarres et vogue vers des pays lointains. C'est cela le détachement : quand on en a fini avec le vieux et que le nouveau n'est pas encore arrivé. Si vous avez peur, cet état peut être éprouvant ; mais il n'y a là rien dont vous puissiez être effrayé. Souvenez-vous de cette instruction : quoi qu'il vous arrive – dépassez-le.

~ Nisargadatta Maharaj 

Je Suis, chapitre 53

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vendredi 22 novembre 2024

Sans bénéfice...

 


Si vous attendez que votre recherche vous apporte des bénéfices, qu'ils soient matériels, psychologiques ou spirituels, c'est le signe que vous n'avez rien compris. La vérité n'apporte aucun bénéfice. Cela ne vous donnera pas une position plus élevée, ni un pouvoir sur les autres. Tout ce que vous obtiendrez avec la vérité, c’est d’être libéré du faux.

~ Nisargadatta Maharaj

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jeudi 14 novembre 2024

Espace vacant

 


Vous êtes devenu un toxicomane de cette drogue que l’on appelle intellect et sous son influence,

vous analysez tout ; 

vous cogitez, 

vous considérez…..

vous rendez compliquées les choses les plus simples ! 

Vous devez vous débarrasser de cette accoutumance et vous abandonner au processus intuitif de la réceptivité pure.

Réaliser sa vraie nature ne requiert aucun effort d’ordre phénoménal.

L’illumination ne peut être atteinte, ni forcée.

Elle ne peut que survenir, lorsqu’on lui en donne l’opportunité, lorsque cesse l’obstruction opposée par les concepts. 

Elle ne peut apparaître que lorsqu’on lui donne un espace vacant dans lequel apparaître.

Voyez le faux comme le faux, et ce qui reste est vrai.

Nisargadatta  Maharaj

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mercredi 7 février 2024

Pas d'obtention

Dans la vie, on ne peut rien obtenir sans surmonter des obstacles. Les obstacles qui s’opposent à une claire perception de son être véritable sont : le désir du plaisir et la peur de la souffrance. L’obstacle, c’est la motivation "plaisir-douleur". L’état naturel est l’état où nous sommes libérés de toute motivation, où aucun désir ne se manifeste.

~ Nisargadatta Maharaj - Ni Ceci, Ni Cela

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dimanche 27 juin 2021

Ignorance

 


"Un petit enfant, au commencement, ne se connaît pas lui-même, bientôt, il prend conscience de son corps, puis de celui des autres et se met à apprendre une foule de choses. Tout a néanmoins commencé par cette absence de connaissance. L’homme est ignorant de sa base, de son début, c’est sur cette ignorance qu’il construit sa compréhension du monde et un savoir de plus en plus complexe. Pour découvrir la vérité, ce n’est pas dans la direction de la philosophie ou de la religion qu’il vous faut chercher, c’est dans la direction opposée. Il vous faut retourner au commencement, il vous faut cerner cette ignorance initiale sur laquelle a été dressé tout le reste, il vous faut sonder ce que peut être cette connaissance négative, cette absence de tout savoir. Quand vous aurez connu cela, vous saurez toutes choses.
Tant que vous demeurez ignorant de votre base, de ce qui vous supporte, il est évident que tout ce que vous pouvez exprimer sur Dieu est faux. Mais quand vous avez compris cette base, ce principe du « je suis » non formulé, vous manifestez Dieu et vous êtes Dieu. Stabilisez-vous dans cette conscience de la toute petite enfance ne se connaissant pas et découvrez ce qu’elle est.
Tout ce que vous pouvez faire, en dehors de trouver votre véritable nature, est, soit vous agiter et vous fatiguer de plus en plus en croyant agir, soit vous endormir. Tout ce que vous pensez accomplir socialement ou spirituellement n’est que jeu, divertissement."
L’entité humaine n’existe en aucune façon. Il y a ce principe de conscience qui vient se joindre à la gestation d’un corps au moment de la conception. Chez le nouveau-né il est « je suis » en sommeil. Ensuite l’enfant devient conscient mais cette conscience s’identifie à son contenu. Et là commencent les spéculations et la souffrance. Placez votre être dans l’êtreté et échappez à tout cela.."
Nisargadatta Maharaj

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vendredi 1 janvier 2021

Meilleurs voeux


Phytospiritualité vous souhaite de poursuivre 

le chemin de l'ouverture à la lumière de 2021...

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mercredi 14 octobre 2020

Illusion corporelle



Vous savez que vous existez, et c'est irréfutable. C'est un phénomène. Maintenant, essayez d'unir ce «vous» avec votre conscience, et observez le miracle qui s'ensuit. 
Cela en vaut la peine, car toutes vos actions habituelles ne sont rien d'autre que du divertissement. 
Tout mot qui entre dans votre esprit vous affecte d'une manière ou d'une autre. 
Si vous en venez à savoir que tout est une illusion, quel intérêt aurez-vous pour quelque chose ? 
Alors, où est la question de renoncer à quoi que ce soit ? Il n'y a rien dans ce monde à part l’illusion. 

"L'amour de Soi" 
Nisargadatta Maharaj



Il vous faut de bonne foi vous accrocher à ce corps en tant qu'image de vous-même, honnêtement, mais il s'agit d'une compréhension erronée, mensongère. Vous acceptez docilement l'idée d'être mâle ou femelle. Quand vous prendrez conscience que le corps n'est pas votre être véritable, cette image d'homme ou de femme se dissipera complètement. Pourquoi vous sentez-vous tellement détendu, satisfait, heureux en samadhi ?
Uniquement parce que cette conviction vous garantissant un corps, un sexe, se révèle fausse ! Elle n'a plus aucune prise sur vous, vous êtes débarrassé de ce boulet !
"SOIS !"
Nisargadatta Maharaj

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Processus de l'inséparable



Le mental ne peut être utilisé pour transcender le mental. L'œil ne peut se voir lui-même ; le goût ne peut se goûter lui-même. Les objets manifestés ne peuvent être manifestés sans l'Absolu, sans le non-manifesté. La limite de la conceptualisation possible — l'analyse du mental — est l'Absolu, l'infinitude du non-connu. L'Absolu non-manifesté, sujet seul et unique, s'objective et perçoit l'univers, se manifestant à l'intérieur de lui-même (mais en apparence à l'extérieur) afin de devenir un objet perceptible. Pour que l'Absolu se manifeste objectivement en tant qu'univers manifesté, le concept de l'espace-temps entre en action car les objets, pour être connaissables, doivent être déployés dans l'espace, avec un certain volume, et étirés dans la durée ou le temps — sinon, ils ne pourraient pas être perçus. Ainsi, j'ai désormais le tableau tout entier : l'être doué de perception n'est qu'un infime élément au sein du processus de mise en miroir apparente du non-manifesté dans l'univers manifesté. 
Ce n'est qu'un objet dans l'objectivation totale et, en tant que tel «nous» ne pouvons posséder aucune nature en propre. Et pourtant — et cela est important — les objets manifestés ne sont pas quelque chose de crée, ni même projeté, séparément, mais sont assurément le non-manifesté conceptualisé ou objectivé. En d'autres termes, manifesté et non-manifesté sont à jamais inséparables, et il n'existe aucune dualité réelle entre eux.

Cette identité — cet un indivisible — est la clé de la compréhension, ou plus exactement de l'aperception de notre vraie nature, car si cette unité foncière entre le manifesté et le non-manifesté était perdue de vue, nous serions à jamais embourbés dans le marécage de l'objectivation et des concepts. Une fois qu'il est compris que l'Absolu non-manifesté est tout ce que nous sommes, et que le monde manifesté est ce que nous semblons être en tant qu'objets séparés, il sera aussi compris qu'aucune entité ne peut entrer en jeu dans ce que nous sommes et, par conséquent, le concept d'une entité ayant besoin d'être «libérée» sera vu comme un non-sens ; et la «libération», si tant est qu'elle existe, sera vue comme la libération du concept même de l'attachement et de la libération.

"Nisargadatta Maharaj ou Les orients de l’être" 
Ramesh S. Balsekar

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lundi 24 août 2020

Fais comme l'oiseau !

« Au lieu de voir les choses comme vous les imaginez, 
apprenez à les voir comme elles sont. 

Quand vous pourrez voir chaque chose comme elle est, 
vous vous verrez également comme vous êtes. »

Sri Nisargadatta Maharaj



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lundi 13 avril 2020

Le secret du "Je suis"


"Le secret me semble être celui-là:
Y a-t-il quelqu'un qui regarde ?
Nous avons l'impression qu'il y a un observateur caché derrière nos yeux, qui regarde le monde à distance... Mais cette impression est une illusion.
En réalité personne ne regarde le monde. La totalité du réel apparaît dans une ouverture sans limite, dans une vision mais vide de quelqu'un qui regarde.
Donc il suffit de chercher l'observateur pour qu'il s'évanouisse.
Ce pseudo-observateur ne résiste pas à l'investigation : dès qu'on s'approche de lui il disparaît. Il n'a jamais été là, et le monde a toujours été observé à partir une conscience vaste et ouverte...vide d'un témoin.
Cette investigation fonctionne avec les autres sens.
Y a-t-il quelqu'un qui entend le son ? Qui goûte cette saveur ?..
Chaque sensation est une porte qui ouvre sur l'espace infini de la pure conscience.
Une merveille. "
José Le Roy
ci-dessous la vidéo de José d'hier soir... 
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mercredi 26 février 2020

Ignorance et connaissance


Dire seulement « je suis ignorant »,
c’est l’aube de la connaissance.
Un homme ignorant est ignorant de son ignorance.
Vous pourriez dire que l’ignorance n’existe pas
car dès qu’elle est perçue, elle n’est plus.
Vous pouvez donc l’appeler inconscience ou aveuglement.
Tout ce que vous voyez, autour de vous et en vous,
c’est que vous ne savez pas et que vous ne comprenez pas,
sans même savoir que vous ne savez pas
ou que vous ne comprenez pas.
De savoir que vous ne savez pas
et que vous ne comprenez pas,
c’est le vrai savoir, le savoir d’un cœur humble.
Le fait est qu’il n’y a connaissance que de l’ignorance.
Vous savez que vous ne savez pas.
Qu’y-a-t’il de mal à ne pas connaître ?
Vous n’avez pas besoin de tout savoir.
Il vous suffit de savoir
ce qu’il vous est nécessaire de connaître.
Le reste peut prendre soin de lui même
sans que vous sachiez comment il le fait.

Ce qui est important,
c’est que votre inconscient n’agisse pas
à l’encontre de votre inconscient,
qu’il y ait une intégration à tous les niveaux.
Dès l’instant où vous êtes intérieurement intégré,
la connaissance extérieure vous vient spontanément.
A chaque moment de votre vie,
vous connaissez ce qui vous est nécessaire de savoir.
Toute la connaissance est contenue
dans l’océan du mental universel ;
elle est là, à vous de la demander.
Vous n’aurez jamais besoin
de la majeure partie de ce savoir ;
néanmoins, il est le vôtre.
.
Sri Nisargadatta Maharaj
"Je Suis"

Source Blog Fil d'Ariane
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jeudi 21 septembre 2017

Repositionnement de l'attention...





Je découvre alors qu'en déplaçant d'une manière ou d'une autre le foyer de l'attention, je deviens la chose même que je suis en train de regarder et je ressens le type de conscience qu'elle possède. 
Je deviens ce témoin intérieur de la chose. 
J'appelle Amour cette capacité de pénétrer les autres foyers de conscience, mais vous pouvez lui donner le nom que vous voudrez puisqu'en tous les points du temps et de l'espace, je peux être à la fois le sujet et l'objet de ce qui est vécu. 
J'exprime cela en disant que je suis les deux et au delà des deux. 

Sri Nisargadatta Maharaj 

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vendredi 9 juin 2017

Immensité




L'expérience, aussi sublime soit-elle, n'est pas la chose réelle.
Elle va et vient par nature.
La réalisation de soi n'est pas une acquisition.
Elle serait plutôt de la nature de la compréhension.
Une fois qu'on l'a atteinte, on ne peut plus la perdre.
D'un autre côté, la conscience est changeante, elle coule en subissant des transformations à chaque instant.
Ne vous attachez pas à la conscience et à son contenu.
La conscience que l'on retient cesse.
Essayer de faire durer un éclair d'intuition ou une explosion de bonheur détruit ce que l'on veut préserver.
Ce qui est venu doit s'en aller.
La permanence est au-delà de tout va et vient.
Allez à la racine de toute les expériences, au sentiment d'être.
Au-delà de l'être et du non-être se situe l'immensité du réel.

Nisargadatta Maharaja

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