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vendredi 12 juin 2026

Mystère réel


"Il n'y a pas plus grand mystère que celui-ci : étant la réalité, nous cherchons à atteindre la réalité. 

Nous pensons que quelque chose nous cache cette réalité et que cela doit être détruit pour pouvoir l'atteindre. 

C'est ridicule ! 

Un jour viendra où vous rirez de vos efforts passés et ce qui sera présent ce jour-là l'est déjà complètement ici et maintenant." ~ 

Ramana Maharshi 


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dimanche 9 novembre 2025

Arrière plan

 "Ce rire que vous entendez en arrière-plan, c'est Dieu qui écoute vos projets. "


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lundi 6 janvier 2025

La voie rapide

Il y a quelques semaines, je vous avais promis une recension précise du dernier livre - tout à fait remarquable - que l'éditeur Jean-Louis Accarias consacre au sage indien Râmana Mahârshi : La voie rapide – Aphorismes et satsang. La voici donc : je vous en souhaite une bonne lecture !
Originel-Accarias
Chacun des livres qui transmettent l’enseignement de Ramana Maharshi est un trésor authentique, qui mérite à ce titre notre attention la plus vive. Celui-ci est le onzième de l’éditeur, toujours traduit et commenté par Patrick Mandala. Lire un tel ouvrage, c'est se replonger au cœur de cet essentiel que nous fuyons sans cesse, dispersés, éparpillés, écartelés par nos pensées.
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Ce livre fondamental se divise en trois grandes sections, dont voici le contenu...
La première comporte des « Instructions spirituelles », datant de 1912 et numérotées de 1 à 19. Elle nous présente la version la plus ancienne des enseignements du Maharshi. Elle est subdivisée en différents thèmes, ce qui permet d’y trouver plus facilement des repères : 1. Les doutes. 2. Le rejet des pensées. 3. L’investigation et la grâce. 4. Le guru. 5. Le Soi intérieur. 6. L’investigation non intellectuelle. 7. Le non-agir. 8. Les samâdhi. 9. L’Absolu. 10. La demeure du Soi. 11. La question « qui suis-je ? ». 12. Le lieu secret du Soi. 13. La réalisation et l’expérience du corps. 14. Les pouvoirs supranormaux. 15. L’abandon à Dieu. 16. Les périodes de la vie et les règles sociales. 17. La société et l’humanité. 18. L’équanimité. 19. Les liens entre Shakti et shakta.
Extraits :
« Ce qui se passe quand on fait une quête sérieuse du Soi, c’est que la pensée-je en tant que « pensée » disparaît, quelque chose d’autre venu des profondeurs vous envahit et cela n’est pas le « je » qui commence cette recherche. »
« […] il n’y a pas de véritable recherche sans grâce […] ».
« Tout d’abord, demeurez dans votre soi qui est situé dans le corps et découvrez-le. Ensuite, vous pouvez penser à Brahman, la Toute-Présence. »
« Le Cœur est toujours ouvert si vous voulez y entrer, soutenant toujours tous vos mouvements même si vous l’ignorez. »
« […] votre vie devient telle une aiguille attirée par une énorme masse d’aimant, et à mesure que vous allez de plus en plus profond, vous devenez un simple centre et puis, même pas cela, vous devenez une simple conscience, il n’y a plus ici aucune pensée ni aucun souci – ils ont été détruits à la racine ; c’est un raz-de-marée, vous n’êtes plus qu’une paille, un roseau brisé ; vous êtes absorbé, brisé, avalé vivant, mais ce sont là autant de sensations agréables et délicieuses ; vous devenez la chose même qui vous absorbe entièrement. »
« Que pouvez-vous apporter à la société ou au pays quand vous êtes faible et tourmenté ? Tout d’abord, il vous faut être fort. Mais je vous dirai que la réalisation du Soi est la force suprême. »
« La force appartient au Seigneur. »
« Vous êtes un membre de la société. Celle-ci est le corps, les individus sont ses membres. […] chacun doit s’unir aux autres pour être utile à tous par la pensée, la parole et l’action. »
« En vérité, il n’y a pas d’absolue création ou d’absolue destruction. Les deux sont en mouvement constant, et cela est éternel. »
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La seconde section est constituée de 100 aphorismes intitulés « La guirlande des Paroles du Guru ». Ces aphorismes ont été recueillis, compilés et traduits en tamoul par son très proche disciple, Srî Muruganâr. Ils sont tous été relus et corrigés par le maître, puis, à la demande de celui-ci, classés par sujets par Sâdhu Natânanda, érudit et proche disciple. Ils ont ensuite été traduits en sanskrit et en anglais. La première partie concerne la « Recherche » et se trouve subdivisée en ces petits chapitres : « Dévotion » / « Guru » / « Recherche du Soi » / « Conduite du chercheur ». Cette quête engage l’être tout entier. La seconde évoque la « Pratique » ou « La vérité sur la servitude », et traite de « L’attachement ». La troisième, « Réalisation », expose l’expérience de la libération : « Non-dualité » / « Conscience » / « Le Soi » / « Le silence » / « Le libéré » / « Libération ».
Extraits :
« Cette propice et immortelle Réalité
- Laquelle demeure toujours en tant que résidu,
quand le faux soi est consumé dans le feu de
l’Illumination –
cette Réalité est le véritable sens de la « cendre
sacrée », vibuhûti.
[tous les désirs sont réduits en cendre]
« Seuls les Sages sont vertueux, non les ignorants.
C’est pourquoi, afin d’obtenir la libération,
on cultivera la compagnie des Sages [satsang],
de ceux qui sont libérés du mensonge. »
« Comme l’oubli du vrai Soi est la mort en elle-même,
le seul accomplissement engageant le chercheur du
Soi
est de veiller à ne pas oublier,
et rien d’autre. »
« Comme l’humidité, la douceur et la fraîcheur
sont en réalité de l’eau,
et non trois entités différentes,
de même, dans l’expérience du Soi,
Réalité, Conscience et extase ne sont que le vrai Soi. »
« L’état de libération peut être décrit comme sommeil
éternel,
Ou comme éveil non interrompu par le sommeil. »
*
Quant à la troisième section, elle contient des réponses, extrêmement précises, du sage à des questions posées successivement par Swâmi Madhavatirtha, érudit et grand spécialiste du Vedânta qui avait pris les vœux de renoncement du sannyâsa en 1928, K. S. Narayanaswami Iyer, Ganapati Muni, proche disciple de Râmana, et B. R. Narasimha Svâmi, l’un de ses biographes.
Extrait :
« Viveka est la discrimination du réel et de l’irréel, […] qui nous aide à pratiquer le détachement, vairâgya, des émotions telles que la joie ou la peine, lesquelles perturbent l’équanimité de l’esprit. Ainsi vivka s’avère être une préparationutile et nécessaire pour atteindre cette entrée dans le Soi. Toutefois, la connaissance du réel que procure viveka n’est pas la même que le jnâna ou Connaissance du Soi. […] Le pratiquant (viveki) intellectuel du premier état connaît et raisonne à travers un médium, à travers les sens (paroksha). Celui du second, l’intuitif jnânî, fait l’expérience du réel directement et sans un médium (aparoksha). Il ne voit pas le monde comme irréel ou différent de lui-même, comme le pratiquant intellectuel. »

Sabine Dewulf

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vendredi 9 août 2024

Vie quotidienne


"Mais si Ramana Maharshi m'a activement découragé d'avoir des relations sociales, il m'a également découragé de m'asseoir tranquillement et de méditer pendant les années où j'ai travaillé à l'ashram.
Pendant cette période de ma vie, si Bhagavan me voyait assis les yeux fermés, il m'appelait et me donnait du travail à faire.
À l'une de ces occasions, il m'a dit : " Ne t'assieds pas et ne médite pas,
"Ne t'assieds pas pour méditer. Il suffit que tu n'oublies pas que tu es le Soi. Garde cela à l'esprit tout le temps pendant que tu travailles. Cette sadhana vous suffira.
La véritable sadhana ne consiste pas à oublier le Soi. Ce n'est pas s'asseoir tranquillement les yeux fermés. Vous êtes toujours le Soi. Il suffit de ne pas l'oublier.
La méthode de Bhagavan ne crée pas de guerre entre le corps et l'esprit. Il n'oblige pas les gens à s'asseoir et à combattre l'esprit les yeux fermés.
Habituellement, lorsque vous vous asseyez en méditation, vous luttez pour atteindre quelque chose, vous vous battez pour obtenir le contrôle de l'esprit.
Bhagavan ne nous a pas conseillé de nous engager dans ce genre de combat. Il nous a dit qu'il n'était pas nécessaire de s'engager dans une guerre contre le mental parce que le mental n'a pas d'existence réelle et fondamentale.
Ce mental, disait-il, n'est rien d'autre qu'une ombre.
Il m'a conseillé d'être continuellement conscient du Soi pendant que je faisais les choses ordinaires de la vie quotidienne, et dans mon cas, c'était suffisant."
Annamalai swami
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mercredi 27 mars 2024

La conscience éveillée

 Article rédigé par Sabine Dewulf

Je viens d’achever la lecture du tout nouveau livre des éditions Accarias-L’Originel : Râmana Mahârshi et J. Krishnamurti, « La conscience éveillée – Instructions spirituelles, entretiens, témoignages inédits », Présentation, traduction et notes de Patrick Mandala, éditions Accarias L’Originel, 2024, 155 pages, 16 €. Et je partage avec plaisir ma recension de cet ouvrage.


Pour tous ceux qu’intéressent ces deux sages, voici un livre particulièrement intéressant, pour différentes raisons. D’abord, comme tous les livres de cet éditeur, il s’agit d’un ouvrage très précisément documenté. En outre, il met leurs enseignements respectifs en perspective, l’un par rapport à l’autre. Enfin, il apporte également des éléments relatifs à chacun d’eux, envisagé séparément. Notons que tout cela s’organise sans provoquer de lassitude : les comparaisons comme les présentations séparées alternent avec souplesse ; elles sont d’ailleurs écrites par différents témoins ou spécialistes et occupent des espaces assez brefs, pour une lecture très agréable…
Dans les deux premières sections du livre, les articles de divers auteurs tracent des parallèles entre le Mahârshi et Krishnamurti, sans négliger leurs divergences : Douglas Harding (un sage anglais dont l’enseignement fut des plus précieux) expose des « différences et rencontres sur le fond » ; puis Patrick Mandala nous propose des « Regards croisés » entre le « questionnement » de Krishnamurti et l’« investigation » de Râmana Mahârshi et leurs « méthodes d’enseignement ». Plus loin, grâce à Robert Powell, l’un des pionniers de la transmission des enseignements non-duels en Occident, nous découvrons un chapitre consacré aux divergences et convergences des conceptions de « la conscience éveillée » chez ces deux maîtres. Plus loin encore, le petit-neveu de Râmana Mahârshi, Swâmi V. Ganesan, explore leur approche de l’« investigation » et de l’« identité ».
Quant à la troisième partie, elle est entièrement consacrée à Krishnamurti, à travers une discussion que le sage mena avec des philosophes et des scientifiques, un entretien qu’il eut avec un journal de New York, aujourd’hui disparu, puis des textes littéraires très rafraîchissants : un poème datant de 1928 et cinq extraits des « Petites pièces » écrites spontanément, sans subir de retouches.
Dans la deuxième partie du livre, Krishnamurti est encore présent, à travers deux articles : l’un est écrit par Maurice Frydman, devenu Swâmi Bharantânanda, et dont l’un des intérêts est de pointer du doigt certaines similitudes avec l’enseignement d’un autre grand sage, Swâmi Prajnânpad, dont Arnaud Desjardins fut le disciple ; l’autre est de la main du Dr. Susunaga Weeraperuma, son biographe. En ce qui concerne Râmana Mahârshi, une part de son enseignement est disponible sous la forme d’un Satsang décomposé en 19 questions-réponses qui occupent une vingtaine de pages, dans cette même deuxième section.
Pour ma part, j’ai été frappée par les convergences qui relient ces deux enseignements, même si Krishnamurti est présenté comme un sage moins constant, avec des moments de retour à notre condition duelle, que le Mahârshi. Mais j’ai aussi été intriguée par une divergence majeure, perceptible à travers les deux définitions que nous offre Robert Powel du terme « conscience » tel qu’il est employé par les deux hommes. En effet, pour Krishnamurti, « la conscience est le sens du « je suis », de l’Êtreté – l’Être ou la Conscience universelle -, résultant de la transcendance de l’observateur psychologique ou du « je » ». Pour Râmana Mahârshi, en revanche, ce mot semble désigner le stade ultime de la réalisation dans la mesure où « la conscience est identique au Soi ou à l’Absolu, qui est réalisé lorsque, à terme, le « Je suis », ou la Conscience Universelle est transcendé. » (p. 61-62)
Pour terminer, voici deux citations de ces sages qui ont retenu mon attention.
« Vous ne pouvez pas atteindre le Soi puisque vous l’êtes déjà !
Le changement n’est qu’une pensée. Dès l’instant où apparaît la pensée « je » toutes les autres pensées se manifestent. Aussi, voyez bien à « qui » elles se présentent. Dès l’instant où vous les transcendez et demeurez à la Source, elles disparaissent, c’est-à-dire qu’en remontant à la Source de la pensée « je », le Moi parfait est réalisé. « Moi », c’est le nom du Soi. »
(Râmana Mahârshi, p. 42)
« Immobiles étaient mes membres,
Détendus et en paix.
Une joie d’une profondeur insondable
Remplissait mon cœur.
Ouvert et vif était l’esprit – concentré.
Oublieux du monde transitoire,
Une force tout entière me pénétrait.
Comme la brise d’Orient,
Qui soudain surgit,
Et apaise le monde fatigué
Là, devant moi,
Assis, jambes croisées, tel que le monde le connaît,
Dans ses robes jaunes, simples et magnifiques,
Se tenait le Maître des Maîtres. »
(Krishnamurti, extrait du poème intitulé « L’Ami immortel », p. 138-139.)

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vendredi 27 octobre 2023

Ne vous dispersez pas

Le monde moderne a perdu de vue le chemin vers le bonheur véritable. Le modèle de vie qui nous est proposé conduit de nombreuses personnes vers la déprime, le stress, l’angoisse, l’ennui... Beaucoup se tournent maintenant vers le développement personnel ou les chemins spirituels car ils ne trouvent pas satisfaction dans le mode de vie occidental. Avez-vous déjà entendu dans le monde occidental que le bonheur est inhérent à la nature même de l’être, qu’il se trouve en nous-mêmes et qu’on y parvient par un cheminement intérieur? Non, le monde occidental nous fait croire que nous serons heureux si nous disposons d argent, de luxe, de notoriété, de pouvoir, de relations sexuelles, etc.

Ainsi, il nous faut naviguer habilement dans ce monde moderne. Ne le voyez pas pour autant comme un monde « mauvais » ou habité par « le mal ». Voyez-le plutôt comme un monde infantile, immature. Quand on sent du plaisir, on est heureux sur le coup, c’est vrai. De façon simpliste, le monde occidental est donc organisé pour maximiser le plaisir. Mais en restant à ce niveau-là, on passe nos vies à courir après des plaisirs passagers, en étant malheureux lorsqu’on subit les désagréments qui alternent avec ces plaisirs passagers. Vient un moment où notre être ne veut plus vivre de cette façon parce qu’il pressent qu’un autre bonheur est possible.

Ne vous dispersez pas dans le monde moderne qui fonctionne de façon immature. Inutile de vous retirer pour autant d'un monde que vous regarderiez avec condescendance. Il suffit simplement de vivre avec vigilance, en étant parfois inséré dans le monde, mais sans y être submergé. Soyez donc vigilants sur vos relations, vos activités, votre travail, vos loisirs, vos vacances… Essayez toujours de vous rappeler que vous voulez cheminer vers le bonheur véritable, et que les différentes influences autour de vous joueront plus ou moins positivement sur votre cheminement.

Carl de Miranda (100 conseils spirituels pour être heureux)


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lundi 14 août 2023

Vous dites...

 Mes chers amis, je partage avec vous une réponse de Ramana Maharshi à une question posée par un disciple. Ramana Maharshi partageait une voie très directe d'auto investigation qui est d'une grande simplicité et d'une efficacité redoutable si l'on veut bien aller au bout de cette investigation.

Avec ma profonde amitié pour vous tous. Philippe Fabri


"Question : On a parfois des flashs d’une conscience, dont le centre est extérieur au moi normal et qui semble tout intégrer. Sans entrer dans des considérations philosophiques, est-ce que Bhagavan ne voudrait pas me dire comment faire pour obtenir, retenir et étendre ses rares flashs ? Est-ce que les exercices spirituels, propres à développer de telles expériences, implique qu’il faille se retirer quelque part ?


Ramana Maharshi : Vous dites « extérieurs » : pour qui y a un intérieur et un extérieur ? Tout ceci n’existe aussi longtemps qu’il y a un sujet et un objet. Si vous cherchez bien, vous trouverez qu’il se résorbe dans le sujet seulement. Chercher qui est le sujet, et cette enquête va vous conduire à la pure conscience au-delà du sujet.

Vous dites le « moi normal » : le moi normal et l’esprit. L’esprit à des limitations. Mais la pure conscience est au-delà des limitations est atteinte par l’investigation dans le «Je ».

Vous dites « obtenir » : mais le Soi est toujours là. Vous n’avez qu’à enlever les voiles qui vous empêchent de le voir.

Vous dites « retenir » : mais une fois que vous avez réalisé le SOI, il devient votre expérience directe, immédiate. Vous ne pouvez plus le perdre.

Vous dites « étendre » : mais il n’y a pas d’extension du Soi, car il est comme il est, depuis toujours, sans contraction ni expansion.

Vous dites « se retirer » : mais demeurer dans le Soi est solitude, car il n’y a rien d’étrangers au Soi. Se retirer veut dire d’un endroit ou d’un état vers un autre. Mais ni l’un ni l’autre n’existe en dehors du Soi. Tout étant le Soi il n’est ni possible, ni concevable de s’en retirer.

Vous dites pratiques spirituelles : mais cela ne sert qu’à empêcher la perturbation de la paix naturelle. Vous êtes toujours dans votre état naturel, que vous fassiez des exercices spirituels ou non. Restez tel que vous êtes en réalité, sans question des doutes, c’est cela votre état naturel."

Extrait de "Sois ce que tu es" Ed. Jean Maisonneuve

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samedi 12 août 2023

La pratique de l'effort !

 

"Je partage ces paroles sages à propos des efforts nécessaires sur la voie spirituelle, quoi qu'en disent bien des tenants de la non-dualité. " Sabine Dewulf


Ramana Maharshi : L'effort est nécessaire, aussi longtemps qu'il y a le mental.

EST-IL FACILE DE RÉALISER LE SOI ? 

Bhagavan (Ramana Maharshi) a parfois dit que la Connaissance du Soi, c'est-à-dire atteindre l'état de Jnani (celui qui a réalisé le Soi), est une chose facile parce que nous sommes déjà le Soi et par conséquent nous sommes déjà réalisés. Puis à d'autres moments, il admettait qu'atteindre un tel état est très difficile. 

Pour illustrer l'attitude ultérieure, je peux proposer l'échange suivant : Une femme est venue et a eu le darshan (contact visuel direct) de Bhagavan. Avant de partir, elle lui a demandé : "Bhagavan, mon esprit vagabonde dans de nombreuses directions. Que dois-je faire ?" Bhagavan lui a conseillé : "Laissez-le aller dans une seule direction". Après son départ, je lui ai demandé : "Si c'est possible de cette façon, que voulons-nous de plus ?" 

"Eh bien, que dois-je faire ou dire ?", demanda Bhagavan, "Dès que les gens viennent ici, ils veulent devenir Jnani. Ils pensent que c'est aussi facile que cela. Ils ne se rendent pas compte de la difficulté."

~ Rangan (ami d'enfance de Ramana Maharshi)

☯️

Annamalai Swami : Vous devez faire un effort énorme pour réaliser le Soi. Il est très facile de s'arrêter en chemin et de retomber dans l'ignorance. À tout moment vous pouvez rechuter. Vous devez faire un gros effort et être déterminé pour rester au sommet lorsque vous l'atteignez pour la première fois, puis à la fin le moment viendra où vous serez pleinement établi dans le Soi. Lorsque cela se produit, vous ne pouvez plus tomber. Vous avez atteint votre destination et aucun effort supplémentaire n'est requis. 

Jusqu'à ce que ce moment vienne, une sadhana* constante est requise.

Q : Il n'y a pas de méthode spéciale pour plonger à l'intérieur, cela se fait tout seul, est-ce vrai ?

Swami : Cela n'arrive pas tout seul. Vous devez continuer à faire des efforts jusqu'au point où vous devenez totalement sans effort. Jusqu'à ce moment, votre effort est nécessaire. Le mental ne se dissout dans le Soi que par une pratique constante.

Annamalai Swami, Final Talks

(il était un disciple direct de Ramana) 

*Sadhana : pratique spirituelle, observation, investigation de soi.

Photo : Ramana à gauche et Annamalai à droite

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lundi 30 janvier 2023

Par l’introspection, le mental se fondra dans le Soi...


 Les éditions Accarias-L’ORIGINEL (Jean-Louis Accarias) viennent de faire paraître un nouveau livre intitulé « Je suis celui qui est », qui rassemble des écrits et des enseignements directs du sage Râmana Maharshi, né en 1879, mort en 1950 et foudroyé dès l’âge de 16 ans par la révélation de sa véritable nature. 

Cet ouvrage, comme d’autres parus sur le sujet chez le même éditeur, est présenté, traduit et annoté par Patrick Mandala. L’introduction de ce dernier est suivie d’un texte de Chögyam Trungpa , extrait  de Voyage sans fin (1981), qui montre notamment à quel point la sagesse de ce guru indien ne relève pas plus de l’Orient que de l’Occident et qu’elle est universelle, puis d’un beau témoignage d’Henri Le Saux, qui écrit : « Les fonctions mentales et physiques de Râmana sont pure Brahma-shakti, pure radiance de la conscience du Brahman Lui-même. Il n’y a rien d’autre en elles qui les détourne de leur objet essentiel. » (p. 19) 

L’ensemble du livre est divisé en deux grandes parties. 

La première section est consacrée aux écrits inédits du sage, ce qui permet de découvrir les différentes versions des textes centrés sur l’unique question posée : « Qui suis-je ? » Ces écrits se présentent sous la forme de questions-réponses, de versets ou de poèmes rédigés par le Maharshi à la demande de ses disciples, d’une lettre (un document très rare parce que le sage ne répondait pas directement aux missives qui lui étaient adressées), ou encore d’exposés poétiques et métaphoriques de ses enseignements, ce qui permet de mettre en évidence les absurdités du mental. L’un de ces exposés se présente même sous la forme d’une recette de cuisine populaire, en lien avec la nourriture que lui préparait sa mère lorsqu’il se tenait ou écrivait en silence dans une grotte (par exemple, des galettes nommées « papadams ») !

La seconde section du livre regroupe ses « instructions spirituelles », sous la forme de dialogues avec ses disciples. Elles concernent divers sujets tels que le « Libéré vivant », la source du « je », les deux sortes de « je », l’ego, la réalité ou l’irréalité du monde, la vie après la mort, l’intellect, la paix, la béatitude du Soi, le sommeil ou encore la nourriture…

Les réponses comme les poèmes du Maharshi se caractérisent par une constante brièveté. Cette présentation des textes rédigés par son disciple très proche, Srî Sivaprakasam Pillai, nous le confirme :  « Certains textes sont écrits à la hâte – car il fallait saisir au vol la spontanéité et la rapidité des réponses de Bhagavân, lesquelles se faisaient parfois par gestes quand il était en silence, ou qu’il écrivait sur le sable, ou sur des bouts de papier. » (p. 24)

Nous avons donc affaire ici à bien plus qu’un ouvrage : un inestimable trésor de spiritualité !


Extraits :

« 11. Est-il possible de détruire toutes les traces de pensées enracinées dans le mental depuis des temps immémoriaux, et de réaliser le Soi ?

 Le mental doit être fixé si fermement dans la méditation de l’âtma-svarûpa qu’il ne lui sera même pas possible d’entretenir une pensée de doute. Toutefois, si un doute apparaît, il ne faut pas essayer de le dissiper, il faut d’emblée se demander à « qui » s’adresse ce doute et par cette introspection, cette pensée disparaîtra alors. Par l’introspection, le mental se fondra dans le Soi.

Même celui qui est un grand pécheur ne doit pas s’affliger en cherchant à savoir s’il atteindra ou non la libération. La pensée même d’être un pécheur doit être abandonnée et l’on se concentrera sur Atma-svarûpa : le Soi sera ainsi réalisé. » (p. 30)


« 3. Le corps est à l’intérieur du Soi.

Et pourtant, on pense être dans un corps inerte,

Comme un spectateur qui suppose

Que l’écran sur lequel l’image est projetée

Est contenu dans cette image. » (p. 58)


« 5. Placez les papadams dans le beurre clarifié [ghî] qu’est le pur Brahman,

Posez-les dans la poêle de l’unité de l’infini silence

Et chauffez-les doucement sur le feu de la Connaissance ultime

Qui resplendit en elle-même.

Maintenant, comme le « je » s’est fondu en Cela, 

Mangez-les et savourez le Soi en tant que tel,

Goûtez à cette Béatitude à laquelle tous nous aspirons.

Faites des papadams, et une fois prêts,

Mangez-les afin de satisfaire votre appétit [du Soi] ! » (p. 72)


----------- rédaction par Sabine Dewulf



vendredi 18 novembre 2022

Comme si c'était sérieux...

 


Q : Les affaires ne m’intéressent pas et j’ai peur que cela ne soit un obstacle à mon yoga ?

M : Non, cela ne le sera pas. Votre point de vue va changer comme il est dit dans la Gita (Chapitre 2). Vous allez regarder les affaires comme si c’était un simple rêve, mais cela n’affectera pas votre travail, parce que vous aller continuer à vous en occuper comme si c’était sérieux.

Q : La difficulté est d’être à la fois dans l’état sans pensées et de faire son travail.

M : Laissez l’état sans pensées s’occuper de lui–même.

 Ne considérez pas que c’est quelque chose qui vous appartienne ; quand vous marchez, chaque pas est fait involontairement (automatiquement). Laissez vos autres actions se faire de la même manière.

 Progressivement, la concentration va devenir plaisante et facile et vous demeurerez dans cet état, aussi bien dans l’activité que quand vous vous assoirez spécifiquement pour un temps de méditation.

 Le travail sera d’autant plus facile pour vous lorsque votre mental sera rendu stable et fort par la concentration.

Ramana Maharshi

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samedi 10 septembre 2022

Entrer en Soi

Q : La recherche du Soi est égoïste dans un monde de misère.


M : La mer n’est pas consciente de ses vagues, de la même manière le Soi n’est pas conscient de ses egos.

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Si le bonheur d’une personne était dû aux circonstances extérieures et à ses possessions, alors ceux qui ne possèdent rien seraient quoi qu’il arrive malheureux.

 Est-ce que la réalité (l’expérience) montre cela ?

Non, car en sommeil profond, on est dénué de toute possession incluant celle du corps ;

cependant, au lieu d’être malheureux, nous nous réjouissons de cet intermède de béatitude.

 Est-ce que personne ne désire pas dormir profondément ?

 Ainsi le bonheur n’est pas dû à une cause extérieure, mais au fait de retourner au Soi. 

Quand le pur “Je”, la seule réalité, est perdu de vue, toutes sortes de problèmes se soulèvent, mais quand le Soi est bien cadré, ils disparaissent.

 Sortir du Soi engendre toutes les formes de misères.

Ramana Maharshi

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dimanche 10 janvier 2021

Le même Etre

 "Ne dites pas : "Ça se promène." Dites : "Elle se promène."

 Les animaux ne sont-ils pas des êtres vivants et en réalité le Soi  ?

Les animaux sont revêtus du corps de l'animal et les humains sont revêtus du corps de l'homme.

Nous portons tous des corps différents comme des chemises différentes,

mais en réalité nous sommes tous le même Être".

~ Ramana Maharshi

   

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"Don't say, "It's going around." 

Say, "She is going around." Aren't animals living beings and in reality the Self as well?
Animals wear the animal body and humans wear the human body. We all wear different bodies like different shirts, but in reality we are all the same being."
~ Ramana Maharshi

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source : blog de Jose Le Roy


vendredi 1 mai 2020

Silence intérieur et ignorance


« Quelque chose est en train de mourir en toi. Ça s'appelle l'ignorance. »
 - Extrait de la série Kung-Fu


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Le collier perdu avec José Le Roy 
26 avril 2020

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mardi 28 mai 2019

Retour en arrière...


Peu de gens ont compris l'approche de Ramana Maharshi avec le questionnement "Qui-suis-je".
La plupart des gens en font un exercice purement intellectuel autour de cette fameuse question.
Il faut tenir compte de la vie de Ramana Maharshi pour mieux comprendre sa proposition qui justement n'est pas à comprendre.
L'idée centrale de cette méthode est d'inverser l'attention. Notre attention est quasiment toujours dirigée vers l'extérieur, il s'agit de la retourner vers son origine. C'est ce que Jung appelait le "backward flowing of attention" (le courant arrière de l'attention).
Cela c'est la voie pour connaître directement "Qui-suis je?" Ce n'est pas un processus de réflexion. Vous n'êtes pas conscient de Ce que vous êtes réellement parce que "votre" attention est toujours dirigée vers l'extérieur.
Si vous pouvez inverser le processus à 180° alors vous découvrirez Qui ou Ce que vous êtes réellement au centre de vous -même. Ce retournement de l'attention c'est la méditation.

Charles Coutarel 
dans son livre "Eveil ou la vie ne meurt pas".


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dimanche 26 mai 2019

Aux côtés de Ramana Maharshi

Après la lecture du dernier livre de Véronique Desjardins, "Dans l'intime d'un chemin" où l'on peut suivre avec ferveur l'évolution d'un chemin spirituel, voici le livre "Aux côtés de Ramana Maharshi", chez Accarias l'Originel, qui nous propose d'être en compagnie d'un éveillé. 
Cette proximité avec un maître est un régal... et nous remet dans le droit chemin pour revenir vers soi et découvrir "Qui suis-je  ?"

 En voici un extrait :

Cette manifestation illusoire est appelée « mâyâ », laquelle est souvent prise dans le sens d’« illusion », mais, en vérité, elle signifie « ce qui n’est pas », ou ce qui pose une limite sur ce qui est illimité. En fait, nous sentons toute chose, tout étant dans le mental, et les sens sont son seul instrument. Aussi, en réalité, n’y a-t-il aucune illusion, mais qu’impermanence.

La même vérité se trouve derrière toute chose. Alors quelle est la solution, voyant que tout est impermanent et n’est qu’apparence ?

« Cela, » enseigne Bhagavân, « s’applique aussi à nos corps et même à nos egos, que nous considérons comme très importants, mais que nous voyons maintenant comme autant d’ombres illusoires. Il n’y a là rien de désespérant car, même derrière l’apparence la plus illusoire, il doit bien y avoir quelque chose qui apparaît. Nous nous jetons de côté comme nous pensons voir un serpent alors que ce n’est qu’une corde. Mais, même si le « serpent » est bien irréel, la corde, elle, est bien là. Aussi, la seule et évidente solution à notre énigme est de chercher et de trouver la permanence derrière l’impermanence. »

C'est la solution de Bhagavân, et il nous enseigne comment la mettre en pratique à travers sa méthode de l’investigation du Soi. Bien que l’ego change d’instant en instant, bien que nous soyons des personnes différentes au fur et à mesure que nous passons par chaque étape de notre vie, il y a toujours eu pour nous un « je ». Mais ce n’est évidemment pas l’ego, car nous avons déjà vu que l’ego change d’instant en instant, alors que le « je » a toujours été là en tant que témoin. Remontons à sa source. Et, à travers cette méthode de la recherche du Soi, nous le réaliserons éventuellement.



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Quatrième de couverture :
Alan Chadwick (Sâdhu Arunachâla) rencontra le regard de lumière et l'éloquent silence de Ramana Maharshi un beau jour de 1er novembre 1935, à Tiruvannamalai. À partir de ce jour, il consacra sa vie à la présence auprès du Sage. Il resta au Srî Râmanâsramam jusqu'en 1962 quand il quitta son corps, douze ans après le mahâsâmadhi de Râmana Mahârshi.
Alan Chadwick vit au jour le jour près de Ramana, ce qui donne un texte d'une grande précision sur la vie quotidienne du Maharshi, sur la vie de l'ashram et sur son enseignement direct. Il nous révèle de nombreuses histoires et dénonce quelques fausses légendes. Il rétabli la vérité sur certaines rencontres avec des célébrités et décrit un homme ayant de l'humour. L'auteur reproduit de nombreux dialogues entre les disciples ou visiteurs et le Mahârshi.
Bhagavân a certainement un message particulier pour l'Occident, ses arguments purement rationnels et ses enseignements dépourvus de tout exotisme et formalisme répondent à la pensée occidentale. Il ne prêche jamais ni n'impose une loi, mais invite toujours le chercheur à se tourner vers lui-même.
Tout le secret réside dans le fait suivant : sommes-nous attachés ou non à nos actions ? Celui qui abandonnera tous ses attachements, réalisera le Soi le plus rapidement. Le faux sens du « je » doit disparaître, car c'est cette limitation qui créée la servitude. La libération est la délivrance de cet asservissement.
A la fois instructif et rafraîchissant, ce livre vivant nous ramène à l'essentiel, ici et maintenant. 


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vendredi 21 septembre 2018

Libre de toutes pensées...


Si par hasard, comme Robinson, vous deviez vous résoudre à résider longuement sur une île déserte, je ne saurais trop vous conseiller d’emporter avec vous ce livre, par lequel vous désapprendrez l’ennui. Et si par bonheur cet ouvrage exceptionnel - où Patrick Mandala traduit les instructions spirituelles de Ramana Maharshi - tombait entre vos mains, je vous conseille ce petit exercice : ouvrez-le à n’importe quelle page… Vous en serez nécessairement (pour le moins) étonné(e) - voire retourné(e), renversé(e), inversé(e)… Des exemples ? « Qu’est-ce que le lâcher-prise ?» demande ingénument le disciple. Le maître lui répond en utilisant… le lexique du contrôle et de l’obéissance : « La maîtrise du mental est la même chose. L’ego se soumet s’il reconnaît la plus haute autorité du Soi. » (p. 15) Pensait-on que le grand instructeur prônait la voie directe, l’éveil instantané, le non-chemin ? Et nous voici lisant : « La pratique est nécessaire. » (p. 24). Imaginait-on la méditation comme une posture assise et immobile durant des heures ? Elle se révèle infiniment davantage : « La meilleure méditation est celle qui continue dans les trois états. » Et si vous vous demandez quels sont ces trois états, les voici aussitôt précisés : la « veille », le « rêve » et le « profond sommeil » (p. 28)… 

La libération ici décrite est donc celle d’un maître déroutant, hors normes, baignant en continu dans une liberté totale vis-à-vis de ces pensées nuageuses, si infimes soient-elles, qui dissimulent la splendeur de la Conscience qui nous anime de manière continuelle, infaillible, divine : « Dans le samadhi, l’esprit est si vif qu’il fait l’expérience du Brahman. […] En fait, il est devenu le Brahman lui-même. » (p. 28-29) Bien sûr, de nombreuses notions du vocabulaire hindou sont ici explicitées de manière précise : le nirvana, les vasanas, nirvikalpa, sahaja, etc. Mais dès que le questionneur s’égare dans une métaphysique qui l’éloigne du présent, le maître le ramène à l’essentiel, ici et maintenant : « Pour le moment, laissez Dieu où Il est. Qu’en est-il de « vous » ? » (p. 74) A la fois érudit et rafraîchissant, ce livre vivant, composé de questions-réponses, non seulement remet nos pensées en place, range les concepts dans les rayons appropriés, ranime notre exigence intérieure, redessine une voie vers la grande Libération, mais encore nous fait beaucoup de bien en nous ramenant, inlassablement, dans l’accessible et radieuse simplicité de cette incarnation qui est la nôtre à chaque instant : « Le fait est que vous êtes, maintenant, parfait, et votre supposée imperfection n’est que votre propre création. » (p. 73)


Sabine Dewulf
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mardi 11 septembre 2018

Un certain niveau d'éveil !


Extrait du livre "Libre de toutes pensées" par Patrick Mandala aux éditions Accarias L'Originel


C. : Celui qui est en sahaja samâdhi sent-il la douleur physique d’une piqûre, d’une coupure ?

Râmana : Toutes les douleurs, même physiques, sont du domaine mental. Tout le monde sent la douleur d’une coupure ou d’une piqûre, mais le jnâni, dont l’esprit est plongé dans la béatitude, la ressent comme dans un rêve. 

Cet état d’unicité ressemble à celui des deux amoureux de l’histoire qui, bien que torturés ensemble, ne ressentaient pas la douleur car leur esprit était plongé dans l'extase en se regardant l'un l'autre.







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