Affichage des articles dont le libellé est libération. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est libération. Afficher tous les articles

mercredi 10 septembre 2025

Données de base ;-)



Ce que nous prenons pour un «faire» n'est rien d'autre qu'une objectivation ; le fonctionnement de la manifestation prend place tant que la conscience est là. S'identifier inutilement à l'acteur, à l'auteur des actes, suscite la responsabilité et la culpabilité. Lorsque l'esprit, qui est le contenu de la conscience, est vierge — lorsqu'il «jeûne», ou se repose — tous les entrelacs tissés par le mental cessent, et celui-ci s'apaise. "Lorsque l'esprit cesse de «faire», il est, simplement". En l'absence d'objectivation, notre présence absolue "est", l'univers manifesté "n'est pas" — nous "sommes". Ou, plus exactement, «Je suis». Comprenons au moins ces données de base.
"Nisargadatta Maharaj ou Les orients de l'être"

---

mardi 5 août 2025

Nature véritable !

 "Lorsque les vagues des pensées

N'affectent pas plus la sérénité de l'esprit

Que les nuages n'altèrent le ciel,

Advient alors la libération des pensées

dans leur nature véritable."

- Mipham Rinpotché, Un demi-siècle dans l'Himalaya. 


Un moine tibétain contemple la vallée du Khumbu depuis un rocher surplombant le monastère de Thangboche.

Obtenir du beurre à partir du lait n'est possible que parce que le lait contient déjà de la crème, mais personne n'a jamais fait du beurre en barattant de l'eau. L'orpailleur cherche l'or parmi les minéraux et non parmi des copeaux de bois. De même, s'efforcer d'atteindre le pur et parfait Éveil n'a de sens que parce que la nature éveillée est déjà présente en chaque être. Sans cette nature, tout effort serait futile.


JAMGÖN KONGTRUL LODRÖ THAYE (1813-1899)


------------

vendredi 6 juin 2025

Grises pensées

 "L'enfer me ment, c'est de haut en bas.

La libération, c'est du bas en haut."


Merci à Yannick David

*************


vendredi 17 janvier 2025

c'est l'avenir qui viendra à vous...

 Q : Je confesse être d'humeur rebelle aujourd'hui. Tout me semble incertain, inutile...


Nisargadatta Maharaj : C'est une humeur profitable. Douter de tout, tout refuser, s'interdire d'apprendre quelque chose d'autrui. C'est le fruit de votre longue sadhana (pratique spirituelle). Après tout, on n'étudie pas éternellement.

Q : J'en ai assez. Cela ne m'a mené nulle part...

M : Ne dites pas nulle part. Cela vous a mené où vous êtes maintenant. 

Q : Toujours l'enfant et ses accès de colère ! Je n'ai pas avancé d'un pouce.

M : Vous avez commencé comme enfant, vous finirez enfant. Vous devez perdre tout ce que vous avez gagné et finir comme vous avez commencé. 

Q : Mais l'enfant se rebiffe ! Quand il est en colère, quand on lui refuse quelque chose, il se met à trépigner. 

M : Laissez-le trépigner. Regardez-le seulement, quand il trépigne. Et si vous avez trop peur des autres pour trépigner avec conviction, constatez-le. Je sais que c'est un travail douloureux. Mais il n'y a pas de remède, sauf de renoncer à chercher des remèdes. 

Si vous êtes en colère ou dans la peine, situez-vous hors de la colère et de la peine : observez-les. L'extériorisation est le premier pas vers la libération. Éloignez-vous et regardez. Les événements physiques continueront d'arriver, mais, en eux-mêmes, ils n'ont aucune importance. C'est le mental seul qui compte, quoi qu'il arrive. Vous ne pouvez pas trépigner et hurler dans les bureaux d'une compagnie aérienne ou d'une banque, la société ne le permet pas. Si vous n'aimez pas leurs manières, ou si vous n'êtes pas prêt à les accepter, ne voyagez pas et n'ayez pas d'argent. Marchez, et si vous ne pouvez pas marcher, ne voyagez pas. Si vous avez affaire à la société, vous devez accepter ses usages, car ce sont les vôtres. Vos besoins et vos demandes les ont créés. Vos désirs sont si complexes et si contradictoires qu'il n'est pas étonnant que la société que vous créez soit, elle aussi, complexe et contradictoire.

Q : Je le vois bien et j'admets que le chaos extérieur n'est qu'un reflet de mon propre manque intérieur d'harmonie. Mais quel est le remède ? 

M : Ne cherchez pas de remèdes. 

Q : Quelquefois on est dans un état de grâce et la vie est heureuse et harmonieuse. Mais un tel état ne dure pas ! L'humeur change et tout va mal.

M : Si vous pouviez seulement vous tenir tranquille, les attentes et les mémoires éclaircies, vous seriez capable de voir la belle mise en place des événements. C'est votre agitation abrutissante qui cause le chaos. Vous voulez des résultats immédiats ! Nous ne faisons pas de magie ici. Tout le monde fait la même erreur : refuser les moyens mais en voulant la fin. Vous voulez la paix et l'harmonie dans le monde mais vous refusez de les avoir en vous. Suivez mon conseil avec confiance et vous ne serez pas désappointé. Je ne peux résoudre vos problèmes simplement par des mots. Vous devez agir conformément à ce que je vous dis et persévérer. 

Ce n'est pas le conseil juste qui libère mais l'action qui se fonde sur lui. Voyez le docteur qui dit au patient, après lui avoir fait une piqûre : "Maintenant, restez tranquille. N'en faites pas plus, restez seulement tranquille" ; je vous dis comme lui : vous avez eu votre piqûre, maintenant restez tranquille, seulement tranquille. Vous n'avez rien d'autre à faire. Mon guru a fait la même chose. Il m'aurait enseigné quelque chose et ensuite aurait dit : "Maintenant restez tranquille. N'allez pas ruminer tout le temps. Arrêtez. Soyez silencieux."

Q : Je peux rester une heure tranquille le matin, mais la journée est longue et beaucoup de choses arrivent qui jettent à bas mon équilibre. C'est facile de dire : "Faites le silence", mais dites-moi comment, au milieu des hurlements en moi et autour de moi, peut-on y parvenir ? 

M : Tout ce qui doit être fait peut être fait dans le silence. Il n'y a aucune raison d'en être bouleversé.

Q : Tout ça n'est que théorie qui ne colle pas aux faits. Je vais retourner en Europe où je n'ai rien à faire. Ma vie est totalement vide... 

M : Essayez simplement d'être calme, tout viendra à vous, le travail, la force de le faire, la motivation juste. Faut-il que vous sachiez tout d'avance ? Ne soyez pas angoissé par votre avenir, soyez tranquille aujourd'hui et tout se mettra en place. L'inattendu arrivera certainement alors que l'attendu peut ne jamais se produire. Ne me dites pas que vous ne parvenez pas à contrôler votre nature. Il ne vous est pas nécessaire de la contrôler. Jetez-la par-dessus bord, n'ayez pas de nature à combattre ou à laquelle vous soumettre. Aucune épreuve ne vous blessera pourvu que vous n'en fassiez pas une habitude. Vous êtes la cause subtile de l'univers entier. Tout EST, parce que vous êtes. Accrochez-vous fermement et profondément à ce point – demeurez-y. Réaliser ceci comme absolument vrai, c'est la libération. 

La nature n'est ni plaisante ni déplaisante. Elle n'est qu'intelligence et beauté. La souffrance comme le plaisir ne sont que dans le mental. Changez votre échelle de valeurs et tout changera. Le plaisir et la souffrance ne sont que des perturbations des sens ; acceptez-les tranquillement, ils ne seront plus que béatitude. Puisque le monde est ce que vous en faites, rien ne vous empêche de le faire heureux. Seul le contentement peut vous rendre heureux. Des désirs assouvis naissent de nouveaux désirs. Se garder de tout désir, se contenter de ce qui vient de soi-même, est une attitude très fructueuse – un premier pas vers l'état de plénitude. Ne méprisez pas sa stérilité et sa vacuité apparentes. 

Croyez-moi, c'est la satisfaction des désirs qui engendre la misère. La liberté vis-à-vis du désir est béatitude. 

Q : Il y a des choses dont nous avons besoin... 

M : Ce dont vous avez besoin se présentera à vous si vous ne désirez pas ce dont vous n'avez pas besoin. Mais peu de gens atteignent cet état de lucidité totale et de complet détachement. C'est un état très haut, le seuil même de la libération.

Q : Ces deux dernières années, j'ai été stérile, désolé, vide, souvent j'ai appelé la mort...

M : Avec votre présence ici, les choses se sont mises en marche. Laissez-les se produire comme elles arrivent. Le tri se fera convenablement de lui-même en fin de compte. Ce n'est pas la peine de vous battre pour l'avenir – c'est l'avenir qui viendra à vous. Pendant un certain temps encore, votre démarche sera celle d'un somnambule, comme aujourd'hui, dépourvue de sens et d'assurance ; mais cette période aura une fin et vous trouverez votre travail fructueux et facile. 

Il y a toujours des moments où on se sent vide et détaché. De tels instants sont des plus désirables car ils montrent que votre âme a largué ses amarres et vogue vers des pays lointains. C'est cela le détachement : quand on en a fini avec le vieux et que le nouveau n'est pas encore arrivé. Si vous avez peur, cet état peut être éprouvant ; mais il n'y a là rien dont vous puissiez être effrayé. Souvenez-vous de cette instruction : quoi qu'il vous arrive – dépassez-le.

~ Nisargadatta Maharaj 

Je Suis, chapitre 53

-----------------------

mercredi 4 septembre 2024

Besoin d'être aimé

 Q : Je ressens un grand besoin d'être aimé. N'ayant pas de conjointe, je me sens en manque d'amour. Je questionne ce besoin. Est-ce que je le crée et je l'entretiens par ma pensée ? Est-ce parce que je ne m'aime pas moi-même que j'ai besoin de me sentir aimé par d'autres ? Est-ce un besoin naturel, comme la faim et la soif, dont je ne peux me libérer, ou bien pourrai-je m'en libérer et comment ? J'explore aussi le principe de donner l'amour inconditionnel au lieu d'être en attente de le recevoir.


Jiddu Krishnamurti : Si vous êtes réellement disposé à questionner ce besoin, vous allez découvrir que ce que vous appelez "amour" est en réalité une quête de confort et de sécurité. Personne ne trouve l'amour dans une relation (il faudrait bien-sûr définir ce que nous entendons par ce mot), mais on peut y chercher la sécurité et d'autres avantages, comme un partenaire sexuel ou une cuisinière, quelqu'un qui nous aide à passer les moments difficiles... 

Toutes ces choses sont volontiers appelées "amour" par tout le monde. Pourtant, si nous observons réellement ce qui se passe entre un homme et une femme, nous voyons beaucoup d'arrangements, d'intérêts personnels, d'égocentrisme. Le compagnon ou la compagne ne sont finalement là que comme des objets pour satisfaire nos besoins. 

Où est l'amour dans une telle relation ? Mais il ne faut pas se voiler les yeux, c'est en regardant "ce qui est", tel que c'est, que nous pouvons vivre avec ce qui est. Ce besoin que vous énoncez est en même temps irrépressible, vous l'avez constaté : "j'ai grand besoin", dites-vous, et en même temps, vous demandez : "comment m'en libérer" ? 

Comment allez-vous vous libérer de quelque chose dont vous êtes certain d'en avoir grand besoin ? Comment allez-vous parvenir à vous en débarrasser ?

La question qui se pose à vous en fait, si vous acceptez qu'il est certainement immature de vouloir se débarrasser de quoi que ce soit, est de savoir si vous allez continuer à vivre les relations telles que je les ai décrites, ou si vous êtes disposé à vous libérer de vos images. Vous êtes en effet habité par des images : image de la femme idéale, image de votre partenaire idéale, image d'une partenaire du passé, et toutes ces images vous séparent de l'autre à tout moment. 

Ce que vous avez appelé "amour" jusqu'à présent n'est qu'une relation que vous avez entretenue avec vos images intérieures. 

Pour être réellement en relation avec la personne qui vous accompagne, il est nécessaire de faire silence en soi ; et je ne parle pas d'un effort méditatif comme on en trouve sur le marché, mais d'un véritable silence que les mots ne peuvent décrire et dans lequel les images disparaissent et laissent la place à une vigilance qui permet d'être absolument présent à ce qui est – un événement, un paysage, une personne – sans obstacle, et dans une relation qui pourrait alors être appelée "amoureuse".

~ Jiddu Krishnamurti 

(extrait d'une vidéo en anglais)

----------------

jeudi 7 mars 2024

Juste être présent


Mes chers amis,

La méditation est un exercice en vue de la post méditation, c'est à dire en vue de toute notre vie,


de notre vie de tous les jours.

Pour méditer de façon utile, il me semble nécessaire de poser l'intention avec laquelle nous allons méditer. Notre intention de base, à nous tous, est de rechercher le bien-être et d'essayer d'éviter le mal-être. Pourrait-on viser un peu plus haut et poser l'intention "de s'éveiller pour le bien de tous les êtres".

S'éveiller c'est découvrir notre véritable nature, ce que nous vraiment, en essence, et découvrir la véritable nature des phénomènes, c'est à dire de découvrir ce qu'est véritablement ce que nous percevons. 

Découvrir cela amène à une détente car il n'y a plus de tension entre ce que je crois être, ce que je voudrais être, ce que je pense être et ce que je suis vraiment. Il n'y a plus de tensions entre ce que je veux obtenir, ce que je souhaite, ce que je crains, ce que je déteste et ce qui est là.

Cette facette de la sagesse nous libère d'une tension.

Découvrir c'est enlever le voile de ce qui recouvre. Qu'est-ce qui recouvre notre véritable nature, nous empêchant de la voir, de la réaliser : un voile, le voile de nos obscurcissements affligeants, le voile de nos émotions perturbatrices : le désir-attachement, la haine, la colère, la peur, la jalousie, l'orgueil.

L'autre facette qui va permette de nous libérer est celle de l'amour, de la compassion, de la bienveillance qui fait que notre intention de nous éveiller n'est pas que pour nous tout seul, mais pour le bien de tous les êtres.

Il s'agit de comprendre que tous les êtres, tous, recherchent comme nous le bien être, mais sont ignorants des causes du bien être et à cause de cela ils souffrent. A cause de cette ignorance qui est la base de la souffrance, ils posent des actes par la pensée, la parole et le corps qui entrainent la souffrance d'autres êtres.

Nous avons donc tout avantage, si nous voulons goûter une joie authentique libre de toute souffrance de libérer tous les êtres de la souffrance.

Même si nous avons commencé à comprendre cela, nous ne l'avons peut-être pas encore vraiment complètement réaliser.

Puisse notre méditation nous mener vers cela en apprenant à juste être présents à ce qui est là et à nos réaction face à ce qui est là, nos réactions étant le voile qui nous empêche de voir, de réaliser cette lumière que nous sommes.

Philippe Fabri

-----------

samedi 30 décembre 2023

Aimer l'égo

 


La libération ne sera jamais le fruit de la frustration et de la mutilation, plus on s'oppose par la force aux désirs de l'ego, plus on renforce l'ego. C'est ce qui se passe notamment dans l'enfance, plus on s'oppose à un enfant en essayant de briser ses caprices, ses violences et ses exigences, plus ont renforce son ego. Un ego humilié, un ego qui doute de lui, la tête en bas, les jambes en l'air c'est toujours un ego hypertrophié. La disparition des désirs ne peut se faire que par un minimum d'accomplissement des désirs et une compréhension aiguë de la nature même du désir.

L'ego ne révélera le Soi que s'il est convenablement traité. Un ego brimé dans l'enfance et ensuite brimé dans l'existence ne fera jamais place au Soi. Et s'il y a trop de frustration de l'ego la spiritualité sera viciée, elle deviendra une compensation et elle peut mener à une inflation énorme de l'ego. Pour que la graine se transforme en arbre il faut bien que le grain en tant que grain meurt. Mais cette mort est un accomplissement, le grain portait l'arbre potentiellement en lui-même, c'est pour cela que le chemin commence par l'amour de soi-même et non avec la mutilation et la destruction de soi-même. Et tout une part du chemin consiste à s'occuper avec amour de l'ego, pour lui permettre de s'effacer, de mûrir et de se transformer, d'être moins crispé, moins tendu.

L'ego ne mourra jamais de son plein gré, plus on veut le détruire, plus on le renforce. Pour que l'ego se sente accompli il faut qu'il se sente libre des vieux désirs frustrés de l'enfance. Si les désirs de l'adulte ne sont que la forme mensongère d'un désir d'enfant oublié, ce désir d'adulte ne sera jamais satisfait. Ce qui est important est de trouver ce qui désaltère à tout jamais …

Arnaud Desjardins

---------------------


samedi 16 décembre 2023

Pardonner

 

"Pardonner, c'est libérer un prisonnier, et découvrir que ce prisonnier, c'était vous"

Lewis B. Smedes


-------------------------

samedi 22 janvier 2022

En paix avec le désir

 


Le désir est la forme active du mental.
Il est ressenti comme un manque, une sensation d'incomplétude.
Il est fondé sur le sentiment que quelque chose est inconnu, et reste à connaître.
C'est parce que nous nous sentons séparés que nous cherchons à compléter ce qui nous manque par quelque chose d'extérieur.
Mais en réalité, nous avons tout à l'intérieur de nous-même.
La pacification des désirs, c'est cela qu'on appelle la libération.
Swâmi Prajñânpad, Les Lois de la Vie.






******************************

samedi 10 avril 2021

L'empreinte du printemps

 


Le printemps!
Saison magnifique du retour à la vie. Partout on ressent ce frémissement qui signe cette éternelle renaissance. Les oiseaux chantent à nouveau dès le lever du soleil, les premiers bourgeons apparaissent et la durée des jours augmente de façon tangible. C’est le printemps de la nature et de la vie, pas celui du calendrier occidental. C’est celui qui se dessine dès le début février, avec la remontée progressive de la sève. Dans les profondeurs du sol, la graine se réveille et le loir endormi commence à s’étirer un peu. C’est la saison de la pulsion et de l’impulsion de vie. Elle commence, selon le calendrier solaire chinois, entre le 4 et le 10 février de chaque année. C’est la date véritable parce qu’observée dans son essence même et non par la simple vision de ses manifestations. L’équinoxe n’est donc pas son début mais son apogée. Lorsque le jour est égal à la nuit, le printemps est à son expression maximale. Cela fait déjà un mois et demi qu’il a démarré et que la sève a commencé à monter.

C’est ici que l’on peut constater combien les visions de l’Orient et de l’Occident sont parfois différentes. L’un observe les phénomènes dans leur nature alors que l’autre dans ce qu’il en voit. L’un se préoccupe de l’équilibre et l’autre de s’opposer au déséquilibre.
La crise actuelle, à laquelle personne ne peut échapper, en est la démonstration flagrante, dans la manière de la voir, de la percevoir et de la concevoir. Cela fait un an que l’on déploie une énergie folle, à vouloir contrôler l’incontrôlable. Toutes les stratégies de « lutte contre », échouent. Pourtant aucun effort n’a été ménagé pour confiner, interdire, empêcher, restreindre, etc. Pour quel résultat tout en se persuadant que sinon, cela aurait été pire.

Dans cette vision occidentale, nous avons perdu de vue ce qu’est la vie, c'est-à-dire un risque à prendre. Par besoin de prétendue préservation, on a étouffé toute pulsion. On a étouffé les deux franges extrêmes de la population, les anciens et les jeunes. On a exilé les anciens et désespéré les jeunes. Alors les anciens se laissent partir et les jeunes n’ont plus l’envie de démarrer. Pourtant ces deux populations sont l’essence même de la survie d’une société. Les anciens sont les racines, les références et les jeunes sont le devenir. Les anciens sont l’énergie de l’Eau, essence même de vie par excellence et les jeunes, l’énergie du Bois, essence même de la créativité et du dynamisme.


Ces énergies sont puissantes dans le corps. L’énergie de l’Eau est celle de la résistance à la fatigue et au stress. C’est aussi celle des références et de la culture… L’énergie du Bois c’est celle de l’impulsion, du démarrage, de la mise en route. C’est elle qui fait que l’on se redresse comme la tige qui sort de terre pour grandir vers le ciel. C’est aussi celle qui a la charge de l’immunité acquise, parce qu’elle se nourrit de la rencontre… Faut-il développer pour se rendre compte combien tout cela a été mis à mal, pour ne pas dire plus?
Mon propos ici n’est ni politique, ni sociétal. Il est un constat de ce qui nous attend. Il est destiné à nous faire comprendre combien la place de tous ceux qui « restent droits », va être majeure dans les temps qui viennent. Il nous faut garder confiance et persévérer car nombreux sont ceux qui ont ou auront besoin d’une présence forte, pour pouvoir tenir.

Les énergies du printemps, au niveau macrocosmique, sont inaltérables. Elles dépasseront toujours les blocages et nuisances que notre monde fabrique. Alors servons-nous en. Appuyons nous sur cette puissance qui fait que la plus petite racine d’arbre est capable de soulever tous les murs et les bétonnages que nous faisons. Nos enfants et nos parents attendent cela de nous, comme nos patients ou tous les êtres en souffrance que nous croisons. Ils attendent que nous libérions leurs blocages, mais aussi leur parole et leur droit à être. Ils attendent que nous les libérions de la peur qui fait courber l’échine et effondre les défenses.
Michel Odoul.

*********


jeudi 11 mars 2021

Emotion quand tu nous tiens...


« Les émotions sont le sel de la Vie ! »


Oui, c’est vrai, sauf quand elles se nouent, se bloquent, ou s’expriment peu ou mal. Dans ce cas, les émotions peuvent devenir le principal vecteur de nos petits et grands tracas, entraînant parfois des conséquences que nous aurions souhaité éviter. 


************


***************


dimanche 7 juin 2020

Spontanéité de l’instant


Se laisser ressentir que tout ce qui survient est absolument sans problème.
Et si cela n’est pas ressenti comme tel, simplement laisser la porte ouverte à cela,
Dire oui à la possibilité que cela puisse être ainsi.
Car penser est absolument sans problème,
Éprouver de la peur est absolument sans problème,
Se faire du souci pour un proche est absolument sans problème,
Se sentir « envahi » par une énergie forte de colère est absolument sans problème,
Pleurer de joie est absolument sans problème,
Être amoureux de la vie est absolument sans problème…..
Tout ce qui survient est absolument sans problème car rien n’est personnel. Personne n’en est l’auteur.
Lorsque ceci est reconnu, tout peut se détendre, c’est un véritable cadeau.
La recherche de « sens », de mieux-être s’évanouit,
Les jugements et résistances se dissolvent d’eux-mêmes, la dualité s’estompe et s’efface.
Tout survient, simplement.
Rien n’a changé dans le monde, c’est la perception que l’on en a qui s’est transformée. 
C’est la libération, la « magie » de la vision.
Je suis cela en qui tout survient, simplement. Gratitude.
Marion
*****

jeudi 14 mai 2020

Témoignage d'une expérience

J'ai fait la connaissance de Céline il y a quelques mois sur internet dans une rencontre consacrée à l'enseignement de la Vision Sans Tête de Douglas Harding.
Voici son témoignage que je trouve très beau et très encourageant.
Merci Céline !
José Le Roy

Céline : José, lors de la dernière rencontre sur internet, tu nous as invité à t'adresser par mail des témoignages d'éveil. J'ai trouvé cette idée vraiment super, d'autant plus que j'aime beaucoup écrire. Ce témoignage relate ma toute première et significative expérience d'éveil. Elle a véritablement marqué ma vie. 

La nature de ce que je suis véritablement m’apparut pour la première fois un jour de Février 2012. Un moment que certainement je n’oublierai jamais tant il marqua un tournant dans ma vie.
A cette époque, je travaillais depuis six ans à Paris dans une multinationale du secteur de l’énergie. Ingénieure de formation, je ne parvenais pas à m’épanouir pleinement dans ce contexte très particulier des grandes entreprises. Trop sensible, trop créative, trop perfectionniste, trop rebelle…je ressentais beaucoup de frustrations. Pourtant, mon travail m’intéressait et mon implication mentale et émotionnelle était très importante. Trop importante, sans aucun doute ! L’envie de bien faire, d’être appréciée et de rendre service m’animait intensément. Le surinvestissement nourrit un temps ce désir, jusqu’à ce jour d’Octobre 2011 où tout bascula. Après avoir fait plusieurs malaises, je me retrouvai le soir aux urgences. Les médecins écartèrent le dysfonctionnement cardiaque. Selon eux, je faisais un burnout.
S’ensuivirent alors quatre longs mois d’arrêt de travail et un épuisement physique et psychique indescriptible. Je n’avais rien vu venir. C’était pourtant la conséquence logique d’un manque d’équilibre et de présence. Je passais la plupart des journées à dormir afin de recouvrer des forces. Jour après jour, je m’enfonçais plus profondément dans la souffrance. En effet, une grande douleur psychique envahissait mon esprit. Des angoisses inexpliquées me paralysaient dès lors que je sortais dans la rue ou que je prenais les transports en commun. Bien plus que la peur de la mort, c’était la sensation d’être aspirée dans le néant qui déclenchaient des sueurs nocturnes. Je ne parvenais plus à contrôler quoi que ce soit de mon état physique et psychique. Pourquoi une telle détresse ? J’avais pourtant toujours été très joyeuse et optimiste et j’étais globalement comblée dans ma vie. Je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait. Je présentais des troubles cognitifs importants, ne nécessitant certes pas une hospitalisation, mais provoquant de grandes difficultés de concentration et de raisonnement. J’aurais tellement aimé pleurer, crier, mais cela aussi m’était impossible. La fatigue me comprimait tellement le cerveau que même la mémoire du passé me faisait défaut. Je vivais comme un robot. Dormir, manger, faire ma toilette, sortir mon chien….Qu’était-il advenu de ce cerveau bouillonnant d’idées, de réflexions, de pensées créatives ? Tous les repères intérieurs que j’avais construit depuis mon enfance s’effondraient un à un. Y compris la sensation d’être vivante. C’était le noir absolu. Je ne connaissais pas la méditation, je n’avais jamais fait de thérapie et donc je ne pouvais m’aider de pratiques pour apaiser cette souffrance. Et puis de toute façon, j’étais bien trop fatiguée.
Un matin de Février 2012, en prenant la douche, j’eu la sensation effroyable d’être morte. Mon corps était bien là mais mon esprit était anéanti. Il m’était impossible d’utiliser le raisonnement pour me rassurer sur le fait que j’étais bien vivante car je n’arrivais plus à penser ! Un puissant instinct de survie se manifesta alors. Je ne pouvais ainsi me perdre dans les ténèbres. Où était-donc passée la lumière ?
Quelque chose se produisit.
Je regardai en moi à la recherche d’un signe, d’une preuve de vie. Tout était mort dans mon esprit, mais comment savais-je que tout était mort ? Qui percevait cela ? Ce n’était pas le mental puisque tout concept avait momentanément disparu. De toutes mes forces, je me concentrai pour observer à l’intérieur de moi.
C’est ainsi que je perçu, comme une évidence, une présence brillante, au-delà même de la conscience qui était en cet instant terriblement voilée par cette souffrance psychique. Je me reconnaissais en elle. J’étais cette présence ! C’était comme un point lumineux au fond du trou noir. Sans le vouloir, j’étais descendue dans les profondeurs de l’Être, là où tout est à la fois lumière et obscurité, calme et tempête, vacarme et silence, mort et vie….
J’étais en réalité vivante, intensément vivante. Il ne s’agissait pas de la vie du corps ou de l’esprit mais de la grande Vie. Celle qui transcende tout, celle qui contient tout.
Grâce à l’aide d’un psychiatre et grâce au soutien aimant de mes proches, je remontais peu à peu la pente. Mais je n’étais désormais plus la même. Je me souviens avoir dit à ma maman quelques jours après cette stupéfiante découverte : « Maman, j’ai l’impression d’être revenue de l’au-delà. Je vois quelque chose, je vois une autre dimension, je vois Dieu ! ». Les angoisses étaient encore là, en surface, mais la connaissance de cette présence permanente et imperturbable m’apportait force et paix profondes.
À la suite de cette expérience émergea une intense et vibrante quête spirituelle. Cette quête de l’Absolu m’a conduite jusqu’à ce jour vers de magnifiques découvertes et rencontres. La peur du néant a laissé place à une joie et à une curiosité enfantines recherchant sans cesse de nouveaux trésors dans les profondeurs de l’Être !

Camille Pissarro - Vue de la fenêtre de l'artiste


José : Et comment s'articule la Vision sans tête dans ta découverte?

Céline : Voici ce que la Vision Sans Tête et plus largement la non-dualité m'a apporté...
L’année dernière, j’ai pratiqué durant plusieurs semaines une méditation consistant à retourner l’attention vers Ce qui perçoit et à répondre à la question : Qui suis-je ?
Un jour, tandis que je déjeunais, je regardais par la fenêtre de mon salon et il y eu un déclic. Pour la première fois, il n’y avait plus de distance ni de séparation entre l’observateur et l’observé. Les fleurs, les arbres, la montagne, la table, la fenêtre, l’assiette, la main….tout apparaissait au sein d’un espace illimité, neutre et pur. J’étais cet espace qui accueillait et j’étais tout ce qu'il contenait. Tout était incroyablement vivant, vibrant, y compris le vide entourant chaque chose. Je me voyais dans ce vide. J’étais ce vide. La conscience n’était plus enfermée dans la tête. Elle se déployait bien au-delà. Une joie intense m’envahit…..je fusionnais avec l’absolu.
Lorsque j’ai découvert début Mars la Vision Sans Tête grâce à tes vidéos José, il y a eu un basculement immédiat. C’est comme si cette découverte s’ancrait définitivement. J’ai pratiqué les divers exercices que tu présentais dans tes vidéos. Et je me suis aperçue que je n’avais plus de tête ! Ma tête avait disparu l’année dernière lorsqu’il y avait eu ce retournement de l’attention. A la place, il y avait cet espace à la fois vide et plein.
Je n’ai jamais été aussi présente à la vie, aussi amoureuse de la vie. Tout ce qui apparaît au sein de la conscience est vu comme étant Soi. La présence n’est que complétude, accueil. Il n’y a plus de dualité. C’est pourquoi, même les ombres les plus inconscientes, les souffrances les plus profondes, les émotions les plus refoulées apparaissent au grand jour. La délivrance se fait ainsi.
Au-delà de l’éveil, ce qui m’enchante véritablement est d’incarner le plus possible l’amour, l’harmonie, la sagesse au quotidien. Car selon moi, c’est ce qu’il y a de plus important !"
******
source : blog de José Le Roy

mercredi 9 octobre 2019

Vigilance (8)


Donc, la première constatation que fait le disciple, c’est son manque de vigilance, sa distraction. Dans cet état de sommeil, il n’est pas possible de « faire la volonté de Dieu ». On fait ce qu’on a appelé sa volonté propre, celle de l’ego, ou, dans un autre langage, la volonté de Satan. Cette volonté de l’ego peut être une volonté non violente, généreuse, mais ce n’est pas la liberté ou l’éveil. Parfois les hommes généreux en arrivent à s’opposer ensemble : protestants contre catholiques, catholiques contre orthodoxes, chrétiens contre musulmans, hindous contre bouddhistes, tout ça au nom de l’amour du prochain. Vous pensez si le Malin sourit et se frotte les mains. 


Chacun, voyez en quoi cela vous concerne. Vous pouvez entendre la vérité apparemment terrible dont je parle aujourd’hui, parce qu’il y a une possibilité d’y échapper. Mais vous n’y échapperez que si vous êtes d’abord convaincus que ce que je dis est vrai, si vous vous rendez compte que ces mécanismes, ces chaînes de causes et d’effets sont toutes-puissantes sur vous et vous ordonnent des actions qui ne sont que des réactions. Comme un sujet hypnotisé vous les faites, comme un sujet hypnotisé vous êtes convaincus de les faire librement, comme un sujet hypnotisé vous les justifiez. Ce n’est pas une vie. Ce n’est en tout cas pas une vie dans laquelle vous êtes tout le temps en paix avec vous-même, tout le temps en paix avec les autres et tout le temps en état d’amour. Alors regardez comment va le monde. Regardez, c’est si simple. Tant de bonnes volontés et tant de violence. Tous les hommes rêvent d’un monde meilleur. Les chrétiens intégristes, les chrétiens de gauche, les communistes, les maoïstes anti-soviétiques, tout le monde rêve d’un monde meilleur. 

Chacun, au plus profond de soi, porte une nostalgie de beauté, de tendresse, d’harmonie, de générosité. Il n’y a pas un cœur endurci qui ne versera une larme le jour où on lui parlera du sacrifice d’une mère pour son enfant. Tant de nostalgie de paix, d’amour, et tant d’agressivité dans les faits. La violence est partout. Est-ce librement que les guerres se déclarent, que les persécutions se déchaînent ? Est-ce librement que les gens se rendent si malheureux et rendent les autres malheureux ? 

Allons. C’est à cause de ce sommeil hypnotique dans lequel vit l’humanité. Vous pouvez entendre ce langage ancien. Il vous concerne bien plus vitalement et directement que le langage de Marx, de Mao Tsé-toung ou de Jean-Paul Sartre. C’est la plus grande vérité, la plus unanimement et universellement admise dans les différents enseignements ésotériques. Mais vous ne pouvez être libres que si vous vous éveillez. L’éveil est la condition de la liberté et, pour s’éveiller, il faut lutter pour s’éveiller. 

 Arnaud Desjardins
Le vedanta et l’inconscient
À la recherche du soi III

----------------------------

vendredi 21 septembre 2018

Libre de toutes pensées...


Si par hasard, comme Robinson, vous deviez vous résoudre à résider longuement sur une île déserte, je ne saurais trop vous conseiller d’emporter avec vous ce livre, par lequel vous désapprendrez l’ennui. Et si par bonheur cet ouvrage exceptionnel - où Patrick Mandala traduit les instructions spirituelles de Ramana Maharshi - tombait entre vos mains, je vous conseille ce petit exercice : ouvrez-le à n’importe quelle page… Vous en serez nécessairement (pour le moins) étonné(e) - voire retourné(e), renversé(e), inversé(e)… Des exemples ? « Qu’est-ce que le lâcher-prise ?» demande ingénument le disciple. Le maître lui répond en utilisant… le lexique du contrôle et de l’obéissance : « La maîtrise du mental est la même chose. L’ego se soumet s’il reconnaît la plus haute autorité du Soi. » (p. 15) Pensait-on que le grand instructeur prônait la voie directe, l’éveil instantané, le non-chemin ? Et nous voici lisant : « La pratique est nécessaire. » (p. 24). Imaginait-on la méditation comme une posture assise et immobile durant des heures ? Elle se révèle infiniment davantage : « La meilleure méditation est celle qui continue dans les trois états. » Et si vous vous demandez quels sont ces trois états, les voici aussitôt précisés : la « veille », le « rêve » et le « profond sommeil » (p. 28)… 

La libération ici décrite est donc celle d’un maître déroutant, hors normes, baignant en continu dans une liberté totale vis-à-vis de ces pensées nuageuses, si infimes soient-elles, qui dissimulent la splendeur de la Conscience qui nous anime de manière continuelle, infaillible, divine : « Dans le samadhi, l’esprit est si vif qu’il fait l’expérience du Brahman. […] En fait, il est devenu le Brahman lui-même. » (p. 28-29) Bien sûr, de nombreuses notions du vocabulaire hindou sont ici explicitées de manière précise : le nirvana, les vasanas, nirvikalpa, sahaja, etc. Mais dès que le questionneur s’égare dans une métaphysique qui l’éloigne du présent, le maître le ramène à l’essentiel, ici et maintenant : « Pour le moment, laissez Dieu où Il est. Qu’en est-il de « vous » ? » (p. 74) A la fois érudit et rafraîchissant, ce livre vivant, composé de questions-réponses, non seulement remet nos pensées en place, range les concepts dans les rayons appropriés, ranime notre exigence intérieure, redessine une voie vers la grande Libération, mais encore nous fait beaucoup de bien en nous ramenant, inlassablement, dans l’accessible et radieuse simplicité de cette incarnation qui est la nôtre à chaque instant : « Le fait est que vous êtes, maintenant, parfait, et votre supposée imperfection n’est que votre propre création. » (p. 73)


Sabine Dewulf
****

vendredi 20 juillet 2018

Délivrance


Le corps est un livre ouvert... des pages relatives pour une œuvre absolue...


++++++

mardi 10 juillet 2018

Libre de toutes pensées...


De nouveau un livre précieux pour mieux découvrir une référence spirituelle : Ramana Maharshi


Voici un ouvrage clé sur l'enseignement de Râmana Mahârshi qui répond ici à des questions d'auditeurs du monde entier avec précision et finesse.

Râmana Mahârshi s'inscrit dans le cadre d'une pureté et d'une simplicité d'être confondante. Il évolue dans l'enseignement traditionnel de l'Advaïta et de l'Âjata-vâda, de la non dualité absolue, et il donne vie à cette doctrine millénaire en incarnant l'unicité de jnâna et bhakti, connaissance du Soi et dévotion au Divin, et à toutes les créatures.
Le Sage affirme sans cesse la vérité de l'Être : connaissance et amour sont indissociables, comme le feu et sa chaleur. Bhagavân expose ici son enseignement en termes particulièrement directs et subtils. Il nous parle de la méditation, de l'investigation « Qui suis-je ? », des divers samadhi, du Nirvana, des différents corps, etc.

Le but est d'atteindre la source du sens du « je », par la suppression constante du processus mental. Être libre de toutes pensées.
Chaque être est le Soi par la connaissance directe immédiate.
Tous ces univers - humains, objets, pensées et évènements - ne sont que des images se mouvant sur l'écran de la pure Conscience, laquelle seule est réelle. Formes et phénomènes passent, seule la Conscience demeure à jamais. Le livre se termine sur des instructions spirituelles inédites qui furent recueillies par Sâdhu Natânanda, proche disciple, puis relues et corrigées par Râmana Mahârshi lui-même. Elles ont une authenticité qui ne trompe pas. La voie de l'Advaïta y est décrite en quatre phases - celles de toute pratique véritable : Instructions - Pratique - Expérience - Réalisation. Elles seront bénéfiques à celui, celle qui s'engage sur la voie, tout comme à celui qui est déjà plus avancé.
Un témoignage essentiel.

****