jeudi 31 mars 2011

Edgar Morin répond aux questions sur la Voie (2)

Edgar Morin est directeur de recherche émérite au CNRS, sociologue et philosophe, Docteur honoris causa de 24 universités à travers le monde. Nous l'entendons à la suite de la sortie de son livre : La Voie


Edgar Morin (7 février 2011 dans la Tête au carré)
2ème partie : 18 min.

mercredi 30 mars 2011

Edgar Morin et les questions sur la Voie (1)

Edgar Morin est directeur de recherche émérite au CNRS, sociologue et philosophe, Docteur honoris causa de 24 universités à travers le monde. Nous l'entendons à la suite de la sortie de son livre : La Voie


Edgar Morin (7 février 2011 dans la Tête au carré)
1ère partie : 18 min.

mardi 29 mars 2011

De la cuisine au wok

Le wok oui mais avec agitation... chaud devant ! :

lundi 28 mars 2011

Je vous prie... avec Maria Rilke

«Je vous prie d’être patient à l'égard de tout ce qui dans votre coeur est encore irrésolu,
et de tenter d'aimer les questions elles-mêmes
comme des pièces closes et comme des livres écrits dans une langue fort étrangère.

Ne cherchez pas pour l'instant des réponses, qui ne sauraient vous être données;
car vous ne seriez pas en mesure de les vivre.
Or, il s'agit précisément de tout vivre.
Vivez maintenant les questions. Peut-être en viendrez-vous à vivre peu à peu,
sans vous en rendre compte, un jour lointain, l'entrée dans la réponse.»
Rainer Maria Rilke

dimanche 27 mars 2011

En mars, on se met au bouleau


Un printemps tout en sève
Dans plusieurs langues slaves, le mois de mars porte le nom du bouleau, sans doute parce que cette période de l'année correspond à la montée de la sève. Celle du bouleau pubescent (Betula pubes-cens ou B. alba), aussi appelé bouleau blanc, le plus commun, était jadis très prisée dans les pays du nord de l'Europe, où l'on en faisait une cure dépurative – une propriété qui n'a cependant jamais été vérifiée scientifiquement. Les Amérindiens, eux, consommaient la sève du bouleau à papier pour ses vertus nutritives et
toniques. Les analyses scientifiques ont confirmé l'intérêt nutritionnel de cette sève : sucres divers (glucose, fructose, galactose...), acides aminés (surtout glutamine, citrulline et acide glutamique), acides organiques (malique, citrique...). De plus, elle apporte des minéraux utiles à la santé: calcium, magnésium, phosphore, manganèse et zinc.

Drainez les toxines :
De nos jours, la cure de sève de bouleau a trouvé sa place dans les pratiques de santé. Elle draine les toxines accumulées pendant l'hiver tout en ayant un effet tonique et reconstituant. La dose conseillée est d'un verre de sève de bouleau tous les matins pendant trois semaines (soit environ 1 litre par semaine). Vous la trouverez dans les magasins d'alimentation bio. Vous pouvez égale-ment la prélever vous-même. Percez à la vrille un trou dans un bouleau, à environ 1 m de hauteur. Placez-y un tuyau parfaitement propre que vous laisserez pendre dans un récipient (en interposant un filtre entre le tuyau et le récipient). Rebouchez-le trou avec un bouchon de bois ou du mastic à bois et ne prélevez un même arbre que deux à trois fois par an pour ne pas l'affaiblir. Conservez la sève recueillie au réfrigérateur.

Source : Les 4 saisons du jardin bio

Amma et la science de la spiritualité

matruvani, mars 2011

Mes enfants, aucune richesse matérielle ne vous apportera jamais la paix intérieure.
 Si nous comprenons le rôle et l'utilité de chaque objet matériel qui entre dans notre vie et vivons en accord avec cette compréhension, nous n'aurons plus aucune raison de souffrir.

La science qui nous enseigne comment vivre sur cette terre, comment être heureux dans l'adversité même, c'est la science de la spiritualité, la connaissance du mental.

samedi 26 mars 2011

Le seringat, le jasmin des poètes

De la famille des Saxifragacées, le jasmin des poètes vous apportera bientôt ses fragrances...



Pour agrémenter son jardin d'un seringa (2 min.)



Fiche sur le seringat ou philadelphus

vendredi 25 mars 2011

Daishin, à découvrir

Daishin est le bulletin en ligne de la sangha réunie autour de Joshin Sensei, fondatrice du temple "La Demeure Sans Limites". Tous les mois, vous y trouverez des textes proposés par Joshin Sensei (Joshin Luce Bachoux), ou par les membres de la sangha.
Photo de Claire

Poésie Arabe... Les jardins du vouloir Vivre !

Il y a des jardins

Vouloir Vivre


Tiré d'un très beau livre : La Poésie arabe

jeudi 24 mars 2011

Trois questions à Pierre Rabhi

Vous dites que seule la solidarité peut faire changer le monde.

Plus que jamais nous sommes dans une phase historique où l'on n'a pas le droit de se tromper. Il faut des acteurs pour changer le monde. Ces acteurs c'est vous, c'est chacun de nous. La société est ce que nous sommes, ce que nous en faisons. Rien ne changera tant que nous ne changerons pas nous-mêmes, chacun dans notre vie.
Nous avons désappris à être sociaux. Les dispositifs sociaux actuels ont gommé la solidarité naturelle. La prospérité des nations s'inscrit sur la planète comme un gisement de ressources à exploiter. Il n'y a de richesse que monétaire. Et en réussissant par l'argent, on échoue humainement.
On donne aux enfants le modèle de la compétition, de l'opposition, de l'antagonisme, au lieu de lui apprendre le partage, la complémentarité, la solidarité, la tolérance... Servir la vie plutôt que la mort. Dans la nature, le pôle nord n'est pas contre le pôle sud.


Comment peut-on aller plus loin dans un changement de société ?

En construisant une société où toutes les compétences seront mises en commun. L'« Oasis » à Kergrist-Moëlou, « Les Amanins », dans la Drôme, le « Hameau des buis » en Ardèche, sont des exemples de ce sur quoi peut se construire le futur : créer des lieux en harmonie et cohérence avec les lois de la vie. Oser l'utopie : aller vers ce qui n'a jamais été expérimenté, transformer les règles par lesquelles toute la société est pétrifiée.
On doit réapprendre à produire, consommer localement. L'éradication des petits paysans est un désastre. Construire un monde de modération pour que tout le monde puisse vivre et non accaparer les biens au détriment des autres.


Serez-vous de nouveau candidat en 2012 ?

Les élections sont en fait l'opportunité de porter un message non conventionnel : l'humain est au coeur du changement, aller vers la modération et le partage. Priorité à l'humain et à la nature. Notre planète est généreuse, elle peut satisfaire tout le monde si l'on accepte de sortir de cette croissance effrénée qui va droit dans le mur. Alors, pourquoi pas ? Le candidat ce sera vous, qui nourrissez notre engagement et portez déjà ce message.


Source : Ouest-France Bretagne

mercredi 23 mars 2011

bouillon cube, sel et huile de palme

Partons à la découverte du bouillon cube qui ne tourne pas toujours rond...

mardi 22 mars 2011

Un coeur japonais

Quand ton coeur est dans la misère,
 n'écoute pas de musique, va sans bruit te nourrir de silence,
 là où il n'y a que de l'air, de l'eau et des cailloux,
car raisonneront là-bas,
 les mots qui permettent de vivre.
  Poème japonais  

lundi 21 mars 2011

Des comprimés d'iode en stock mais périmés...

Ce document que j'avais gardé en stock, comme les pharmacies avec les comprimés d'iode, a été réalisé avant les évènements du Japon. Ne craignez rien, avec le nucléaire tout va bien ! :

dimanche 20 mars 2011

Etre quelqu'un chaque jour avec Alexandre Jollien

Alexandre Jollien est un philosophe et écrivain né en 1975 à Savièse, en Suisse. Son dernier livre, Le philosophe nu, est paru au Seuil.


Jules Renard a écrit : « Il est plus difficile d’être un honnête homme huit jours qu’un héros un quart heure. » Et il est peut-être plus difficile de progresser petit à petit, de persévérer doucement, que d’initier de tonitruantes révolutions. « Devenir soi-même », « être quelqu’un », « réussir sa vie », « faire quelque chose de son existence », voilà quelques-unes de ces pesantes injonctions qui peuvent peser sur une personnalité aujourd’hui, lui interdisant tout semblant de médiocrité et condamnant plus d’un à n’être qu’un loser. Dans la valse des médias, haut lieu de l’éphémère, un certain éloge de l’héroïsme tend à disqualifier toute vie rangée, tranquille, sans hauts faits.


Toute société a ses modèles. La nôtre, me semble-t-il, exacerbe l’extraordinaire, le toujours plus, l’exploit. La dictature de la réussite peut même se cacher derrière les plus louables idées. Ainsi celle de résilience. Dans le courrier que je reçois, depuis ­quelques mois, plus d’un correspondant se présente comme résilient. Rappelons d’abord le concept, la résilience est la capacité de rebondir, de ne pas se laisser terrasser par l’épreuve, de faire face en un mot. La notion vient heureusement contredire tant de préjugés qui enferment l’individu dans son malheur, qui rigidifient les déterminismes et qui nous plongent in fine dans le désespoir et le découragement. Non, un enfant battu ne battra pas nécessairement sa descendance. Une personne handicapée ne vivra pas fatalement à l’écart du bonheur. Bref, ici est mis l’accent sur la formidable faculté d’adaptation dont peuvent faire preuve les hommes et les femmes, même meurtris. La lueur d’espoir ainsi apportée est des plus salutaire.


La conversion du regard congédie tout fatalisme et nous délivre des dégâts de la résignation. Cependant, Jules Renard vient rappeler un danger, celui de l’héroïsme d’un jour, d’une réussite de surface. La résilience tient du marathon plus que du 100 mètres. S’en sortir ne se conjugue qu’au présent, nul acquis, jamais de réserve. Tout se joue dans l’acte, mille et une fois répété. La référence qui m’a toujours troublé est celle de Primo Levi. Un homme échappe au camp de concentration, trouve la force de survivre dans des conditions extrêmes et, une fois dehors, plus de 40 ans après, lorsque la vie semble avoir repris un cours plus doux, voilà qu’il choisit, selon toute apparence, de se donner la mort. Choisir ne convient peut-être pas, car peut-on vraiment parler de choix quand le désespoir nous pousse à accomplir ce geste ultime ?


Primo Levi me rappelle avec force la nécessité de s’engager, de persévérer. Il m’interdit de regarder en arrière ou de trop me braquer sur le futur. Aujourd’hui, je vais m’en sortir. À cette fin, je puis faire un pas, juste un petit pas, celui de ce jour. Je sais que, jamais, je ne pourrai m’installer dans quelque sécurité. Je devine aussi que si résilience il y a, elle se reçoit et se bâtit d’instant en instant. Je n’ai que très peu de marge de manœuvre dans cette histoire sinon celle-ci : persévérer et bien m’entourer. Mais ai-je vraiment le choix de persévérer ? Voilà peut-être l’authentique héroïsme du quotidien : maintenir le cap, avancer, progresser un petit peu chaque jour. J’estime les sportifs d’élite, les artistes, les aventuriers et les inventeurs. Mais la prouesse qui emporte toute mon admiration est celle d’une vie qui gagne du terrain loin de l’amertume et de l’égoïsme et qui découvre dans l’épreuve autant d’occasions de devenir plus libre et léger.

samedi 19 mars 2011

La peur clandestine de n'être rien


« C’est là que commence la barbarie, Saad : quand on ne se reconnait plus dans l’autre, quand on désigne des sous-hommes, quand on classe l’humain de façon hierarchique et qu’on exclut certains de l’humanité. Moi j’ai toujours choisi la civilisation contre la barbarie. Et tant qu’il y aura des ‘gens qui ont droit à’ et des ‘gens qui n’ont pas droit à’, il y aura de la barbarie »

La peur... (2 min.)
Ulysse from Bagdad, roman d'Éric-Emmanuel Schmitt publié chez Albin Michel en 2008.

vendredi 18 mars 2011

Un appel de Amma pour le soleil levant

Thought of the Moment
"When difficult circumstances arise in life don't run away in fear, rather kindle
the love within and try to overcome them." — Amma

Pensée du Moment
« Quand des circonstances difficiles apparaissent dans la vie ne fuyez pas par
peur, éveiller plutôt l'amour en vous et essayez de les surmonter. » — Amma
Un appel de Mata Amritanandamayi 
que vous pouvez retrouver sur la page Actualités !

Un voyage pour les arbres avec Francis Hallé (5)

Partie 5 : l'animal et le végétal
Oui, laisser ces forêts disparaître, c'est passer à côté d'un formidable pactole biochimique ! Les recherches scientifiques ont montré qu'elles sont une réserve importante de molécules nouvelles, dont on n'a découvert à ce jour qu'une partie. Autant de possibilités de recherches, pour mettre au point les parfums ou les médicaments du futur. N'oublions pas que la forêt a déjà fourni de nombreux remèdes à nos maladies. L'écorce du quinquina, petit arbre d'Amérique du Sud, fournit par exemple la quinine, qui a longtemps été le seul remède, encore très utilisé en Afrique, contre le paludisme.

jeudi 17 mars 2011

Un voyage de connaissance des arbres avec Francis Hallé (4)

Partie 4 : Eloge de l'arbre
"Les forêts tropicales sont les réserves de vie de notre planète ! Elles sont incomparablement plus riches que les océans, qui couvrent les deux tiers du globe mais ne représentent que 15% de la biodiversité. La forêt tropicale, qui ne constitue que 6% des terres émergées, abrite en revanche au moins 75% de la biodiversité mondiale. Et au sein de ces forêts, on estime que 69% de la faune vit dans la canopée."

mercredi 16 mars 2011

Un voyage pour approcher les arbres avec Francis Hallé (3)

Partie 3 : La condition tropicale
L'aventure qui n'a pas été la moindre, pour lui et pour son équipe, a été celle du Radeau des cimes : ne plus se contenter d'interroger du regard, depuis l'ombre du sous-bois en levant les yeux vers le ciel, la frondaison inondée de soleil, mais aller observer de près la canopée, séjourner à plusieurs dizaines de mètres du sol, découvrir l'inconnu végétal. Histoire de réaliser le plus vieux rêve enfantin, mais aussi de percer des mystères biologiques dont la connaissance pourrait rendre bien des services aux hommes qui vivent sur terre.

Et c'est pour rendre hommage à l'admirable condition végétale que les entretiens furent enregistrés dans un bois de pins, non loin de Montpellier...


mardi 15 mars 2011

Un voyage auprès des arbres avec Francis Hallé (2)


Partie 2 : La canopée
Francis Hallé est botaniste, et dendrologue. La science des arbres, il la possède ; la beauté des arbres, il la contemple ; l'ingéniosité des arbres et la faculté qu'ils ont à se sortir de toute situation difficile et à imposer leur présence, il s'en émerveille ; leur manière d'occuper l'espace, il ne cesse de l'étudier ; leur architecture, il ne cesse de l'observer. Pourtant, Francis Hallé sait que les arbres sont loin d'avoir tout révélé de leur biologie aux observateurs . Car le botaniste dendrologue est aussi biologiste, et il a enseigné longtemps à l'Institut de botanique de l'université de Montpellier. C'est après avoir mené des études de zoologie qu'il est venu à la botanique, et ce premier regard sur la zoologie l'a conduit à faire d'intéressantes comparaisons entre le règne animal et le règne végétal. La fréquentation des arbres a aussi poussé Francis Hallé à considérer leur environnement ; c'est tout naturellement que son propos est aussi celui d'un spécialiste de l'écologie, et notamment de l'écologie tropicale. La passion des arbres l'a mené jusqu'aux tropiques, où il a regardé vivre les arbres et les hommes, et s'est posé des questions décisives sur ce qu'il a appelé « la condition tropicale ».

lundi 14 mars 2011

Un voyage à travers les arbres avec Francis Hallé (1)

En attendant que je retrouve la planète internet et que le Japon puisse refroidir les coeurs, voici une découverte (ou redécouverte) de la richesse des arbres...
Une interview très enrichissante de Francis Hallé (source : France Culture):



Partie 1

dimanche 13 mars 2011

"L'idée de la mort me donne plus envie de vivre" par Edgar Morin

Lors des manifestations contre le projet de retraite, j'avais envie de mettre une pancarte demandant la retraite à 90 ans ! Il faut la proposer tôt à ceux qui n'ont pas de joie dans leur métier et laisser travailler tant qu'ils le veulent ceux qui ont des activités qui les passionnent. La continuation d'activités bonnes pour soi fait vieillir moins vite. Je ne me résigne pas à mourir parce que je pense que j'ai encore beaucoup de choses à faire. L'idée de la mort me donne encore plus envie de vivre. Je suis en bonne santé. Peut-être parce que je suis un type débonnaire. 

Ma façon de penser, que j'appelle la complexité, m'empêche de ne voir que les aspects mauvais chez les autres. J'en perçois toute la complexité, donc je ne peux pas détester. La haine et la rivalité agressent le corps. Mais l'avantage de vieillir en bonne santé est compensé par le chagrin de voir mourir les êtres chers. Je marche dans un cimetière. Heureusement, j'ai une germination d'amitiés avec de nouvelles personnes plus jeunes.

Je ne veux surtout pas renoncer à l'amour, qui m'apporte mon combustible. Je sépare la prose, les choses qui nous emmerdent, de la poésie qui nous rend contents. C'est ce qui m'a aidé à vieillir jeune. Il est important de sauvegarder une part de poésie dans sa vie. Et le comble de la poésie, c'est une relation d'amour. Pour bien vieillir, il faut garder les curiosités de l'enfance, les aspirations de l'adolescence, la responsabilité de l'adulte et l'expérience de la vieillesse.»

samedi 12 mars 2011

Rencontre avec Henri Laborit (2)

Une interview de 1976 avec Henri Laborit qui pour l'époque nous aide à réfléchir !
Henri Laborit, médecin chirurgien et neurobiologiste, introduisit l'utilisation des neuroleptiques en 1951. Il était également éthologue (spécialiste du comportement animal), eutonologue (spécialiste du comportement humain) et philosophe.

vendredi 11 mars 2011

Rencontre avec Henri Laborit (1)

Une interview de 1976 avec Henri Laborit
Henri Laborit, médecin chirurgien et neurobiologiste, introduisit l'utilisation des neuroleptiques en 1951. Il était également éthologue (spécialiste du comportement animal), eutonologue (spécialiste du comportement humain) et philosophe.

jeudi 10 mars 2011

D'infinis paysages avec Juliette Binoche et Louise Labé

Juliette Binoche est la marraine du 13ème printemps des poètes.


"Je ne porte la poésie que lorsqu'elle branche les antennes des profondeurs, c'est à dire qu'elle ose une sincérité déconcertante. La poésie est un langage de l'invisible, un ressenti qui s'exprime avec le concentré, le peu, le dense. Le moins pour le plus, elle se retire pour attirer. C'est une opération à coeur ouvert où le verbe prend corps. La poésie peut me transporter, me transformer mais je dirais même plus, elle me fait me reconnaître et là c'est le bonheur. J'ai ce sentiment de proximité avec Antjie Krog, Rumi, Tchouang Tseu, Hafez, Michaux, Char... 
La poésie reste pour moi l'art le plus sacré, comme une incantation à l'homme, à sa nature, une musique intérieure libre de toute religion, où on ose sa nullité, où le mot est dans sa verticale. Il y a des poésies qui déchirent, qui crient, il y a celles qui réconcilient, celles qui nous touchent, qui nous enchantent, qui nous provoquent, qui nous font sourire. Le fil intérieur des mots nous appartient, comme une goutte d'eau qui nous fait survivre." Juliette Binoche


Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J'ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m'est et trop molle et trop dure.
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.


Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure ;
Mon bien s'en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.


Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.


Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.
Sonnet VIII

mercredi 9 mars 2011

Arnaud Desjardins et la paix profonde (2)


Une interview d'Arnaud Desjardins sur la radio RCF


Même si ce n’est pas encore accessible tout le temps, en toutes circonstances loin s’en faut, des expériences de retournement, de détente soudaine parfois même au cœur d’une émotion, d’un conflit - et nous en faisons tous - viennent contredire deux de nos croyances les plus tenaces : la première est qu’en tant qu’adulte nous avons besoin d’être aimé, la deuxième est que nous ne pouvons aimer que sous certaines conditions seulement. J’ai la certitude que l’amour ne dépend pas des conditions et circonstances, des autres, de ce qu’ils font ou disent, et qu’il est n’est pas un besoin mais un état, notre état naturel, l’état de bonheur paisible d’où nous sommes issus.

mardi 8 mars 2011

Arnaud Desjardins et la paix profonde (1)

Réalisateur à l'ORTF de 1952 à 1974 Arnaud DESJARDINS est l'un des premiers occidentaux à avoir fait connaitre à un large public, les spiritualités orientales. Sa vie a été une longue quête spirituelle qui l'a conduit à s'engager activement dans le dialogue interreligieux. Il vient de publier "La paix toujours présente" aux éditions de la table ronde :


Une interview d'Arnaud Desjardins sur la radio RCF

lundi 7 mars 2011

Des poêles et du teflon (PFOA et PTFE)

Une émission très intéressante sur l'anti-adhérence à la souffrance des poêles (la façon de les culotter)... Attention c'est chaud !

dimanche 6 mars 2011

Un souvenir de Lee Lozowick


Merci à la personne qui m'a envoyé ce message sur Lee Lozowick pour illustrer cette vidéo :


Lee Lozowick is dead and other inside jokes.


Lee Lozowick is dead.
to say that is to stop the world turning
to silence the thunder
to slap the sky into shedding tears


Mr Lee has dropped his body.
to say that is nothing.
doesnt matter.
doesnt matter to those who knew him
cant matter to those who dont


Of what value is it to have a living Master in the world?
Infinite value.
Of what value is he when he leaves this world?
Infinite.


Nothing changes.
Everything is in endless flow,
just as it ever was.
We are always in the Work
and the Work is always in us.


And soon we will all face our own transitions.
Just as Lee has now shown us how to do.


So we go on.
jai guru. jai guru. jai guru.
Forever.






Lee Lozowick est mort et autres blagues privées.


Lee Lozowick est mort.
dire cela, c’est faire arrêter le monde de tourner
c’est faire taire le tonnerre
et gifler le ciel jusqu’aux larmes


Mr Lee a abandonné son corps
dire cela n’est rien
ce n’est pas grave.
ce n’est pas grave pour ceux qui le connaissaient
ça ne peut pas l’être pour ceux qui ne le connaissaient pas


Quelle valeur cela a-t-il d’avoir un Maître en vie dans le monde ?
Une infinie valeur.
De quelle valeur est-t-il quand il quitte ce monde ?
Infinie.


Rien ne change.
Tout est dans un flux permanent,
comme ça l’a toujours été.
Nous sommes toujours sur le Chemin
et le Chemin est toujours en nous.


Et bientôt nous serons tous confrontés à nos propres passages.
Tout comme Lee nous a maintenant montré comment faire.


Ainsi, nous poursuivons.
jai guru. jai guru. jai guru.
Pour toujours.
(Traduction de Nathalie)

samedi 5 mars 2011

Apprendre à lâcher-prise par François Roustang

Est-il possible d’apprendre à lâcher prise ?
Oui, mais en ayant conscience que dans certains cas extrêmes d’anxiété, de vulnérabilité, de désorganisation mentale, ce ne le sera pas. Et cet apprentissage n’est ni de l’ordre de la volonté, ni de celui de l’intelligence. Selon moi, c’est de l’ordre de l’éducation à la sensorialité. Il s’agit d’apprendre à percevoir le réel sur un mode qui ne doit rien à la connaissance intellectuelle, en se branchant sur la multitude de perceptions auxquelles, en temps ordinaire, nous sommes fermés : la voix de nos interlocuteurs, leur respiration, leur odeur, leurs gestes.


En quoi cette attitude peut-elle m’aider à faire le deuil de l’homme de ma vie qui, lui, ne m’aime pas ? Ou me permettre d’accepter que mon enfant ne soit pas un futur énarque ?
En premier lieu, en vous incitant à regarder, à écouter vraiment cet enfant, au lieu d’avoir de lui une image fausse, fabriquée par vous. Et qui, justement, vous empêche de le connaître, et donc de savoir qu’il ne fera jamais une grande école. Si l’homme dont vous êtes éprise est l’homme de votre vie, vous le saurez et il le saura. Sinon, c’est qu’il s’agit d’un pur fantasme. Savez-vous seulement qui il est ? Regardez-le ! Vous souffrez de son manque d’intérêt à votre égard, que risquez-vous en cessant d’espérer ? De découvrir que vous êtes seule et de devoir assumer cette vérité ?


Pour la psychanalyse, tant que nous n’avons pas découvert la cause véritable de nos difficultés, enfouie dans l’inconscient, lâcher prise est impossible. En tant qu’ancien psychanalyste, qu’en pensez-vous ?
Je pense que connaître avec précision la cause de nos symptômes est impossible. Et qu’essayer est inutile. Mais certaines personnes, avant de lâcher, de pouvoir dire : « Stop, je passe à autre chose », ont besoin de parler à un thérapeute, plusieurs fois par semaine, pendant des années parfois. Je n’ai rien à leur proposer. J’en suis conscient : plus j’avance, plus je sais qu’en ce domaine la modestie est nécessaire.


Source : Psychologies.com

vendredi 4 mars 2011

Pratiquer... sans contraintes...

Pratiquer augmente la stabilité mentale. La pratique doit être source de joie. 
Une trop grande fatigue peut se révéler nocive. Si vos forces diminuent, reposez-vous.



Une trop grande contrainte agit à l'inverse des résultats recherchés. 
Elle ouvre dans notre esprit épuisé un espace vacant dans lequel s'engouffrent nos émotions négatives.

Le Dalaï-Lama

jeudi 3 mars 2011

Le lait cru (fin)

Thermisation, pasteurisation ou tout simplement du lait cru... Des scientifiques nous montre que la protection n'est pas obligatoire avec les méthodes modernes :

mercredi 2 mars 2011

mardi 1 mars 2011

La Paix toujours présente avec Arnaud Desjardins

Cet ouvrage a été composé à partir de réponses données à différents auditoires en quête du sens de l'existence. L'auteur y prouve qu'au-delà, ou plutôt, en deçà des philosophies et des théologies contradictoires, un dénominateur commun à toutes les voies de transformation personnelle — religieuse ou non — fait l'unité : il s'agit de demeurer dans la paix, la sérénité et l'amour, valeurs qui n'ont pas de contraires. Ce dépassement des opposés (réussite/échec, bonheur/malheur, création/destruction...) demande ce que la tradition chrétienne désigne par « la mort du vieil homme » et « la naissance de l'homme nouveau », ce que le soufisme dénomme « fana » et le bouddhisme « nirvana ». Plus qu'un changement, c'est une véritable métamorphose intérieure à laquelle nous convie Arnaud Desjardins. Le verset le plus célèbre des Upanishad nous concerne tous : « De l'irréel conduis-moi au réel, des ténèbres à la lumière, de la mort à l'immortalité. » Il y a en nous une énergie fondamentale qui ne meurt pas : à nous de la trouver.



Rencontre avec Arnaud Desjardins.
Marc de Smedt - Ce livre me semble fait de réponses très personnelles à des questions qui se posent à tous. Est-ce vrai ?
Arnaud Desjardins - Oui, et j'ajouterai que j'ai décidé que ce serait mon dernier livre, mon testament. Tout a été dit, seule change la façon de le dire. Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter à mon message. A quatre-vingt-cinq ans passés, j'ai juste voulu insister dans cet ouvrage sur la guérison psychique et spirituelle qui se trouve à la portée de chacun, à condition que l'on cherche à connaître un état intérieur de sérénité, de liberté et de plénitude.

Marc de Smedt - Quels moyens préconisez-vous pour y arriver ?
Arnaud Desjardins - Vous savez, toute expérience courante est faite de contraires : la frustration se mêle à la gratification, la joie à la tristesse, la satisfaction à l'insatisfaction... Le tout est de trouver en soi l'état qui n'a pas de contraires. Il n'est pas réservé à une minorité de sages et de libérés vivants ! Dans mon livre, j'explique en détail comment nous libérer de ce jeu d'émotions, de pensées et d'inquiétudes qui nous habite.

Marc de Smedt – Beaucoup de personnes sont actuellement habitées par l'inquiétude écologique, financière, humaine. La perte de sens est générale, la peur de l'avenir occulte tout. Que faire pour contrer cette sinistrose ambiante ?
Arnaud Desjardins - D'abord, chacun doit savoir ce qu'il peut faire personnellement pour agir efficacement dans la réalité et selon les circonstances qui se présentent à lui, afin de réagir avec sagesse à son propre niveau. Et puis il faut trouver en soi ce qui est épargné par la peur permanente. Vivre dans une certaine paix intérieure aide à faire partie de la guérison du monde plutôt que de sa maladie ! Le monde intérieur est vaste : essayons de ne pas y voir que les nuages et trouvons en nous-mêmes le ciel bleu qui sous-tend tout cela !




Le lait cru (1)

L'histoire du vacherin revue et corrigée pour entrevoir les peurs infondées...