mercredi 31 octobre 2012

Méditation chrétienne : cinq voies pour pratiquer (2)


2 - Méditer en développant une pleine conscience

Cette approche nous aide à être pleinement conscient du moment présent. Le père Patrice Gourrier, qui s’y est formé, nous la présente.

Comment s’y prend-on ? 
« Cette méditation dite “de pleine conscience” repose notamment sur deux exercices simples. Le premier consiste à porter son attention sur les différentes parties de son corps. Commencez par le pied droit, puis remontez jusqu’à la hanche, puis effectuez le même mouvement avec le pied gauche. Poursuivez en portant l’attention sur votre dos, votre colonne vertébrale, en remontant doucement vers le haut, puis les épaules, le cou, le cuir chevelu. Détendez ensuite votre front, puis les yeux, sentez l’air qui entre par les narines, la mâchoire qui se relâche. Soyez attentifs à la poitrine, le plexus solaire, le ventre. Terminez en passant en revue l’ensemble de votre corps. Cet exercice peut être pratiqué par tout le monde, à l’exception des personnes qui souffrent de trouble psychotique. Le second exercice s’effectue assis, les yeux fermés, les deux mains sur les genoux, paumes ouvertes vers le ciel, la colonne vertébrale droite. L’attention se porte sur sa respiration, l’alternance de l’inspir et de l’expir, le trajet de l’air qui circule par le nez, les poumons, le ventre. »

En quoi est-ce chrétien ? 
« Souvent, nous n’arrivons pas à prier, car nous sommes pris par le tumulte de nos pensées. En son temps, saint Augustin avait déjà identifié le besoin de ralentir le rythme de ses pensées. Jésus a valorisé cette présence ici et maintenant ; en invitant à ne pas regarder en arrière et à ne pas se soucier du lendemain. Cette méditation constitue une bonne introduction à la prière. Si je suis préoccupé par des souvenirs, des projets, je ne peux me nourrir par le passage de la Bible que je lis, je ne peux me mettre à l’écoute de l’Esprit saint. Cette technique permet aussi de prier en ayant conscience de son corps, de tout notre être. »

• Pour pratiquer. Les formateurs en méditation de pleine conscience se sont regroupés au sein de l’Association pour le développement de la mindfulness. Retrouvez sur le site : www.association-mindfulness.org


mardi 30 octobre 2012

Méditation chrétienne : cinq voies pour pratiquer (1)


Dans nos vies agitées, nous pouvons passer notre existence entière à côté du moment présent. En réaction à ce zapping permanent de notre esprit, plusieurs approches tentent de nous aider. Les bouddhistes ont mis au point des techniques pour développer une pleine conscience. Les adeptes prennent la posture de Bouddha : les jambes croisées, le buste droit. Des séances d’initiation permettent d’apprendre à laisser passer ses pensées sans s’y accrocher. Cette méditation favorise une vie sereine dans un monde souvent hostile. Lors de son passage à Paris, en juin, la Prix Nobel de la paix birmane, Aung San Suu Kyi, a ainsi déclaré que ces temps de silence l’avaient beaucoup soutenue durant son assignation à résidence par la junte militaire de son pays.
Depuis une dizaine d’années, le grand public français a découvert une autre forme de méditation laïque dite de « pleine conscience », qui enseigne comment être pleinement attentif à ce qui se vit dans l’instant présent. Et du côté des chrétiens ? Déjà au IVe siècle, les Pères du désert avaient compris que, pour « respirer le Christ », il fallait d’abord s’asseoir et s’apaiser. Plus tard, Ignace de Loyola invitait à méditer la Bible et, pour mieux se mettre en présence de Jésus, à visualiser les scènes des Évangiles. Ainsi, valoriser l’attention au souffle, à la présence corporelle est bien, dans une optique chrétienne, un chemin nécessaire pour l’écoute de la présence de Dieu dans nos vies. ..

1 - Méditer en répétant un mot ou une phrase

Cette méthode consiste, par le silence et l’attention, à se rendre disponible à la rencontre avec Dieu. Stéphanie Barcet, qui anime un groupe de méditants chrétiens à Paris, nous présente cette approche. 

Comment s’y prend-on ? 
« Commencez par vous tenir immobile et silencieux, assis en tailleur, en position du lotus ou sur une chaise, les mains posées sur les genoux, selon votre convenance. Puis récitez un mot ou une phrase. Les méditants chrétiens proposent le terme Maranatha, qui peut se traduire par “Le Seigneur vient” ou “Viens Seigneur”. Dans la tradition orthodoxe, les croyants sont invités à répéter la prière du cœur. “Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur !” Si vos idées vagabondent, laissez-les s’éloigner comme les nuages passants dans le ciel, sans s’attarder sur l’une de vos pensées. 
Reconcentrez-vous sur le mot, sur la phrase. Il arrive fré­quemment que la séance se termine sereinement, comme lors­qu’une eau trouble devient claire. 
D’autres fois, on se bat contre ces pensées durant toute la méditation, la quiétude ne vient qu’après. Il est conseillé de demeurer ainsi au moins 25 minutes. Cela peut sembler long, mais essayez, vous verrez que cela s’avère plus simple qu’on ne le croit. Vous pouvez méditer à une heure fixe, le matin, nous sommes souvent mieux disposés pour prendre ce temps. Ou le soir, en rentrant du travail ou avant de se coucher, en fonction de ce qui est compatible avec la vie de famille. Ce qui compte, c’est d’adopter des rendez-vous réguliers, si possible tous les jours. » 

En quoi est-ce chrétien ? 
« Cette méditation a pour objet de nous rendre disponibles à la présence de Dieu. Être simplement là, ouvrir son cœur pour accueillir Jésus. Il s’agit moins de faire le vide comme on l’entend parfois que de rejoindre ce point intérieur en nous où nous sommes en relation avec Dieu. Ce temps peut s’effectuer devant une icône : le visage de Jésus, celui de la Vierge, ou de la résurrection. Il peut se pratiquer seul, mais aussi en groupe. Chez les méditants chrétiens, nous nous réunissons une fois par semaine. Nous sentons alors vraiment l’esprit que l’on partage, une présence. »

• Pour pratiquer. Plusieurs groupes de méditants chrétiens existent en France. Retrouvez-les sur le site :meditationchretienne.org/site/index.php

source : La Vie

lundi 29 octobre 2012

L'au-delà avec le Mont Saint-Michel

Un nouveau passage par le Mont Saint-Michel.

dimanche 28 octobre 2012

Psychisme avec Denise Desjardins

"...Depuis le début de ma vie, j’aspire à être centrée, stable et paisible, ce qui nécessite une grande détente et une grande acceptation : je m’efforce donc d’éliminer les complexités intérieures, les grosses émotions récurrentes, les petits désirs, pour approcher une sorte de vide qui n’a rien à voir avec le néant. Un sentiment d’unité, de profondeur et de vérité. J’ai eu une vie riche, mais aussi douloureuse. J’ai beaucoup pleuré ; je crois que j’ai épuisé mon quota. Ça ne m’empêche pas d’avoir le cœur ouvert. Mais à la place des larmes sourd en moi une grande énergie. "




Description
Conférence : de la révolte au lâcher-prise par Denise Desjardins 

Attirée depuis toujours par la connaissance de soi et la spiritualité orientale, Denise Desjardins part pour l’Inde en 1959. Elle y rencontre d’abord Mâ Anandamayi, puis Swâmi Prajnânpad qu’elle considère comme son maître. Elle transmet ce qu’elle a reçu par de nombreux ouvrages où elle explique comment son insatisfaction et sa révolte sont devenues les moteurs même de son évolution. Il s’agit de changer en profondeur, rejoindre notre nature véritable, et atteindre cette zone où règne la paix intérieure que les remous de surface ne peuvent affecter. 

Denise Desjardins est une combattante de la liberté intérieure, une femme d’exception dont la vie a été centrée avec détermination sur la recherche de sens. A la suite de la projection d’une partie du film qui lui est consacré Denise Desjardins répondra à vos questions. Rencontre organisée en collaboration avec La Librairie de la presse. 

Date : jeudi 8 novembre 2012 
Horaire : 18h 
Lieu : Uzès, médiathèque 
Entrée libre 

Renseignements 

Médiathèque municipale 
Rue Port-Royal, Uzès 
Tél. : 04 66 03 02 03 
http://www.uzes-mediatheque.com/


samedi 27 octobre 2012

Trois épices au secours de votre digestion


Si les épices parfument nos plats de divine façon, elles sont également des alliées santé aux bienfaits avérés. En cas de digestion difficile, pensez à les boire en tisane ou à les associer à vos recettes…

Le curcuma anti-inflammatoire

Cette épice provenant d’un rhizome séché d’une plante exotique très répandue en Inde (mais aussi en Asie et en Afrique) porte souvent le joli nom de « safran des Indes ». De couleur jaune-orangé, la poudre de curcuma au goût amer est le principal ingrédient du curry qui colore les plats de la cuisine indienne.
Ses atouts. Si l’action antioxydante de l’un de ses composants, la curcumine, est observée de près comme possible agent préventif de certains cancers (il inhiberait la croissance de lymphomes et tumeurs cancéreuses), les vertus anti-inflammatoires du curcuma dans le traitement des troubles digestifs et hépatiques ont, quant à elles, été confirmées par des études scientifiques. En clair, il lutte contre les douleurs et brûlures gastriques (son action anti-inflammatoire réduirait même les douleurs rhumatismales) et stimule le foie et la sécrétion de la bile, favorisant la digestion.
Je le cuisine comment ? Associé à un peu de poivre noir et d’huile d’olive, pour optimiser son assimilation par la muqueuse intestinale. 

Gambas curcuma-sésame
Pour 4 personnes 
Décortiquez 28 gambas et faites-les revenir 2 minutes dans 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive. Ajoutez une cuillerée à soupe rase de curcuma en poudre, 1 cuillerée à soupe de graines de sésame, salez et poivrez. Mélangez bien, prolongez la cuisson 1 minute. Servez chaud sur un émincé de fenouil et de branches de céleri assaisonné d’huile d’olive et de jus de citron.


Le carvi contre les ballonnements

Il s’agit de la graine d’une plante ombellifère que l’on rencontre en France sur les chemins jusqu’à 2000 m d’altitude, ce qui lui vaut le surnom de « cumin des montagnes ». Les cuisiniers apprécient depuis longtemps sa saveur piquante et anisée et l’utilisent dans la choucroute, le goulasch et même les gâteaux.
Ses atouts. Outre le fait qu’il atténue efficacement la mauvaise haleine, le carvi réduit les spasmes en favorisant la sécrétion des sucs digestifs, mais également les flatulences, les ballonnements… Vous pouvez alors le consommer en tisane en versant 20 cl d’eau bouillante sur 1 cuillerée à café de graines. Laissez infuser 10 minutes et buvez après le déjeuner et le dîner.
Je le cuisine comment ? En graines, un peu à la manière du cumin, mélangé à la pâte à pain ou associé à une recette au fromage (quiche, cake salé, gratin…). 


Parmentier au carvi 
Pour 4 à 6 personnes
Faites cuire 8 pommes de terre, puis moulinez-les en purée avec un demi-verre de lait. Salez. Dans 1 cuillerée à soupe d’huile d’olive, faites dorer 1 oignon émincé et 500 g de viande hachée. Râpez 1 carotte et incorporez-la à la viande. Ajoutez un demi-verre d’eau et laissez mijoter 15 minutes. Salez, poivrez, ajoutez 1 cuillerée à café de carvi. Versez la viande dans un plat à gratin, recouvrez de purée, de gruyère râpé et faites gratiner 10 minutes à four très chaud.


La badiane contre les maux d’estomac

C’est elle qui est à l’origine du goût du célèbre « pastaga » (ou  ­pastis). Également appelée anis étoilé, cette épice n’est autre que le fruit d’un arbuste d’Extrême-Orient.
Ses atouts. Ses propriétés carminatives donnent de très bons résultats en cas d’aérophagie et de coliques. Ces maux de ventre disparaissent avec une tisane de badiane prise en fin de repas. Portez à ébullition 20 cl d’eau, puis versez-la sur 8 étoiles de badiane concassées. Laissez infusez 10 minutes.
Je la cuisine comment ? En étoiles (une ou deux par préparation) dans la compote, les flans, la crème anglaise, le riz à l’indienne… Et finement moulue dans le pain d’épices, les gâteaux au chocolat.
 


Petites mousses poire-badiane 
Pour 6 personnes 
Versez 20 cl de lait concentré non sucré dans un saladier et placez-le 30 minutes au réfrigérateur. Dans un grand bol, mixez 300 g de poires au sirop avec 60 g de sucre semoule et une demi-cuillerée à café de poudre de badiane (anis étoilé). Après réfrigération, montez le lait concentré en mousse à l’aide d’un batteur électrique en ajoutant peu à peu le jus d’un demi-citron. Incorporez cette mousse au coulis de poire. Versez-la dans des coupes. Réservez 1 heure au frigo avant de servir.

Épices mode d’emploi

• Je les choisis de préférence bio, de couleur éclatante, dans des flacons hermétiquement scellés (pour préserver les arômes) et avec une date limite de consommation éloignée d’un an au minimum. Pour une saveur puissante, je les achète entières et les mouline au dernier moment.

• Je les conserve dans un endroit sec, sombre et frais. Attention, ne saupoudrez jamais vos épices depuis leur contenant directement au-dessus d’un plat dégageant de la vapeur : l’humidité est leur pire ennemie.

• J’apprends à les cuisiner et à les utiliser pour dompter les maux du quotidien, en lisant Mes petites recettes magiques aux superépices, de Carole Garnier (Leduc.S), ou Géniales Épices, de Nathalie Helal (Alysse).

La Vie 18/10/2012


jeudi 25 octobre 2012

La vie t'appelle avec Boris Cyrulnik (2)



L’évocation intime d’une enfance fracassée par la guerre exalte la volonté de surmonter le malheur et de répondre à l’appel de la vie...



Deuxième et dernière partie avec Boris Cyrulnik 
(le grand entretien, 29 min.)


Boris Cyrulnik est neuropsychiatre et directeur d’enseignement à l’université de Toulon.

mercredi 24 octobre 2012

La vie t'appelle avec Boris Cyrulnik (1)



Une histoire poignante, hors du commun, qui retentit profondément en chacun d’entre nous...

Première partie avec Boris Cyrulnik (le grand entretien, 20 min.)


Boris Cyrulnik est neuropsychiatre et directeur d’enseignement à l’université de Toulon.

lundi 22 octobre 2012

Méditons en pleine conscience avec Christophe André

Christophe André, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne à Paris, pratique et enseigne depuis 10 ans la méditation de pleine conscience contre le stress, l'anxiété et la dépression. Dans cette interview audio, il revient pour "La Vie" sur les études scientifiques qui attestent des bienfaits de la méditation de pleine conscience sur la santé.

Respirer, se poser, marcher... Avec l'automne vient le besoin de ralentir, de retrouver le contact avec son corps. D'être présent à soi et à ceux qui nous entourent. La méditation de pleine conscience est une technique d'entraînement de l'esprit qui consiste à tourner celui-ci vers l'instant présent dans une position psychologique de non-réactivité. 

Etre présent à ce qui est là en s'efforçant de ne pas y réagir et simplement de l'observer et de le ressentir. Formalisée aux Etats-Unis, cette pratique met l'accent sur l'attention à la respiration et sur la prise de conscience de son corps. Son enseignement diffusé en particulier par des psychiatres ne fait pas référence à une spiritualité particulière, mais insiste plutôt sur ses vertus utiles pour l'accompagnement des dépressions. Le psychiatre Christophe André nous en dit plus, notamment sur les études scientifiques qui attestent des vertus thérapeutiques de la méditation de pleine conscience et des bienfaits sur la santé :

Explications de Christophe André (7 mn.)


Un exercice pratique par Christophe André (8 mn.)


dimanche 21 octobre 2012

Sagesse et développement (im)personnel

Un travail psychologique avec Philippe Dautais

Il est essentiel de relire son histoire pour ne pas reproduire sans cesse les mécanismes du passé. Au cours de notre vie, nous avons tous été blessés d’une façon ou d’une autre.
Pour faire face, nous avons mis en place des systèmes de protection, qui nous ont permis de ne pas demeurer recroquevillés sur nous-mêmes. Mais, souvent, nous avons tendance à adopter encore les mêmes schémas de protection 30 ans plus tard. À l’époque, ils constituaient peut-être la juste réponse à la ­blessure, mais ils se révèlent aujour­d’hui inadéquats par rapport à ce que nous vivons.

En prendre conscience permet de sortir de l’offense.

...Par exemple, je ressens de la colère contre une personne. Avec le temps, j’ai pu m’identifier à cette exaspération, avec le risque de me définir uniquement ainsi. Si je m’enferme dans cette colère, j’introduis une configuration psychique qui va déteindre sur toute ma personnalité. Or cette désidentification peut m ’aider à mettre à distance ces réactions automatiques. Il ne s’agit pas de nier la rancœur, mais de découvrir que je ne me réduis pas à ce sentiment...

Père Philippe Dautais

Voir l'article "Faire une retraite pour Pardonner", Une retraite avec Philippe Dautais

samedi 20 octobre 2012

Le bonheur avec Robert Misrahi

Robert Misrahi, philosophe, a publié de nombreux ouvrages sur Spinoza 
et consacré l'essentiel de son travail à la question du bonheur.

source: émission LGL

vendredi 19 octobre 2012

Le bonheur, la joie et l'abandon avec Alexandre Jollien

"Petit traité de l'abandon : Pensées pour accueillir la vie telle qu'elle se propose... "
Accueillons Alexandre Jollien tel qu'il est et nourrissons-nous de sa parole :

Source : émission "LGL"

jeudi 18 octobre 2012

mercredi 17 octobre 2012

L'enfance de Boris Cyrulnik

Sauve-toi la vie t'appelle...
« Lors de ma première naissance, je n’étais pas là. Mon corps est venu au monde le 26 juillet 1937 à Bordeaux. On me l’a dit. Je suis bien obligé d’y croire puisque je n’en ai aucun souvenir. Ma seconde naissance, elle, est en pleine mémoire. Une nuit, j’ai été arrêté par des hommes armés qui entouraient mon lit. Ils venaient me chercher pour me mettre à mort. Mon histoire est née cette nuit-là ».


Boris Cyrulnik, à travers le récit de son enfance, nous parle de la solitude et de la mort :

mardi 16 octobre 2012

La vie sans le phosphore ?

Comment faire face au manque à venir du phosphate, indispensable à la croissance des organismes... C'est là où l'on voit que la fertilité naturelle des sols a été détruite... 

dimanche 14 octobre 2012

Expérience divine avec Georgina Dufoix

...Pas facile pour une maman de quatre enfants de se trouver devant un trou. Et là, j'ai eu la chance, le privilège d'avoir été portée sur les fonts baptismaux par un homme que beaucoup d'entre vous connaissent : Arnaud Desjardins. Il se trouvait être le cousin de mon père et de ma mère. J'ai appelé Arnaud et je lui ai dit que cela n'allait pas du tout. Il m'a dit : « Viens. »

J'ai commencé un chemin de dix ans avec Arnaud et Denise Desjardins. J'étais en recherche. C'était vraiment l'essentiel de ma vie. Oui, j'ai fait de la politique et participé au gouvernement, mais la vraie histoire de ma vie, c'est d'avoir cherché. Cherché quoi ? Je cherchais une seule chose, consciemment et inconsciemment : « Que signifie aimer ? » J'avais été aimée par mes parents, mon mari et mes enfants. Je n'ai pas eu une vie malheureuse. Mais j'avais une interrogation majeure : « Aimer, qu'est-ce que cela veut dire ? »

[...] Quand j'ai été battue (aux élections), ce fut un peu dur. Un jour, j'étais dans mon bureau à l'hôtel Matignon, le plus beau bureau de ma vie ministérielle. On faisait une petite réunion, nous étions six personnes. Et soudain une souffrance terrible.

La fréquentation d'Arnaud et Denise Desjardins m'a permis de voir avec clarté dans mes émotions intérieures. C'était clair que la souffrance était intolérable. Et à ce moment, dans mon cœur et dans la tranquillité de l'intériorité, j'ai dit : «Jésus, si cette histoire existe, c'est le moment de venir. » Alors j'ai reçu, de l'extrémité des cheveux au bout des pieds, la perfection de l'amour de Dieu. J'ai ressenti que j'étais aimée comme je n'avais jamais été aimée, que j'aimais comme je n'avais jamais aimé, et que l'état intérieur n'était qu'amour. Cet état-là était ce que j'attendais depuis ma naissance. J'avais une réponse : voilà ce qu'aimer veut dire. Je ressens toujours une grande émotion à cette évocation.

Cela a duré six jours et sept nuits, et depuis, c'était il y a vingt ans, je n'ai pas eu une minute sans me dire : « Pourvu que cela ne parte pas ! » Toute ma motivation a été de me dire : c'est tellement beau, c'est tellement grand, c'est tellement bien que je n'ai qu'une espérance, celle de laisser ma main dans la main de Jésus et de ne pas la retirer. […]

Voir l'article de la revue Sources en entier

samedi 13 octobre 2012

Notre médecin intérieur

Une émission qui vous fera sûrement du bien. La deuxième partie du documentaire évoque la méditation...

vendredi 12 octobre 2012

Accueillir la peur avec Somasekha

La peur de se poser...ça me parle...

Par un bel après-midi hivernal, alors que je me promenais dans les rues et les jardins d'Amsterdam, le voile se déchira ; le sentiment d'être un individu séparé s'évanouit. Il n'y avait alors plus de temps, ni d'intérieur ni d'extérieur. Plus de sujet ni d'objet.

Ce que je croyais être le monde apparaissait sous un jour nouveau et dans une fraîcheur insoupçonnée. Au-delà de la frontière duelle, il se révèle comme étant la radiance naturelle de la conscience infinie ; l'expression libre de sa joie, de son extase, de son amour inconditionnel.

L'amour est le chant de liberté de la conscience ; son parfum de vie ; son sourire divin. Il embrasse toute chose ; il est toute chose. Dans l'espace ouvert et clair de cette évidence, Il y avait plénitude et éveil à la beauté de la vie. Plénitude d'avoir retrouvé sa terre originelle ; Plénitude de paix et d'amour ; Plénitude du Cœur.

Somasekha

mardi 9 octobre 2012

Marche méditative avec Jacques Castermane

Parmi les activités proposées au Centre Dürckheim, la marche méditative appelée Kin Hin au Japon a une place importante. 

Dépendants d’un but extérieur (aller là pour faire ça), la plupart d’entre nous témoignent en marchant d’un bon équilibre. 


Mais au cours de l’exercice de la marche lente - une marche sans destination et qui n'a pour but que de se connaître soi-même - je remarque que la plupart des participants manquent d’équilibre. Ce qui témoigne que, en nous-mêmes, nous manquons d’équilibre. 


En exerçant régulièrement la marche lente pendant dix à vingt minutes, dans la pleine attention à chaque pas, chacun se donne la chance de se sentir en ordre, tout simplement en ordre. Non pas un ordre fabriqué par le moi qui fait les choses, mais cet ordre inné qui émane de la profondeur de nous-mêmes, notre nature essentielle. 


Expérience qui motive la pratique régulière de l’exercice afin de devenir celui, celle, qui s’est révélé comme étant calme, tranquille, en paix, le temps que dure l’expérience. 


Lorsque j’étais en Forêt Noire, Graf Dürckheim nous disait que : « Dans les pièces que nous habitons nous devrions marcher comme si nous étions nous-mêmes un vase précieux. En marchant ainsi nous retrouvons rapidement un équilibre intérieur, un ordre intérieur. Et c’est cet ordre intérieur qui nous laisse ouvert à notre nature essentielle ».

Jacques Castermane



dimanche 7 octobre 2012

Une approche de la mort imminente...

EMI, expérience de mort imminente, « expérience aux frontières de la mort », « expérience de mort approchée » (EMA), « expérience de mort-retour », « near-death experience » (NDE)... ou quand l’existence fait le mort....

samedi 6 octobre 2012

Etre vrai avec Alexandre Jollien (6)



6 - Ne pas prétendre maîtriser la vie 

 Ce qui contrarie le plus l’humilité ce n’est pas la connaissance de ses compétences, ni de ses talents comme dit l’Évangile, mais c’est la prétention. Quand je prétends maîtriser la vie, ou vouloir changer l’autre, je m’éloigne de la terre. 

Il me plaît que le mot « humilité » contienne la racine humus, la terre, qui nous rapproche aussi de l’humour. L’humour peut facilement – enfin, quand il ne consiste pas à se moquer de l’autre – nous rapprocher de la terre, de ce que nous sommes vraiment. Un auteur anglais a dit : « Les commodités, les toilettes, c’est le lieu pour apprendre l’humilité. » 

L’humilité, c’est être juste à sa place. Elle se conjugue également, comme pour Spinoza, avec un acquiescement total à soi. Celui qui se dénigre va mendier à l’extérieur l’acquiescement, le bonheur, le plaisir, la joie d’être. Tandis que l’humble, parce qu’il « colle » à la réalité, n’a pas besoin d’importer le bonheur. Le suffisant et celui qui se dénigre sont loin de l’humilité. Le premier se coupe du monde en ne comptant que sur lui-même. Le second se coupe de lui-même en ne comptant que sur les autres.

Ce qui m’aide à m’approcher peu ou prou de l’humilité, c’est la consigne d’Épicure qui disait en substance que quand un autre nous critique, c’est un gain plus qu’une perte. J’aime l’idée que l’humilité, ce n’est pas se formaliser des remarques des autres, mais juste être en accord total avec la réalité du moment. Je ne suis pas ce que j’étais hier, je ne suis pas ce que je serai demain, je suis humblement ce que je suis ici et maintenant. Être humblement, là, signifie totalement, pleinement, joyeusement.


Source : La Vie magazine

vendredi 5 octobre 2012

Etre vrai avec Alexandre Jollien (5)


5 - Sentir parfois que Dieu est aussi impuissant que soi 

 Pour le chrétien, la prière procède avant tout d’une rencontre. Une rencontre avec le Christ, avec Jésus. Et ce qui me plaît dans le parcours de Jésus, si j’ose dire, si l’on regarde sa vie à vue humaine, c’est qu’il y a l’échec, sauf son adhésion totale à la vie. 

La croix, pour moi, c’est le degré zéro de l’espoir. Jésus a tout raté au moment de la croix. Tout a échoué. Pourtant, pour le croyant, pour le chrétien, c’est là que la vie commence. Elle gagne du terrain, ou plutôt, elle gagne en même temps qu’elle perd. 

C’est le degré zéro de la vie humaine, il n’y a pas d’espoir, et pourtant ce degré zéro devient le lieu du salut. Souvent, dans la prière, je pense à cela. Quand je suis vraiment dans la désolation, quand il n’y a plus rien à faire, j’ose l’abandon total. 

L’autre soir, j’étais dans mon lit, le sommeil ne venait pas. J’avais une gouttière dans la bouche pour limiter les tensions de ma nuque. J’avais une pompe à respirer sur le nez pour mieux dormir et un truc aux jambes pour diminuer les douleurs. Le sommeil ne venait pas. J’ai prié et j’ai senti que Dieu était aussi impuissant que moi dans cette situation. Paradoxalement, cela m’a conduit à l’abandon total. Et c’est peut-être cela le miracle. Dix minutes après, je ronflais comme un sonneur.


jeudi 4 octobre 2012

Etre vrai avec Alexandre Jollien (4)



4 - Être patient face à son impatience 

 J’ai lu chez le mystique Angelus Silesius une phrase qui me parle et me touche profondément. Il écrit : « Ami, sois patient. Celui qui veut se tenir devant le Seigneur doit d’abord marcher 40 ans parmi la tentation. » 40 ans, c’est long. Je voudrais tellement tourner la page de mes blessures et de mes fragilités !
Pourtant, Angelus Silesius m’indique l’attitude à avoir. Je crois que c’est là, peut-être, la grande fécondité. L’abandon, c’est peut-être ne plus considérer ses fragilités comme des ennemies à abattre. Ne plus considérer les blessures comme l’adversaire numéro un, mais les accueillir. 

Ami, sois patient ! Que celui qui veut se tenir devant le Seigneur soit dans la joie ! La prière c’est cela pour moi : être au fond du fond de nous-mêmes, là où la joie nous précède. Mais il faut d’abord marcher 40 ans parmi la tentation. J’enlèverais peut-être le « d’abord ». On peut marcher 40 ans dans la blessure et l’angoisse et être dans la joie. Ce n’est pas quand j’aurai réglé tous mes comptes avec la vie que je serai heureux.

C’est ici et maintenant, avec mes 1 000 blessures, que je suis déjà dans la joie.

mercredi 3 octobre 2012

Etre vrai avec Alexandre Jollien (3)



3 - Tendre l’oreille à son cœur qui est déjà en paix 

Est-ce que j’ai la foi ? La réponse est oui et non. Certains jours, je me lève croyant pour me coucher athée. Pourtant, lorsque je médite en profondeur, la réponse est oui. Au niveau du cœur, j’y crois totalement ; mais rationnellement, c’est plus compliqué. Quand j’ai réalisé ce contraste entre le cœur et l’esprit, j’ai éprouvé une joie infinie parce que j’y ai trouvé une fois de plus une invitation à descendre au fond du fond. 

Comme en pleine mer : à la surface il y a 1 000 vagues, mais au fond du fond, c’est calme, immensément calme et bienveillant. Plein de joie, j’ai réalisé que je devais tendre l’oreille à mon cœur qui, lui, est déjà en paix. 
Le cœur, d’ailleurs, ne dit jamais non. J’ai constaté que le cœur accepte la réalité, le handicap, la souffrance, les quolibets, les regards. C’est l’esprit qui m’en éloigne. 
C’est le mental, c’est la psychologie à deux sous que je me suis fabriquée.


mardi 2 octobre 2012

Etre vrai avec Alexandre Jollien (2)


2 - Poser de petits actes de confiance

Selon ce qu’a écrit Aristote, c’est en pratiquant la vertu que l’on acquiert la vertu. C’est en posant de petits actes de confiance que l’on devient confiant. Moi, je me disais souvent : « Quand j’aurai la confiance, je ferai des actes de confiance. » C’est le contraire qui est vrai. C’est en faisant chaque jour un tout petit peu confiance à la vie que, peu à peu, la confiance se découvre. Il ne s’agit pas d’importer la confiance mais de voir qu’elle est déjà en nous. 

Quand je prends ma petite fille Céleste dans mes bras, elle ne se dit pas : « Papa a des spasmes, il va me lâcher, je vais m’écraser sur les carreaux de la cuisine. » Non, elle se donne totalement. Je crois que la détermination, c’est conjuguer l’abandon et une infinie confiance en la vie. 

Qu’est-ce que je peux faire pour me protéger de la vie ? Absolument rien. Et pourtant, jour après jour, j’essaie de construire des boucliers et des façades qui me protégeraient du tragique de l’existence. La dimension tragique de l’existence fait partie de la vie. Quand on l’a compris du fond de son être, on peut danser avec ce tragique sans se crisper. Mais en attendant, il faut beaucoup de détermination pour s’en approcher, même petit à petit. 

Le philosophe Amiel disait : « 1 000 pas en avant, 999 en arrière. C’est cela le progrès. » Le désir aliéné voudrait que l’on progresse une fois pour toutes, que l’on guérisse de toutes nos blessures intérieures. Mais la chose est sans doute radicalement impossible. Ce qui nous sauve, c’est de savoir que l’on ne peut pas guérir de ses blessures mais que l’on peut vivre avec, que l’on peut cohabiter avec elles sans qu’il y ait nécessairement de l’amertume.


lundi 1 octobre 2012

Etre vrai avec Alexandre Jollien (1)

"Être vrai, me dépouiller des masques, oser l’abandon plutôt que la lutte, voilà qui me guide dans le périple de l’existence, où jamais nous ne pouvons nous installer." C’est l’ambitieux programme auquel nous convie Alexandre Jollien dans son nouveau livre, le Petit traité de l'abandon, où il puise dans la tradition du zen, mais aussi dans la foi chrétienne, sa "langue maternelle". En voici des extraits :

1 - Observer que ce n’est pas compliqué 

Un mien ami a coutume de répéter cette phrase qui m’apaise et m’enseigne durablement. Je le vois serein au milieu du plus grand pétrin, dans mille difficultés, toujours calme et paisible. « Ce n’est pas compliqué » : cette expression n’est pas une invitation à la résignation, à baisser les bras. Au contraire, cet ami si serein est toujours dans le réel, à poser des actes pour aller mieux. J’y trouve assurément une nouvelle ascèse. Ne pas compliquer les choses. Ne rien surajouter quand les difficultés apparaissent. Sans les nier, il s’agit de retourner au réel, de voir que l’imaginaire, comme un cheval, s’emballe et empire la situation. « Ce n’est pas compliqué », c’est finalement revenir à l’immédiat, au réel. 


Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que j’ai sous les yeux pour passer à l’action et calmer le mental ? Je me rends à la banque, je mets ma carte de crédit dans l’appareil et l’appareil me l’avale. « Ce n’est pas compliqué. » Au lieu de me perdre en de vaines critiques qui me conduiront inévitablement à remettre en cause le système bancaire tout entier, je pose un acte, je passe à l’action. « Ce n’est pas compliqué » : j’appelle le préposé aux cartes. « Ce n’est pas compliqué » : je me détends, je respire un moment.