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samedi 10 décembre 2022

Equilibre humain ou naturel

 

A la recherche de l'équilibre.

Mais rien n'est jamais perdu !


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lundi 17 octobre 2022

Feuille qui lâche prise...

Déjà octobre …

Et dans l’air aux frissons de soie
Tout barbouillé de brume,
La feuille
Plume sans aile
Délicatement
Se pose
Et boit.
Elle boit ce que l’ondée
D’automne ce matin a déposé
Larmes, perles ou diamants
Peu importe le nom qu’on leur donne
Alors la feuille vit et s’abandonne
Un peu encore
Un peu jusqu’à demain
Ou après demain
Aux rives d’une nouvelle aurore.
Francette LeGuen
Les couleurs du temps

Voir le beau recueil d'où est extrait ce texte :
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samedi 1 octobre 2022

Feuille morte

 

Toutes les fleurs veulent se changer en fruits,
Toute matinée veut devenir soirée,
Sur terre rien n’est éternité,
Si ce n’est le mouvement, le temps qui fuit.
Même le plus bel été veut voir une fois
La nature qui se fane, l’automne qui vient.
Reste tranquille, feuille, garde ton sang-froid
Lorsque le vent veut t’enlever au loin.
Poursuis tes jeux et ne te défends pas,
Laisse les choses advenir sans heurts,
Laisse enfin le vent qui te détacha
Te conduire jusqu’à ta demeure.
Hermann Hesse
Eloge de la vieillesse

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vendredi 13 novembre 2020

Accueil de feuilles...




Il ne suffit pas de lever les mains.
Ni de les abaisser
ou de dissimuler ces deux gestes
sous les embarras intermédiaires.
Aucun geste n’est suffisant,
même s’il s’immobilise comme un défi.
Reste une seule solution possible:
ouvrir les mains
comme si elles étaient des feuilles.

Roberto Juarroz,
Poésie Verticale

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mercredi 4 novembre 2020

Préparation à se laisser aller

 

Chercher la lumière intérieure à travers les jours qui raccourcissent. 

Sortir de l'ombre et se préparer à lâcher ce qui nous retient. 

Laisser le vent de la respiration nous faire vibrer pour nous recharger en énergie. 

Débrancher avec les événements extérieurs…

Et se ressourcer au contact de nos pieds sur la terre.

Sautons sur l'automne !




mercredi 31 mai 2017

Beauté de la diférence



Chacun est différent de l'autre ; chacun a son propre Dharma (mode de vie, devoir), sa propre vérité, son propre chemin. Le premier pas c'est de se connaître soi-même, d'éliminer toute comparaison. Tout autour dans l'univers, on ne peut pas trouver deux choses exactement semblables. Même deux feuilles sur un même arbre sont différentes. 

Svâmi Prajnanpad mon maître, de Sumangal Prakash

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jeudi 20 octobre 2016

samedi 3 janvier 2015

Me Voici Forêt de Jean-Pierre Denis

Pommiers

Les arbres je suis
Le jardinier de l’ordinaire
En mon cœur si peu
D’essences rares.

Les arbres je regarde
Les pommiers longtemps
Avant qu’ils ne fleurissent
L’insignifiant m’aveugle.

Les arbres printemps
Que ne sais-je enfin
Te deviner dans l’ennui
Des rameaux nus.



Feuilles et feuillages



Les arbres me voici
Forêt face au feuillage
Ne comprenant jamais
Comment il faut s’y prendre.

Les arbres opposant
Au poème la dureté
De ta masse compacte
Forêt tu fais bloc.


Extrait de "Me voici forêt", de Jean-Pierre Denis,
le Passeur


vendredi 30 mai 2014

Les protéines vertes sont faites pour nous !

On entend souvent dire que les protéines animales sont supérieures aux protéines végétales. Mais est-ce vraiment le cas ?

Les protéines sont constituées d’acides aminés que nous utilisons comme « blocs de construction » de notre organisme. Ce dernier les déconstruit a n de recomposer les acides aminés spéci ques à nos besoins. Mais huit acides aminés essentiels (isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane et valine) ne peuvent l’être et doivent donc être apportés tels quels par nos aliments. Pour être utilisés ef - cacement, ils doivent se trouver dans des proportions à peu près semblables. On dit alors que la protéine est équilibrée. On constate que les protéines des produits animaux (viande, poisson, oeufs, fromages et laitages) sont équilibrées en acides aminés essentiels. En revanche, les céréales se montrent dé cientes en lysine et les légumineuses en méthionine, ce qui pourrait conduire à des carences protéiques si l’on se nourrissait exclusivement de l’un ou de l’autre de ces aliments.

Dans les faits, la plupart des systèmes alimentaires traditionnels combinent céréales et légumineuses : riz et soja en Asie, maïs et haricots en Amérique, blé et pois chiches autour de la Méditerranée, mil et niébé en Afrique, etc. La réalité est que, depuis le Moyen Âge, les produits animaux, et la viande en particulier, ont été extrêmement valorisés par rapport aux végétaux et sont devenus symboles d’un statut supérieur : quand on est riche, on mange de la viande ; quand on est pauvre, on « végète »… Et la science du XIXe siècle s’en étant mêlée, elle a fourni une justi cation of cielle : « Si vous ne mangez pas de produits animaux, vous aurez une carence en protéines ! » Pourtant les protéines existant dans les parties vertes, chlorophylliennes, des végétaux sont parfaitement équilibrées en acides aminés essentiels – contrairement aux protéines des organes de réserve que sont les céréales et les légumineuses.

C’est ce qui ressort de l’étude sur les « fécules » de plantes de 1733 du chimiste français Guillaume- François Rouelle, puis des travaux publiés en 1981 par l’équipe du Pr Coste, de l’Institut national agronomique sur l’extraction de protéines foliaires pour nourrir les animaux. Ce fabuleux réservoir de protéines est jusqu’à présent inexploité, car on ne change pas facilement ses habitudes. Il est certain que les légumes cultivés, sélectionnés pour leur taille et largement arrosés, sont gorgés d’eau et donc relativement pauvres en nutriments. Leur teneur en protéines serait sans doute trop faible pour être prise en compte dans l’apport alimentaire quotidien. En revanche, les plantes sauvages, qui poussent d’elles-mêmes aux endroits qui leur conviennent le mieux, présentent d’étonnantes teneurs en protéines : 4,2 % pour la bourse-à-pasteur et le chénopode blanc, 4,5 % pour la mauve et jusqu’à 9 % pour l’ortie – et la liste serait facile à allonger. En outre, ces végétaux, véritables alicaments naturels, apportent à notre organisme toute la cohorte des nutriments essentiels : vitamines, sels minéraux, oligo-éléments, acides gras oméga 6 et oméga 3, avonoïdes et autres antioxydants… Bref, nous sommes bel et bien faits pour manger des feuilles.

François Couplan
Pour en savoir plus « Guide nutritionnel des plantes sauvages et cultivées », de François Couplan, éd. Delachaux et Niestlé.
François Couplan est l’auteur de nombreux ouvrages sur les plantes et la nature. Il organise des stages et des formations. Infos : www.couplan.com