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samedi 17 mai 2025

Se protéger de la souffrance

 Dans la souffrance, on refuse non seulement la situation mais aussi l’état émotionnel pénible quelle déclenche. Ce point essentiel marque la différence avec l’émotion simple. On se débat à la fois contre l’extérieur et contre soi-même. On voudrait ne pas ressentir ce qu’on ressent. Le refus initial de la situation demeure rarement seul et entraîne avec lui le refus de l'émotion qui surgit, puis une cascade d’autres refus...

Christophe Massin - Souffrir ou Aimer



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vendredi 7 mars 2025

Qualité du quotidien...

 Merci à Christophe Massin pour ce petit bijou à écouter et à réécouter :

- apprendre la perte, la laisser nous traverser

- développer la qualité de présence...


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lundi 17 février 2025

"Juste de l'humanité, voilà le chemin."

 Voici quelques phrases en retour d'une rencontre nourrissante avec deux personnes qui me sont chères...

Confucius

"Celui qui sait une chose ne vaut pas celui qui l'aime.  Celui qui aime une chose ne vaut pas celui qui en fait sa joie."


Muriel Massin

"Il n'y a pas à accepter ce qu'on pense, il y a à voir qu'on pense."

"Ton émotion t'appartient à 100 %."

Tant que c'est refusé, cela ne peut être travaillé.

Christophe Massin

Le doute est un produit de la peur. Est-ce que tu peux faire confiance à ta sincérité ? Est-ce que tu peux faire confiance à ton intention profonde ?

Plus important que le pourquoi, c'est le quoi. Qu'est-ce qui se passe ?

Le jugement est un symptôme de la réaction émotionnelle.


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mercredi 30 octobre 2024

Emotion et adaptation

 Extrait de la conférence de Christophe Massin, lors des journées émergences d'octobre 2024.


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vendredi 18 octobre 2024

Le rejet

 La douleur causée par le rejet appartient au patrimoine émotionnel de l’humanité, quelles que soient l’époque et la culture. Les enfants le ressentent avec une force exponentielle lorsqu’il émane d’un des parents. Qu’est-il de pire que se trouver en butte à l’hostilité de la personne dont on attend amour et protection ? Comme ce besoin est vital pour l’enfant, pendant longtemps il ne peut que se tourner vers son parent en attendant du positif. Chaque manifestation agressive l’atteint en plein cœur, occasionnant une douleur terrible. Il ne sait pas s’en défendre. Quand on reçoit l’exact opposé de ce qu’on attend, c’est insupportable. De là, on peut comprendre la véhémence de la réaction allergique - « Comment peux-tu me faire ça, moi qui t’aime tant et qui ai tant besoin de toi ! »

La personne immunodéprimée, comme nous l’avons vu précédemment, vivra le rejet en se repliant, se mettant d’elle-même à l'écart, aussitôt qu’elle aura l’impression qu’on ne veut pas d’elle.


Pour l'allergique au rejet, tout signe quelle interprétera dans ce sens aura l’effet immédiat d’une brûlure au fer rouge. Une simple neutralité témoignée par les autres, une vague indifférence, un peu de distance, l’attention portée ailleurs sont instantanément traduits en preuves négatives : « On ne m’aime pas, on ne veut pas de moi. » En fait, il veut un amour absolu, inconditionnel, sans la moindre réserve. Seule l’expression très marquée de chaleur, d’acceptation parvient à ne pas déclencher le cataclysme - encore faut-il quelle soit manifestée d’emblée, sinon la mécanique infernale s’enclenche. Quelle forme prend celle-ci ?

Aussitôt que, dans une relation, Urtic a franchi ce seuil de déclenchement, la violence du ressenti engendre une agressivité qu’il ne peut contenir. Il fait pleuvoir reproches et récriminations, il devient inquisiteur. Il cherche à prouver à l’autre son rejet, il l’en accuse. Devant cette offensive soudaine et déconcertante, l’autre se défend comme il peut, jure ses grands dieu qu’il n’éprouve rien de négatif. Peine perdue, Urtic n’en croît rien et s’acharne à lui démontrer le contraire. Son entêtement finit par lasser son interlocuteur qui commence à s’agacer de ce procès d’intention. Si ce dernier a le malheur de l’exprimer, notre allergique triomphe : la preuve du rejet, la voilà il le savait bien ! Le piège se referme, Urtic n’en démordra plus. Il ne peut s’empêcher de réagir comme il le fait, cela le dépasse. Quoi que l’autre dise ou fasse, il aura « faux » et sera réduit à l’impuissance. La rancœur d’Urtic s’autojustifie par des interprétations qui deviennent aussitôt des certitudes. Il se raidit dans des jugements hâtifs et irrévocables.

Mettre en cause cette mécanique de guerre demande de revenir à soi, chose difficile quand l’attention se focalise sur l’autre et qu’elle lui attribue la responsabilité du scénario négatif. Vouloir montrer sa projection du rejet à Urtic risquerait fort de tourner à une argumentation inefficace. Il a besoin d’explorer les origines de sa réaction dans son histoire pour identifier la relation primaire où elle prend sa source. Constater le poids du passé, comprendre l’intensité de la douleur de l’enfant confronté à un parent hostile installe progressivement une profondeur de champ, alors qu’Urtic était pris dans l’urgence de l’immédiateté, sans recul possible. Sa projection lui devient perceptible et il entraperçoit qu’au présent l’autre n’est pas concerné comme il en était persuadé. Il a besoin de contacter en lui-même tout le ressentiment qu’il a accumulé envers le parent rejetant. Cette émotion manifeste en image inversée sa demande d’amour qu’il réclame encore maintenant. Prendre conscience du caractère impérieux de son exigence dans les relations, reconnaître que cela lui appartient et que son entourage ne peut combler son manque représente un cheminement important qui prend du temps. Le travail thérapeutique joue un rôle essentiel pour ne pas répéter indéfiniment ces scènes affligeantes. Vivre une relation de soutien, d’accueil, d’empathie avec le thérapeute contribue également à désensibiliser la réaction allergique.

Dans certains cas, le triomphe de vérifier le scénario de rejet tourne à la défaite amère. Le sentiment de solitude revient en boomerang et, avec lui, le désespoir de faire le vide autour de soi. Au fond de lui, Urtic soupçonne que ses réactions éloignent les autres. La forte charge émotionnelle qui l’emporte l’aveugle. Il croit défendre farouchement son intérêt alors qu’il le ruine par son intolérance. Quand l’allergie devient à ce point destructrice à son propre détriment, elle se rapproche du trouble auto-immun. Si Urtic prend conscience du saccage créé par son agressivité, celle-ci se retourne contre lui-même et il peut s’en vouloir jusqu’à se haïr.

Christophe Massin

Savoir se défendre - L'immunité psychique

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vendredi 20 septembre 2024

Le corps donne la limite

C'est souvent ce que je partage aux personnes que je reçois. Mettre du Yin avant le Yang. Accueillir avant d'agir...


"Ne pas répondre sur-le-champ mais, au contraire, s’offrir le droit de différer, au moins de quelques instants, désamorce l’automatisme et installe l’idée et le geste intérieurs qui signifient : « Je veux me prendre en compte, rien ne se décidera sans que je me sois consulté. » 

Dans ce processus, le corps donne la perception de la limite, c’est en lui quelle se trouve. Pour le maraîcher qui bine ses plates-bandes, son dos l’avertit qu’il a son compte ; mais pour un col blanc dont le cerveau accapare toute l’attention, l’oubli complet du corps dans des tâches purement intellectuelles le prive de ce garde-fou. Développer et cultiver la conscience corporelle dans le courant de l’activité participe à la restauration du sens de soi-même. C’en est un aspect essentiel."

Christophe Massin- Savoir se défendre L'immunité psychique

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Le mécanisme de nos habitudes est illustré ci-dessous.


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mercredi 18 septembre 2024

Quel respect ai-je de moi ?


...Pour un enfant, la relation affective avec ses parents représente un enjeu vital qui justifie tous les sacrifices, quitte à y laisser son intégrité. Pour obtenir, un peu d’attention, pour conquérir le cœur d’un parent distant ou rejetant, de quoi serait-il capable ! Cela prime sur tout le reste. Ce mécanisme gouverne les désordres de l’immunité psychique, l’enjeu infantile supplantant la nécessité présente de savoir se défendre. On comprendra que les effets de cette carence affective ancienne ne sauraient se résoudre en quelques jours...

Nous nous traitons nous-mêmes comme nous avons été traités : « Je n’accorderai pas plus de crédit à mes ressentis que mes parents ne l’ont fait. Je me nie si on m’a nié, m’abandonne si on m’a abandonné, me rejette si on m’a rejeté. » En prendre conscience sur le vif, dans la mouvance d’un moment relationnel ouvre l’accès à un ressenti plus profond de soi-même. « Quelle considération, quel respect ai-je pour moi ? Suis-je à mes côtés, solidaire, ou déjà prêt à vaciller, à renoncer, à plier ? »

Christophe Massin- Savoir se défendre L'immunité psychique

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jeudi 30 mai 2024

Création d'un premier ashram

Voici le deuxième épisode de la série Une Lignée vivante grâce à "Les Films de la Table 10"
Il relate la genèse de Lotbinière, premier ashram d’Arnaud Desjardins au Québec.
Il y est question d’influences d’un autre ordre et de destins croisés : celui d’Eric Edelmann qui relève le défi de tout quitter pour se lancer dans une aventure très exigeante. Celui d’un groupe d’élèves québécois qui demande un accompagnement plus soutenu, dans un contexte culturel et historique de méfiance envers l’autorité spirituelle.


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lundi 19 février 2024

Violence, tensions, micro-agressions : comment apprendre à se préserver



INTERVIEW. Le psychiatre Christophe Massin nous invite à analyser nos propres mécanismes de défense et partage des pistes pour se protéger et « se réconcilier avec soi-même ».

par Alice Pairo-Vasseur (Publié le 16/02/2024) dans Le Point

«  Avoir du mal à se défendre n’est pas une fatalité. On peut avoir le sentiment que cela nous dépasse, qu’on ne peut faire autrement, mais la vérité est que chacun peut progresser dans ce domaine », fait valoir le Dr Christophe Massin.

L'attitude délétère d'un proche, le mépris d'un chef, l'agressivité d'un quidam… La nécessité de se défendre et de se faire respecter nous concerne tous. Or nous n'avons pas tous la même capacité à le faire. Pourquoi certains subissent quand d'autres protestent et savent poser leurs limites ? Et comment apprendre à s'opposer et se préserver ? Avec Savoir se défendre – L'immunité psychique (éd. Odile Jacob), le psychiatre Christophe Massin propose une analyse fine et accessible des mécanismes de défense. Il nous invite à observer notre propre fonctionnement, à prendre conscience de nos conditionnements et partage ses pistes pour faire face aux agressions extérieures. Et « se réconcilier avec soi-même ».

Le Point : Vous nous invitez, à travers votre livre, à préserver notre « immunité psychique ». De quoi s'agit-il exactement ?

Christophe Massin : Comme avec l'immunité physiologique, qui nous protège des agressions de toutes sortes (microbiennes, infectieuses…), l'immunité psychique vise à nous défendre de situations (actions, paroles…) qui pourraient nous atteindre et nous perturber sur le plan psychologique. Mon observation part d'un constat clinique : pour m'être occupé de risques psychosociaux en entreprise, j'ai pu observer pendant des décennies combien les personnes qui manquaient de défenses, de limites, pouvaient être maltraitées, exploitées ou écrasées.

Et ce, dans tous les milieux : ouvriers, cols blancs, infirmières, gendarmes… Ces actions ne mettaient pas, à proprement parler, leur vie en danger. Mais elles avaient le pouvoir de les atteindre, de les perturber sur le plan psychique et même, à terme, d'avoir un impact sur leur corps et leur santé (allergies, déficiences immunitaires, maladies auto-immunes…). Préserver son immunité psychique revient donc à distinguer ce qui est bon pour soi de ce qui peut nous faire du tort. Mais aussi à se faire respecter, à poser ses limites et à défendre son intégrité. Comme une sentinelle qui dirait : « Non, ça, je ne laisse pas passer. »

Notre société nous mettrait plus à l'épreuve que jamais, exposez-vous dans votre livre. Expliquez-nous…

Je ne suis pas sociologue et cela mériterait une analyse à part entière. Mais force est de reconnaître qu'une désinhibition des pulsions agressives opère dans notre société. Et le mouvement semble général : les conducteurs de bus, les maires, les médecins, les professeurs. Tous ceux qui travaillent au contact du « public » sont touchés. Les écriteaux de salles d'attente rappelant qu'on doit « respecter la secrétaire », les professeurs qui racontent qu'ils se font insulter par leurs élèves…

Tout cela aurait été inconcevable quelques années en arrière ! Cette agressivité dépasse d'ailleurs nos frontières, le climat de tensions et de crises que l'on observe sur l'ensemble de la planète (réchauffement climatique, conflits…) fait monter les réflexes de peur, donc la violence. Dans cet environnement de plus en plus instable et imprévisible, il est fondamental de s'interroger sur ses ressources. Suis-je prêt à faire face ? Vais-je réussir à ne pas me laisser embarquer ?

Vous pointez aussi les effets délétères d'une agressivité « minimisée », « banalisée »…

Oui, car cette agressivité n'est pas reconnue comme telle, et peut être, de fait, un véritable piège. Plus pernicieuse que l'attaque frontale ou l'insulte, elle est faite de jugements dépréciatifs, de mépris, voire d'une surdité à ce que l'on est. Quand, en réunion, ce supérieur ou ce collègue vous fait une remarque « l'air de rien », ce peut être une flèche, un projectile que vous recevez. Et il est important de ne pas s'y habituer. Cela commence par le fait de le reconnaître et de le nommer puis de le signifier. Cela n'a souvent « pas l'air méchant », mais ce peut être, dans certains cas, un poison : vous êtes déstabilisé, commencez à douter de vous, à culpabiliser…

Comment savoir si l'on malmène son immunité psychique ?

Les retours des autres (proches, amis, collègues…) peuvent être très utiles en la matière. Si mon entourage me fait part de réactions qui lui paraissent inadaptées (« mais tu ne dis rien ? », « pourquoi tu laisses faire ça ? »), cela mérite, sans doute, que j'y regarde de plus près… Mais je peux aussi en prendre conscience, de moi-même.

Certains, par exemple, vont être affirmés dans certains contextes, et se montrer plus inhibés dans d'autres : ils se défendent avec assurance dans leur vie personnelle mais ne font pas de vagues au travail, ou l'inverse. S'ils en sont satisfaits, alors il n'y a pas nécessairement de problèmes. Mais s'ils se sentent frustrés, blessés, humiliés, si cela joue sur leur confiance en eux ou affecte leur capacité à agir et prendre position, alors c'est qu'ils malmènent leur immunité psychique.

Il existe en nous des mécanismes basiques face à l'agression. Ce sont d'ailleurs les mêmes que chez les animaux : le neurobiologiste et spécialiste du comportement animal Henri Laborit avait ainsi détecté trois modes de réponses (symbolisés par ce qu'il appelait les « 3 F », pour « fight, flight, freeze ») : j'« entre en conflit », je « fuis » ou je me « pétrifie » – il en existe aussi de plus marginaux, comme la ruse. L'important est de s'assurer que j'adapte cette palette de réactions selon les circonstances, car chaque situation requiert une réponse sur mesure. Si, par exemple, ma réaction aux agressions est toujours la même (je me montre agressif, contourne, fais profil bas ou tente d'amadouer mon interlocuteur), c'est que ma réponse immunitaire n'est pas adaptée.

Ces réactions sont souvent le fruit de conditionnements profonds, dites-vous dans votre livre. Comment les contredire ?

En effet, certains conditionnements peuvent avoir des effets importants – et délétères – sur nos capacités à nous défendre. En premier lieu desquels la peur, qui peut complètement inhiber un enfant, et l'adulte qu'il deviendra. Comme le manque de soin, qui l'amènera à penser qu'il est quantité négligeable et peut se « laisser faire ». Ou le fait qu'il s'attache à ne pas reproduire certains comportements (en particulier ceux d'un parent), qui le conduiront à répondre de façon inadaptée aux situations d'agression.

Pour autant, avoir du mal à se défendre n'est pas une fatalité. On peut avoir le sentiment que cela nous dépasse, qu'on ne peut faire autrement, mais la vérité est que chacun peut progresser dans ce domaine ! Bien sûr, cela ne se fait pas d'un coup de baguette magique. Se défaire de conditionnements (particulièrement lorsqu'ils ont trait à la peur, qui reste l'inhibiteur le plus fort) demande du travail et l'on peut se faire aider pour cela. Je donne des pistes concrètes dans ce livre. Mais, comme je l'expliquais plus tôt, il y a un préalable et cela commence par une prise de conscience de son propre fonctionnement.

La colère – généralement présentée comme improductive, voire comme un signe de faiblesse – est plutôt valorisée dans votre livre. Expliquez-nous…

Oui, car il y a de saines colères. Qu'il convient de distinguer des emportements colériques, qui soulagent momentanément mais ne résolvent rien, ne sont bénéfiques à personne et induisent parfois des retours coûteux… Une colère saine n'est pas dirigée contre l'autre, elle permet d'affirmer que j'existe, de signifier que je refuse qu'on piétine ce qui est important pour moi et de préserver ce qui m'est précieux (mon intégrité, mon identité…).

Elle est une manifestation de l'immunité psychique. Voyez, dans la nature, comment les femelles sont capables de faire reculer l'ennemi pour protéger leurs petits : une lionne peut sortir les griffes face à deux lions dominants, un oiseau poursuivre un gros prédateur parce qu'il s'est approché trop près du nid… C'est magnifique et surtout salvateur, au sens premier du terme !

Votre livre expose, enfin, que ce qui est opérant au niveau individuel l'est aussi pour nous tous. Qu'avons-nous à gagner, collectivement, à préserver notre immunité psychique ?

Il n'y a qu'à voir quels ressorts les mouvements populistes, ou les démagogues, actionnent. En mobilisant la peur, la haine et en désignant un bouc émissaire (le Juif, l'étranger, le riche…), ils conditionnent leurs sympathisants et biaisent, d'une certaine manière, leur immunité psychique. Ce qui apparaît comme un danger suscite, alors, une réponse disproportionnée, voire inadaptée, à ce qui apparaît comme une menace. Être conscient de ces mécanismes et apprendre à y répondre est donc un enjeu individuel et collectif.



Savoir se défendre – L'immunité psychique, de Christophe Massin, éd. Odile Jacob, 208 pages, 21,90 euros.

La nécessité de se défendre nous concerne tous : une relation où l’on est agressé par un proche, des exigences professionnelles qui dépassent les limites, un réseau qui cherche à nous embrigader en distillant de fausses informations.
Or nous n’avons pas tous la même capacité à nous défendre.
Pourquoi certains restent-ils passifs alors que d’autres protestent et savent poser leurs limites ? Pourquoi d’autres encore retournent l’agression contre eux-mêmes ou bien réagissent de façon excessive ?
Prendre conscience de son fonctionnement psychologique, en élucider les motivations profondes est un préalable à un véritable travail de renforcement de l’immunité psychique, qui permettra d’en finir avec l’impuissance et la culpabilité et de se réconcilier avec soi-même.

L’immunité psychique : une nouvelle approche pour apprendre à se défendre, à se faire respecter et à empêcher la violence contre soi.

Christophe Massin est psychiatre. Il a notamment publié Souffrir ou aimer. Transformer l’émotion, qui a reçu le prix Psychologies-Fnac en 2014, et Une vie en confiance. Dialogues sur la peur et autres folies qui sont de grands succès. 

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mardi 25 avril 2023

dimanche 19 mars 2023

Une journée avec Christophe et Muriel Massin

 Une journée de questions-réponses qui me permet de vous partager quelques phrases :

- La culpabilité, c'est une manière d'échapper au présent.

- Les justifications sont l'expression du refus.

- L'agitation est le produit de l'émotion.


- Si tu ne décèles pas le refus, tu n'as aucune prise sur tes pensées.

- Est-ce qu'il y a quelqu'un en moi pour me tenir la main ?

- Etre en communion, c'est sortir de la division. 

-Tout se passe à l'intérieur de nous, il n'y a rien à l'extérieur.

- Etre (1) Un (2) Avec (3) : d'abord être, puis un et ensuite avec

- La relation est conditionnelle. Le seul endroit qui est stable est la communion. La relation change. La communion est à un autre niveau. Est-ce que je suis là complètement. Je sens le courant d'affection qui nous lie.

- Rien ne peut te séparer de ce que tu es.

- Être, c'est ce qui reste quand on a tout enlevé, tous les avoirs. (Si tu as la vie, tu as la peur en prime, car tu peux la perdre.)

- L'altérité est pour l'égo terrifiant.

- La promesse de la voie : pas une amélioration mais une transformation. Le chemin, c'est la transformation de la relation avec soi-même.

- Ne pas confondre savoir et voir.

- Si tu ne vois pas, la question est "quel est mon refus ?". Dès que tu vois, l'action s'impose.

- La pensée n'est pas très fiable, elle ne va pas te donner la sécurité. 

- L'ouverture ne peut se faire qu'à partir de l'intention de gratuité. Quelle est mon intention, une intention sans attente ?

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mercredi 23 mars 2022

Un voyage intérieur


Voici un souvenir pour les personnes qui ont eu la chance de connaître Nestadio.

lundi 17 janvier 2022

Connaissance spirituelle

 


Dès qu’il y a une attente, dès qu’il y a une volonté, que ce soit de ne pas souffrir ou d’obtenir quelque chose, il y a tension. Nous avons déjà à voir notre attente, notre volonté de faire quelque chose. Au fond de nous, nous aspirons au relâchement. Le corps ne demande que cela et c’est pour cette raison qu’il est si précieux dans la démarche. Il a le sens immédiat de ce relâchement parce qu’il le recherche instinctivement. 

Dans la connaissance spirituelle, il n’y a pas un « moi » qui connaît quelque chose. C’est la totalité de notre être qui connaît. La connaissance n’est pas duelle mais découle de l’unité : la scission entre le connu et le connaisseur s’est dissoute. C’est déroutant, particulièrement en Occident, où nous sommes conditionnés par l’idée qu’il faut un connaisseur pour connaître quelque chose : « je vais en savoir plus sur moi puis j’en saurai plus sur le Soi ». Le « moi » se croit au centre et veut accéder à un savoir. D’ailleurs, le « moi » veut tout le temps quelque chose, que ce soit une méditation réussie ou l’évitement d’une situation désagréable. Mais ici, le « moi » personnel doit s’effacer, la pensée doit se taire, pour que la connaissance spirituelle puisse advenir. 

"Dans la connaissance spirituelle, il n’y a pas un «moi» qui connaît quelque chose. C’est la totalité de notre être qui connaît."


Christophe Massin est médecin psychiatre et psychothérapeute. Il s’inspire dans sa pratique psychothérapeutique de l’enseignement du maître indien Swami Prajnânpad qu’il a découvert et pratiqué auprès de Arnaud Desjardins. Il a écrit entre autres : Swâmi Prajnânpad et les lyings (Table ronde, 2000) ;  Réussir sans se détruire (Albin Michel, 2001) ; Souffrir ou aimer. Transformer l’émotion (Odile Jacob, 2013) ; Une vie en confiance (Odile Jacob, 2016). 


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samedi 8 janvier 2022

Cheminement de transformation


Le cheminement intérieur que vous proposez unit psychothérapie et spiritualité. En quoi cela consiste-t-il?


Depuis plus de trente ans, je reçois des personnes engagées dans une démarche de transformation personnelle. Certaines viennent à la spiritualité au cours de leur thérapie, alors que d’autres décident d’entamer un travail sur les émotions car elles se sentent freinées dans leur cheminement spirituel par des blocages psychologiques. 


Le maître indien Swami Prajnanpad, qui avait constaté ce phénomène chez ses disciples, insistait sur le fait que pour aller plus loin il était essentiel d’entrer en contact avec notre vérité émotionnelle. Si toute pratique spirituelle mène à l’ouverture du cœur, il arrive le plus souvent que des émotions réprimées nous ferment le cœur. Pour vivre une transformation authentique, il est nécessaire de plonger en soi-même, d’entrer en contact avec nos émotions et nos peurs, de les accepter pour s’en libérer. Il ne suffit pas d’analyser nos émotions uniquement à la lumière de notre histoire, mais de voir comment notre sensibilité a été touchée, affectée s'est refermée à la suite d’une blessure, d’une déception, d’une violence, d’un abus... 


Il est essentiel de vraiment comprendre cela dans tout son être et pas seulement dans sa tête.


Christophe Massin - Revue Sources n°37


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Pour information : séminaire avec Christophe Massin, le 15 et 16 janvier





mercredi 28 avril 2021

L'égo avec Christophe Massin



« Ce qui ébranle l’ego, c’est de le démasquer sur le vif plutôt que de vouloir le changer. » Christophe Massin.

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mercredi 7 avril 2021

Christophe Massin et le virus de la peur

 


Christophe Massin, que je surnomme mon père adoptif, nous propose un rendez-vous :

Garder son cap intérieur au sein des turbulences actuelles

Conférence avec Christophe Massin

Le 19 avril 2021 à 20:00

De nombreux éléments concourent ces derniers mois à ébranler notre équilibre : qu’il s’agisse de perte d’emploi et de précarité économique, des tensions engendrées par le confinement, par les contraintes du télétravail, par les informations contradictoires, par l’imprévisibilité totale du futur, par une méfiance générale croissante.

Comment garder notre axe dans ce climat déstabilisant, et ne pas nous laisser contaminer par le virus de la peur ?


Extrait de "Souffrir ou aimer"


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mardi 18 août 2020

Souvenirs d'un travail de connaissance de soi


Peu à peu, ressentir pleinement... 
puis voir en l'autre ce que l'on n'a pas vu en soi. 
Et se découvrir.
Devenir plus vulnérable...
Merci pour ces pas de plus en plus adulte sur ce chemin!





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