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lundi 10 août 2026

Hommage

 "La première personne dont l'amour vous est nécessaire, 
c'est vous tels que vous êtes, incomplets, imparfaits."
Arnaud Desjardins

En remontant de la Drôme provençale, j’ai eu la joie de m’arrêter à Hauteville, dans l’ashram d’Arnaud Desjardins. Joie d’aller sur sa tombe pour lui rendre hommage et le remercier pour ses écrits, ses films et son engagement dans une profonde quête spirituelle qui l’a transformé et qui a guidé des milliers de personnes. Je suis plongé actuellement dans ses écrits qui m’éclairent sur une autre lecture des évangiles à la lumière de l’Orient. J’avais eu le bonheur de recevoir Arnaud Desjardins dans mon émission Visages, un an avant sa mort. Cette rencontre reste profondément ancrée dans mon esprit et mon cœur. Merci Monsieur. 

Thierry Lyonnet

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J'ai mis plusieurs émissions de Visages sur ce blog. Certaines ont été rediffusées cet été et celle avec Arnaud a été rediffusée en le 4 août : voir le lien de l'émission

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lundi 16 mars 2026

Sur la route spirituelle avec Véronique Desjardins

  Véronique Desjardins, son parcours, sa sadhana, et à son rôle spécifique dans la transmission de l'Adhyatma Yoga tel que véhiculé à Hauteville.



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lundi 9 mars 2026

Hauteville sur la route spirituelle

 A la rencontre de Hauteville :  l'Adhyatma Yoga tel que transmis à Hauteville par Véronique Desjardins, Thierry Martin et Emmanuel Desjardins.


Voir la vidéo

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jeudi 30 mai 2024

Création d'un premier ashram

Voici le deuxième épisode de la série Une Lignée vivante grâce à "Les Films de la Table 10"
Il relate la genèse de Lotbinière, premier ashram d’Arnaud Desjardins au Québec.
Il y est question d’influences d’un autre ordre et de destins croisés : celui d’Eric Edelmann qui relève le défi de tout quitter pour se lancer dans une aventure très exigeante. Celui d’un groupe d’élèves québécois qui demande un accompagnement plus soutenu, dans un contexte culturel et historique de méfiance envers l’autorité spirituelle.


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vendredi 9 décembre 2022

"Il n'y a pas de meilleur ashram que la relation au conjoint."

Yvan Amar :


«L'expérience m'a montré que nous n'épousons jamais par hasard l'homme ou la femme avec qui nous vivons. Dans mon expérience comme autour de moi, j'ai souvent pu constater que l'homme ou la femme incarnent d'une certaine façon la difficulté, la faille de l'autre. Il n'y a pas de meilleur ashram que la relation au conjoint.
Vivre de plus en plus consciemment nos réactions à l'autre est l'une des grandes occasions de croissance qui nous soit donnée sur le chemin.
On entre en relation dans cette voie comme d'autres entrent en religion, et le fait d'entrer en relation nous oblige à devenir de plus en plus conscient de la façon dont nous vivons cette relation de couple.
Vivre de plus en plus consciemment cette relation nous fait découvrir qui nous sommes, aussi profondément que peut le faire la méditation dans une voie solitaire.»

(Grandir ensemble, chap. IX, la relation consciente)
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vendredi 31 janvier 2020

La pratique spirituelle



Le café théo inter-tradition reçoit Emmanuel Desjardins qui assure depuis 2014, la direction spirituelle du Centre de Hauteville fondé par son père Arnaud Desjardins.

Ecouter l'interview
(source RCF janvier 2020)


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samedi 9 décembre 2017

Auprès d'Arnaud Desjardins avec Eric Edelmann (2)




"En Inde, le maître est comparé à un artisan qui façonne un pot en cuivre en le martelant à l’extérieur tout en le maintenant à l’intérieur. Adda Bentounès, un cheikh soufi du début du XX° siècle, le disait autrement : « Lorsque l’élève arrive, il est comme un arbre qui vient d’être coupé dans la forêt. Il est rugueux et d’étape en étape, de la découpe au polissage, il devient le bâtonnet avec lequel on passe le khôl entre les deux paupières. » J’en étais à l’arbre rugueux et Arnaud était un expert en ébénisterie, mais il pratiquait en plus – heureusement pour moi – l’art de l’émondage."
Mangalam : Un parcours auprès d'Arnaud Desjardins de Eric Edelmann

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vendredi 11 août 2017

La voie spirituelle avec Véronique Desjardins (3)


Et après, est-ce qu’il n’y a pas le besoin de rembourser la dette spirituelle contractée auprès du maître ?

Absolument ! D’abord on est redevable de la vie, ce que les bouddhistes appellent ce précieux corps humain. Mais surtout, si on a la chance de croiser un maître et de vivre une transformation, on est dépositaire d’une richesse qu’on ne peut pas garder pour soi seul. Vient le moment de partager ce trésor. Il y a différentes façons de le faire. Cela peut être une nouvelle manière d’entrer en relation avec les autres, d'être une lumière dans leur destin. J’ai un souvenir très fort à cet égard. Un jour, dans le centre tibétain de Karma Ling, nous étions nombreux dans le temple à attendre le dalaï-lama qui devait donner des enseignements. Soudain, il est arrivé et par la simple manière dont il est entré, dont il s’est tourné avec chaleur vers chacun, toute l’atmosphère a été changée. Voilà un être qui a le pouvoir, simplement en apparaissant, d’ouvrir les cœurs, de vous remplir de joie. Nous ne sommes pas des dalai-lamas mais, chacun à notre niveau, que pouvons-nous faire, dans notre sphère d’action, pour être des facteurs de guérison du monde et non pas d’aggravation de la maladie du monde ? Ce critère, cher à Arnaud, est tellement simple.

Et pour vous, le décès d’Arnaud a mis l’accent sur cet aspect dette par rapport à lui ?

Oui, bien sûr, mais pas par rapport à lui. Non, ça, ce serait terrible. Une des plus belles choses qu’Arnaud m’ait dite à la fin de sa vie, c’est : « Tu ne me dois rien et tu ne dois rien à Hauteville (1) ». Cela a eu un effet libérateur et, du coup, la dette dont vous parlez n’est pas une dette imposée de l’extérieur, comme une contrainte, mais quelque chose qui vient de l’intérieur. C’est à partir d’une grande liberté que je ressens, tout naturellement. « Je ne peux pas ne pas donner ce que j’ai reçu ». Cela participe d’une circulation énergétique. Le maître nous a donné en abondance et, à notre tour, nous redonnons, à notre mesure, ce que nous avons reçu mais dans une forme qui est la nôtre.

C’est ce que vous vivez actuellement ?

Oui, j’ai une gratitude immense pour ces paroles-là, « tu ne me dois rien ». C’est un cadeau qu’il m’a fait et, en même temps, il savait parfaitement qu’en libérant ainsi tous ceux qui lui étaient redevables, il allait leur permettre de donner le meilleur d’eux-mêmes.



1 - Hauteville est le centre fondé par Arnaud Desjardins en Ardèche. Véronique, étant l'épouse et la collaboratrice d’Arnaud, a beaucoup œuvré pour Hauteville du vivant d’Arnaud.

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dimanche 31 août 2014

jeudi 9 janvier 2014

Yvan Amar rencontre son maître Chandra Swami


Dès mon arrivée en Inde se produisirent plusieurs coïncidences. Je rencontrai d’abord des Canadiens ; l’un d’eux avait entendu parler d’un sage qui vivait sur une île forestière, au milieu du Gange, sur les contreforts de ('Himalaya. Puis, à Rishikesh même, une Américaine me confia qu’elle avait passé de nombreuses années en Inde, et qu’un seul homme pouvait à ses yeux être qualifié de maître, de guru authentique : il vivait sur une petite île forestière, au milieu du Gange, sur les contreforts de l’Himalaya. Le lendemain, une troisième personne, une jeune Européenne, me dit qu’elle avait rencontré un sage qui vivait sur une île forestière, au milieu du Gange, et que depuis elle voulait suivre son enseignement. Elle me montra le livre de cet homme, qui était Chandra Swami. Dès que je le vis en photo, je me sentis appelé. L’Américaine me prêta ce livre que je lus d’une traite et, comme il était très difficile de se le procurer, j’en recopiai les trois quarts pendant la nuit ! Le lendemain matin, lorsque je lui rendis le livre, la dame m’expliqua comment me rendre auprès de Chandra Swami et je partis aussitôt. Il y avait tout juste quinze jours que je me trouvais en Inde.

C’était en novembre. J’arrivai à l'âshram où pouvaient loger les visiteurs. Le swami séjournait alors au Cachemire, mais il ne tarderait pas à rentrer. Je savais qu’il avait accompli une partie de sa sâdhana* dans cette région et qu’il rendait régulièrement visite à ses devotees. Un matin, vers cinq ou six heures, on vint frapper à la porte de ma chambre pour me demander si je voulais voir le swami qui passait à l’âshram avant de regagner sa hutte dans la forêt. On m’amena dans une pièce et je me retrouvai devant Chandra Swami. Il ne se passa rien d’extraordinaire, mais trois choses me frappèrent à cet instant. D’abord, la beauté de cet homme m’apparut comme un témoignage incontestable : seule une expérience ultime pouvait communiquer une telle beauté. En sa présence, je sentis en outre que jamais je ne l’oublierais et que jamais je ne pourrais lui mentir.


De la façon la plus naturelle, comme font tous les Indiens, il me demanda simplement : « Where do you come from ? » Puis il resta silencieux et me dit enfin que je pourrais lui rendre visite à l’heure du darshan, sur son île, où il recevait chaque jour les quelques personnes qui voulaient bien faire la marche dans la forêt. Je fis ce trajet pendant plusieurs mois. C’est là que j’eus la chance de vivre cette chose si rare en Occident : une relation totale avec un être. Le plus précieux, pour moi, c’est que cette relation ne se produisait jamais à partir d’un fait déterminé ; c’était toujours dans l’instant, dans l’obligation d’une sincérité totale à ce qui était.

Chandra Swami est l’incarnation même de ce qu’évoque le mot guru. En sanskrit, guru signifie « poids » : ce qui a du poids, ce qui est lourd. La même racine a donné grave, gravité, gravitation. Le guru est un homme de poids, comme on dit d’une parole qu’elle a du poids, ou d’un homme qu’il pèse dans une décision. Il est le poids de ce dont il témoigne dans la mesure où, plus qu’un maître spirituel, il est un maître matériel, incarnant cet esprit qu’il a réalisé. Étant le poids de cette expérience, il donne en outre du poids à ce qui est autour de lui, de la gravité à ce qu’il côtoie. Ainsi confère-t-il un centre de gravité aux choses, réinsère-t-il tout ce qu’il touche dans la gravitation naturelle. En sa présence, on est pris dans cette gravitation, contaminé par ce poids ; d’un coup, on a l’impression d’être lesté dans le réel. Le contact que j’ai eu avec lui, au-delà des mots, tenait dans cette sorte d’ancrage. Bien plus que le prétexte des enseignements, des pratiques, c’est cette qualité de relation, de contact de réalité qui a été essentiel.

Yvan Amar
L'Effort et la Grâce

mardi 18 juin 2013

Swami Prajnanpad et Arnaud Desjardins

Hommage à un jour de naissance...

Certaines voies ne sont pas concevables en dehors du cadre religieux qui est le leur. D’autres ont immédiatement une valeur universelle. Parmi les sages auprès de qui j’ai vécu plus ou moins longtemps, Swâmi Prajnanpad n’a pas été pour moi un maître mais mon maître, ou plutôt il a bien voulu que je sois son élève.
C’était un Indien — j’ose à peine dire un Hindou tant son enseignement (adhyatmayoga ou en anglais adhytmic tradition), même fondé sur les Upanishads, le Yoga Vashishta et d’autres écritures moins connues, transcendait les formes religieuses.
Par tradition familiale, il fut un grand sanscritiste, puis un professeur de sciences avant d’abandonner le monde pour devenir sannyasin et atteindre la perfection du guru. C’est lui qui m’a guidé année après année, sur le chemin de l’expérience vécue.

Arnaud Desjardins - Les Chemins de la Sagesse

Swâmi Prajnânpad, je l’ai dit souvent, avait fait des études correspondant au niveau universitaire de physique et de chimie et il employait cette comparaison : si, dans une solution, on augmente la quantité d’un sel jusqu’à ce qu’on atteigne la saturation, à ce moment-là se produit brusquement un phénomène qui a été lentement préparé et qui s’appelle la cristallisation, c’est-à dire la formation des cristaux. Cette loi naturelle se retrouve à tous les niveaux. 
Les lois du monde physique sont aussi les lois du monde subtil : les matières subtiles peuvent s’accumuler à l’intérieur d’un être humain par la pratique de la vigilance et du non-conflit émotionnel (le oui à ce qui est) et, quand une certaine saturation est atteinte, elles cristallisent. 

Nous sommes encore sur le plan du monde phénoménal, mais phénoménal subtil, et cet homme a donc un corps subtil autonome à l’intérieur du corps physique qui imprègne (to permeate) le corps physique mais qui est d’un niveau de réalité plus subtil. Il peut exister par lui-même au lieu d’être amorphe, informe, formé – déformé – reformé comme un kaléidoscope, suivant ce qui entre ou ce qui sort des énergies qu’on n’est pas capable de conserver faute de vigilance.


Arnaud Desjardins - A la Recherche du Soi - IV. Tu es Cela 


lundi 7 novembre 2011

Un ashram en France grâce à un ami spirituel, Arnaud Desjardins

En l'honneur d'Arnaud Desjardins et pour celles et ceux qui connaissent cet endroit, où de nombreuses transformations intérieures ont eu lieu...

Arnaud Desjardins, réalisateur télé devenu guide spirituel, nous a quitté le 10 août dernier. Il a fait connaître à l'Occident les spiritualités orientales. Ici comme en Europe, on le considérait comme un grand sage, un maître spirituel. Nous l'avions rencontré en 1998. Il nous proposait alors ce qu'il appelait « la voie de la sagesse ».
Source : Radio canada