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vendredi 8 mars 2024

Relation du cœur


 « Après 22 ans passés dans les bidonvilles du Caire où la joie de vivre court de cabane en cabane, je rentre en France.

Et là, choc terrible : la morosité court de demeure en demeure, on ne se regarde pas, on ne se parle pas, on ne se connaît pas.

Pendant ce temps, la joie chante là où l’on vit sans eau, sans électricité, sans loisirs, mais dans la fraternité quotidienne.

Bonheur, où loges tu ?

Dans l’abondance des biens ou dans la relation du cœur à cœur ? »

Sœur Emmanuelle

Ode à la Fraternité

Au Coeur du Cœur 💗

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jeudi 21 juillet 2016

L'autre est un autre... à aimer...


« Aimer, c’est apprendre à écouter la différence de l’autre.

L’amour est une écoute qui retentit en soi. Alors s’ouvre la réception du don de l’autre, de sa manière autre d’aimer.

Nous serons toujours différents mais quand tu sais écouter l’autre différent de toi, tu fais entrer en toi une vision qui n’est pas tienne.

L’autre, tu ne le changes pas, mais ta vision, oui, tu peux la changer.

Qu’est-ce-que l’autre sent, attend, et que je peux lui donner ?

L’amour, c’est ce complément d’être que je donne mais tel que l’autre le désire, et non pas tel que je l’imagine.

L’amour, c’est ce complément d’être que, réciproquement, l’autre me donne, mais à sa façon.

Ceux qui s’aiment sont dans le mystère d’une relation vécue différemment, dans la différence. »

 Soeur Emmanuelle
« Vivre, à quoi ça sert »


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mardi 20 octobre 2015

Souvenir d'une disparition


"On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive. Il s'agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. Ne l'oublions pas : "Souris au monde et le monde te sourira." " 

 Sœur Emmanuelle



samedi 14 avril 2012

Comment prier avec Soeur Emmanuelle

La manière de prier n’est pas toujours la même, elle évolue au cours de la vie et, au fur et à mesure que les années passent, elle se simplifie beaucoup. Quand j’étais jeune, j’aimais les belles prières mystiques. On est transporté par ces prières et, au moment où on les fait, on se sent consolé, heureux de prier et d’être avec Dieu. On est aussi content de soi parce qu’on a l’impression de bien prier et que notre âme est remplie de choses belles et bonnes. À un certain moment de la vie, il peut nous arriver de traverser une période durant laquelle on ressent une certaine aridité : la prière n’apporte plus de consolations, on s’ennuie en priant, on essaye d’écourter le temps consacré à la prière. Cela m’est arrivé à moi aussi. Notre Règle prévoit en effet une demi-heure de prière le matin et une demi-heure le soir, et quelquefois cela me semblait trop.


Et finalement, je suis arrivée à la troisième étape, celle de la prière du pauvre. On commence à se rendre compte que la prière devient quelque chose de vrai quand on se trouve devant Dieu dans toute notre nudité, notre faiblesse, notre impuissance, avec les distractions qui sont les nôtres. La prière devient quelque chose de vrai ; chaque être humain en effet a ses propres limites, plus ou moins grandes, selon sa propre condition et la période de la vie qu’il traverse. Dans la vieillesse, nous sommes obligés de voir nos limites, nous les touchons du doigt ; je crois que nous sommes alors plus proches de Dieu, (…) Dieu se penche avec prédilection sur l’être faible, sur l’être sans défense qui crie vers lui en demandant de l’aide. On se rapproche à ce moment-là de la prière du Christ sur la croix, (…) « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Évangile de Matthieu 27, 46 ; Évangile de Marc 15, 34).


Dans l’Évangile, nous voyons que Jésus prie Dieu en l’appelant « Abba ». Abba, en araméen, est un mot très simple que l’enfant utilise pour appeler son père. Un jour où je me trouvais sur les rives du Jourdain, (…) je vis un enfant sur le rivage qui voulait sauter dans l’eau, mais qui avait peur. Alors, il s’est mis à crier : « Abba ! Abba ! » et son père est arrivé immédiatement, lui a tendu les bras, et l’enfant s’est jeté à l’eau dans les bras de son papa. Je n’ai jamais oublié ce moment, avant tout parce que je me trouvais au bord du Jourdain, et puis à cause de ce cri : « Abba ! », suivi de l’arrivée immédiate du père. C’est devenu pour moi un symbole de la prière et de la vie spirituelle. On est sur terre et on a peur de l’eau, de la vie et on crie, on crie : « Abba ! Papa ! » C’est le cri de la confiance. C’est un terme affectueux qui signifie « mon cher papa ».


Mais pour arriver à prier ainsi, on doit traverser des moments d’épreuve, quand la prière ne semble plus avoir de goût, quand on ne sait plus bien à quoi elle sert, puisque, évidemment, Dieu ne nous répond pas de manière sensible. Et alors, quand on en arrive à ce point, où l’on se demande à quoi cela sert de prier, on peut dire : « Tu es mon papa, aide-moi. »
C’est à ce moment qu’entre Dieu et l’homme advient une sorte de symbiose, une union intime et très ­profonde (…). Mais même si notre prière part de ce cri : « Abba, papa ! J’ai peur, je n’y arrive pas, viens m’aider ! », cela ne se passera pas comme pour l’enfant sur la rive du Jourdain qui voit arriver immédiatement son père qui le serre dans ses bras (…). Cela se fera pourtant d’une manière plus forte que dans la vie sensible, d’une manière plus durable, éternelle, non passagère, parce qu’il s’agit d’une relation, d’un lien avec le Dieu tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible. Quand ce lien part d’un cœur de pauvre, il acquiert une force incroyable. Aujourd’hui, ma prière est devenue quelque chose d’extrêmement simple.

Ce texte est tiré des entretiens, jusqu’ici inédits, entre sœur Emmanuelle et Angela Silvestrini centrés sur les questions existentielles que chacun se pose. Éditions du Rocher, 17 €.

mardi 24 août 2010

dimanche 8 août 2010

Soeur Emmanuelle au Caire

De l'autre côté du Nil, les bidonvilles des chiffoniers où Soeur Emmanuel a déposer son coeur !

samedi 24 janvier 2009

Soeur Emmanuelle ou le soleil trouvé dans l'ordure


Une empreinte de Soeur Emmanuelle à travers des photos de l'agence Magnum :


Sœur Emmanuelle, née Madeleine Cinquin le 16 novembre 1908 à Bruxelles (Belgique) et morte le 20 octobre 2008 à Callian (Var, France), souvent surnommée la « petite sœur des chiffonniers » ou « petite sœur des pauvres », est une enseignante, religieuse et écrivain.

mercredi 22 octobre 2008

Soeur Emmanuelle : "nous sommes créés pour être heureux"

Callian a fait ses adieux, aujourd'hui, à Soeur Emmanuelle dans la simplicité à laquelle la religieuse avait toujours aspiré, avant un hommage plus solennel à Paris.
"On a trop souvent des images punitives, sombres, taciturnes et peu attirantes. Elle, elle avait l'air plus réjoui que jamais ne le sera aucun milliardaire. Cette joie nous instruit plus que les mots. Elle était sans doute sa parole première."
Christian Bobin

lundi 20 octobre 2008

Soeur Emmanuelle nous laisse son amour de la vie !


On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive. Il s'agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. Ne l'oublions pas : "Souris au monde et le monde te sourira."
Soeur Emmanuelle, un scorpion au coeur d'or.
Sœur Emmanuelle, née Madeleine Cinquin, souvent surnommée la « petite sœur des chiffonniers », était une religieuse et écrivain belge née le 16 novembre 1908 à Bruxelles (Belgique) et morte le 20 octobre 2008 à Callian (Var, France) peu avant d'atteindre 100 ans.

Vous pouvez voir le film "Il suffit d'aimer"

vendredi 19 octobre 2007

Paroles d'enfants

"La vie c'est nul, car elle nous fait mourir" m'a dit Daïrine, ma fille de 6 ans.
Dans le même style, je vous conseille le recueil de paroles d'enfants, "Enfandises".


Maman, t'as perdu, tu n'as pas rattrapé le ballon !! Tu es illuminée !!
Lucas 4 ans
Papa on me dit tout le temps que j'ai la vie devant moi, alors si je me retourne je meurs ?
Emmanuelle 7 ans
Plus tard, je serai marchand de bisoux !
Fréhel 5 ans
Si je grandis, c'est pour t'aimer encore plus grand.
Azeline 4 ans