jeudi 23 février 2017

Un bonheur n'arrive jamais seul...

LE BONHEUR

Le bonheur ne se trouve pas
avec beaucoup d'effort et de volonté
mais réside là, tout près,
dans la détente et l'abandon.
Ne t'inquiète pas, il n'y a rien à faire.
Tout ce qui s'élève dans l'esprit
n'a aucune importance
parce qu'il n'a aucune réalité.
Ne t'y attache pas.
Ne te juge pas.
Laisse le jeu se faire tout seul,
s'elever et retomber, sans rien changer,
et tout s'évanouit et recommence à nouveau, sans cesse.
Seule cette recherche du bonheur nous empeche de le voir.
C'est comme un arc-en-ciel
qu'on poursuit, sans jamais le rattraper
Parce qu'il n'existe pas, qu'il a toujours été là
et t'accompagne à chaque instant.
Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou mauvaises,
elles sont comme des arcs-en-ciel.
A vouloir l'insaisissable, on s'épuise en vain.
Dès lors qu'on relache cette saisie,
l'espace est là, ouvert, hospitalier et confortable.
Alors profites-en. Tout est à toi, déja. Ne cherches plus.
Ne va pas chercher dans la jungle inextricable l'éléphant
qui est tranquillement à la maison.
Rien à faire
Rien à forcer
Rien à vouloir,
Et tout s'accomplit spontanément...

CONSEILS AU MÉDITANT

Laisse cet esprit qui est le tien,
dans un état détendu, non-artificiel.
En cet état, voyant la pensée et son mouvement,
reste dessus, détendu.
En cet état, va poindre la stabilité.
Pas d'attachement à la stabilité,
Pas de peur du mouvement.
Connaissant qu'il n'est pas de différence
entre stabilité et mouvement,
l'esprit s'élevant de l'esprit.
En cet état, sans saisie, sans attachement,
repose, détendu, tel quel.
En cet etat, la réalite en elle-meme,
l'essence de ton propre esprit,
sagesse, vacuité radieuse,
va s'elever,
et tu n'auras pas de mots...
En cet état, un calme naturel viendra ;
sans tenir la stabilité pour quelque chose,
tel quel, naturel et libre ;
sans saisir ni rejeter les productions mentales,
s'il te plaît, reste... LÀ.
Guendune Rinpoche

mercredi 22 février 2017

Roue spirituelle...



Selon C.G.Jung , par la contemplation et la concentration, le mandala a pour fonction d'attirer intuitivement l'attention sur certains éléments spirituels afin de favoriser leur intégration consciente dans la personnalité. Jung avait relevé que l'inconscient dans ses périodes de trouble, peut produire spontanément des mandalas. Pour lui, le mandala symbolise, après la traversée de phases chaotiques, la descente et le mouvement de la psyché vers le noyau spirituel de l'être, vers le Soi, aboutissant à la réconciliation intérieure et à une nouvelle intégrité de l'être. "
Sylvie Crossman, Tibet, la Roue du Temps




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lundi 20 février 2017

Della et le cœur ouvert à l'Infini


Della nous délivre dans ce très bel ouvrage le partage d'un cœur bouleversé par l'éblouissement.
Dans une première partie, elle nous donne quelques pièces de l'échiquier : la conscience, la réalité, la souffrance, la fermeture à la Vie,... jusqu'à l'Eveil et l'Amour inconditionnel de l'Etre et fait mat.
Ensuite, dans une seconde partie, elle éclaire les mots et l'amour d'un jour nouveau, par ses réponses aux questions choisies par thème. C'est à déguster


"Nous avons tous ce potentiel extraordinaire d'apprécier la Vie à travers un regard
Sommes-nous prêts à voir ce qui nous sépare de cette paix,
à dire un grand « OUI ! » à cet espace 
et ainsi découvrir la libération ? "


Della partage son cadeau imprévu de la Vie, reçu lors d’une expérience de mort imminente, celui de la réalisation profonde que tout est Un et tout est Amour. La présence, la douceur, et l’énergie d’amour qui habitent son regard sont de puissants alliés sur le chemin d’ouverture au « vrai », au cœur. 

De médecin d’urgence, on la décrit maintenant comme médecin des âmes. Son partage est spontané, enveloppant, frais et aimant. Elle est l’auteure de Le Cœur Ouvert à l’Infini publié en mars 2016 chez Accarias l’Originel.


"Livre magnifique. Au delà des mots, Della a su maintenir la simplicité et la beauté de l'Intime. "



 Deux extraits :

Que pensez-vous de la nouvelle pratique appelée « la pleine conscience » qui consiste à ramener son attention sur l’instant présent et à examiner les sensations passagères qui se présentent à l’esprit à travers une observation silencieuse non jugeante ?

Il me fait chaud au cœur de constater que cette pratique que je ne connaissais pas jusqu’à tout récemment, prenne de l’ampleur. Elle invite à revenir à la réalité du moment et à discerner entre l’impermanence fondamentale de toute expérience et la permanence de la Conscience. Cette pratique libère de la tension d’action vis-à-vis des aspects perçus négatifs de nos vies. Elle pointe vers l’Intime avant l’histoire, là où tout est ouvert. C’est doux.

Il est toutefois intéressant, dans une perspective d’Éveil, de ne pas limiter la conscience à la perception du « moi ». La Conscience d’Être est toujours présente, qu’elle soit vécue en pleine conscience ou pas. À travers le processus de découverte de ma Vraie Nature, il est essentiel de réaliser que la Conscience est libre de l’expérience directe et personnelle de celle-ci.

D’une manière pratique, cette invitation prendrait la forme d'une réalisation à voir que la Conscience « est », avant le « moi et ses expériences de pleine conscience » et que les seuls éléments qui me séparent de cette Conscience globale sont justement reliés au contenu de mes pensées qui évaluent mon état de conscience ou de non-conscience du moment. Il devient alors possible de ne plus adhérer au jeu de l'évaluation quel qu'il soit et en fin d'être Un avec la Vie spontanée telle qu'elle est.






Après l’éveil, éprouvez-vous encore des émotions fortes qui engendrent de la souffrance ou la souffrance est-elle vécue autrement ?

Les émotions brutes peuvent tout à fait émerger. Elles sont vécues en présence et avec l’intention du cœur d’entendre simplement ce qu’elles ont à me dire. Leur source est toutefois claire : une réaction de la « petite » qui parle. Ces émotions sont bienvenues et totalement autorisées dans le moment. Ce qui est bien particulier, c’est la présence d’une curiosité sincère du cœur devant elles car elles sont l'occasion de rencontrer le besoin simple de l’âme ainsi manifesté, et une invitation véritable à ouvrir toujours plus profondément mon incarnation humaine à la Vie telle qu’elle est.


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dimanche 19 février 2017

Prière phytospirituelle du matin...


Pause des jours d'hiver
matin de prière
bourgeon d'instant



Extraits par deux  illustrations graphiques choisies du renku de Matsuo Munefusa (Bashô)

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samedi 18 février 2017

Rencontre poétique et pratique avec Pascale Senk


Pascale Senk est journaliste et écrivain. Elle est l'auteure avec Martin Rubio du livre Échanger sa maison, le nouvel esprit du voyage (Éditions des Équateurs) et de L’Effet haïku, lire et écrire des poèmes courts agrandit notre vie (Leduc.s éditions), un témoignage et une enquête sur les pouvoirs méditatifs et existentiels de cette pratique. Avec une sélection des plus beaux haïkus et des suggestions pour en écrire.

Marc de Smedt J’ai eu un vrai coup de cœur pour votre livre, qui nous apprend à la fois à saisir les moments précieux de nos vies et à nous épurer de nos trop-pleins. Comment vous est venue l’idée de ce voyage ?

Pascale Senk - Je m’intéressais depuis longtemps à la poésie, mais avec les haïkus japonais, dans leur brièveté et leur simplicité d’accès, j’ai découvert un monde nouveau. En plus du plaisir de la lecture et l’état méditatif qu’ils créent, les haïkus m’ont littéralement « reformatée » et recentrée. J’ai donc vécu et je vis là une expérience existentielle que j’ai voulu partager car elle est accessible à tous. 

Marc de Smedt - Vous dites qu’il faut à la fois créer son propre choix de haïkus utiles au quotidien et apprendre à en écrire pour coucher sur le papier ses états d’âme, ses douleurs ou ses émerveillements, car cela fait du bien…


Pascale Senk - Oui, cela permet de savoir accueillir ce qui vient, d’être davantage présent, attentif à ce qui est là, et de devenir une conscience qui sort de sa bulle à problèmes et apprend à explorer le monde de ses émotions de façon simple et efficace tout en s’ouvrant à autre chose de plus intéressant en soi. En lisant ou écrivant des haïkus, on se sent rassemblé, apaisé, relié et centré sur l’essentiel. On peut pratiquer cela à tout moment de la journée ! Je cite une formule de Marie de Hennezel, qui dit : « Ecrire un haïku peut être une pratique spirituelle qui permet de rester vivant et branché sur le neuf en soi. » Chaque haïku a sa propre histoire !

Marc de Smedt - Votre livre propose, suivant le mot de Michel Onfray, « une attentive présence au monde ». Comment l’avez-vous conçu ?


Pascale Senk - Dans la première partie, j’évoque comment une lecture régulière de haïkus peut imprégner notre manière d’être et d’envisager la vie. Chaque chapitre s’intéresse à une facette du haïku, et à la leçon qu’il nous transmet. Mais pas de sagesse sans pratique. Aussi souvent que possible, j’ai suggéré au lecteur une expérience en rapport avec ce que je venais de développer. La deuxième partie donne quelques points de départ pour écrire ses propres haïkus et montre comment cette pratique nous permet de jouer, de devenir plus conscients, de nous apaiser, de remercier, de célébrer l’amitié, d’être plus attentif à la beauté de la vie… C’est une voie d’épanouissement !


source : Clés 


Quelques haïku choisis par Pascale Senk (et mis en image) :





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vendredi 17 février 2017

Liberté partagée avec Jean Vanier


Nous ne sommes pas faits pour une loi de crainte ou imposée de l'extérieur; c'est pour cela que souvent nous la rejetons; nous ne sommes pas faits pour les conventions sociales, c'est pour cela que nous nous dressons contre elles (malheureusement bien vite nous en inventons d'autres) ....

Nous sommes faits pour la liberté et le partage, pour que soient brisés les chaînes qui enserrent nos pieds, nos bras, notre cœur.
Jean Vanier, Ouvre mes bras, Fleurus, p. 115
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jeudi 16 février 2017

Des nouvelles d'Alexandre Jollien

Il invite à entrer dans cet appartement des hauts de Lausanne où il vient d’emménager avec sa famille. S’excuse avec un sourire amical pour les valises et les cartons non déballés dans le couloir. «On est rentrés depuis trois mois mais on n’est ici que depuis deux semaines», explique l’auteur de Vivre sans pourquoi.
Alexandre Jollien a passé trois ans à Séoul avec Corine, son épouse, Victorine, Augustin et Céleste, 12, 10 et 6 ans, dont la joyeuse trace est visible au gré des pièces traversées. On lui demande tout de go pourquoi il est rentré. Il nous avait pourtant avoué vouloir rester encore un ou deux ans en Corée du Sud. «Je reviendrai quand j’aurai trouvé la paix», confiait-il à un média. Alors c’est ça? C’est un homme profondément en paix qui nous revient? Il tempère, le regard facétieux. «N’exagérons rien. Corine et les enfants seraient bien restés encore un an ou deux, mais la vie à l’étranger coûte cher et nous songions aussi à la scolarité des enfants. Il était temps de rentrer. J’aime bien la culture suisse française. Tout bêtement, parler français me manquait. La langue, c’est quand même un truc important!»

L’enseignement qu’il a reçu durant ses trois ans en Corée a été fortifiant pour son âme. 

Aujourd’hui, à 41 ans, il se réjouit de revenir à l’écriture et à ses conférences publiques.


Une petite joie enfantine qui monte aux yeux lorsqu’il évoque ses amis, sa famille, la fondue, tout ce qui lui a manqué à des milliers de kilomètres du Pays de Vaud, même si ce grand saut entre deux continents ne fut pas facile, dans un sens comme dans l’autre. «Les enfants ont heureusement réintégré l’école sans trop de problèmes. Dans notre quartier, au centre de Séoul, ils étaient les seuls étrangers, du coup traités un peu comme des petits princes. Les deux aînés doivent rattraper l’allemand mais cela se passe bien. Ils continuent à regarder tous les jours la TV coréenne par satellite et à prendre des cours via Skype. Eux sont bilingues, Corine et moi beaucoup moins.» Victorine et Augustin, qui viennent juste de rentrer, confirment joyeusement, embrassant tendrement leur père avant d’aller faire leurs devoirs.

Diverses voies 
pour accéder à la paix

Mettre en pratique les leçons de sagesse des grands esprits, de Jésus à Bouddha, Jollien nous y avait déjà habitués à travers ses nombreux livres. Il nous a aussi bluffés depuis longtemps par ce parcours d’un enfant opiniâtre qui, malgré son handicap et un placement en institution, va obtenir un master en philo, épouser une fille épatante et devenir père de trois enfants. Mais il lui fallait encore partir à l’autre bout du monde pour suivre l’enseignement d’un père canadien maître de zen, un homme-pont entre l’Asie et l’Occident. «C’était nourricier, fortifiant. La rigueur très zen et jésuitique de père Bernard m’a donné une architecture intérieure, une confiance en moi plus grande. Et puis le fait d’être aimé inconditionnellement a nourri mon regard sur l’autre. Oui, ma foi chrétienne a été influencée par son enseignement, je sais maintenant qu’il y a diverses voies pour accéder à la paix!»

La bibliothèque, dans le salon, qui fleure bon le bois neuf, accueille les livres qui ont fait le voyage aller-retour avec lui. Sénèque, Nietzsche, Spinoza et tant d’autres qui l’ont aidé à accomplir son «métier d’homme». Et qui vont nourrir ce cycle de conférences qu’il vient d’entamer au CHUV* sur le thème de la joie et de l’abandon. Parlant de l’abandon, il évoque l’image du toboggan chère à Pierre Constantin, l’ami de toujours. Et pose la question. Dans le pack de l’existence, il y a la joie et la tristesse, la maladie et la santé, les grincements en tous genres accouplés aux petits bonheurs. Pourquoi, au fond, ne pas considérer la vie comme un toboggan? Et s’y laisser glisser pleinement. «On peut s’accrocher à ses parois, résister ou bien se laisser aller. Le lâcher-prise passe par des actions concrètes. Poser des actes. Partir en Corée, c’était grimper sur le toboggan!»

Agressé au restaurant

Il s’anime. Son enthousiasme est contagieux. Quelle glissade que ces trois ans passés au pays de Samsung à apprivoiser la langue (ah, comment s’écrit «dentifrice» en coréen, tous ces objets dans les supermarchés qu’on ne peut identifier?) Il a été ému par le regard bienveillant, sans jugement ni préjugés, des Coréens. «Les bains publics me manquent énormément, c’était pour moi le lieu de l’acceptation, le regard sur le corps là-bas est très différent d’ici.»

Ici, le pays romand, mais en gros tout l’Occident, où la violence sociale et l’intolérance l’ont particulièrement choqué après ces trois ans d’absence. «L’autre jour, un homme m’a interpellé très violemment dans les toilettes d’un restaurant: «Jollien, t’es pas très viril, on est en guerre, on est dans un pays en guerre et on en a marre des Bisounours, marre de la gentillesse!»


Un regard neuf


Bisounours. Le mot le fait réfléchir. Il accepte qu’on ne partage pas son opinion, pas qu’on déverse sa rancœur aussi férocement. Lui, sans déroger depuis trois ans, continue à pratiquer la méditation une heure par jour à raison d’une demi-heure le matin et une autre le soir. Il a aussi partagé récemment une petite retraite avec ses deux copains, stars comme lui du rayon spiritualité des librairies, que sont Matthieu Ricard et Christophe André avec qui il a cosigné en 2015 Trois amis en quête de sagesse. Déjà un best-seller!

Il songe à faire du sport en équipe pour bâtir d’autres liens sociaux et envisager son corps autrement. A peur, un peu, de perdre cet émerveillement, ce regard neuf sur le monde rendu possible par le déracinement temporaire. Veut à tout prix préserver la qualité de sa vie de famille qui s’est renforcée durant cet exil. «J’étais parti aussi pour échapper un peu à ma vie devenue trop dispersée».

La morale de cette histoire? Un peu qu’il faut oser parfois un autre mode de vie, sans forcément traverser la planète, pour déjouer l’engluement des émotions négatives. Lui était un angoissé de première, assure-
t-il en riant. «J’aime la notion de grande santé chère à Nietzsche. Elle intègre tout, y compris la maladie, les blessures, les traumatismes. La maladie n’est pas le contraire de la santé, il y a mille manières d’être en grande santé, accessibles à tous! On ne guérit pas forcément de ses blessures mais on peut faire en sorte qu’elles ne deviennent pas tyranniques!» L’écrivain-philosophe a ses petites recettes concrètes pour le bonheur. Par exemple, noter tous les jours son niveau de félicité sur une échelle de 1 à 10. Cela vous rappelle les sondages à tout va qui veulent jauger à tout moment votre satisfaction? Sachez que la méthode a fait ses preuves sur un plan scientifique. A Harvard, où il existe une chaire du bonheur, le professeur demande à ses élèves de noter chaque soir leurs petites joies de la journée. Il paraît que cela a un impact réel et mesurable sur le fonctionnement de notre cerveau.


Smartphone psy

Autre petit truc pour «dégommer les passions tristes», pour reprendre le titre d’une de ses conférences: utiliser son smartphone comme un psy de poche. «Chaque soir, avec quelques amis, chacun d’entre nous dépose un message de cinq minutes sur KakaoTalk (la version coréenne de WhatsApp) pour faire le point, déposer ce qui nous fait avancer, ou ce qui nous a choqués, comme l’autre jour avec cet homme qui m’a agressé verbalement. Cela aide, ça permet de s’alléger; tout le monde devrait le faire, c’est salutaire. Moi, ça m’a changé la vie!»

On prend congé, justement, alors qu’il s’apprête à écouter le message du jour de son ami l’acteur Bernard Campan. Une banane se dessine sur son visage. On quitte un homme heureux. Et manifestement en paix.

source : L'illustré

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mardi 14 février 2017

Comme l'amour est aveugle, il est très important de toucher...


«Nous avons traversé les ténèbres de l'océan 
et l'immensité de la terre. 
Nous avons enfin trouvé la fontaine de Jouvence. 
Elle nous attendait patiemment, au cœur de nous-mêmes.»

Djaläl al-Dïn Rümï

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En ce jour (et avant deux mains)

je vous fais des bises du cœur...

lundi 13 février 2017

Sur le chemin avec Jacques Castermane


Il n’est jamais trop tôt pour apprendre ce qu’on ne nous apprend pas : apprendre à être.



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dimanche 12 février 2017

Consentir doucement à sa vulnérabilité

COMPRENDRE
D’abord, que la vulnérabilité n’est pas la faiblesse, au sens un peu péjoratif du terme. Notre Dieu s’est rendu vulnérable en prenant condition humaine. Regarder Jésus qui vit pleinement sa condition humaine et dont la condition de fils de Dieu se découvre grâce à des rencontres qui le marquent et le déplacent, telle celle de la Syro-Phénicienne (Marc 7,24-30).

APPRENDRE
Il faut notamment apprendre à faire confiance les yeux ouverts : se fier est indispensable pour vivre. Mais faire confiance, c’est aussi choisir, ne pas se fier à n’importe qui, n'importe comment, Il faut rester attentif et savoir repérer les tentatives d'emprise : questions trop intrusives, conseil du type « c’est pour ton bien », etc. Pour cela, il faut trouver des lieux de confiance et de vérité. Il faut aussi apprendre à dire non ; refuser le diktat de la transparence, souvent confondue avec le labeur de la vérité et de la clarté indispensable à toute relation.

RESPECTER
Ne pas vivre ses limites comme un seul empêchement de vivre, mais aussi comme un point d'appui, y compris dans la relation aux autres. Nos limites disent notre humanité, avec ses drames, mais aussi ses chances, ses ouvertures. 11 s’agit de les reconnaître si nous espérons aussi pouvoir modifier l’une ou l’autre. Il est encore nécessaire que nous soyons respectés pour ce que nous sommes, y compris pour espérer devenir meilleurs.

ÊTRE
Autant que possible, il s’agit d’être dans un rapport de vérité à soi-même : ni exaltation de l’ego, ni dévalorisation de soi. La condition vulnérable est notre lieu pour aimer. Car comment aimer s’il n’y a pas de place, de manque, d’attente en nous ?

Véronique Margron


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