samedi 10 décembre 2016

Et si j'aimais...



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Regardons avec amour les jugements qui montent en nous 
pour les faire fondre sous les rayons ardents de notre cœur...



vendredi 9 décembre 2016

Perception et conception...




Ces deux mots, perception et conception, traduisent respectivement les mots sanscrits célèbres : rupa, la forme, nama, le nom. Je perçois les flammes qui dansent – simple vision sans qualification – et je conçois, c'est-à-dire je nomme ma perception : c'est l'incendie de ma maison. L'essentiel à saisir, c'est que tout se passe pour nous non pas à l'extérieur mais au-dedans de nous, parce que nous intériorisons l'événement dont nous sommes témoins. 

Donc, notre existence n'est pas une affaire entre moi et le monde extérieur mais entre moi et moi ou, plus précisément, entre moi et mes pensées, mes émotions, mes sensations. Ce n'est pas à cause des événements que je suis heureux ou que je souffre, c'est à cause de mes pensées relatives à ces événements, de mes émotions relatives à ces événements. 

Pouvez-vous admettre que nous sommes, avant tout, juste conscience? Imaginons une conscience ou, si vous préférez, un esprit vide comme le ciel sans un nuage, sans un oiseau qui le traverse. L'infini de la voûte céleste a toujours été utilisé comme image de cette immensité. Et dans cette immensité de l'esprit apparaissent et disparaissent des formes – les sensations, les perceptions, les conceptions, les émotions, les idées, les pensées, les peurs, les désirs – mais tout cela se passe au dedans de nous. Notre réalité essentielle, c'est juste la conscience, une conscience que rien ne limite, au-delà de l'espace, du temps, de la mesure, infinie, vide, lumineuse et, qui plus est, absolument heureuse.



Arnaud Desjardins
La Voie et ses pièges


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jeudi 8 décembre 2016

Pub de Noël : Présentation des Trois cheveux d'or

Une très belle compréhension du coffret qui nous est présenté ici. Une description détaillée de ce que ce jeu peut vous apporter. 
Merci à Claire Duval pour cette vidéo éclairante !






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mercredi 7 décembre 2016

Animal ami...




Nous devrions rendre grâce aux animaux pour leur innocence fabuleuse, 
 et leur savoir gré de poser sur nous la douceur de leurs yeux inquiets 
 sans jamais nous condamner... 

Christian Bobin

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mardi 6 décembre 2016

Rubrique à brac... Hommage à Gotlib


"Je suis un type compliqué, j'ai toujours eu un mal fou à ouvrir en grand les vannes de mes émotions. Je suis constipé du cœur,. Grosse lacune que je comble tant bien que mal en faisant le " rigolo", un paravent très pratique dissimulant parfaitement les états d'âme embarrassants et générateurs de honte. "










"Sais-tu que la douleur, si elle ne faisait pas mal, serait parfaitement supportable ? "

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lundi 5 décembre 2016

Cette vie qui nous échappe par Alexandre Jollien

Que se passerait-il si je ne me détournais pas un seul instant de l'idée qu'un jour ou l'autre je vais rendre l'âme ? Les mots du Bouddha m'apaisent et dès que je crains de souffrir, j'y vais franchement et je me souviens que « je suis soumis au vieillissement et que le vieillissement est inévitable, que je suis soumis aux maladies et que la maladie est inévitable, que je suis soumis à la mort et que la mort est inévitable ». L'accepter n'est pas une mince affaire, mais quelle énergie pour tenter d'oublier notre fragilité, notre finitude, quel gâchis aussi ! Et que d'angoisses et de peur !

Aussi les mots du sage indien agissent-ils comme un contre-poison. Au lieu de fuir l'idée de notre fin, il s'agit de l'apprivoiser. C'est rigolo comme, du matin au soir, l'ego s'évertue à se tenir à bonne distance de cette échéance, lorgnant avec mépris ce qui ne cadre pas avec ses intentions. Au fond, savoir et se souvenir qu'on va y passer peut inaugurer une véritable joie où l'on cesse de résister à l'inexorable pour enfin profiter sans retenue de ce qui s'offre à nous. Comme en un toboggan, le courage, c'est de tout lâcher, d'oser la non-maîtrise à fond et surtout de ne s'accrocher nulle part, ne s'agripper à rien. Nous voyageons dans un train qui fait route sans cesse. Je souhaiterais tant des haltes quand toujours, implacablement, le convoi s'ébranle et m'incite au détachement. Je donnerais tout pour que les passagers que je chéris empruntent le même itinéraire que moi et que tout soit planifié d'avance, sans fâcheuses surprises.

Le danger, c'est de sombrer dans une molle indifférence pour ne plus en baver. On ne saurait perdre ce qui ne nous a jamais appartenu. Et nos enfants, nos proches suivent leur propre chemin. Ultimement, nous ne sommes les propriétaires de rien. Et si nous options résolument pour la lucidité et la gratitude ? Celle qui parvient à faire son miel du passé pour avancer, le cœur plein de reconnaissance.

Vivre, c'est aussi laisser s'en aller, quitter, abandonner, lâcher autant de redoutables épreuves qui peuvent nous détruire. Qu'adviendrait-il si l'on se réconciliait avec le caractère transitoire de l'existence ? Pour ne pas s'abîmer dans de vaines querelles ni dans la poursuite de biens imaginaires, il nous faut épouser chaque jour le tragique d'une vie qui nous échappe. Comme en un jeu d'échec il s'agit de se familiariser avec les règles pour bâtir une liberté avec virtuosité. Se rappeler que tôt ou tard on cassera sa pipe, c'est congédier tout esprit de sérieux et commencer à vivre pour de bon. D'apaisants mantras du Bouddha me vaccinent contre toute fuite vers une sécurité illusoire et m'invitent à habiter le réel comme il faut.

Mais où trouver un véritable refuge, une paix authentique ? Comment ne pas s'enliser dans le pessimisme ? Sans béquilles, dépourvus des habituels anesthésiants du quotidien, nous pouvons oser l'aventure sous l'horizon de notre finitude et découvrir le cadeau inouï, proprement miraculeux, de vivre, de grandir et d'aimer. Surtout, il faut se garder de confondre le tragique de notre condition, qui réclame l'allégresse et la générosité, des psychodrames qui nous agitent à longueur de journée.

Par Alexandre Jollien, philosophe et écrivain né en 1975 à Savièse, en Suisse. Son dernier livre, Vivre sans pourquoi : Itinéraire spirituel d'un philosophe en Corée, est paru au Seuil.

source : La Vie


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dimanche 4 décembre 2016

En chemin vers Noël avec les enfants

Ce 4 décembre, nous célébrons le deuxième dimanche de l'Avent... Profitons de ce temps précieux, qui passe si rapidement, pour préparer nos cœurs à la naissance du Sauveur.

Faire grandir son désir
Aujourd'hui, même si nous manquons de peu de choses (nourriture, vêtement, objets...), nous ne sommes pas satisfaits, car l'envie demeure. Toi aussi, tu as tendance à vouloir toujours plus (de cartes Pokémon, de billes ou de poupées), n'est-ce pas ? Pourtant, quand on n'obtient pas quelque chose immédiatement, le désir grandit. La joie est plus grande de le recevoir ensuite.

Les vertus de l'attente
Dieu lui-même a attendu longtemps avant d'accomplir sa promesse. Pendant des siècles, il a préparé son peuple, envoyé des signes et des prophètes. Le dernier, Jean le Baptiste, annonce que « celui qui vient après moi est plus puissant que moi » (Matthieu 3, 11). Pourtant, né dans l'humilité d'une crèche, Jésus vivra aussi caché durant 30 années.


Le temps de la conversion
« Produisez donc un fruit digne de la repentance », demande Jean le Baptiste aux pharisiens et aux sadducéens (Matthieu 3, 8). Nous aussi, nous sommes tellement blasés que même la naissance du Christ ne nous étonne plus ! C'est le moment de nous rapprocher réellement de Dieu, avant Noël. Se convertir signifie tourner son cœur vers Dieu. Or il est difficile de percevoir sa présence, dans le bruit, l'agitation, les préoccupations.

Porter beaucoup de fruits
Sur la couronne de l'Avent, nous allumons la deuxième bougie. Chaque jour, nous pouvons essayer de réserver à Dieu un moment de silence, afin de laisser son amour remplir notre cœur. Jean le Baptiste poursuit : « Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu », ce à quoi Jésus répondra « Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruits » (Jean 15, 5).qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruits » (Jean 15, 5).

source : La Vie


samedi 3 décembre 2016

Rayonnement de l'action juste



"Les pensées émises par un esprit bienveillant ont une puissance incroyable.

La physique contemporaine expose les principes de l'interdépendance fondamentale au niveau de la matière, mais aussi sur les plans subtils de l'esprit et des émotions.

Chacune de mes actions ,de mes paroles et de mes pensées dépose des empreintes de conscience qui traversent l'espace et le temps.

Mes actes hostiles viennent grossir les vagues de haine destructrice qui agitent l'océan des douleurs du monde.

Mes actes d'amour bienveillant voyagent comme des ondes de joie aux confins de l'univers "


Dalaï Lama


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vendredi 2 décembre 2016

Miroir malin...



dessin de Jean Claude Marol

Un exercice à pratiquer  
extrait du jeu des miroirs de Sabine Dewulf

25 – CARTE « MIROIR » : ETRE SANS MASQUE


« Penchés sur le miroir trop humain de la lune
Touchant soudain le fond de notre propre brume
Avec tous ces glaciers sans formes et sans noms
Nous prenons peur d’être si loin de la maison
Et de notre raison errante, désertée,
Gisant derrière nous, toute déchiquetée.
Saurons-nous retrouver sur terre notre abri […] ».[1]

Le symbole
La Lune est le symbole de la personne individuelle. Masque du soleil (la conscience lumineuse), l’astre lunaire offre une lumière trompeuse. A force de s’identifier à son visage personnel, on fait de celui-ci un voile qui cache l’être véritable…

Quel est votre visage ? 
¨    Observez votre visage dans un miroir : regardez ce paysage de plis et de sillons plus ou moins marqués, ce reflet opaque comme une lune éclairée du dehors, et non de l’intérieur… Voyez combien vous êtes irrésistiblement attiré par ce reflet lunaire. Est-ce là votre véritable je ? N’est-il pas déraisonnable de limiter notre identité à cet ovale de chair ?
¨    Continuez à observer votre visage dans la glace mais en revenant à vous-même, là où vous êtes situé. Quel qu’il soit, ouvrez-vous à sa beauté propre, à la lumière de votre regard, de votre sourire… Qu’est-ce qui vous plaît le plus en lui ? 

Pour accueillir ce que vous êtes…
A présent, cessez d’être dans la lune. Revenez sur terre, à l’endroit précis où vos pieds se posent. Sentez l’énergie qui monte en vous, par le canal de la colonne vertébrale, jusqu’à vos épaules. Sentez vibrer votre champ de conscience, votre vrai visage. Ici et maintenant, détendez-vous dans cet espace nu, immensément transparent, assez vaste pour accueillir tous vos autres visages.







[1] « A la nuit… », A la nuit, p. 476. Jules Supervielle



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jeudi 1 décembre 2016

Exercice pour entrer sur le chemin de décembre.


VISUALISATION


Fermez les yeux. Détendez-vous progressivement. Puis, visualisez votre âme comme si elle était un château : celui-ci est-il grand, petit, spacieux, confortable, sobre, fortifié, lumineux, léger, puissant… ? Détaillez-en l’image. Si ce château vous semble sombre ou étroit, modifiez-le en imagination : vous avez tous les droits ! Repeindre les murs en un clin d’œil, élargir les fenêtres, faire pousser un jardin tout autour, fortifier la porte d’entrée, le couvrir d’or ou d’argent, le décorer à votre convenance, y accrocher les portraits des êtres qui vous sont chers… Tout ce que vous y mettrez de positif vient de vous, de vos propres ressources. 

extrait du livre jeu "Les trois cheveux d'or" de Sabine Dewulf






Vous souhaitez découvrir votre propre royaume ?
Le jeu de Sabine Dewulf vous propose un conte exemplaire des frères Grimm et 32 lumineux poèmes de Pierre Dhainaut qui constituent un parcours actif de guérison et de créativité. >> A découvrir ici >> http://bit.ly/2gNWtFU




mercredi 30 novembre 2016

Bonheur central par Jean Vanier



Le bonheur est à l'intérieur
Le bonheur ne vient pas de l'extérieur, des choses que nous possédons ou du pouvoir de notre groupe mais de l'intérieur, de ce lieu sacré en nous.
Nous nous illusionons si facilement, pensant que nous sommes le centre du monde ou à l'inverse, que nous ne valons rien.
Mais lorsque nous nous laissons prendre par ces illusions, très vite nous perdons notre centre et devenons paralysés par la colère ou le désespoir.
Recherche la paix, p.76
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mardi 29 novembre 2016

Retour à la maison... avec Jean Vanier

Maison à louer
La beauté de toute personne est qu'elle est appelée à devenir la demeure de l'Infini.
Alors la peur de la mort et de ce qui est limité n'est plus un tourment.
Recherche la paix, p.80








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