dimanche 24 juillet 2016

Je ne sais pas... Yvan Amar

Une autre résonance avec le «Grand-je-ne sais-pas»...

«Quelle conscience merveilleuse
Que «Je ne sais pas»...


Je ne sais pas
Mais je suis le mystère du Monde.
Je suis le «Je ne sais pas» cosmique,
Le «Je ne sais pas» originel
Qui est à la source
De toutes les intelligences,
Qui permet à toutes les intelligences
De créer les mondes.


C'est un «Je ne sais pas» d'Amour ! »
(Yvan Amar, Les nourritures silencieuses)


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samedi 23 juillet 2016

Méditations corporelles avec Fabrice Midal

Dans la méditation, trouver le corps implique aussi de développer une attention pleine et entière à nos perceptions sensorielles, dans toute leur richesse. 

 Quand je sonne le gong à la fin de la pratique, la plupart des gens se disent « la pratique est finie » et ils se lèvent. Ils n’écoutent pas le gong qui résonne d’une manière si ample. Le son du gong se répand. Il ne cesse pas quand nous le voulons. On découvre qu’un seul son peut contenir le monde tout entier - être d’une subtilité et d’une réalité infinies.



Méditer c’est découvrir son corps, ici et maintenant. 

 Grâce à la méditation, nous nous relions pleinement à ce qui est et apprenons à devenir sensibles au monde. La pratique ne consiste donc pas à s’élever hors du corps pour s’occuper de l’esprit, mais au contraire à mieux habiter la terre.

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vendredi 22 juillet 2016

Au coeur du vide...



" Silencieux est le cœur du sage ! 
Vraiment ! Etre ouvert et silencieux, avec une clémence paisible et dans un non-faire solitaire et calme, là se trouve la plus haute manifestation de Teh de Tao.
C'est pourquoi le souverain et le sage s'y tiendront toujours.
S'y tenir veut dire : être vide.
De la vacuité viendra le plein, du plein, la plénitude.

"Vide" veut dire silence.
Le silence signifie WU Wei, non faire.
Et c'est par le non-faire que ceux qui sont chargés de tâches les rempliront."


Tchoang-Tseu 

Chap 13/1


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jeudi 21 juillet 2016

L'autre est un autre... à aimer...


« Aimer, c’est apprendre à écouter la différence de l’autre.

L’amour est une écoute qui retentit en soi. Alors s’ouvre la réception du don de l’autre, de sa manière autre d’aimer.

Nous serons toujours différents mais quand tu sais écouter l’autre différent de toi, tu fais entrer en toi une vision qui n’est pas tienne.

L’autre, tu ne le changes pas, mais ta vision, oui, tu peux la changer.

Qu’est-ce-que l’autre sent, attend, et que je peux lui donner ?

L’amour, c’est ce complément d’être que je donne mais tel que l’autre le désire, et non pas tel que je l’imagine.

L’amour, c’est ce complément d’être que, réciproquement, l’autre me donne, mais à sa façon.

Ceux qui s’aiment sont dans le mystère d’une relation vécue différemment, dans la différence. »

 Soeur Emmanuelle
« Vivre, à quoi ça sert »


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mercredi 20 juillet 2016

Rien que Christophe André...

Une méditation rien que pour vous !

De tout temps, les sages, comme Montaigne, comme les maîtres orientaux, ont encouragé la pratique régulière du « rien que » : rien que manger, rien que marcher, rien que lire, rien que conduire… 


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lundi 18 juillet 2016

Le bavardage des pensées avec Christophe André


Il y a souvent une idée reçue à propos de la méditation : nous pourrions arriver à faire le vide dans notre esprit, à stopper le flot incessant de nos pensées, pour accéder enfin au calme intérieur.


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dimanche 17 juillet 2016

La bienveillance avec Christophe André




L'exercice méditatif de 3 minutes proposé aujourd'hui concerne la bienveillance, un sujet tristement d'actualité à la suite de l'attentat commis à Nice. Mais la bienveillance est plus que jamais vitale sur le long terme. Nous ne nous en sortirons pas durablement sans elle. Et en attendant, il va nous falloir aussi faire preuve de beaucoup d'autres qualités : force, courage, fermeté, solidarité...



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samedi 16 juillet 2016

Gilles Farcet : Quelques pauvres mots debout devant l’innommable.


D’où vient la violence, je veux dire, où prend elle naissance, dans quel cœur dévasté, dans quel champ de ruines affectif ? Ou grandit elle jusqu’à maturité, jusqu’à ce moment où elle se manifeste au monde pour laisser son ineffaçable marque, dans quel désert, dans quelle zone morte ?

Comment un être humain, jadis un bébé ouvrant ses yeux plissés et présentant sa face ridée au monde, un petit garçon avide de jeux et de camaraderie, un adolescent assoiffé d’exister, comment une personne, à ce seul titre digne de respect, comment cette personne peut elle, un jour, une heure, un soir, une nuit, comment cette personne peut elle en venir à se muer en camion fou, en bombe ambulante, en détonation léthale, comment une personne, cette personne, peut elle se trouver à ce point coupée, à ce point anesthésiée, à ce point ivre d’un vin infernal qu’elle en arrive à se précipiter vers une mort sanglante avec l’intention de décimer sur son passage femmes, bébés, enfants, jeunes gens, inconnus qui chacun ont des parents, proches, amoureux, progénitures, qui aujourd’hui vont eux aussi être fauchés par la nouvelle de leur élimination absurde …

D’où vient la violence, où est elle, ma violence, celle que je porte dans mes soubassements, celle qui peut par un instinct primaire monter dans mes affects et mes pensées quand j’apprends semblable nouvelle au saut du lit ?

Et mon amour, ou est il lui, mon amour, celui qui m’est inhérent parce que je suis vivant, que je suis venu à la vie ? Ou est il cet amour qui reste et demeurera la réponse essentielle, qui n’exclut aucune des autres (mesures, actions, précautions, réflexions …)

Il n’est pas dans mes émotions lâchées comme des bêtes , pas dans cette avidité d’images impudiques, de remplissage médiatique, il n’est pas dans cette enfilade de vaines pensées qui s’entrechoquent en pure perte. Il est dans la retenue, l’ouverture au Plus Grand, quelle qu’en soit ma petite conception, il est dans la dignité, il est dans l’obstination à la démocratie, si imparfaite et frustrante, et pourtant seul rempart collectif contre la barbarie , il est dans le soin toujours renouvelé que je vais mettre ce matin à sourire à mes voisins, à ne pas m’impatienter comme un âne parce que je dois faire une demie heure la queue à la poste, il est dans cet apéritif inattendu que m’offre l’antiquaire de la place de Saint Savin chez qui je suis entré jeter un œil, alors que je le rencontre pour la première fois, il est dans la foi sur laquelle je veillerai jalousement au plus précieux de ma personne, il est dans l’écoute que je donnerai tout à l’heure aux uns et aux autre venus me consulter, il est dans mon écriture, si dérisoire et si fière, il est dans la poésie qui ne désarmera jamais, il est dans le lien, les liens, tout ce qui relie à rebours de cette affreuse séparation , de cette épouvantable solitude et de toutes les caricatures de fraternité qu’elle engendre quand celui qui s’est perdu en vient à se chercher dans une internationale de la mort ..

Je ne veux pas qu’on recouvre d’un drap bleu la tête de l’amour qui serait mort en moi ; je ne veux pas que la foi qui m'habite et m’anime s’éparpille en autant de cadavres qui jonchent un bord de mer ; je ne veux pas que l’humanité reçue en partage et qui ne subsiste que par le partage finisse par être assourdie par le bruit des ambulances convoquées par une violence dont on se demande d'où elle vient et où elle va.

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vendredi 15 juillet 2016

5 blessures émotionnelles d’enfance qui persistent à l’âge adulte...


Les problèmes rencontrés dans l’enfance prédisent comment sera notre qualité de vie lorsque nous serons adultes.
En outre, ils peuvent influencer de manière significative la façon dont les enfants d’aujourd’hui agiront demain et par ailleurs ils auront une influence sur notre manière de faire face à l’adversité.
Donc, en quelque sorte, à partir de ces 5 blessures émotionnelles ou expériences douloureuses d’enfance, nous allons former une partie de notre personnalité. Dans les lignes qui suivent, nous allons voir quelles sont nos blessures définies par Lise Bourbeau.

1- La peur de l’abandon
La solitude est le pire ennemi pour celui qui a vécu un abandon durant son enfance. Il y aura une attention constante à ce manque, par conséquent, celui qui a en a souffert, abandonnera ses partenaires et ses projets de façon précoce, de peur d’être abandonné.
Ce serait quelque chose comme «je pars avant que tu me laisses», «personne ne me soutient, je ne suis pas prêt à supporter cela», «si tu t’en vas, ne reviens pas …».
Les personnes qui ont souffert d’abandon dans l’enfance, devront travailler leur peur de la solitude et leur peur d’être rejetées.
La blessure causée par l’abandon n’est pas facile à guérir. Ainsi, vous serez conscients que vous avez commencé à guérir lorsque la crainte d’avoir des moments de solitude disparaîtra et un dialogue intérieur positif et plein d’espoir commencera à circuler en vous.

2 La peur du rejet
C’est une blessure profonde, parce qu’elle implique le rejet de notre être intérieur. Avec le mot intérieur nous nous référons à nos expériences, nos pensées et nos sentiments.
On peut expliquer l’apparition du sentiment de rejet par de nombreux facteurs qui peuvent l’influencer, tels que le rejet des parents, de la famille ou des pairs. Il génère des pensées de rejet, le sentiment de ne pas être désiré et une disqualification de soi-même.
La personne souffrant de cette expérience douloureuse ne se sent pas digne d’affection ou de compréhension et elle s’isole dans son vide intérieur, de peur d’être rejetée.
Il est probable que les personnes qui ont vécu cela dans leur enfance, seront des personnes insaisissables. Donc, nous devons travailler nos peurs intérieures et ces situations qui nous génèrent une panique.
Si tel est votre cas, prenez soin à faire attention à vous, à prendre des risques et à prendre des décisions pour vous-même.
À chaque fois, vous serez un peu moins dérangé que les personnes s’éloignent de vous et lorsqu’elles vous oublieront à un certain moment, vous ne le prendrez plus comme quelque chose de personnel.

3- L’humiliation
Cette blessure est générée au moment où nous pensons que d’autres nous désapprouvent et nous critiquent. Nous pouvons générer ces problèmes à nos enfants en leur disant qu’ils sont stupides, mauvais ou qu’ils sont lourds, ou bien en racontant leurs problèmes aux autres. Cela détruit l’estime de soi de l’enfant.
Ces personnes auront une personnalité dépendante. De plus, nous pouvons avoir appris à être des «tyrans» et des égoïstes comme un mécanisme de défense et même à humilier les autres, pour nous en servir comme un bouclier protecteur.
Avoir souffert de ce type d’expérience nécessite de travailler notre indépendance, notre liberté, la compréhension de nos besoins et de nos peurs ainsi que nos priorités.

4- La trahison ou la crainte de faire confiance
Elle apparaît lorsque l’enfant s’est senti trahi par un de ses parents surtout, si celui-ci n’a pas remplit ses promesses.
Cela peut générer une méfiance qui peut être transformée en envie et en d’autres sentiments négatifs, puisqu’on ne se sent pas digne de ce qui a été promis et de ce que les autres ont.
Avoir souffert de ces problèmes dans l’enfance construit des personnes manipulatrices, qui veulent tout contrôler et bien contrôler. Si vous avez subi ces problèmes durant l’enfance, vous êtes susceptibles de sentir la nécessité d’exercer un certain contrôle sur les autres, ce qui est souvent justifié par un fort caractère.
On voit souvent leurs erreurs de ces personnes dans leurs manières d’agir. Il s’agit donc de travailler la patience, la tolérance et le savoir vivre tout comme apprendre à être seul et à déléguer des responsabilités.

5- L’injustice
Elle résulte d’un environnement dans lequel les principaux protecteurs sont froids et autoritaires. Dans l’enfance, une exigence trop importante qui dépasse les limites génère des sentiments d’impuissance et d’inutilité, à la fois dans l’enfance et à l’âge adulte.
Les conséquences directes sur le comportement de ceux qui en ont souffert seront la rigidité, car ces personnes tentent d’être très importantes et d’acquerir une grande puissance.
De plus, il est probable que cette injustice crée un fanatisme pour l’ordre et le perfectionnisme et une incapacité de prendre des décisions en toute confiance.
Il est nécessaire de travailler la méfiance et la rigidité mentale, pour générer un maximum de flexibilité et permettre d’avoir confiance en les autres.

Maintenant que nous connaissons les cinq blessures de l’âme qui peuvent affecter notre bien-être, notre santé et notre capacité à nous développer en tant que personnes, nous pouvons commencer à mettre en place un processus de guérison.

 Source : Bourbeau, L. (2003) Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même. 

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