samedi 29 avril 2017

Qui suis-je ?



Je ne suis pas ces cheveux, 

je ne suis pas cette peau, 

je suis l'âme qui vit à l'intérieur.


Rumi

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vendredi 28 avril 2017

Jacques Oloron, Retour à la réalité

 

Voici un livre qui m’a d’abord attirée par son titre – je ne cherche rien d’autre ! -, son illustration, si simple et évocatrice à la fois : « L’étendue verte », de Jacques Le Brusq – ah, se rouler tout simplement dans l’herbe, comme les enfants ! - et sa présentation : les chapitres forment… une seule page.

J’aime particulièrement cette simplicité-là, qui cherche à nous ramener directement au réel que nous vivons. Les textes sont donc courts et agrémentés de paragraphes, ce qui les rend particulièrement lisibles. On peut aussi prendre ce livre par n’importe quel bout, ce que j’apprécie également. J’aime prendre une page au hasard et tomber sur la ou les phrases qui feront sens, écho et qui me permettront de revenir à ce que je ne cesse de quitter : l’espace d’ici et le temps de maintenant. Alors, jouons le jeu, prenons une page au hasard après avoir fermé les yeux, posé les pieds sur le sol et s’être centré quelques secondes… Comme c’est drôle : je tombe précisément sur un chapitre intitulé, p. 59 : « Sous nos pieds » ! Authentique, je vous le jure !  Alors, mes yeux tombent sur le dernier paragraphe suivant :

« Mais nous avons tant privilégié nos pensées au détriment de notre instinct depuis que nous nous sommes civilisés que, devenus bien chaussés, c’est comme si nous n’avions plus de sens : nous ne parvenons plus à sentir la terre sous nos pieds. »

Voilà qui me plaît infiniment. J’ai une petite table de chevet mais suffisamment grande pour accueillir quelques livres. Celui-là, c’est sûr, en fera partie.


 Sabine Dewulf



jeudi 27 avril 2017

mercredi 26 avril 2017

Retour à la réalité avec Jacques Oloron


Ce livre est un plaisir à ouvrir... une page et c'est un article pour se recentrer et voir... la réalité.
Un petit bijou pour revenir à soi et au monde.... 
Je vous propose d'ouvrir déjà une page pour entrapercevoir la nécessité du retour... à ce livre !










Quatrième de couverture
Au-delà de toute volonté de convaincre, la vocation de l'auteur est d'expliciter ici en langage clair les fondements de notre réalité.
Au lieu de partir de notre réalité, nous cherchons à la fuir pour tendre vers une vérité que nous imaginons dans notre tête. Nous prétendons chercher la vérité pour ne pas nous confronter à nous-mêmes.
La vérité c'est nous, notre réalité, ce que nous sommes en propre : voilà ce que nous ne voulons pas assumer.
Hors de toute référence spirituelle, l'auteur se propose de nous faire sentir par des mots simples, des traits concrets et son vécu personnel comment notre réalité commune, notre vie courante nous dépasse entièrement puisqu'elle est de nature divine. Ce que nous sommes est au-delà de toute référence, de toute image, de toute norme.
Toute l'originalité de l'ouvrage est d'inverser le point de vue conventionnel. Pour l'auteur, c'est parce que nous voulons échapper à la transcendance de notre réalité quotidienne que nous nous aménageons une vie spirituelle, comme si c'était une vie à part, que nous nous inventons une sainteté : manière de ne pas nous soumettre à la réalité divine tout en prétendant sublimer notre vie de tous les jours.
C'est en épousant notre vie quotidienne, en percevant de manière concrète sa dimension transcendante que nous pouvons réaliser que nous vivons actuellement même dans la réalité divine : vivre de manière simple, éclairée, effacée, échappant ainsi aux prétentions de la spiritualité.
A cheval entre sagesse et poésie, ce recueil propose une suite de miniatures d'une seule page, que l'on peut lire à sa guise, d'un seul trait, dans l'ordre nous venant à l'esprit.
Dans une écriture belle et juste l'auteur nous convie au premier matin du monde.

L'auteur nous raconte à sa façon : "après m'être engagé pendant de nombreuses années dans une voie spirituelle, j'étais tel un beau fruit sur un arbre. Et puis un jour, lorsque le fruit fut mûr, il tomba au sol. Et c'est à même la terre qu'émergea l'évidence que, avant même d'être sur une voie, nous étions depuis toujours dans la réalité divine. "

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mardi 25 avril 2017

Intuition avec Christiane Singer


Tout ce dont je vis aujourd'hui, j'en ai eu l'intuition enfant : le fait de savoir que chacune de nos existences est un rendez-vous; qu'on peut le rater ou le célébrer. J'avais cette sensation que le monde m'était confié, et ce n'était pas de la mégalomanie, mais, bien au contraire, de l'humilité. Je pressentais que chacun d'entre nous a, à son échelle, la charge du monde. 

Par mon désordre, j'entraîne le désordre autour de moi. Si au contraire, j'entre dans l'ordonnance intérieure de l'amour, je rayonne. Et d'un seul être peut partir un tel rayonnement, qu'il répare une famille, un village, une entreprise,... Des expériences comme ça j'en vois tous les jours. Je n'invente rien.


Christiane Singer
~ Interview de psychologie magazine


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lundi 24 avril 2017

Ouverture qui porte !


« La porte du changement ne peut s'ouvrir que de l'intérieur ». 
Jacques Salomé

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dimanche 23 avril 2017

Ouvrir son coeur...

OUVRIR SON CŒUR <3
Nous avons souvent le réflexe de fermer notre cœur pour nous protéger des agressions extérieures. Nous nous isolons, le cœur plein de tristesse et d’amertume. Nous souffrons en silence et perdons espoir dans la vie.
Souvent, nous côtoyons des personnes qui, à travers leurs agissements, nous font vivre des sentiments de rejet, d’injustice, de culpabilité ou de dévalorisation. Afin d’éviter de ressentir ces sentiments désagréables, nous créons un bouclier énergétique que l’on appelle la « fermeture du cœur ». Cette armure nous protège, nous enferme et nous coupe de notre Source.
S’il est triste de voir quelqu’un être dépossédé de son pouvoir, c’est encore plus triste de le voir être « absent de sa vie ». Trop d’êtres humains vivent comme des automates et sous-estiment la beauté de la Vie.
Si vous vous rendez compte que vous ne vivez pas pleinement votre vie, que votre vie ne reflète pas qui vous êtes. Si vous savez au fond de vous que vous n’êtes pas vraiment vous-même, continuez d’avoir foi en la Vie et demandez sincèrement d’être dirigé vers les personnes qui vous aideront à vous libérer de votre carcan. Croyez en une vie meilleure où le bonheur n’est pas une option, mais une réalité de chaque instant.
La joie est inhérente à qui vous êtes. La joie n’a pas besoin de cause extérieure. C’est un jaillissement naturel qui surgit de votre Être. Lorsque les croyances limitatives s’estompent, lorsque le mental fait place à Être, lorsque votre cœur est ouvert, la joie surgit naturellement.
Oser ouvrir son cœur, c’est accepter de ressentir la vie sous toutes ses formes, incluant toute la panoplie des émotions, sensations et impressions. C’est accepter de laisser partir les croyances obsolètes qui dirigent notre vie. Oser ouvrir son cœur, c’est vivre ce passage sur terre avec authenticité et courage.
En disant OUI aux expériences de la Vie, votre vie n’est plus un combat, c’est une danse. C’est un jeu passionnant et ludique, un jeu de la conscience avec elle-même. <3
Claudette Vidal



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vendredi 21 avril 2017

Accueil de la vie proche de la mort avec Marie-Félicie Rousseau




C'est une chance de pouvoir lire un livre de cette qualité. 
J'ai adoré suivre les différents exemples d'accompagnement qui nous sont exposés tendrement et chaleureusement par l'auteur. 

On suit avec cœur ces expériences d'une grande humanité, où chaque action est importante et la présence à soi primordiale.


Je ne peux que vous conseiller cette lecture et je vous mettrais des extraits prochainement.













Quatrième de couverture


Dans le contexte du débat sur la fin de vie, le Dr Marie-Felicie Rousseau décrit la complexité des situations vécues par les patients (et leur entourage) lorsqu'ils se savent porteurs d'une maladie grave. Avec un travail de décodage des véritables raisons qui poussent certains a réclamer le droit a une mort anticipée . Rares sont les textes qui abordent ces questions avec autant de simplicité, de modestie, d'intelligence et de profondeur. Et plus rares encore, ceux dont on sort le cœur léger et les yeux éblouis par le miracle de notre propre humanité. A travers ces témoignages d'un médecin de soins palliatifs, ces portraits émouvants de personnes que l’échéance ultime révélé a leur vérité intérieure et ou l'auteur s'implique et se dévoile personnellement, ce livre nous amène à regarder autrement, ce que nous éludons trop souvent. 

Il nous fait comprendre que c'est justement dans les jours, les semaines, ou les instants qui précédent notre fin, que nous pouvons accéder le plus surement a la force inexplicable et mystérieuse qui anime l’être humain, a cette forme de vérité qu'aucun mot ne saurait décrire, mais dont ces témoignages nous démontrent la puissance et la bouleversante beauté. 

Un livre intelligent, émouvant et magnifique."

jeudi 20 avril 2017

Au cœur de la pensée...

Une parole, un acte, une pensée, empreintes de compassion peuvent atténuer la souffrance de l`autre et lui apporter de la joie. Une seule parole peut apporter réconfort et confiance, supprimer le doute, aider quelqu'un a ne pas commettre une erreur, réconcilier des parties en conflit ou ouvrir la porte de la libération. Un seul geste peut suffire a sauver la vie d`une personne ou a l`aider a saisir une occasion rare. Une seule pensée peut avoir le même effet, car les pensées donnent toujours lieu a des paroles ou a des actes. Avec la compassion dans votre cœur, chaque pensée, chaque parole et chaque acte peuvent produire un miracle. " 

Thich Nhat Hanh



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mercredi 19 avril 2017

Une pensée de rappel ! avant que ne vienne l'émotion...



«Comparer de manière indue et ensuite en souffrir, juger et attendre, sont trois modes de fonctionnement de la pensée sur lesquels insistait Swâmiji : ils représentent en effet une grande part de nos vies, et pourtant il s'agit uniquement de non-vérités, « only thinking ». 

Mais la plupart du temps, ces élucubrations qui gouvernent vos vies passent inaperçues; vous n'êtes conscients que des émotions qu'elles ont engendrées parce que l'émotion, vous en souffrez : c'est douloureux d'être mal dans sa peau, d'avoir le cœur noué, d'être blessé, d'être humilié, d'être trahi par la vie. Etant avant tout conscients de vos émotions pénibles dont vous voudriez bien être débarrassés, vous ne comprenez pas que votre ennemi ce sont les pensées. « Si j'expire dans le hara je n'aurai plus d'émotions. » 

Non, vous aurez beau vous enraciner dans le hara, si vous continuez à « penser » vous aurez toujours des émotions. Que le mal vienne de l'émotion, vous le croyez plus facilement parce que l'émotion vous saute aux yeux, surtout si elle vous emporte. 

Mais les pensées vous les voyez moins, parce que vous en êtes dupes.» 

 Arnaud Desjardins, «La voie et ses pièges», chap. 8

mardi 18 avril 2017

Cinq conseils de Jean Vanier pour cheminer

Jean Vanier, philosophe et théologien, fondateur de l'Arche, qui accueille depuis 50 ans des personnes handicapées dans des communautés aimantes et fraternelles.


1. Libère-toi

Pâques est le moment de découvrir que l'Évangile est vrai. Que celui qui était mort est vivant. Prends conscience de tes vulnérabilités, de tes peurs, et des « lieux » en toi qui ne sont pas vivants – une addiction, des compulsions, des difficultés dans la vie relationnelle – et que tu as besoin d'être libéré. Espère, parles-en, et cherche de l'aide : cela peut être dans la prière, grâce à un psychologue, un prêtre, un ami.

2. Rencontre l'autre

Pâques est la fête de la libération, du passage d'un certain égocentrisme à une ouverture à l'autre. Les personnes handicapées ont, dans une certaine mesure, déjà fait ce passage. Rencontrer c'est vivre l'écoute et révéler à l'autre qu'il est important. Je ne suis pas là pour le changer mais pour l'aider à découvrir qu'il est plus beau qu'il n'ose le croire. Le véritable amour passe par la rencontre, le dialogue : « Qu'est-ce qui fait que tu as souffert... ? Raconte-moi ce que tu portes en toi... » La rencontre se vit dans ce partage réciproque. Une jeune fille bénévole à l'Arche courait partout pour faire la cuisine et ranger. Elle n'était en fait pas très à l'aise. Je lui ai suggéré de s'arrêter et de parler simplement avec ceux qui étaient là. Les assistants viennent, parfois animés d'une grande générosité et avec l'envie de « faire », or l'important ici est d'entrer en relation, d'entamer une amitié.

3. Deviens messie

Écoute le pape François, il a des choses à dire sur les « périphéries » et la rencontre avec ceux qui sont au plus bas, qui se sentent seuls. Puisque Dieu est amour, chaque geste d'amour nous unit à Lui. La première parole de Jésus ressuscité fut pour Marie de Magdala qui découvrait son tombeau vide : « Pourquoi pleures-tu ? » Il y a un cri en chacun de nous - cri de la solitude, de l'échec, de l'abandon... - mais nous le dissimulons par peur que l'autre ne l'accueille pas, ne nous aime pas véritablement dans notre fragilité. Trouve les gens qui pleurent, écoute-les pour trouver leur cri sans forcément donner de conseil, mais en disant simplement : « Je comprends. » Tu découvriras la puissance de la compassion, et, au cœur de cette rencontre, tu seras le messie pour l'autre.

4. Suis ta voix intérieure

Nous sommes appelés à entrer dans le Royaume non pas comme des robots mais comme des personnes de relation. Cette liberté se gagne par un long chemin d'écoute : il y a en nous, en toi, en moi, en chaque être humain, une conscience. Elle est le sanctuaire sacré où Dieu parle à chaque personne, qu'elle soit chrétienne ou non. C'est pour cela que tout homme porte le désir d'être juste, vrai, aimant. Même les plus grands gangsters peuvent faire un acte de bonté... Suis ce que tu es profondément en faisant confiance à cette petite voix intérieure.

5. Redécouvre la communauté

Nous avons à redécouvrir la beauté et la nécessité de la communauté dans notre société individualiste. Une maman qui met au monde un enfant handicapé ne peut le combler toute seule. Elle a besoin d'aide, de thérapeutes... L'être humain, si beau et si complexe a besoin d'une communauté, d'appartenir pour devenir. Pour accueillir l'autre différent et y découvrir un trésor, apprendre le pardon, pour devenir plus mature, plus à l'écoute, pour apprendre : « Mais toi qu'est-ce que tu penses ? Toi aussi tu as des idées.»

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