vendredi 20 juillet 2018

Délivrance


Le corps est un livre ouvert... des pages relatives pour une œuvre absolue...


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jeudi 19 juillet 2018

Confusion entre Plaisir et Bonheur


Si le plaisir correspond à l’hédonisme, le bonheur correspond à l’eudémonisme. En Grec ancien, eudaimonia évoque la notion d’accomplissement, de plénitude, d’épanouissement dans la durée. Dans le bouddhisme, soukha, correspond à une manière d’être particulièrement accomplie, ancrée dans la sagesse et la bienveillance.

Kangyur Rinpoche. Photo de Matthieu Ricard

Eudaimonia et soukha ne sont pas liées à l’action, elles reflètent une manière d’être résultant d’un profond équilibre émotionnel lui-même issu d’une compréhension du fonctionnement de l’esprit. Tandis que les plaisirs ordinaires se produisent au contact d’objets agréables et prennent fin dès que cesse le contact, eudaimonia est ressentie aussi longtemps que nous demeurons en harmonie avec notre nature profonde. Elle a pour composantes la liberté intérieure, la sérénité, la force d’âme, et l’amour altruiste, un altruisme qui rayonne vers l’extérieur au lieu d’être centré sur soi.

Cette distinction entre plaisir et bonheur n’implique pas qu’il faille s’abstenir de rechercher des sensations agréables. Il n’y a aucune raison de se priver de la vue d’un magnifique paysage, d’un goût délicieux, du parfum d’une rose, de la douceur d’une caresse ou d’un son mélodieux, pourvu qu’ils ne nous aliènent pas. Selon les paroles du sage bouddhiste indien Tilopa au IXème siècle : « Ce ne sont pas les choses qui te lient, mais ton attachement aux choses. » 
Les plaisirs ne deviennent des obstacles que lorsqu’ils rompent l’équilibre de l’esprit et entraînent une obsession de jouissance ou une aversion pour ce qui les contrarie. Alors ils s’opposent directement à l’expérience d’eudaimonia.

Le plaisir, différent du bonheur par nature, n’en est donc pas pour autant l’ennemi. Tout dépend de la manière dont il est vécu. S’il entrave la liberté intérieure, il fait obstacle au bonheur ; vécu avec une parfaite liberté intérieure, il l’orne sans l’obscurcir. Une expérience sensorielle agréable, qu’elle soit visuelle, auditive, tactile, olfactive ou gustative n’ira à l’encontre du bonheur que si elle est teintée d’attachement et engendre la soif et la dépendance. Le plaisir devient suspect dès qu’il engendre le besoin insatiable de sa répétition.

En revanche, vécu parfaitement dans l’instant présent, comme un oiseau passe dans le ciel sans y laisser de trace, il ne déclenche aucun des mécanismes d’obsession, de sujétion, de fatigue et de désillusion qui accompagnent d’habitude la fixation sur les plaisirs des sens. Le non-attachement n’est pas un rejet, mais une liberté qui prévaut lorsqu’on cesse de s’accrocher aux causes mêmes de la souffrance. Dans un état de paix intérieure, de connaissance lucide de la façon dont fonctionne notre esprit, un plaisir qui n’obscurcit pas soukha n’est donc ni indispensable ni redoutable.

Selon Chamfort, « le plaisir peut s’appuyer sur l’illusion, mais le bonheur repose sur la vérité ». Stendhal, quant à lui, écrivait : « Tout malheur ne vient que d’erreur et tout bonheur nous est procuré par la vérité. » La connaissance de la vérité est donc une composante fondamentale de soukha.

Rester en adéquation avec la vérité n’est-elle pas l’une des qualités premières de la sagesse ?

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source : site de Matthieu Ricard

mercredi 18 juillet 2018

Mandela ou se souvenir que vivre ensemble est possible !


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Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres.


L'arbre du calme.


Si, en regardant un arbre, vous en percevez le calme, vous devenez calme à votre tour. Vous voilà en relation sur un plan très profond. Vous ressentez l'unité avec tout ce que vous percevez dans et par ce calme. Se sentir uni à tout, c'est aimer.

-Eckart Tolle.







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mardi 17 juillet 2018

Enfantement d'un livre...



Voici un livre particulièrement digne d’intérêt, érudit et vaste dans son approche. En effet, l’auteur traite du sujet de la déesse-mère dans toutes les grandes périodes de la Préhistoire et de l’Histoire, puis aborde le thème sous l’angle des penseurs, de l’Antiquité à la modernité. L’auteur de la préface, Michel Hulin, philosophe et spécialiste de la philosophie indienne, loue à la fois l’immense culture d’Alain Delaye et son sens de la synthèse : être capable de dresser un panorama aussi large en 150 pages relève de la performance.

Le livre ordonne les différentes conceptions de la déesse-mère en traitant d’abord de celles qui relèvent d’une mythologie païenne, durant la Préhistoire (à l’époque du néolithique et des peuples premiers) et l’Antiquité (de l’Egypte, de Mésopotamie, de la Grèce et de la Rome antiques). Puis, il s’attache à présenter les différentes figures de la déesse-mère dans les religions et philosophie orientale (dans l’hindouisme, le bouddhisme et le taoïsme). Ensuite, et de manière plus inattendue, il aborde le sujet dans les traditions religieuses occidentales : le judaïsme, la kabbale, le christianisme et le soufisme de l’Islam. Le chapitre suivant regroupe les déesses présentes dans les grands textes philosophiques, plus allégoriques que les précédentes, sous le titre : « Les déesses éducatrices » : il peut s’agir de la Vérité, de la Sagesse, de l’Unité, de la Conscience, de la Vie elle-même, etc. Les auteurs invoqués s’appellent Parménide, Plotin, Boèce, Jean de la Croix ou encore Spinoza… La dernière section du livre n’oublie pas les déesses chères à nos philosophes modernes, de Freud à Julia Kristeva.

On le voit, ce panorama doué de profondeur surprend par son originalité. Les religions dites patriarcales sont abordées sous un angle tel que le féminin y retrouve une place que l’on croyait inexistante. On sait que les mystiques chrétiennes furent d’abord des femmes. Voici une preuve supplémentaire que la mystique et le féminin (au sens oriental du terme) ont partie liée. En dépit de l’érudition, le langage est accessible et de larges extraits de textes, philosophiques, mystiques et poétiques, nous sont offerts.  

Sabine Dewulf



lundi 16 juillet 2018

Méditer, ne rien attendre avec Dominique Durand


La pratique nous offre l'opportunité de mesurer à quel point l'attente nous met à distance de la réalité du moment. Je ne parle pas de ces attentes irréalistes, non, pas du tout, je parle de ces petites attentes insidieuses qui nous placent invariablement dans une perspective d'avant et d'après, de plus et de moins, de début et de fin ; ces attentes d'un après que l'on espère meilleur, d'une solution qui viendrait d'une situation extérieure. Je me suis vue ainsi attendre que mes enfants quittent la maternelle pour aller en primaire, puis attendre qu'ils aient le bac, parce que ce serait toujours mieux... après. 
Mais il y a cette attente encore plus pernicieuse et irréaliste, cette attente à l'égard de soi-même qui repose sur l'illusion d'une acquisition : un certain nombre de retraites, un certain nombre de méditations, devraient, selon notre logique toute cartésienne, venir à bout de nos problèmes existentiels. Nous voilà prêts à espérer le meilleur de nous-mêmes. Un écueil se présente, et notre réaction n'est pas à la hauteur de ce que l'on espérait. Nous voilà déçus. Nous transférons sur la voie notre logique interne or « méditer ne se situe pas dans le champ de notre conscience ordinaire » (Jacques Castermane). Alors, penser que cela ne va pas assez vite, que l'on a « encore » cédé à ses pensées, tout cela devient superfétatoire.

La déception fonctionne comme une sorte de marqueur de l'écart que vous mettez entre vous et la pratique, vous et là... où vous voulez arriver. Plus cet écart se creuse, plus vous risquez de céder à vos désillusions et d'abandonner la pratique parce que vous désespérez d'atteindre le bel idéal spirituel que vous vous êtes promis.
Asseyez-vous donc avec ce que vous êtes, avec votre colère, votre tristesse, votre désespérance, englobez-les dans votre pratique, ne les excluez pas, elles ont leur place, mais certainement pas celle que vous leur donnez. Plus vous rentrez dans une dialectique, plus vous vous éloignez du zen. Le zen, c'est la vérité du moment, telle qu'elle se présente au moment où elle se présente. Cessez de croire que le zen va annuler toutes vos réactions, revenez à l'événement du moment présent pour constater que tous vos débordements émotionnels n'excluent pas les sensations qui vous arrivent, n'excluent pas le fait que vous respirez, que vous vivez.

Il arrive un moment où l'expérience vécue, l'expérience « être » prend le pas sur les affects et les tourments sans pour autant les annuler.
Vous ne viendrez pas à bout de vous-mêmes par la force, soyez patients avec votre moi, il est tenace, rebelle ; simplement asseyez-vous coûte que coûte au milieu des larmes, de l'agitation, de la colère. Vous verrez, zazen viendra à bout de vous, malgré vous. C'est cela notre nouveau rapport à la réalité : « Faire de ses oppositions une tache à accomplir sur le chemin » (Jacques Castermane). Plus on réduit l'écart, plus on annule les questions que l'on se pose sur le sens de la vie, sur les raisons qui font que l'on fait ceci ou cela. La vraie vie spirituelle là où le moi ne cherche plus à devenir conforme à l'image qu'il s'est fait de lui-même.

Lorsqu'on cesse d'être déçus, on pratique vraiment, parce qu'au lieu de se projeter dans l'illusion d'un moi parfait qui nous situe dans un différé, on lâche toute prétention et on revient à soi tel qu'on est. Cela annule toute forme de plainte et de procrastination et nous engage dans une activité immédiate : accepter ce qui est, se voir tel qu'on est et surtout « reconnaître notre façon d'être là ». Cette activité de reconnaissance préconisée par Dürckheim exige de nous la vérité.
Cette façon d'être là s'accompagne d'une véritable immobilité, non pas celle qui attend quelque chose, mais cette véritable immobilité sans attente, celle qui nous place en-dehors d'un temps qui s'écoule, dans l'éternité du moment présent et dans notre essence. Cette non-attente nous permet de réaliser qu'au milieu de nos conditionnements réside notre état naturel.
Un fruit piqué par la grêle est toujours dans son essence de fruit, vous viendrait-il de dire qu'une pêche talée n'est plus dans sa nature de pêche ?

« Seul l'homme identifié à la conscience humaine qui fait de tout un objet, envisage l'absolu opposé à lui. » (K.G.Dürckheim, 1972). 

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samedi 14 juillet 2018

La vidéo du week-end


La partie avec Jean-luc Leguay est à privilégier 

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vendredi 13 juillet 2018

Attention …Attention…Attention ! par Jacques Castermane

Un occidental, qui se dit extrêmement intéressé par le Zen, profite de sa première rencontre avec un maître de cette tradition pour lui demander ce qui est le plus important lorsqu’on pratique la méditation appelée zazen.
Le maître prend une ardoise et écrit : « Attention ! »
Désireux d’en savoir plus cet homme se permet de dire : « Oui, mais encore ? »

Le maître reprend l’ardoise et écrit : « Attention ! Attention ! »
Quelque peu excédé par ce manque d’explication, l’homme venu de si loin se permet d’insister : « Je comprends, mais pourriez-vous m’en dire plus ? »

Le vieil homme reprend l’ardoise sur laquelle il écrit : « Attention ! Attention ! Attention ! »

Il est dommage, lorsqu’on est intéressé par la méditation, de faire l’amalgame entre les mots attention et conscience. Lorsque j’ai commencé la pratique de la méditation de pleine attention (Achtzamkeit Meditation), que Graf Dürckheim a proposé à l’homme occidental à son retour du Japon où il s’est plongé dans le monde du zen pendant une dizaine d’années, il m’a dit : «Lorsque vous pratiquez la méditation appelée zazen, il ne s’agit pas, en tant que sujet, de vous concentrer sur un objet, par exemple, la respiration. Cette manière de pratiquer engage la conscience qui objective. C’est la conscience ‘’de‘’ quelque chose. Dans cet usage de la conscience, il y a moi, numéro un, et quelque chose, numéro deux, la respiration. Lorsqu’on pratique la méditation de pleine attention on ne peut pas se permettre de chosifier ce qui n’est pas quelque chose : l’acte de respirer.


C’est pourquoi je vous invite, non pas à vous concentrer sur quelque chose : la respiration, mais à sentir que : « Tiens ! En ce moment —Je inspire— … Tiens ! En ce moment —Je expire— … ».
Dès la mise en pratique de cet exercice, je découvrais que ce qu’on appelle la pleine attention est, concrètement, la pleine sensation. Il est vrai que tout se qui se présente à l’être humain, comme à l’animal se présente à travers les sens et pas à travers la pensée. 
Zazen, c’est se glisser dans le sentir, l’acte pur de sentir.
Cette manière de pratiquer devenait aussitôt ce qu’elle devrait être pour toute personne intéressée par le mot méditation : une rupture avec ma manière d’aborder le réel, une rupture avec ma manière de penser habituelle et une rupture avec ma manière de faire habituelle.
En exerçant la pleine attention à « Je Inspire »… en ce moment », j’ai pu faire la différence entre l’expérience du réel et les représentations que je me fais du réel. En effet, lorsque « Je inspire », expérience du tout corps-vivant que je suis dans son unité, ce que je nomme « l’expire » n’a aucune réalité. Le mot : « expire » est une représentation mentale d’une réalité qui a été et qui peut-être sera. Expérience apaisante que celle de ne pas être attaché, en pensée, au passé qui n’est plus et à l’avenir qui n’est pas encore. En persévérant dans la pratique de la pleine attention, il m’arrivait de me sentir libéré de l’activité mentale incessante, du foisonnement des pensées autonomes, qui nous empêchent de vivre le moment présent.

Nonobstant, il m’arrivait et il m’arrive encore de vouloir « fixer l’attention ». Or, il est impossible de fixer l’attention, ce processus du corps-vivant (que nous partageons avec l’animal) coule … coule… comme l’eau du ruisseau… coule, comme le souffle… coule.
La pleine attention - l’attention fluide - m’a, un beau matin, plongé dans une expérience inattendue et bouleversante : « En ce moment, je inspire et moi, je n’y suis pour rien ! » … « Je expire et moi, je n’y suis pour rien ! ».
MOI ! Ce mot composé de trois lettres, semble être celui que nous prononçons le plus souvent au cours de chaque journée. (Moi je pense que ; moi je crois ; moi je n’aime pas ; moi je veux ; moi je suis ce que je pense que je suis ; etc.)
Cette expérience du « Je n’y suis pour rien » n’était pas un constat mais un ressenti, un vécu intérieur ; immersion inattendue dans un champ intérieur qui est le domaine du calme. Un calme qui n’est pas le contraire des réactions telles que l’agitation, la nervosité, l’impatience, le stress, mais l’absence totale de ces réactions mentales, affectives et physiques.

Parlant de cette expérience avec Graf Dürckheim, il me dit : « Existe en chaque être humain, une dimension du réel, qui se manifeste dans l’expérience de cette qualité d’être : le grand calme intérieur. Une qualité d’être qui révèle la présence de ce niveau d’être que les maîtres zen désignent comme étant la vraie nature de l’être humain. Cette expérience vous permet de concevoir que l’homme ne souffre pas d’un manque ; il souffre d’ignorer ce qui ne manque pas ! Le mot méditation devrait être entendu comme étant un chemin de libération de l’ignorance. »

Vous méditez ? Ne soyez pas passif ! La pleine attention est l’effort qui ouvre sur la connaissance de notre être essentiel, de notre vraie nature. Le mot —Nature— désigne ce qui est en train d’être créé et coule … coule … comme le souffle coule.


Si l’Occidental perçoit l’impasse à laquelle sa pensée l’a conduit, il reconnaîtra qu’il est vain d’essayer d’en sortir par les moyens qui l’ont créée. Si par ailleurs, il renonce à la solution facile de la fuite, il sera obligé de prêter l’oreille à la voix de son être essentiel insaisissable à la pensée objective. (K.G.Dürckheim) 

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Retour vers soi


Lors d'une soirée autour du jeu du Tao la semaine dernière, je me suis engagé à diminuer mes multiples activités et notamment en ne publiant plus d'articles tous les jours comme je le fais depuis 2007. 
Donc, je ne publierai plus d'articles le samedi et le dimanche. 
Pour information, tous les quinze jours sur FB, il y a un tirage gratuit avec notre jeu de développement personnel : Les trois cheveux d'or

Il y a aussi les constats suivants :
Le nombre de lecteurs a diminué en passant de 600 par jour à 200 en moyenne. 
Il y a maintenant pléthore de blogs ou de sites qui ressemblent à Phytospiritualité.

Je vous souhaite un excellent week-end et je vous laisserai des liens vers des documents que je stocke depuis plusieurs années sur la page suivante.

A bientôt !

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mercredi 11 juillet 2018

Bonheur et souffrance dans le monde


[Au cours d’une lecture faite à Râmana, vient la question si le monde fut créé pour le bonheur ou la souffrance des créatures ? Le Sage répond par une belle métaphore :]

4 mai 1937

Râmana : La création n’est ni bonne ni mauvaise : elle est comme elle est. C’est le mental qui vient surimposer toutes sortes de constructions sur elle, comme il voit les choses sous son angle propre et selon ses propres intérêts. Une femme est seulement une femme, mais elle est appelée « mère » par l’un, « sœur » par l’autre, et « tante » encore par un autre, et ainsi de suite. Les hommes aiment les femmes, n’aiment pas les serpents, et sont indifférents aux herbes et pierres qui bordent le chemin. Ces rapports sont les causes de toute la misère du monde. La création est comme un grand arbre-banian : les oiseaux viennent y manger ses fruits, ou prendre refuge sous ses branches, les humains viennent se rafraîchir sous son feuillage, et certains viennent aussi pour s’y pendre. Malgré cela, l’arbre continue de mener sa propre vie, tranquille, non concerné et non conscient de tous les usages que l’on fait de lui.

C’est l’esprit humain qui crée ses propres difficultés, puis pleure pour être secouru. Dieu est-il si injuste en donnant la paix à une personne et l’affliction à une autre ? Dans le monde, il y a une place pour toute chose, mais l’homme refuse de voir le bien, le pur et le beau, et poursuit son chemin en gémissant, tel l'affamé qui reste assis devant un plat copieux, et continue de se lamenter, au lieu de tendre la main pour le manger ! À qui revient la faute, à Dieu ou à l’homme ? Mais, heureusement pour l’homme, Dieu, dans Son infinie bonté, ne l’oublie jamais. Il lui donne toujours de nouvelles chances par l’intermédiaire de gurus et d’Ecritures afin de l’aider à trouver ses propres erreurs, et ultimement à obtenir le bonheur éternel.


Visiteur : Nous savons que les joies de ce monde sont impermanentes et même douloureuses, malgré cela nous aspirons après elles. Comment pouvons-nous mettre un terme à ce désir ?

R. : Pensez au Divin et les attachements vous quitteront peu à peu. Si vous attendez que tous les désirs disparaissent pour commencer votre dévotion et prière, vous aurez certainement à attendre très, très longtemps.

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mardi 10 juillet 2018

Libre de toutes pensées...


De nouveau un livre précieux pour mieux découvrir une référence spirituelle : Ramana Maharshi


Voici un ouvrage clé sur l'enseignement de Râmana Mahârshi qui répond ici à des questions d'auditeurs du monde entier avec précision et finesse.

Râmana Mahârshi s'inscrit dans le cadre d'une pureté et d'une simplicité d'être confondante. Il évolue dans l'enseignement traditionnel de l'Advaïta et de l'Âjata-vâda, de la non dualité absolue, et il donne vie à cette doctrine millénaire en incarnant l'unicité de jnâna et bhakti, connaissance du Soi et dévotion au Divin, et à toutes les créatures.
Le Sage affirme sans cesse la vérité de l'Être : connaissance et amour sont indissociables, comme le feu et sa chaleur. Bhagavân expose ici son enseignement en termes particulièrement directs et subtils. Il nous parle de la méditation, de l'investigation « Qui suis-je ? », des divers samadhi, du Nirvana, des différents corps, etc.

Le but est d'atteindre la source du sens du « je », par la suppression constante du processus mental. Être libre de toutes pensées.
Chaque être est le Soi par la connaissance directe immédiate.
Tous ces univers - humains, objets, pensées et évènements - ne sont que des images se mouvant sur l'écran de la pure Conscience, laquelle seule est réelle. Formes et phénomènes passent, seule la Conscience demeure à jamais. Le livre se termine sur des instructions spirituelles inédites qui furent recueillies par Sâdhu Natânanda, proche disciple, puis relues et corrigées par Râmana Mahârshi lui-même. Elles ont une authenticité qui ne trompe pas. La voie de l'Advaïta y est décrite en quatre phases - celles de toute pratique véritable : Instructions - Pratique - Expérience - Réalisation. Elles seront bénéfiques à celui, celle qui s'engage sur la voie, tout comme à celui qui est déjà plus avancé.
Un témoignage essentiel.

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