jeudi 31 janvier 2019

Betty à chaque instant



**************

mercredi 30 janvier 2019

L'écoute profonde avec Armelle Six


La façon dont j’avais appris au monastère à pratiquer l’écoute, c’était en priant le matin pour savoir ce qui est à faire au cours de la journée, recevoir le flux de celle-ci par la prière et non par les pensées de ce que je pense que je dois faire aujourd’hui et m’abandonner à suivre cela plutôt que ce que je crois. J’adorais cela, ça simplifiait tellement la vie. Et pourtant ce n’était pas aussi facile qu’il n’y paraît. Déjà, il fallait s’entraîner à faire le vide en soi pour entendre notre petite voix qui parle tout bas, ensuite il faut faire confiance et oser se tromper, sans quoi, on n’y va jamais. Ensuite suivre ce que l’on sent ou entend. 


Deux autres difficultés se posent ici que j’ai pu observer régulièrement : - n’étant pas habitués à fonctionner de la sorte et vivant bien davantage dans nos têtes et nos pensées, nous avons mis toute notre foi dans celles-ci. Nous vivons donc notre vie, convaincu que nous savons ce qui est le meilleur pour nous et que la meilleur façon de réussir ou d’être heureux dans la vie, c’est de suivre ces pensées. Or, trop souvent, elles nous briment plutôt que de nous guider dans la bonne direction. Il faut donc énormément d’humilité pour reconnaître que je ne sais pas. Je ne sais pas ce qu’il y a de mieux pour moi dans cette situation, donc montre-moi. C’était devenu mon mantra. C’est toujours la façon dont je vis ma vie. 
- n’étant pas familier avec notre petite voix intérieure, qu’on peut aussi appeler intuition, nous la prenons souvent inconsciemment comme une autorité qui serait extérieure à nous. C’est comme ça que nous avons souvent été éduquer à voir Dieu et nous avons avec notre voix intérieure, cette même relation de distance et donc d’avoir l’impression de devoir nous soumettre à quelque chose qui ne vient pas de nous. Comme si nous recevions un ordre de quelqu’un d’autre. Ce qui rend le fait de faire confiance à notre petite voix et de la suivre plus compliqué en fonction de notre propre rapport à l’autorité et aussi notre représentation de Dieu. De plus, cette petite voix intérieure peut parler aussi avec fermeté. En effet, parfois la clarté est très coupante et tranche. Et c’est parfois pris, même par soi-même, comme un ordre. Ce qui nous rappelle nos parents ou notre relation à l’église et fait que nous ne suivons pas notre petite voix. 
Ce qui est dommage, car de mon expérience, la vie est tellement plus simple et plus légère quand nous vivons dans cette écoute profonde.


Ma vie a tellement changé depuis que j’ai été encouragée à vivre dans cette écoute que je pratiquais depuis la mort de mon fils. Je l’ai aussi approfondie durant ce passage dans la communauté et c’est une des choses pour lesquelles j’ai le plus de gratitude.


Je trouve que nous devrions apprendre cela à l’école, que cela devrait faire partie des matières essentielles. Vous imaginez ce que serait notre vie si nous apprenions dès le plus jeune âge - et à commencer à la maison aussi avec les parents et la façon d’éduquer les enfants - si nous savions que nous avons un gps en nous. Que cette voix intérieure nous donne toutes les directions à suivre, même les mots à dire pour faire de notre vie ce que nous souhaitons profondément. 
De plus, de cette façon, nous vivons aussi en reliance avec tout ce qui nous entoure, puisque nous ne prenons plus nos décisions sur base de notre analyse personnelle des données, avec tous les filtres et conditionnement que nous avons acquis, mais bien dans un alignement avec ce qui est plus grand que nous, qui de toute évidence a une vision des choses bien plus large que la nôtre en tant qu’humain - reconnaissons-le, soyons humble - et donc prends en compte la totalité et non juste notre bien-être personnel. Nous apprenons alors aussi à travers cela que notre bien-être personnel n’est pas séparé de celui du reste et que donc quand on pense et agit comme cela, personne n’est mis de côté, et nous ne perdons pas. Nous renversons alors le postulat sur lequel est basé la société : que si je ne me sers pas le premier, je vais perdre, je dois donc prendre le plus possible pour moi, et tant pis pour les autres. Et je découvre que quand je prends en compte ce qui est plus grand que moi, que mes décisions sont alignées avec Ce Qui Est, je gagne et tout le monde gagne aussi. 


Arrêtez-vous un instant ici encore. Imaginez ce que serait notre monde si nous vivions comme ça. Cela vous donne-t-il envie de vous mettre à écouter votre petite voix, à faire le test pendant un mois et voir ce que ça change à votre vie, vos relations, votre famille, votre business ? Allez-y vous en serez transformé et aussi beaucoup plus détendu et présent pour ce qui compte pour vous ! 


Nous devons apprendre car nous nous sommes déconnectés de cela, mais c’est en fait la chose la plus naturelle qui soit : vivre en connexion avec notre nature profonde, avec ce qui est plus grand que nous. C’est de ce fait-là que nous sommes tous égaux quelles que soient nos différences : nous avons tous la même source et nous sommes tous unis par cette origine commune. Nous sommes donc tous frères et sœurs. Mais vivons-nous comme cela ? 

****************

mardi 29 janvier 2019

La technologie ou la perte de puissance... ?


Être réellement présent...
c'est toujours la question du moment !

*****

lundi 28 janvier 2019

Naissance ou graines d'éveil...


Une naissance et une force fascinante...


**********
On peut y voir la puissance de l'énergie bois frémissante
qui a la foi de vivre
(pour ne plus se faire de bile...)
**** 

Espérance


Une vidéo pour ceux qui se disent que c’est trop tard pour vous, trop tard pour vivre vos rêves, trop tard pour changer ce qui vous dérange... trop tard pour la relation à laquelle vous aspirez, trop tard pour dire je t’aime ou pardon à vos enfants ou à des gens que vous savez avoir blessé ... trop tard pour quoi que ce soit...
Maintenant, c’est toujours le bon moment !!!
N’arrêtez jamais d’avoir des rêves. Et vivez les!!! 
Tendrement

Armelle Six


**********

dimanche 27 janvier 2019

12 ans !


Cette semaine, Phytospiritualité a eu 12 ans.


  Je remercie Arnaud Desjardins et Alain Bayod, sources d'inspiration de ce blog,
et celles et ceux qui me font confiance par leur lecture 
sur le chemin de transformation que nous offre l'existence.



**********

samedi 26 janvier 2019

Une liberté intérieure pour la planète !

Pour le moine bouddhiste, l'absence de liberté intérieure est une cause majeure de notre inertie vis-à-vis de la planète.

Pourquoi, bien que nous soyons conscients de l'urgence à lutter contre le changement climatique, ne sommes-nous pas capables, collectivement, de nous retrousser les manches et de prendre les mesures idoines pour stopper l'emballement du réchauffement de la planète ? Aussi inattendu que cela puisse paraître, l'absence de liberté intérieure est l'une des causes majeures de notre inertie extérieure, estime le moine bouddhiste Matthieu Ricard. Comment alors progresser vers la liberté intérieure ? C'est tout l'objet de À nous la liberté !, ouvrage collectif à paraître le 23 janvier (L'iconoclaste, Allary Editions), coécrit avec Christophe André, médecin psychiatre et Alexandre Jollien, philosophe et écrivain. 
L'EXPRESS : En dépit de l'urgence, on s'enlise dans la lutte contre le changement climatique. Pourquoi selon vous?  
Matthieu Ricard : Cela peut paraître étonnant quand on évoque les questions environnementales, mais l'absence de liberté intérieure [La capacité de chacun à ne pas se laisser emporter par ses émotions] est l'une des causes majeures de notre inertie vis-à-vis de la planète. Il existe en effet un lien direct entre les deux. 'La liberté extérieure que nous atteindrons dépend du degré de liberté intérieure que nous aurons acquise', a dit Gandhi. En d'autres termes, pour avoir une vision claire, un jugement juste, pour être bienveillant et en état de se préoccuper de l'intérêt général, il faut se libérer des toxines mentales qui obscurcissent notre esprit. J'ai constaté ce lien quand je préparais mon ouvrage "Plaidoyer pour l'altruisme". À ma surprise, j'ai dû passer des mois à rencontrer des spécialistes de l'environnement. L'un d'eux m'a dit un jour : "Finalement, l'ensemble de la question climatique revient à une question d'altruisme et d'égoïsme." 
Pourquoi donc songer aux générations futures alors qu'on ne sera plus là ? se disent certains. D'autres s'interrogent : "Pourquoi me préoccuperai-je des générations futures, qu'ont-elles fait pour moi ?" Quand on lui parle de la montée du niveau des océans et de ses conséquences dramatiques, le milliardaire américain Steven Forbes, interrogé sur Fox News, déclare trouver absurde de changer dès à présent nos comportements pour quelque chose qui se passera dans une centaine d'années. C'est précisément cette maximisation de nos intérêts égoïstes immédiats qui entrave notre raisonnement et notre liberté intérieure. On retrouve partout des exemples concrets de ce processus à l’œuvre. Ainsi, des banques européennes qui continuent à financer majoritairement les énergies fossiles plutôt que d'apporter un plus large soutien aux énergies renouvelables.  
Quelles sont ces "toxines mentales" qui obscurcissent notre esprit ?  
Elles sont nombreuses. L'acrasie est l'une d'entre elles. Il s'agit d'une forme de manque de volonté : je sais ce qu'il est bon de faire, mais je trouve mille excuses pour ne pas passer à l'action. Le citoyen sait qu'il devrait prendre moins l'avion et moins voyager seul dans une voiture. Il sait aussi qu'il devrait consommer moins de viande (80% de moins selon le dernier rapport du GIEC - Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat - du fait que la production de viande est la deuxième plus importante cause d'émissions de gaz à effet de serre), mais il continue pourtant sur sa lancée. Il se dit que s'il est le seul à faire un effort dans son coin, que ça ne changera rien, alors autant ne rien faire. 
Le politique sait qu'il devrait prendre telle ou telle mesure pour sauver la planète, mais s'abstient par peur de ne pas être réélu aux prochaines élections. C'est aussi parce qu'il est aveuglé par un calcul court-termiste que le politique n'écoute pas les scientifiques, qu'il les considère la plupart du temps comme des empêcheurs de tourner en rond. Dans un monde avec 4 degrés en plus, la population s'effondrera de sept à un milliard, et plusieurs centaines de millions de réfugiés climatiques seront lancés sur les routes. On a beau savoir qu'il est encore temps d'agir, on se met des oeillères et refusons de voir the big picture [que l'on peut traduire par: "une vision d'ensemble"]. 
Quelles sont les autres entraves à notre liberté intérieure ? 
L'égocentrisme en est une autre. À force de voir le monde comme un outil au service de nos intérêts personnels, cela engendre des comportements narcissiques. L'actuel président américain en est une caricature. Autre toxine mentale, la dépendance à notre société de consommation. En Occident, afin de rester dans le vent, on change de voiture tous les trois ans. Et savez-vous qu'en raison de sa consommation effrénée, un citoyen américain moyen émet 200 fois plus de CO2 qu'un Zambien ? C'est insensé. Dans son ouvrage The High Price for Materialism, le psychologue social américain Tim Kasser a étudié pendant vingt ans la société de consommation. Il a ainsi constaté que les personnes les plus matérialistes avaient moins d'empathie et se préoccupaient très peu des questions environnementales.  
Savoir se satisfaire de ce que l'on a, c'est tenir un trésor dans le creux de la main, dit un sage bouddhiste. Quand on parle de crise économique, il s'agit surtout d'une crise du superflu. Dans le pays où je vis, au Népal, il n'y a pas de sécurité sociale, pas de retraite, pas d'allocations familiales, pas d'allocations-chômage, rien. Zéro pointé. En Inde et en Chine, si vous n'avez pas d'argent pour payer une avance sur les frais, vous n'entrez pas dans l'hôpital. Tout ce qui a été accompli en France en matière de lien social et de solidarité est extraordinaire. Ne pas s'en satisfaire est bizarre.  
Comment alors se libérer mentalement ? 
Il nous faut procéder à un entraînement de l'esprit. Cela consiste à éroder le sentiment exacerbé de l'importance de soi et l'avidité perpétuelle pour de nouveaux objets. Cela implique de chasser l'asservissement à nos habitudes, à des pensées distordues de la réalité. Il s'agit d'en finir avec tous les automatismes mentaux qui sont comme les plis d'un parchemin longtemps enroulé. L'entraînement de l'esprit, c'est le coeur de la méditation. Tout comme on apprend à jouer aux échecs ou au badminton, on peut apprendre à être moins obsédé par nos envies, à se satisfaire plus facilement de ce que l'on a, à être moins l'objet de désir et d'aversion. Nul besoin d'être bouddhiste pour méditer. Il existe désormais de nombreux ouvrages pour en apprendre les mécanismes fondamentaux. 
Vous soulignez dans votre ouvrage collectif que s'il est effectué avec régularité, l'entraînement de l'esprit apporte une belle moisson au pratiquant et par rebond, à la planète... 
Je l'ai constaté à de nombreuses reprises : l'entraînement de l'esprit va de pair avec une plus grande ouverture à l'intérêt général, une plus grande sensibilité aux autres espèces animales. Nous développons en effet une forme de sagesse, car nous sommes moins liés par l'ignorance et l'obscurantisme, par tout de qui déforme notre jugement. Désormais capables de chasser nos ruminations excessives, nous ressentons une plus grande sérénité. Développer davantage de bienveillance nous mène, tout naturellement, à nous préoccuper de choses qui dépassent l'individualité, à l'instar des questions globales que sont la justice sociale et la question environnementale.  
Autre fruit de cette pratique, il semblerait que les personnes qui ont longtemps médité dans leur vie profitent, tant au plan structurel que métabolique, d'un cerveau plus jeune qu'un non-méditant du même âge, selon les travaux de l'Inserm de Caen et de Lyon pour un programme de recherche appelé Silver Santé. 
-----------------

vendredi 25 janvier 2019

Un témoignage de Robin Brasseur (3)

Toutes vos actions d’amour, vos gestes paroles actes altruistes, vous les revivez pour vous en goûtant en vous tout ce qu’ils ont produit sur autrui en cascade pour vous-même et c’est d’une très grande beauté, c’est grandiose de découvrir toute cette vérité d’amour qui nous unit les uns aux autres.
Mais c’est idem pour tous vos actes, paroles, pensées négatives, les coups, la manipulation, la trahison, l’indifférence, l’égoïsme, la vanité, la prétention, les mensonges, et j’en passe et j’en passe... que vous avez fait à autrui, là aussi vous les goûtez pour vous même et tout ce qu’ a produit ces actes sur autrui qui les aura reproduits sur d’autres, vous le goûtez, le vivez, le revivez pour vous en vous. Et ça, ce n’est pas évident à vivre, c’est très dur, douloureux car vous voyez, goûtez tout le manque d’amour inconditionnel que vous avez crée, fait, induit. Vous sentez en vous le mal que vous avez produit sur terre durant votre existence. C’est l’épreuve la plus terrible à passer, vous êtes brûlé, calciné par votre propre manque d’amour.

Étant tous connectés, interconnectés, nous vivons, revivons, goûtons pleinement en cascade tout ce que nous avons créé de bon et de moins bon sur terre, nous goûtons la qualité d’amour que nous avons dispensé, offert, donné sur terre, s’il a été conditionnel ou inconditionnel, c’est à dire sans aucune condition d’aucune sorte, je dis bien AUCUNE !
Tout ça ce passe a une très grande vitesse mais là encore, dans cet espace, à cet endroit, le temps n’existant plus, quelques jours là-bas, ne sont ici que quelques instants !
C’est lors de cette expérience que l’âme engramme son karma, ayant vu où elle a manqué d’amour, elle se réincarnera afin de se parfaire, faire une plus grande expérience de qui elle est avec plus d’amour inconditionnel, mais la c’est sans doute un autre débat.
Ayant vu mes actes négatifs, y ayant pleinement goûté, j’ai demandé pardon d’une demande d’une telle force que je fus dans l’instant rassuré de son amour et je fus conduit à un autre endroit.
Dans ce nouvel espace, il me fut montré le fonctionnement des lois ontologiques de la création de la vie, les formes pensées, les prières et leur force et pouvoir, j’ai vu les égrégores tant positifs que négatifs qui entourent la terre dans le subtil et que nous nourrissons, engendrons par nos actes paroles et pensées. J’ai vu ce qui attend l’humanité si elle ne prend pas une autre direction que celle qu’elle incarne maintenant depuis plusieurs siècles. J’ai vu le conditionnement humain et la négativité qu’elle crée dans le paradigme dans lequel nous vivons.
Ces choses ne sont pas faciles, pas évidentes à traduire car leur compréhension devraient induire un changement radical de nos comportements vis à vis d’autrui mais aussi de la terre, de la création, beaucoup de choses sont réellement et rapidement à revoir et corriger, mais la aussi c’est un autre débat je pense.
Puis au bout de tout ce qui m’a été offert de découvrir, j’étais bien, merveilleusement bien, je ne désirais plus qu’une seuls chose, rester là dans cet espace d’infini amour joie, félicité et paix pour l’éternité, et d’un coup me fut induite une chose tout aussi merveilleuse qui pour un temps avait échappé à ma mémoire, ma fille, mon enfant et la j’ai hurlé son prénom dans un amour et une tendresse infinie et aussi de douleur de l’avoir oubliée. Alors à la vitesse de la pensée, je suis revenu dans mon corps et ce fut dur, difficile, comme Frédéric Médina l’explique, c’est comme s’il fallait faire entrer toute cette immensité dans un endroit si petit, si restreint, si étriqué, lourd et pesant que c’est très « pénible ». Je n’ai pas de regret car je sais maintenant ce qu’est la vie et c’est un cadeau dont chaque jour à chaque instant je remercie la création de m’avoir offert et je suis immensément heureux d’avoir retrouvé ma fille. Ma fille dont le prénom est VIVA, la vie, le vivant, va et vit.
Je ne demande qu’à traduire tout ce que j’ai vu, tout ce dont j’ai été le témoin non pas pour moi, mais pour notre avenir en restituant tout cet amour qui m’a été donné pour que nous vivions en pleine conscience de nos actes, paroles et pensées, que nous vivions, incarnions ce qui depuis des siècles nous a été légué, enseigné, aimons-nous les uns les autres !

Pour finir sur une belle et merveilleuse note, votre mort sera le plus beau, le plus extraordinaire, formidable moment de votre vie.


************

jeudi 24 janvier 2019

Un témoignage de Robin Brasseur (2)

 ....
Désirant partir de cette matière, je suis entré dans un état modifié de conscience d’une force et intensité jamais égalée dans laquelle toutes mes prières étaient concentrées sur un unique but, partir, me décorporer une bonne fois pour toute !
Durant mon enfance, c’était jusque l’âge de mes 6/7 ans un jeu auquel je me prêtais régulièrement, la vie dans la matière, dans ma famille était parfois si dure, que ces expériences était pour moi des portes salvatrices qui m’apportaient le courage de rester incarné. Je dois dire aussi que ma kundalini était « active » depuis ma plus tendre enfance mais à l’époque je ne savais absolument pas ce que c’était. Tout ce que je savais était qu’à certains moments, venant souvent de la contemplation, j’éprouvais des instants de joie simple et grandiose, la plénitude, la félicité et la paix. Une fleur, un nuage, le chant d’un oiseau éveillaient parfois en moi une vibration qui montait du coccyx et venaient irradier mon cœur que je sentais se dilater, comme s'il débordait de ma poitrine pour englober tout ce qui l’entourait dans un rayon assez large.
Le déploiement de la kundalini m’ayant fait retrouver la mémoire de toutes ces expériences d’enfant, je m’y suis replongé afin de partir, de mourir, en finir avec cette vie que je croyais «aboutie».
Alors je suis parti en toute conscience, j’ai quitté ce corps et là j’ai vécu tout ce qui a déjà été partagé par les personnes ayant vécu une telle expérience.
Une grande lumière blanche iridescente, une joie, une paix, une plénitude inégalable sur terre mais traversée pour ma part à une très grande vitesse, ce passage n’a pas duré, il fut bref mais fulgurant. Ne plus avoir de corps, ne plus être un corps mais juste être une présence qui se déplace à une vitesse vertigineuse, la vitesse de la pensée. Là je me suis retrouvé dans un espace sans temps, sans haut ni bas sans gauche ni droite, un peu noir, mais pas de ce noir vide et froid, mais un « vide » habité d’un nombre incalculable de points de lumière brillante, un peu comme les étoiles dans le ciel, sans être vraiment cela. Espace vivifiant empli de présence que je sentais très forte autour de moi sans les percevoir mais je savais qu’elles étaient là. Je le savais tellement fortement que les voir n’était même pas nécessaire. Ça vibrait de présence, c’était tellement vivant, tellement intense que j’avais à ce moment là, la sensation de connaître ce qu’est vraiment la vie! Sensation d’une rare beauté, grandiose quasi impossible à décrire par la pauvreté des mots humains. Mais c’était comme une renaissance, une vraie naissance à la vie en fait, une véritable libération dans un retour à qui j’étais et ai toujours été, un rayon de vie intense qui brille de toute éternité. Je découvrais la vie car je découvrais qu’en fait j’étais immortel, qu’il n’est pas possible de mourir, que la mort n’existe pas et c’était d’une joie indescriptible de par l’intensité puissante de cette découverte. A quoi pourrais-je tenter de comparer cette expérience, peut être celle d’un aveugle qui retrouve la vue, d’un sourd muet qui retrouve la parole et l’ouïe et en fait, cela me semble tellement loin, tellement fade encore afin de donner à sentir ce qu’est la découverte de l’immortalité, il n’y a pas de mots si ce n’est que nous sommes éternels mais là encore, comment décrire l’éternité !!!
Je découvrais également que je savais, comprenais vraiment tout avec une telle facilité et que je n’étais pas plus important et à la fois aussi sacré qu’un brin d’herbe, une feuille d’arbre et l’arbre lui-même, aussi sacré qu’un ver de terre, une mouche et l’océan, la terre et tout ce qui vit, tout ce qui est la vie qui s’expanse à l’infini depuis des siècles pour des siècles.
Toujours est-il que dans cet « espace » de vacuité pleine de grâce, d’un tout amoureux imperceptible par les sens communs, baignant dans la joie de l’instant, présent dans la présence infinie de l’être, d’être, une autre expérience plus intense s’est présentée à moi.
Rendu là, j’ai senti au-delà de la joie amoureuse, un AMOUR venir, entrer en moi et autour de moi, un AMOUR total et inconditionnel, là je n’étais plus qu’amour baignant dans l’amour le plus grand, le plus immense, le plus tendre, le plus bienveillant, le plus généreux, la plus inouïe qu'il soit permis de sentir. Une vibration, une présence si forte, si puissante, si amoureusement aimante est venue me prendre dans ses bras et ce fut l’extase d’amour le plus intime et ultime que l’on puisse connaître. Il est sans égal, sans aucun égal et rien que d'en parler, j’aurais envie, en-vie d’y retourner pour goûter à cette éternité d’amour de l’instant, cette chaleur si aimante, réconfortante, autant que joyeuse et enthousiaste d’Amour. Moi qui disais aimer aimer, là, dans cet instant sacré, je savais, connaissais vraiment ce que ces paroles voulaient dire, j’étais aimé d’être aimé tel que j’étais sans aucune condition, un amour total, absolu et complètement inconditionnel, un amour impossible de connaître, de vivre sur terre car il est au-delà de l’humain, de ce que peut offrir d’autre humain.
Là dans cet instant de félicité indescriptible, la présence Amour qui m’avait pris dans ses bras ma posé une question, une seule question qui s’entend de plusieurs façons, « qu'as-tu fais pour autrui, comment as-tu aimé, as-tu aimé de façon totale et inconditionnelle, as-tu aimé comme je t’aime ici et maintenant ? Cette question n’est pas, n’as pas été verbalisée mais induite avec la fermeté amoureuse de l’amour qui sait ce qu’est l’amour, aimer. Amour devant lequel vous ne pouvez absolument pas vous cacher, mentir, vous justifier car cet AMOUR s’appelle justice et vérité et face à elle, vous êtes complètement nu, nu comme le nouveau né venu au monde.
C’est la seule et unique question qui nous est posée car c’est la seule chose que l’amour désire de vous, celle d’aimer de façon totale et inconditionnelle, le sens, le vrai sens de la vie est là et uniquement la, elle n’a d’autre but, d’autre objectif pour la création. La conscience, la vie, le vivant, Dieu, qui sont pour moi maintenant une seul et même chose ne désirent qu’une chose, que nous soyons tous dans cet amour inconditionnel tel que nous le vivons lors de notre passage de la vie a la mort ou de la mort à la vraie vie !
Pour précision, Dieu est nous tous, dans nous tous et nous en lui comme dans la vie, le vivant est dans toutes chose créée, tangible et intangible.
A ce moment la, j’ai vécu l’expérience qui s’appelle « la pesée des âmes », ou plus simplement, ce que le langage populaire appelle, « passer devant saint pierre ».
Là, toute ma vie a défilé, depuis ma naissance jusqu’à l’instant de mon départ, tout est revu, goutté, ressenti part le filtre de l’amour total et inconditionnel dans lequel je baignais et étais aimé.
Lors de cet auto-jugement, l’âme perçoit toute son existence de la façon la plus fine et la plus subtile qui soit. Elle goûte pour elle-même, en elle-même, tout ce qu’elle a réalisé sur terre, le bon comme le moins bon. Nous ne sommes pas jugés par une instance supérieure mais nous nous jugeons nous mêmes face, à travers cet amour total justice et vérité dans lequel nous sommes baignés totalement immergés, submergés ! La supra conscience nous prend dans ses bras et c’est là où nous pouvons réellement apprécier ce que nous avons créé sur terre. Comme un coup d’œil dans le rétroviseur, nous revoyons et goûtons pleinement tout ce que nous avons fait sur terre à nous même comme à autrui.
C’est un moment de joie, d’amour de félicité incommensurable, d’une intensité si forte, si pur que là encore, le vocabulaire humain fait défaut.
Dans cet auto jugement, la pesée de votre âme, vous voyez, goûtez dans votre âme, tout ce que vos actes, paroles et pensées négatives et positives ont engendré sur terre pour vous et autrui. C’est à la fois la super extase et de l’autre côté, une douleur colossale pas facile à « encaisser » car vous ne pouvez absolument pas vous défiler ni vous justifier car toute tentative de justification est la preuve de votre manque d’amour inconditionnel pour vos actes paroles et pensées négatives. Pour être vraiment très précis, la douleur vécue lors de la pesée de l’âme est d’une telle intensité que toutes les souffrances humaines physiques comme psychologique sont complètement ridicules par rapport à cette expérience, qui elle vous fait bien « enfin » connaître ce qu’est une vraie souffrance.
Lors de ce passage, vous pesez, mesurez, goûtez, vivez, revivez chacun de vos choix, chacun de vos oui, chacun de vos non. Vous revivez, vivez dans votre âme tout ce que vous avez fait sur terre.
Vous revivez la joie, la douceur, la beauté de cette caresse que vous avez offerte en pur amour, vous gouûtez en vous ce que cette caresse a produit sur autrui, vous ressentez dans votre âme la caresse que vous avez donnée à un autre être comme si c’était à vous-même que vous l’aviez donné. Mais cela ne s’arrêté pas là, vous revivez aussi ce que ce geste a induit chez cette personne à qui vous avez offert cette caresse. Si cette personne grâce à vous a aussi offert une même caresse à un autre être, vous la goûtez aussi et ainsi de suite en cascade car nous sommes tous UN, interconnectés et tous responsables des uns et des autres. Nous ne sommes pas séparés mais tous nés de même origine, de même père, mère, la supra conscience, la vie qui a créé tout ça....

*********

mercredi 23 janvier 2019

Un témoignage de Robin Brasseur (1)


J’ai compris il y a peu de temps que j’avais en fait vécu une EMI ! (expérience de mort imminente)
Je savais que j’avais vécu une expérience hors du commun mais sans savoir ce qu’elle était vraiment, d’une intensité que les mots humains ne peuvent vraiment expliquer, pendant des années je suis resté avec tout ça en moi sans vraiment savoir l’exprimer de façon claire, cohérente. J'avais peur aussi d’être pris pour un fou !!
Avec le temps, la patience, l’acceptation et des recherches, j’ai pu comprendre ce que j’avais vécu à l’époque et suis maintenant capable de la mettre en mots.
Après cette expérience, j’avais bien compris que j’étais revenu au monde, dans la matière tel un nouveau-né mais il me manquait un fragment, genre 1% pour être sur que c’était bien une EMI que j’avais vécu. Quasi convaincu à 100%, il me manquait la parole d’un autre être ayant connu cette expérience.
C'est en regardant une vidéo de Frédéric Médina que j’ai vraiment pris conscience que j’avais vécu une EMI !
Mais pour ma part il y a une petite différence avec tous les exemples, les récit écrits par d’autres personnes ayant vécu une telle expérience, expérience que j’appelle en fait une grâce divine, un cadeau inestimable, inouïe car comment connaître la vie, son sens, son but, ces lois ontologiques sans connaître la mort.
Vie et mort sont les 2 faces d’une même pièce et pour comprendre, appréhender ce qu’est la vie dans sa globalité, un passage par la mort est des plus « instructif » si j’ose dire.
Depuis mon enfance, j’étais convaincu qu’un grand secret nous était caché, j’avais la conviction que la vie avait un vrai sens et que n’en voyons qu’une infime partie.
Je suis né, venu au monde en même temps qu’un autre être, mon frère jumeau , jumeau monozygote, univitellin. Très tôt, grâce à lui j’ai découvert qu’existe la télépathie et d’autres choses et de ce fait, j’avais la confirmation que nous étions bien plus qu’un corps fait uniquement de chair, que bien des facultés existent en nous mais dont nous n’avons pas encore découvert tous les potentiels.
Enfant j’ai depuis toujours perçu ce qu’est le Soi, c’est à dire que je pouvais voir, goûter, sentir que tout ce que j’observais, pensais, éprouvais était vu par une présence en moi. Je sentais que « quelque chose » de plus que moi, ( le corps, le mental/intellect), habite ce corps qui n’étaient pas mes pensées, mes émotions mais « quelque chose » qui observait tous ces phénomènes.
Sensations qui m'ont donné à comprendre qu’il y avait, existait une « chose » supérieure à tout ça, une « chose » plus grande, plus immense.
Pour ce qui est de mon expérience, elle est venue lors d’une très grande souffrance, la séparation de mon couple, séparé de celle que j’aimais, la vie n’avait plus aucun sens.
Mon EMI n’a pas été vécue suite a une hospitalisation, un accident de voiture ou autre, non, elle fut vécue chez moi, seul !
Après la séparation, cherchant à comprendre pourquoi nous en étions arrivés là, ma quête de réponse fut d’une très rare intensité.
Cette quête m’a conduit à vivre un nombre assez important de déploiements de kundalini d’une force, puissance m’ayant conduit aux frontières de l’inanition, tellement forte et puissante qu’elle m’ont créé une blessure dans la région du coccyx par le déploiement de cette énergie, venant tant du bas que du haut, ce fut géant, extraordinaire et la fois « douloureux » par tout ce que ces expériences m’ont donné à voir, comprendre, conscientiser.
Au bout de ces expériences j’ai vu que toutes mes intuitions sur la vie, son sens, son fonctionnement étaient justes, que je ne m’étais pas trompé !
J’ai vu le pourquoi de la séparation avec mon ex femme, j’ai compris, vu où avaient été mes « fautes » et les siennes, j’ai vu tout mon fonctionnement psychologique et le sien.
Dans une joie inouïe de découvrir que tout ce que j’avais perçu du monde, de la création était juste et toute la douleur vécue durant cette vie d’avoir essayé de traduire toutes mes intuitions sur ce qu’était la vie, j’ai ardemment désiré mourir, à quoi bon rester, comment pourrais-je jamais traduire tout ce que je venais de vivre mais aussi le sentiment pour moi que le tour de carrousel dans la matière était terminé. Je pouvais partir car tout était vu, enfin, c’est ce que je croyais ! ...
---------------

mardi 22 janvier 2019

Eau vive !



Nos ancêtres le savaient sûrement, Claude Bernard fut le premier scientifique moderne à l’exprimer en une formule choc : « La vie, c’est de l’eau organisée. » Sans eau, pas de vie. Si la prodigieuse molécule géante d’ADN a pu prendre racine à la surface de notre planète, c’est parce que celle-ci était couverte d’eau. Et vous-même, vous le savez certainement, pour près des deux tiers votre corps est fait de molécules d’H2O. Pensez-y chaque fois que vous en buvez un verre, chaque fois que vous vous lavez les mains, chaque fois que vous prenez une douche, chaque fois que vous plongez dans une piscine : cette eau qui vous semble si banale, est une matière fabuleuse, magique, miraculeuse, cosmique. Ses comportements chimiques et physiques ne sont pas ordinaires. Sa capacité à conserver la chaleur est exceptionnelle. Et contrairement à la plupart des corps, au moment de passer de l’état liquide à l’état solide, au lieu de simplement se contracter, elle se dilate, si bien que la glace flotte – sans quoi, la biosphère aurait sans doute été impossible, le climat polaire s’installant partout.

« Nous sommes de l'eau », aime à répéter Pierre Rabhi. Le corps d'un adulte se compose en effet au moins de 65 % d'eau. Celle-ci représente environ 75 % du globe. Il est donc temps de mieux connaître cet élément fondamental de la vie sur Terre et de se pencher sur les moyens de le sauvegarder.

(source : nouvelles clés)

////

lundi 21 janvier 2019

Lee Lozowick : Dissiper les voiles



« Il n'y a que deux manières d'écarter les voiles de l'illusion : soit nous le faisons, soit c'est Dieu qui le fait. Il est vraiment préférable que nous nous en chargions, car lorsque Dieu finira par s'y résoudre, il sera très contrarié que nous n'ayons pas accompli ce qui nous incombait. Lorsque c'est nous qui levons les voiles de notre illusion – on appelle ce
la « travailler sur soi » –, cela se fait plutôt doucement, du moins la plupart du temps. Nous le faisons à notre rythme et en fonction de nos capacités. Mais si c'est Dieu qui s'en charge, cela arrive en général au mauvais moment, au mauvais endroit, et cela peut s'avérer un peu rude. Bien entendu, du point de vue de Dieu, il n'y a pas de mauvais moment ou de mauvais endroit ! »
 
Pour lire l'article au complet : http://bit.ly/2AXDpNT


*****

samedi 19 janvier 2019

Chanter le réel avec Alain Galatis

Alain Galatis s'était fait remarquer de manière indicible, en 1997, avec son premier livre aux éditions Accarias L'Originel !

 
« Ce remarquable petit livre est une aide précieuse à la vigilance que nous impose le défi de la pensée incapable de saisir le réel » --Nouvelles Clés 

Voici un autre petit condensé de pensées jaillissantes qui pourra vous enchanter dans son nouveau livre présenté ci après !


Notre esprit et nos sens nous abusent. En croyant que l’image que nous nous faisons du monde est la réalité de ce dernier, nous nous méprenons et nous passons à côté d’une compréhension de nous-mêmes élémentaire. Il s’agit de découvrir comment notre esprit crée des images et comment notre esprit s'identifie à ces images. Et pour se faire, il est nécessaire de se pencher sur la banalité de notre quotidien. C’est là où tout se joue : qu’est-ce qui se produit réellement dans l’instant où vous êtes, à l’endroit où vous êtes ? Au terme de notre enquête, c'est ce labeur d'éclaircissement qui nous permettra de reconnaître ce qui n'est pas images : le réel. Et de découvrir ce que nous sommes. Le ton légèrement caustique et décalé, inhabituel dans ce genre de littérature, oscille avec force entre révolte et humour, entre poésie et philosophie. Un chant d’amour, un chant de rébellion, un chant de partage, un chant de l’unité : le chant du réel.



Né en 1961 d’un père grec et d’une mère suisse, Alain Galatis vit à Lausanne. Durant de nombreuses années, il écrit de la poésie. Son cheminement ainsi qu’un questionnement incessant sur la nature de la réalité, l’amène à la rédaction d’un premier livre L’indicible publié en 1997. Cette même année, il ouvre la Librairie Ex Nihilo. Depuis il a publié six ouvrages tous consacrés à la non-dualité et enregistré deux CD de chansons.

© Extrait avec l'aimable accord des Éditions Accarias L'Originel :

Un exemple page 31 :
********

vendredi 18 janvier 2019

Se Ressentir Vivant !


Une "carte d'inspiration" d'Eckhart Tolle et le commentaire de Vivre en Présence.
Par la pratique régulière de diriger l'attention vers le ressenti corporel et intuitif, vous changez progressivement votre mode de fonctionnement. L'énergie ne va plus aux pensées, mais aux courants sensitifs qui vous traversent, et d'un organisme lourd et opaque, vous devenez un flux vivant, léger et transparent. Et ceci s'accomplit toujours ici et maintenant, instant après instant...

mercredi 16 janvier 2019

La relation avec Gilles Farcet


Il lui apparut un jour que la relation, toute relation, était radicale. 
Qu’être en relation avec qui que ce soit ou quoi que ce soit moins que radicalement, jusqu’à la racine, sans retour ni protection intime, être en relation avec qui que ce soit ou quoi que ce soit moins que radicalement ne pouvait que s’avérer frustrant. 



Ce qui est incomplet, partiel, est frustrant. Il vit que la relation, toute relation, appelait à la radicalité, c‘est à dire à l’intimité. Qu’il s’agissait d’être entièrement, totalement investi dans chaque relation. Avec le paysage sous la lune, son conjoint, son enfant, son café du matin, la rue que l’on emprunte. Et que la radicalité effraie. Il capta que la radicalité, autrement dit l’intimité, n’excluait en rien la possibilité, en surface, de se protéger, de se préserver, mais en surface seulement. Intérieurement, rien de moins qu’à fond, oui à fond. Il lui fut donné d’entrevoir la souffrance des relations, tenez par exemple, la relation de couple, en évitement de cette radicalité que pourtant elles appellent. 
Il sentit que toute radicalité évitée dans la relation était souffrance et que nous autres humains, pourtant, nous en accommodions, par peur, rongés tout au long de la vie par la nostalgie de cette radicalité qui gouvernait naturellement nos relations d’enfant et qu’adultes nous évitions parce qu’elle nous avait fait si mal. 
Il convenait dorénavant de se montrer tempéré, prudent, relationnellement circonspect sous peine de grande souffrance. Pour éviter la grande souffrance, celle dont on peut ressusciter, on s’accommodait de la petite souffrance, celle dont on meure pour de bon, celle qui tue à petit feu mais que l’on supporte jusqu’à ce qu’on périsse corps et biens de désespoir tranquille. 

Alors qu’il fallait risquer la grande, la radicale souffrance. Être en relation comme un enfant adulte : radicalement, mais cette fois par choix. C’était difficile, radicalement difficile. C’était merveilleux. Cela seul valait de vivre. Cela s’appelait la vie spirituelle. 

Gilles Farcet
 (FB nov 2018)
*********
 

Un article à relire !


Lire



En prendre de la graine !




******

mardi 15 janvier 2019

Mémoire du Tout


Sans doute avons-nous tous fait l’expérience, un jour, de nous retrouver en pleine nature et d’être envahi par un profond sentiment de bonheur. Une immense paix s’est installée et pendant un moment, tous nos soucis et peurs ont disparu. Et nous avons réalisé combien ces peurs qui entravent nos vies sont finalement peu de choses. Pourquoi ? Parce que nous sommes nous-même peu de chose ! Mais ressenti au milieu de la nature, ce sentiment n’avait plus rien de disqualifiant. Au contraire, par un magnifique paradoxe, nous sentir tout petit au milieu de l’univers nous a fait grand bien. On pourrait même dire que cela nous a grandi. Ce n’était pas notre ego qui se gonflait, c’était autre chose en nous. Comme si nous étions traversé par une force beaucoup plus grande que nous, mais en laquelle nous nous reconnaissions. 

Telle la goutte de pluie retournant à l’océan, nous retrouver en pleine nature nous a fait reconnaître notre propre nature. Certains vous diront qu’ils ont vécu la même chose en ville, devant une œuvre d’art, à la terrasse d’un café ou en lisant un livre. Dans tous les cas, le bonheur est venu de nous sentir partie prenante d’un tout plus grand que nous. Souvent, nous n’avons pas su trouver les mots pour le dire. Mais le sentiment est resté gravé dans notre mémoire. 

source : Nouvelles Clés

*****

lundi 14 janvier 2019

Témoignage de la seconde guerre...


Extrait du film « Human » de Yann Arthus-Bertrand


*****


Christiane Singer et le corps...(4)

 
Ce corps qui nous est si "chair"...
Le corps est cette œuvre d'un grand luthier qui aspire à la caresse de l'archet". Christiane Singer n'entre pas dans le vieux débat corps et esprit, mais se passionne pour ce corps qui changent, que le temps marquent des ses signes indélébiles.


*****

dimanche 13 janvier 2019

Trajectoire déroutée...


Sanda Voïca est une poète roumaine qui écrit en français. Son dernier recueil, Trajectoire déroutée, qui rend hommage à sa fille brutalement disparue (1994-2015), est bouleversant : il exprime avec une telle force la vérité d'une mère frappée par une intime tragédie que le cri poétique touche à l'universel. Sa parole connaît l'art miraculeux de l'équilibre - entre pudeur et âpreté, entre simplicité et déroute des images. Sa poésie est un labyrinthe authentique : il ne s'agit pas d'échapper par un fil d'Ariane au tragique de l'existence, mais d'y demeurer tout en se laissant conduire vers ce centre ou ce cœur vers lequel converge toute la trame tissée du poème. 
Ce cœur vivant qui par tous les moyens cherche à se désintriquer du désespoir dont les mots, les pensées, la noirceur collent et engluent. Qui cherche à retrouver sa place, distincte de celle de la défunte. Qui dit l'amour inguérissable et la vulnérabilité transfigurée, devenue "talon de lumière". Et qui pratique, dans les quelques failles que la douleur immense lui a laissées, "l'écriture sainte de la joie".   


"Ligne horizontale de lumière 
Concentrée jusqu'à un bâtonnet frêle 
qui ne me quitte plus.


Je m'y installe.
Il devient vertical."

******

"On vit en immortels,
on meurt en mortels."
 
 ******

"L'écriture sainte de la joie.

Troquer une souffrance 
pour une autre.
Ma tête pousse
et les talons traînent.
La main s'accroche 
à l'air scintillant
ou au brouillard.
Je monte.

La joie est dite."

******

"J'ai vu, j'ai trouvé, j'ai compris
une chose
si claire et éclairante
mais si vite partie
que je ne puis dire
que ses ailes très longues
en vol très calme,
sans pouvoir identifier le corps."


Sanda Voïca, Trajectoire déroutée, éditions LansKine, 2018.


Pour découvrir davantage Sanda Voïca, voici le lien vers un entretien récent :


par Sabine Dewulf

-------------