Sylvain Wells. Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu. - Extrait de la Voix de l'arbre de Bernard Werber
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Sylvain Wells. Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu. - Extrait de la Voix de l'arbre de Bernard Werber
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Nous nous traitons nous-mêmes comme nous avons été traités : « Je n’accorderai pas plus de crédit à mes ressentis que mes parents ne l’ont fait. Je me nie si on m’a nié, m’abandonne si on m’a abandonné, me rejette si on m’a rejeté. » En prendre conscience sur le vif, dans la mouvance d’un moment relationnel ouvre l’accès à un ressenti plus profond de soi-même. « Quelle considération, quel respect ai-je pour moi ? Suis-je à mes côtés, solidaire, ou déjà prêt à vaciller, à renoncer, à plier ? »
Christophe Massin- Savoir se défendre L'immunité psychique
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Texte de Yannick David (du blog si près de l'horizon)
Au début de mes études la vie m'a fait rencontrer plusieurs personnes dans un cheminement dont je n'avais pas encore conscience, en particulier un étudiant en médecine qui m'initia au végétarisme, aux idées de Rudolf Steiner, et à la démarche de Frédéric Leboyer. Son livre "Pour une naissance sans violence" est sorti en 1973 et cet ami me le prêta. J'ai été très touché par ce livre tellement ça me semblait évident, naturel et simple. Quelque temps après nous sommes allés écouter Leboyer en conférence à Paris devant un parterre d'étudiants en médecine. Il montra le film qu'il avait fait sur la naissance, et exposa sa pratique, suite à son cheminement personnel en Inde auprès de Swami Prajnanpad (gourou de plusieurs français dont Arnaud Desjardins).
Son propos était de maintenir autant que possible l'ambiance qu'avait connu le fœtus dans le ventre de sa mère, au moment de sa naissance. Il a vécu 9 mois dans le noir, le quasi silence sinon les battements du cœur de la mère, l'aqueux, la douceur, la respiration par le cordon, bref un univers complètement différent de l'après naissance. La naissance classique, à l'époque, c'était : on sortait le bébé, on le tenait par les pieds, on lui tapotait les fesses, on coupait le cordon, faisant exploser les alvéoles pulmonaires qui n'avaient jamais fonctionné, d'où les cris (entre autres), il passait de la nuit à la lumière froide d'une salle d'hôpital, on le posait sur une table dure, etc... Il proposait la douceur, le contact, mettre d'abord le bébé sur la mère, pour qu'il retrouve le bruit du cœur, attendre que la respiration se fasse naturellement, puis ensuite couper le cordon...
A ma grande surprise il y eut beaucoup de réactions négatives de la part de ces étudiants qui étaient éduqués dans la non prise en considération du bébé en tant qu'être vivant (hyper) sensible. Je ne comprenais pas leur manque de conscience à ce sujet. Au bout d'un moment, Frédéric Leboyer, qui était resté d'un calme olympien tout du long, ayant compris qu'on ne fait pas changer d'avis des gens obtus et agressifs, clôtura la conférence. Son attitude calme et respectueuse m'ébranla. Comment faisait-il pour rester lui-même, tranquille, patient, non perturbé par ces ignorants imbéciles? C'était la première fois que je voyais un être dont je sentais une telle qualité. J'avais commencé à lire les livres d'Arnaud Desjardins, mais ne l'avais pas encore rencontré.Dans sa démarche auprès de Swamiji, Leboyer revécut sa naissance, avec des forceps, ce qui l'aida d'autant mieux à comprendre le processus. Je suis aussi né avec des forceps, et ai revécu ma naissance. Ceci explique cela...
Cet ami vécut avec sa femme la naissance de leur première fille à la maison avec une sage femme pratiquant cette méthode.
Il a été à l'initiative d'un autre regard sur la naissance et d'un changement dans la pratique auprès de certains collègues dans le monde. Il a aussi fait des films sur le sujet.
Frédéric Leboyer a écrit une bonne douzaine de livres pour partager et transmettre ce qu'il a reçu de l'Inde. Le plus connu est "Pour une naissance sans violence", mais il y a aussi "Shantala" sur le massage des bébés, "L'art du souffle", etc... Il a écrit des livres de poésie et sur son expérience avec Swami Prajnanpad.
Lors du contrôle de mon titre de transport, je fais remarquer à Armelle qu’elle n’a rien dit de lui, qu’elle ne l’a pas nommé, et que cela ne me semble pas très juste. Elle s’en excuse poliment, en me disant qu’elle ne sait pas… Quelques longues minutes plus tard, elle annonce au micro que Fatou passera parmi nous, et elle nous prie de lui faire bon accueil. Un peu après, Fatou traverse le train, gilet jaune, sac-poubelle à la main. J’ai entendu quelqu’un lui dire : « Vous avez un joli prénom, Fatou. » Il faut avoir été présenté par son nom à quelqu’un d’autre pour exister.
Lazare de Béthanie
Cette anecdote me plonge dans l’Évangile de Jean (Jean 11, 1-44). On y raconte que Lazare de Béthanie, frère de Marthe et de Marie, ne va pas bien. Les deux sœurs envoient dire à Jésus : « Celui que tu aimes est malade. » Mais on ne prononce pas son nom. Jésus se rend donc à la maison. La situation se dégrade. Marthe vient à sa rencontre en lui disant : « Si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Sans rien dire de son nom. Un peu après, Marie est avertie de l’arrivée de Jésus. Elle aussi, sans nommer le prénom du défunt, répète mot pour mot la parole de sa grande sœur.
Chez les « de Béthanie », on dirait qu’on ne se nomme pas. Et ce n’est pas la première fois ! Dans un autre passage de l’Évangile (Luc 10, 38-42), on raconte que Marie est assise près de Jésus tandis que Marthe se démène en cuisine. Marthe ne dit pas à sa sœur : « Marie, viens me donner un coup de main… »
Mais elle s’adresse à Jésus en lui disant : « Cela ne te fait rien que ma sœur… ? » Ici encore, on ne se nomme pas. Il y a comme un problème dans cette famille ! Je me risque : et si Lazare, finalement, était « mort » de ne pas avoir été nommé ? C’est une autre lecture possible, moins merveilleuse, plus symbolique, mais tellement plus existentielle !
Le prénom signe une histoire
Il faut avoir entendu sur soi un prénom pour vraiment vivre. Tous les psychanalystes s’accordent à le dire. Il paraît que dans certains pays d’Afrique, on prononce à l’oreille de l’enfant qui vient de naître : « Ton nom est X. » Le prénom de quelqu’un n’est pas une étiquette de différenciation.
Il signe une histoire, il inscrit dans un peuple, une famille, un passé. Il ouvre un avenir. Il dit qu’on n’est pas seul. Il dit aussi qu’on n’est pas tout. Le prénom devient un « préambule », le début d’une relation, même brève, avec un autre. Nommer quelqu’un par son prénom le relie à d’autres vivants. Risquer de dire son prénom à quelqu’un, s’intéresser au sien, connaître et se laisser connaître rend, certes, vulnérable : mais c’est sans doute la marque la plus fine de l’humanité.
L’été est là. Il est souvent l’occasion de multiples rencontres, pour le travail ou les loisirs. C’est le temps où l’un remplace l’autre, où des visages nouveaux se présentent… Demander son prénom à quelqu’un que l’on rencontre n’est pas une indiscrétion et l’appeler par celui-ci n’est pas plus familier que de l’appeler « Monsieur, Madame, ou Monseigneur »…
Si le respect de l’autre en toute chose est nécessaire, ce n’est certainement pas dans le fait de le nommer par sa fonction ou son état de vie que les choses se jouent. Il ne tient qu’à nous que les passants de notre été demeurent « serveur de restaurant », « maître-nageur », « agent d’entretien », « prêtre d’Afrique », « intérimaire », « remplaçant du docteur »… ou qu’ils deviennent, le temps d’une rencontre, ne serait-elle que brève, Laurent, Christelle, Mehdi, Pierre ou Fatou… Il n’y a pas de petites rencontres. Il est temps de sortir de nos anonymats.
Raphaël Buyse est prêtre du diocèse de Lille. Il est l’auteur d’Autrement, Dieu et d’Autrement, l’Évangile (Bayard) et d’Il n’y a que les fous pour être sages (Salvator). Il vient de publier avec Chantal Lavoillotte Visitation(s), vivre la rencontre à l’hôpital (Salvator).
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Comment s'apprécier à sa juste valeur ? Déjà prendre conscience que notre corps est une merveille où chaque cellule vit en harmonie avec les autres. Plus je le respecte, moins je suis soumis aux agressions extérieures...
Dès que vous remarquez
que l’énergie de l’habitude est à l’oeuvre en vous,
continuez à respirer normalement, reconnaissez-la et
dites : «Bonjour, mon énergie de l’habitude. Je sais que tu
es là, mais je suis libre. Tu ne vas pas réussir à me
pousser encore une fois à dire ou faire de telles choses.»
C’est de cette façon-là que vous pouvez réaliser un mode
de réaction différent : en créant une bonne énergie de
l’habitude en remplacement d’une mauvaise énergie de
l’habitude.