Affichage des articles dont le libellé est bienfaits. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est bienfaits. Afficher tous les articles

vendredi 21 août 2026

L'effet placebo (2)

 En tant que kinésithérapeute, avez-vous observé ces phénomènes dans votre propre pratique ?

Oui, et parfois de façon cocasse. Je me souviens d’une patiente à qui je faisais une mobilisation du dos : à un moment, c’est mon propre poignet qui a craqué. Elle a aussitôt soufflé : « Ah, ça y est, ça va mieux. » Quand je lui ai dit que c’était mon articulation à moi, on a ri ensemble, et cela nous a permis d’avoir une vraie conversation. Elle avait associé le craquement à la guérison. Attention, ce n’est pas imaginaire ! Ce craquement avait bel et bien déclenché quelque chose de réel dans sa perception de la douleur.

On voit d’ailleurs beaucoup cela avec des pratiques comme l’ostéopathie : des patients qui attendent qu’un dos « craque » pour avoir la certitude que le traitement a fonctionné. Le craquement en lui-même ne répare pourtant rien : il est provoqué par des bulles d’air qui éclatent dans l’articulation. Mais il peut déclencher un effet placebo puissant, parce que le cerveau l’a associé à une idée de réalignement, de réparation.

Quel rôle joue la relation soignant-soigné ?

C’est fondamental. Quand la relation est bonne, elle envoie un signal très fort : « Je suis entendu, pris au sérieux, quelque chose est en train d’être fait pour moi. » Ce signal renforce les attentes positives et active les mécanismes dont on vient de parler. À l’inverse, une relation froide, expéditive ou anxiogène peut affaiblir l’effet d’un traitement par ailleurs efficace. Le soin, ce n’est jamais seulement une molécule ou un geste technique. C’est aussi la façon dont cette molécule ou ce geste sont donnés.

Et c’est un point essentiel : l’effet placebo n’est pas propre aux traitements placebo. Il est présent dans tous les soins ! Quand vous allez chez le médecin, quand vous entrez dans une pharmacie, quand vous poussez la porte d’un hôpital, il y a déjà de l’effet placebo. Lorsqu’on teste une substance active en utilisant un groupe placebo, on veut savoir ce que celle-ci va apporter en plus de l’effet placebo ! La vraie question est donc celle-là : comment donner aux soignants les moyens de maximiser cette dimension dans ce qu’ils font déjà ?

Un placebo fonctionne-t-il encore quand le patient sait que c’est un placebo ?

Oui, et c’est là que les résultats sont vraiment surprenants. Les études sur le « placebo ouvert » que nous avons menées au laboratoire TIMC montrent quelque chose d’inattendu : si le traitement est bien expliqué, le fait de savoir qu’il s’agit d’un placebo n’en annule pas les effets. Le placebo ouvert marche aussi bien que le placebo donné à l’insu de la personne. C’est plutôt rassurant, car si parler du placebo suffisait à le neutraliser, écrire un livre sur le sujet serait une mauvaise idée ! L’effet placebo, c’est de l’apprentissage du système nerveux. C’est comme un réflexe : qu’on le sache ou pas, il se déclenche dans le contexte approprié.

Quelles sont les limites de l’effet placebo ?

Il agit sur des symptômes modulés par le système nerveux central : la douleur, l’anxiété, la fatigue, certaines fonctions motrices. Il y a par exemple des études prometteuses sur la fatigue liée à la chimiothérapie où des placebos ouverts ont permis aux patients de se sentir moins épuisés.

Mais le placebo ne traite pas les causes des maladies. Il ne répare pas un os cassé, ne détruit pas un virus, ne fait pas disparaître une tumeur.

Ces mécanismes que vous décrivez peuvent-ils s’appliquer à d’autres pratiques comme la prière ou la méditation ?

Oui, certains mécanismes comparables peuvent se mettre en jeu, mais il faut le dire avec nuance. La science peut étudier les effets physiologiques de ces pratiques. Elle ne se prononce pas sur leur dimension spirituelle. Ce qu’on peut dire, c’est que toute pratique inscrite dans un contexte porteur de sens peut mobiliser ces mécanismes : un rituel ou bien une attente positive. On retrouve exactement la même chose chez les sportifs de haut niveau avec leurs rituels d’avant compétition. Si on les perturbe, les athlètes se sentent moins performants. Ce n’est pas de la superstition, mais de l’apprentissage.

Ces découvertes peuvent-elles transformer la médecine ?


Elles aident surtout à mieux comprendre la médecine d’aujourd’hui. Ce que montre l’effet placebo, c’est que l’efficacité d’un soin ne dépend pas seulement de ce qu’on administre, mais aussi de la manière dont on le fait. Une même molécule, une même séance de rééducation peuvent produire des effets très différents selon le contexte, la relation, les mots employés, le temps disponible. Et là, franchement, c’est inquiétant, car le système de soin actuel a tendance à prioriser le traitement au détriment du soin lui-même. Si votre médecin n’a que deux minutes, s’il est épuisé, si vous attendez des semaines avant de le voir, le contexte thérapeutique est déjà abîmé avant même que le soin commence.

Et ce n’est pas seulement une question de placebo. Quand on a du temps de consultation, on passe moins à côté d’un diagnostic. Quand un soignant écoute vraiment, les patients se livrent mieux. Quand le soin se passe bien, les gens adhèrent davantage au traitement. Tout cela se renforce. Le placebo et le nocebo sont peut-être un argument de plus pour défendre une certaine idée du soin. Mais l’argument de fond, c’est simplement que le soin, ce n’est pas que le traitement. Le temps, l’écoute, la qualité de la relation en sont des ingrédients précieux.

Extrait de La Vie (08/2026)


-------------------------

lundi 11 mai 2026

Satisfaction

 


« Le fait d’éprouver de la joie à faire le bien d’autrui, ou d’en retirer de surcroît des bienfaits pour soi-même, ne rend pas, en soi, un acte égoïste. L’altruisme authentique n’exige pas que l’on souffre en aidant les autres et ne perd pas son authenticité s’il s’accompagne d’un sentiment de profonde satisfaction. De plus, la notion même de sacrifice est très relative : ce qui apparaît comme un sacrifice à certains est ressenti comme un accomplissement par d’autres. »

Matthieu Ricard - Plaidoyer pour l'altruisme
📸 : Lumières du matin en Himalaya, Namo Buddha, Nepal, mai 2020

-------------

jeudi 29 mai 2025

Vitamine V

 L'écrivain américain Thoreau, qui partit vivre un an dans une cabane au milieu des bois, écrit dans son Journal* : « Aucun homme n’a jamais imaginé à quel point le dialogue avec la nature environnante affectait sa santé ou ses maux. » Nous le savons : la nature, c’est bon pour la santé ! Très bien, répondent les soignants, mais alors, quelle dose?

De nombreux travaux sont consacrés à cette question de « dose ». Par exemple, on a montré que deux jours de balade en forêt augmentent significativement l’activité de nos lymphocytes T (cellules sanguines précieuses pour l’immunité) durant environ un mois. Et au quotidien? A quelle dose consommer ce qu’on appelle volontiers aujourd’hui la « vitamine V » (V comme vert). Des chercheurs catalans viennent de proposer une règle, dite « 3-30-300 ». Pour savoir si vous prenez suffisamment de vitamine V, posez-vous ces trois questions :


Est-ce que je vois chaque jour 3 arbres ou buissons depuis chez moi (que voyez-vous par votre fenêtre) ? Est-ce que je vis dans un quartier dont environ 30 % de la surface est couverte de verdure (arbres dans ma rue, squares, jardins publics) ? Est-ce que j’habite à moins de 300 mètres d’un espace vert?

Cette étude concerne surtout les citadins. Pardon pour les lectrices et lecteurs campagnards, mais près de 80 % des Français vivent en ville. Et pour la plupart d’entre eux, cette règle 3-30-300 n’est pas si simple à appliquer. L’étude dont je vous parle, conduite à Barcelone sur 3 200 personnes, montre que seulement 5 % des sujets obtiennent ce quota ! Dommage, car lorsqu’il est atteint, on s’aperçoit que les personnes concernées bénéficient d’une meilleure santé mentale, consomment moins de médicaments, ont recours à moins de consultations médicales. Alors voici tout de même quelques consolations pour les urbains, que la plupart d’entre nous sont : parfois, la vie à la campagne a des inconvénients (trajets, éloignement des lieux de travail, soins ou commerces) ; en ville, il y a d’autres sources de santé : le ciel bleu, le rire, la méditation, le sport (même si pratiquer tout cela dans la nature est plus agréable) ; les plantes vertes et les sorties du weekend sont aussi des options satisfaisantes.

Et puis, si on est en dessous du quota 3-30-300, il y a un moyen d’accroître ses effets : l’art de savourer ce que l’on a sous la main ! Même si on ne vit pas dans la verdure, aller régulièrement s’asseoir dans un square, regarder les arbres, les buissons et les fleurs, admirer le ciel, respirer, se dire qu’on se fait ainsi du bien, de manière simple et tranquille, sans effort (ou presque) : voilà qui va encore amplifier l’effet de notre dose de vitamine V ! •

Christophe André dans Psychologies Magazine

*. Journal de Henry D. Thoreau (Le Mot et le Reste. 2018).

Références : « The évaluation of the 3-30-300 green space rule and mental health ». EnvironmentalResearch. 2022.

« Effects of shinrin-yoku (forest bathing) and nature therapy on mental health : a systematic review and meta-analysis ». International Journal of Mental Health and Addiction. 2020.

-------------

mardi 25 mai 2021

Le shiatsu et ses bienfaits


Un art qui presse la détente du doigt...

Actuellement, je pratique de plus en plus cet art du Shiatsu que je trouve très précieux 
pour remettre une personne dans son axe, sur son chemin de vie.
Les retours sont très positifs et je m'en réjouis. 
Il faut préciser que j'intègre ce shiatsu dans l'unique et clairvoyante voie de l'adhyatma yoga.


"L’adhyatma yoga est une discipline pour croître au-delà de son niveau normal et non une thérapeutique pour se débarrasser d’une névrose ou une compensation aux frustrations...

Certes les médecines diffèrent entre elles, autant qu’allopathie, homéopathie, chirurgie, médecine ayurvédique, acupuncture, etc. Mais le but est le même. De l’ego malsain à l’ego harmonieux et du Soi prisonnier de l’ego au Soi libre de l’ego, c’est le chemin de l’adhyatma yoga, le chemin de la sagesse.

extraits de "Les chemins de la sagesse" de Arnaud Desjardins

*************
 

dimanche 11 octobre 2020

Solitude bienfaisante


« Notre époque, friande de grand public et de rassemblements, parle très peu de cette conduite de vie solitaire qui favorise la réflexion et affermit l’indépendance, de cette solitude belle et courageuse, riche et rayonnante, que pratiquèrent tant de sages, d’artistes, de saints et de philosophes. »


« Personne ne nous apprend à être seul. Au contraire, toute éducation, qu’elle soit dispensée par la famille ou à l’école, vise à ne jamais laisser l’enfant dans le silence, face à lui-même: on l’oblige à jouer avec ses camarades, à faire partie d’une équipe sportive, bref à « communiquer » et à s’intégrer, ces deux poncifs tyranniques de la société contemporaine. Plus tard, il voyagera en groupe ou au moins avec quelqu’un. Très vite aussi, s’il ne choisit pas de s’incruster chez ses parents, il se mettra en ménage ou bien se mariera puisqu’on lui a appris que l’homme ne doit pas rester seul. Dépossédé de lui-même, l’être humain devient nécessairement dépendant des autres. On appellera cela l’esprit de famille, la camaraderie, le sens de la communauté. De fait, ce sont tous ces dispositifs sociaux qui empêchent l’individu de demeurer seul, qui l’empêchent d’être autonome et de penser par lui-même. Ainsi, dans le monde moderne contemporain, l’être humain ne vit jamais avec soi. Tout est programmé pour égayer ou briser ses rares moments de silence et de solitude. (et cela est encore plus évident avec l’envahissement exponentiel des réseaux sociaux). 
Lorsque cet homme affrontera des ruptures sentimentales, des deuils ou tout simplement s’il se retrouve au chômage ou à la retraite, il s’épouvantera et perdra pied; depuis qu’il est né, on lui a fait croire que sans les autres il n’est rien, il ne sert à rien. »


« La solitude s’avère toujours féconde voire heureuse pour qui l’honore au lieu de la fuir. »

« Il y a en chacun de vous une solitude qui est ce que vous avez de plus précieux. Une solitude inaliénable, magnifique, qui est la solitude même de l’esprit ».

« Ceux qui ne l’ont pas goûtée qualifient volontiers la solitude de vie égoïste. Mais les vrais solitaires y savourent des moments d’exaltation intérieure et de multiples joies, des bonheurs infimes à longue résonance. Dans le jardin bruissant de la solitude, l’attention aux choses est le maître mot: la fleur que l’on contemple et que l’on frôle, le baiser envoyé aux nuages, le salut aux oiseaux. Le livre qu’on hume et qu’on entrouvre n’est plus une marchandise, un produit fait de carton et de papier, il est craquant de vie, de mots et de secrets. Plus rien n’est ordinaire, tout devient très précieux - un insecte, une brindille, une pierre, une rafale de vent. Dans la solitude, je redécouvre l’émouvante fragilité des choses ».


« L’esprit de solitude »: extraits du livre de Jacqueline Kelen.

jeudi 15 août 2019

Ne rien faire...

Un texte qui me touche beaucoup à la suite du tirage réalisé avec le nouveau jeu de développement personnel de Sabine Dewulf dont je vous parlerai prochainement.


"Aujourd’hui je n’ai rien fait.
Mais beaucoup de choses se sont faites en moi.
Des oiseaux qui n’existent pas
ont trouvé leur nid.
Des ombres qui peut-être existent
ont rencontré leurs corps.
Des paroles qui existent
ont recouvré leur silence.
Ne rien faire
sauve parfois l’équilibre du monde,
en obtenant que quelque chose aussi pèse
sur le plateau vide de la balance."


Robert Juarroz, 
treizième poésie verticale, 
traduction Roger Munier, José Corti 1993


---------------

mercredi 5 juin 2019

L’ortie, une amie dans votre jardin

Si sa réputation n’est pas au beau fixe chez les jardiniers, les promeneurs ou les enfants, l’ortie a pourtant beaucoup à apporter si on se donne la peine de l’utiliser : en plus d’être un légume délicieux à redécouvrir, elle est dotée de nombreuses propriétés…. Présente dans toutes les régions de France et bien au-delà, c’est une des plantes médicinales les plus communes : de plus elle est si bien connue de tous qu’il n’y a aucun risque de confusion lors de sa cueillette…

L’ortie: des propriétés innombrables

Elle est connue et citée dans les écrits datant de l’antiquité pour ses propriétés cicatrisante, anti hémorragique et comme un fortifiant exceptionnel.
Les propriétés des feuilles, des graines et des racines sont légèrement différentes :
Ses graines, récoltées à l’automne et séchées, sont utilisées pour renforcer le système immunitaire et garder la forme en hiver.
Sa racine possèderait des propriétés sur l’hypertrophie bénigne de la prostate.
Mais ce sont les feuilles qui sont les plus utilisées…
Les feuilles de l’ortie contiennent de nombreuses vitamines, dont la vitamine C, vitamine K et provitamine A, des flavonoïdes, des minéraux et oligo éléments, (notamment calcium, magnésium, silice, zinc et fer).
La silice que l’ortie apporte permet d’augmenter la fixation des minéraux qu’elle contient.
L’apport de minéraux par une plante comme l’ortie permet parfois de relancer la minéralisation, car celle-ci apporte non seulement l’oligo élément recherché, mais aussi tous ses cofacteurs indispensables à son utilisation par l’organisme.
Elle peut alors potentialiser tous les apports minéraux et surtout les mettre à disposition totale de l’organisme pour leur utilisation.
Elle est associée fréquemment avec succès au traitement de l’anémie.
L’ortie apporte également des acides aminés.
Elle est très riche en chlorophylle, bénéfique pour la flore intestinale.
L’ortie bénéficierait également d’une action dans la prévention et la réduction des calculs biliaires.
Elle possèderait également une légère action hypoglycémique.
L’ortie est également utilisée traditionnellement pour soulager les symptômes de la rhinite allergique, ou rhume des foins. Elle posséderait des propriétés anti allergiques intéressantes.
Ses propriétés diurétiques sont intéressantes en cas d’œdème et de rétention d’eau. C’est donc également une plante dépurative au niveau rénal, régulièrement employée pour soulager les douleurs rhumatismales.
Son action détoxifiante est également bénéfique pour tous les problèmes de peau : acné, eczéma….
Sa richesse minérale et vitaminique en fait un tonifiant hors pair. Le magnésium qu’elle apporte lui permet aussi d’apaiser les tempéraments nerveux, de favoriser un meilleur sommeil et même d’apaiser les règles douloureuses.
La silice qu’elle contient en fait une alliée incontestable des os et des dents, mais aussi de la peau et des ongles qu’elle renforce.
Son action hémostatique peut être intéressante pour stopper les saignements de nez, ou atténuer des règles hémorragiques.

Comment utiliser l’ortie ?

On peut la trouver en extrait liquide, ampoules ou teintures mères, en poudre ou en gélule. L’utilisation sous forme de teinture mère est la plus efficace pour profiter au mieux de ses bienfaits sur la santé, mais il est bien sûr possible de varier les formes d’apports. Son utilisation est déconseillée chez les personnes souffrant de pathologies rénales et chez les personnes sous anticoagulant.
Mais l’ortie est aussi un légume qui se cuisine : il y a bien sûr la traditionnelle soupe ou velouté, mais il existe bien d’autres recettes à découvrir…
L’ortie peut remplacer avantageusement les épinards dans toutes les recettes classiques : quiches, gratins, tourtes, en sauce pour accompagner des pâtes…etc. L’ortie peut aussi se cuisiner en pesto, cakes ou terrines.
Ses graines peuvent aussi utilisées comme condiments, mélangées à part égales avec des feuilles d’ortie séchées et du sel. Une fois le mélange broyé très finement, c’est un moyen d’assaisonner sainement divers plats toute l’année.
Enfin, l’ortie est également utilisée comme soin de beauté, en lotion tonique pour la peau et les cheveux. On peut préparer une décoction assez concentrée à utiliser immédiatement sur la peau.
Pour les cheveux, on peut laisser macérer 3 semaines racines et feuilles d’orties dans de l’alcool fort ou mieux, du vinaigre de cidre, pour obtenir un vinaigre de toilette. Une fois filtrée, la préparation est à utiliser sur le cuir chevelu uniquement.
Pour la peau, on préférera une macération dans de l’huile ; attention à bien laisser sécher les feuilles quelques heures avant de les laisser macérer, pour ne pas voir moisir la préparation…
On vous l’accorde, l’ortie n’est pas d’un abord facile, mais elle a tout pour vous séduire, non ?
Article rédigé par Marie Chetaille, Naturopathe

**************

*****

vendredi 17 mai 2019

Laissons infuser...

On préconise que les changements ou les prises de conscience essentiels doivent infuser... 
Alors, dès que cela bout trop, sentez en vous le frémissement de la vie, laissez le reposer en vous.
Il prendra le temps de vous propager ses bienfaits et sa chaleur... 
Et vous pourrez gouter la douceur du passage du solide au liquide. 



******

jeudi 16 mai 2019

Bienfaits de la cannelle

La cannelle est appréciée depuis la nuit des temps pour ses qualités culinaires, ses propriétés médicinales et de conservateur naturel. La cannelle fût évoquée pour la première fois par Shen Nung, le père de la médecine chinoise, aux environs de 2800 avant J.C., et était utilisée dans l’Égypte antique dans le processus de momification.
Au premier siècle de notre ère, les européens appréciaient tellement cette épice qu’ils la payaient 15 fois plus cher que l’argent. La cannelle est en fait l’écorce marron du cannelier. On la trouve sous forme de bâtons ou de poudre finement moulue. La cannelle est riche en huile essentielle et contient des composants actifs tels que le cinnamaldéhyde, l’acétate de cinnamyle et l’alcool cinnamique, qui sont responsables de certaines de ses nombreuses vertus thérapeutiques.

6 bienfaits de la cannelle sur la santé

Il y a de bonnes raisons de consommer plus de cannelle qu’une simple pincée dans votre café ou thé du matin. La cannelle est connue pour renforcer les défenses antioxydantes. Ses composés anti-inflammatoires aident à soulager la douleur et les raideurs musculaires et articulaires provoquées par l’arthrose.
Elle aide également à prévenir les infections urinaires, les caries dentaires et les affections des gencives, ainsi qu’au contrôle de la glycémie. Plus précisément, voici les sept meilleures raisons d’inclure plus de cannelle dans votre alimentation :
  1. Elle calme l’inflammation

La cannelle est un anti-inflammatoire, notamment en raison de sa teneur en cinnamaldéhyde. Selon une recherche publiée dans la revue Molecular Biology, l’inflammation chronique joue un rôle majeur dans le développement de nombreuses maladies neurodégénératives, notamment la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, les tumeurs cérébrales et la méningite.
Le nombre de maladies neurodégénératives en Asie, dont les habitants consomment des épices régulièrement, est nettement plus faible qu’aux États-Unis.
L’étude suggère que la cannelle (de même que d’autres épices comme le curcuma, le piment rouge, le poivre noir, la réglisse, les clous de girofle, le gingembre, l’ail et la coriandre) visent les voies inflammatoires, aidant ainsi potentiellement à prévenir les maladies neurodégénératives.
  1. Elle stimule la fonction cérébrale

Le parfum de la cannelle stimule la fonction cérébrale, d’après une recherche présentée en 2004 au congrès annuel de l’Association des Sciences de la Chimioréception.
Les participants qui avaient senti de la cannelle (ou mâché des chewing-gums parfumés à la cannelle) avaient obtenu de meilleurs résultats sur des tâches liées à un processus attentionnel, une mémoire de reconnaissance virtuelle, une mémoire de travail, et un temps de réponse perceptivo-moteur. Le parfum de la cannelle fonctionnait mieux que la menthe ou le jasmin pour améliorer les fonctions cognitives.
  1. Elle aide à la perte de poids

La cannelle réduit la concentration sanguine de glucose et améliore la sensibilité à l’insuline. Chez les personnes obèses ou présentant un poids corporel sain, la cannelle est également efficace dans la réduction de la réponse glycémique postprandiale (c’est à dire la quantité de sucre présente dans le sang après un repas).
En aidant à réguler les pics de glycémie, la cannelle peut avoir un impact favorable sur la faim et la prise de poids.
  1. Elle soulage les maux de gorge et la toux

En faisant infuser des bâtons de cannelle dans de l’eau, vous obtenez une eau parfumée qui contient des fibres solubles, les mucilages. Cette eau forme une couche protectrice et soulage la gorge.
La cannelle possède également des propriétés antibactérienne qui peuvent aider à soulager certains maux de gorge, et ses propriétés réchauffantes améliorent le flux sanguin et le taux d’oxygène dans le sang, pour aider à combattre les infections. Selon la médecine traditionnelle chinoise, la cannelle est efficace contre les toux grasses.
  1. Elle aide à tempérer l’hyperactivité

Des enfants souffrant de TDAH (hyperactivité) ayant reçu un traitement d’aromathérapie à base de cannelle en plus de leur rééducation ont vu leurs symptômes réduits de manière significative.
Tout d’abord, il a été démontré que la cannelle améliore la motivation et la performance tout en diminuant le sentiment de frustration et l’anxiété au volant, ce qui pourrait expliquer certains de ses effets bénéfiques sur les symptômes de la TDAH.
De plus, il a été démontré que les enfants souffrant de TDAH présentent un niveau élevé de stress oxydatif, or la cannelle est un puissant antioxydant qui peut aider à lutter contre ce phénomène.
  1. Elle lutte contre le diabète

La cannelle est connue pour améliorer l’état glycémique, notamment le taux de glucose sanguin à jeun, chez les personnes souffrant de diabète de type 2. Une autre étude a montré que l’épice multiplie environ par 20 le métabolisme du glucose, ce qui améliorerait de façon significative la capacité à réguler la glycémie.
La cannelle a même déjà été évoquée comme substitut potentiel à l’insuline chez les personnes souffrant de diabète de type 2, en raison des effets similaires à ceux de l’insuline, de l’un de ses composants bioactif.
Fait intéressant, la cannelle diminue le taux de glucose sanguin en agissant à plusieurs niveaux. Elle ralentit la vidange de l’estomac pour réduire les pics de glycémie qui suivent les repas et améliore l’efficacité, ou la sensibilité à l’insuline. Une autre recherche encore a montré que la consommation de cannelle (environ 2 grammes par jour pendant 12 semaines) améliore la pression sanguine et le profile lipidique des personnes dont le diabète de type 2 est mal contrôlé.

source : www.pressesante.com

samedi 27 août 2016

Auto-bienveillance avec Christophe André


"De nos maladies, la plus sauvage c'est de mépriser notre être." 
 Montaigne 

L’auto-bienveillance, c’est simplement faire preuve de respect pour soi, de douceur avec soi, notamment lorsque l’on souffre. Lorsque nous sommes blessés, d’abord nous consoler, nous apaiser, nous réparer, avant même de vouloir nous corriger ou nous sermonner. Et ne jamais nous faire de mal, jamais.




********


dimanche 17 juillet 2016

La bienveillance avec Christophe André




L'exercice méditatif de 3 minutes proposé aujourd'hui concerne la bienveillance, un sujet tristement d'actualité à la suite de l'attentat commis à Nice. Mais la bienveillance est plus que jamais vitale sur le long terme. Nous ne nous en sortirons pas durablement sans elle. Et en attendant, il va nous falloir aussi faire preuve de beaucoup d'autres qualités : force, courage, fermeté, solidarité...



**********



lundi 17 novembre 2014

Présence de Douglas Harding à Ardenne


Douglas Harding et l'histoire de sa vie :
Les faits sont favorables...

"Etre un avec le monde comme j'avais essayé en vain de l'être pendant tant d'années, consiste simplement à n'être rien. Aimer, c'est disparaître en faveur d'une autre personne. 
C'était vraiment une bombe puissante et dangereuse. 
Plus rien ne reste, ici, pour refuser le monde."
Alain Bayod 
(après une rencontre avec Douglas Harding)




mardi 21 octobre 2014

Le lierre terrestre n'existe pas en vain...



Voici une recette de vin de lierre terrestre

Ingrédients :
1 bouteille de vin blanc sec
40 g de sucre
½ bouteille d’eau gazeuse citronnée
½ l de jus de pomme
1 bouquet de lierre terrestre - des feuilles de menthe peuvent aussi être ajoutées

Préparation :
Verser le jus de pomme, le sucre et le vin blanc dans une carafe. Ajouter le lierre. Mixer. Laisser macérer une heure avant de filtrer. Mettre au frais. Mélanger à l’eau gazeuse avant de servir.  

Personellement, selon la recette de François Couplan,  je fais macérer une nuit les feuilles dans le vin blanc et ensuite j'ajoute les autres ingrédients.

A votre santé !


(source Bio Info)

samedi 14 juin 2014

lundi 16 décembre 2013

jeudi 3 octobre 2013

Dépasser l'émotion et développer la bienveillance avec Matthieu Ricard

2. Dépasser l'émotion
L'empathie sans le discernement et la connaissance, est comme une pompe électrique à eau... sans eau : elle brûle. Livrée à elle-même, elle peut même avoir des conséquences néfastes. Ainsi des chercheurs se sont intéressés à l'épuisement émotionnel, le burn out des travailleurs sociaux ou des soignants, ces personnes qui prennent constamment soin de ceux qui souffrent. Etre quotidiennement en résonance affective avec des malades peut conduire à l'épuisement. Mais considérer ses malades comme des « clients » et s'endurcir pour ne pas craquer n'est pas non plus une solution. En cultivant l'amour, on peut sortir de l'émotion qui fait mal, être une personne au grand cœur sans souffrir. Pour cela, il faut faire la distinction en soi entre altruisme, compassion et empathie. Lorsque la bienveillance inconditionnelle est confrontée à la souffrance, donc alertée par l'empathie, cela devient de la compassion.

3. Développer bienveillance et sagesse
La première chose est de travailler à développer en soi une bienveillance et une sagesse qui ne se troublent pas parce que l'autre ne se comporte pas selon vos plans ou que le projet n'avance pas assez vite. Sans amour et sans sagesse, l'action humanitaire ne mène à rien. Et nous voyons très bien les grains de sable qui l'enrayent, comme les conflits d'ego. Si vous vous lancez dans une action humanitaire de manière prématurée, vous risquez de succomber à des émotions destructrices - la haine devant des massacres par exemple - et vous ne contribuerez alors que très peu à résoudre les maux qui ont suscité en vous l'indignation initiale.

(source : La Vie 2013)

lundi 4 février 2013

En savoir plus sur les cosmétiques...

Des questions sur la toxicité des produits cosmétiques et des réponses...

lundi 28 janvier 2013

Les apports des gyms douces

Les gymnastiques douces sont des activités corporelles améliorant la circulation énergétique 
et offrant du bien-être au corps... (Pilates, Taï Chi...). 
A vous de choisir !