Affichage des articles dont le libellé est certitude. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est certitude. Afficher tous les articles

lundi 29 juin 2026

Solstice

 


Sol sistere, le soleil s’arrête, il s’assoit, il y a un avant et un après :

Je croyais que la vérité était certitude invincible, je découvre que la vérité est vulnérable, que ma certitude peut être blessée et cette blessure est la trace d’une autre certitude, d’une autre vérité, la vérité de l’Autre.

J’accepte désormais que ma vérité ne soit plus invincible mais vulnérable, certitude ouverte, non fermée.

Je croyais que la bonté était vulnérable, fragile, emportée par les violences du dehors, faiblesse !

Je découvre que la bonté est invincible, sans fond, que rien ni personne ne peut la vaincre. On ne peut rien contre la bonté comme on ne peut rien contre l’amour.

L’agneau est plus fort que le dragon. Face à l’innocence, c’est celui qui dévore, qui est dévoré. Peut-être que la puissance de la Vérité, c’est la Bonté qu’elle cachait et qui se dévoile. Une vérité sans amour ne peut être qu’une idole, comme un amour sans vérité est complaisance molle.

Plutôt qu’avec une vérité invincible et une bonté vulnérable, il me faut apprendre désormais à vivre, avec une vérité vulnérable et une bonté invincible.

Une certitude qui accepte d’être blessée et une bonté qui demeure sans limites.

 

Intercontinentale des consciences, Solstice d’été, 21 juin 2026 -  Jean-Yves Leloup

--------------------------

mercredi 11 octobre 2017

Où est le problème ? avec Daniel Morin (3)


Pour la sortie de son nouveau livre, aux éditions Accarias L'originel, je vous propose d'être un avec... Daniel Morin.

Le diable c'est ce qui sépare...et Daniel c'est ce qui rassemble. 
Le diable c'est ce qui devrait ou qui aurait pu ... et Daniel c'est ce qui est. Au diable l'avarice, laissons en nous circuler l'expérience de l'instant... en voici encore un extrait

Extrait :
L’acharnement, c’est la force qui s’exprime dans l’instant. Ce n’est pas le temps qui compte, mais la force de maintenant. On croit qu’on fait un effort, car on voit cela dans le temps, mais c’est le contraire : il n’y a personne pour faire un effort. Vous constatez qu’il y a, point. Et vous êtes simplement en état de réponse au contexte. Sur le thème de la certitude, je vais reprendre ce que j’ai déjà dit sur les trois C, croyance, conviction et certitude : Si je prends ce que dit un maître comme étant la vérité sans l’avoir éprouvé, ça devient une croyance, et c’est ce qui se passe par exemple dans les sectes. C’est le premier C. Ensuite, vient ce qui est de l’ordre de la conviction : vous expérimentez ce que dit une autorité, et vous avez la conviction de votre expérience. 

Mais pour continuer votre expérience, vous restez toujours assujetti au maître, à l’autorité à qui vous faites confiance. C’est le deuxième, C, la conviction. Ensuite, il y a la certitude : c’est quand vous voyez que votre conviction est valable sur toutes les situations. Alors le doute n’est plus possible, les questions cessent. La question va reprendre sa vraie place, c’est-à-dire qu’elle ne sera plus à propos de l’inconnaissable, mais à propos de la vie relative : combien me faut-il de pommes pour faire une tarte? etc. Seule la certitude libère du doute. 

Et tant qu’il y a le DOUTE, IL Y A DES QUESTIONS.



mardi 10 juin 2014

Mouvement cosmique avec Sri Yogi Ratsuramkumar



"Nous travaillons d'un point précis, prenant en considération tout le mouvement cosmique. Tous avancent ensemble vers un point unique, toujours en progression. 
Quand ce mendiant parle de quelque chose, cette chose se réalise si elle est en accord avec l’harmonie de l'univers entier, et pour son bien. 
La plupart du temps, elle se réalise et ce que nous prononçons devient réalité. 
Mais en de rares occasions, elle peut aussi ne pas se faire à cause d'une soudaine disharmonie quelque part dans le cosmos. 
Et le fait qu'elle ne se fasse pas n'est alors que pour un bien encore plus grand.

Pourtant l'échec n'est qu'apparent, et si l'individu a une foi inébranlable, cet échec aussi sera bénéfique, encore plus bénéfique pour lui. 
C'est la foi inébranlable qui fait les choses. 
Quoiqu'il arrive, la foi devrait être inébranlable. La foi doit être totale."


samedi 10 août 2013

A propos de la certitude avec Arnaud Desjardins

Mais qui se sent vraiment établi dans la certitude ?
Pourtant il n'y a pas de vie possible dans le doute. Et un être humain ne peut vivre dans la certitude que si ses
activités sont reliées les unes aux autres, si, autour d'une vérité centrale, métaphysique et religieuse, il peut organiser - rendre vivantes comme un organisme - toutes ses autres activités sans exception...

En procédant méthodiquement vous allez peu à peu vous libérer du christianisme incomplet de votre enfance
et accéder à une foi d'adulte. Si vous posez la question avec une intense sincérité : « Où réside la vérité? », peu à peu, de la profondeur, la réponse montera, non pas comme une réponse qui vous est donnée du dehors et dont votre intellect s'empare mais comme une vérité certaine.
Et de cette façon-là vous éviterez le syncrétisme, parce que la certitude vient de l'intérieur...

On pourrait dire d'une manière générale que la tragédie du chercheur spirituel est de mettre peu et mal en pratique l'enseignement auquel il adhère. Et pourquoi en est-il ainsi? Parce qu'il n'est pas certain, au vrai sens du mot certain. Et en même temps, comment acquérir une véritable certitude si ce n'est en vérifiant par vous-mêmes, afin que l'expérience vous appartienne en propre et soit inscrite dans la totalité de votre être? Vous n'aurez cette certitude qui vient de la vérification que si vous mettez en pratique, et vous ne mettrez en pratique que si une première conviction est déjà suffisante.

Par ailleurs, l'Épître aux Hébreux, dont on ignore d'ailleurs l'auteur, nous propose une définition très intéressante de la foi : « La foi est une manière de posséder déjà ce qu'on espère, un moyen de connaître des réalités qu'on ne voit pas ». Une autre traduction donne : « La foi est le fondement de ce qu'on espère et la preuve de ce qu'on ne voit pas ». Ou encore : «la certitude des choses invisibles».
N'y a-t-il pas déjà un abîme par rapport à notre conception habituelle de la foi si le mot "pistis" signifie preuve et que la foi est définie comme la certitude des choses invisibles.
Le terme invisible nous fait tout de suite penser à cet autre mot-clé de l'hindouisme qui est le mot voir. Une
même racine a donné veda en sanscrit, videre en latin, c'est-à-dire vision. Je ne crois pas trahir les textes en
disant que la foi est la vision des choses invisibles. Et si elles ont été vues, c'est bien qu'elles peuvent l'être sous certaines conditions et non pas crues parce que votre curé vous a dit que sinon vous irez en enfer.

Vous pouvez faire grandir votre certitude, vous pouvez faire grandir votre vision des choses qui sont pour vous encore invisibles à l'heure qu'il est, vous pouvez changer jusqu'à ce que vous soyez en mesure de les voir...

Arnaud Desjardins
Extraits de "En relisant les évangiles"