Affichage des articles dont le libellé est Marol. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Marol. Afficher tous les articles

lundi 27 septembre 2021

Humour pour un début de semaine

 







" Sherlock Holmes et le fidèle Watson sont en camping. Après un bon dîner bien arrosé, ils se retirent  sous la tente et s'endorment rapidement. Quelques heures plus tard, Holmes se réveille et donne un coup de coude à son fidèle compagnon : "Dites donc, Watson, regardez un peu le ciel et dites-moi ce que vous voyez. - Je vois des millions d'étoiles, répond Watson. - Et qu'en déduisez-vous ?" Watson réfléchit une minute puis déclare : "Eh bien ! D'un point de vue astronomique, cela me dit qu'il y a des millions de galaxies et potentiellement des milliards de planètes. D'un point de vue astrologique, j'observe que Saturne fait partie du Lion. D'un point de vue horaire, j'en déduis qu'il est approximativement trois heures quinze du matin; D'un point de vue météorologique, je suspecte que nous aurons une belle journée demain. Enfin, d'un point de vue théologique, je vois que Dieu est puissant et que nous sommes bien petits et insignifiants face à l'univers. Et vous, Holmes, qu'est-ce que cela vous dit ?" Après un court silence, Holmes lui dit :"Watson vous êtes un idiot. J'en dis que quelqu'un nous a volé la tente !"


Cité par Éric Edelmann in La splendeur du vrai p 117/118

dimanche 22 octobre 2017

La pensée précède l'émotion

La voie proposée par Swâmi Prajnanpad, c'est la destruction de la « pensée » sous toutes ses formes : ne plus « penser » mais « voir ». Et c'est parce qu'il y a les pensées qu'il y a les émotions. Voilà le principe de base : plus de pensée, plus d'émotion. Ne renversez pas la formule : plus d'émotions, plus de pensées! Sinon vous allez vous acharner sur les émotions en occultant le travail fondamental sur les pensées et vous attendrez en vain que la transformation s'opère : « Avec tout ce que j'ai fait comme lyings, comme bio-énergie, comme primal, tout ce que j'ai pu revivre comme émotions anciennes, comment se fait-il que je ne sois pas tiré d'affaire, que je me heurte toujours aux mêmes souffrances, aux mêmes problèmes existentiels, que je retombe chaque fois dans les mêmes ornières? » 
Le travail sur l'inconscient ne constitue qu'une petite partie de l'enseignement de Swâmiji. Je ne crois pas personnellement à une transformation réelle, profonde – au point que vous n'êtes plus le même, vous ne fonctionnez plus du tout comme auparavant – qui viendrait exclusivement par la thérapie primale selon laquelle il suffirait de pousser le « cri primal » et de retrouver la « scène primale majeure » pour que tout soit résolu. 


N'inversez pas la vérité en croyant que vous mettrez fin à la tyrannie du mental en mettant d'abord fin aux émotions, sinon vous n'en sortirez jamais. Le mal ne vient pas des émotions, il vient des pensées. Ceci dit, ces pensées faisant lever les émotions, les émotions règnent en effet sur nos existences. Et, sous le coup de l'émotion, nous accomplissons des actes, nous avons des comportements qui alourdissent encore plus notre karma et créent de nouvelles chaînes de causes et d'effets. Une première approche consiste donc, même si elle manque un peu de subtilité, à souligner l'aspect nocif des émotions qui est le plus immédiatement perceptible : si vous rencontrez quelqu'un qui est jaloux, haineux et désireux de se venger, c'est surtout l'émotion qui apparaît au premier abord. 

Ce constat rapide, mais qui n'est pas suffisant, nous amènera à conclure que le mal vient des émotions puisque le sage n'est plus affecté. En fait, le mal vient des « cogitations » et toute la différence entre le sage et l'être humain ordinaire, c'est que le sage ne « pense » plus. Seulement il est plus facile de comprendre que le sage n'a plus d'émotions : vous n'imaginez pas le Bouddha, Socrate, Epictète ou Ramana Maharshi en proie aux troubles et aux passions qui agitent la plupart des existences humaines. Mais même s'il est plus difficile de saisir ce que Swâmiji appelait : ne plus penser et voir, c'est quand même là que se situe l'essentiel. 
La vigilance par rapport aux émotions, tout ce qui peut être dit sur la diminution des émotions a sa place sur le chemin mais, si c'en est la forme la plus apparente, ce n'en est pas la plus subtile. Il faut plus d'acuité pour comprendre que c'est dans la lutte contre les pensées, et là seulement, que réside la possibilité d'une véritable libération – une lutte sans tensions. 

 Extrait de "La Voie et ses pièges"
Arnaud Desjardins

***

mardi 14 mars 2017

En route avec... qui suis-je ?...



Posez-vous bien la question : « Mais qui suis-je ? Celui ou celle de ce matin, celui ou celle d’hier, celui ou celle de la semaine dernière ? » et observez. Bien des fois, vous avez pris une décision et, quand il a fallu exécuter cette décision, vous ne compreniez plus pourquoi vous l’aviez prise. Bien des fois, vous avez voulu une chose et, quand cette chose s’est réalisée, vous n’étiez plus celui qui l’avait tellement voulue.

Chacun doit regarder ceci pour soi. La première constatation est celle de cette instabilité, le contraire de l’immuabilité. La seconde constatation est celle de cette complexité, le contraire de la simplicité. Pendant longtemps, un être humain est vraiment fait de pièces et de morceaux, psychologiquement, mentalement, émotionnellement. La première étape, c’est d’abord de perdre des illusions bien ancrées – qu’on peut perdre très vite intellectuellement, mais qu’on ne perd pas vitalement – sur une prétendue unité et une prétendue stabilité. 
Quand vous aurez observé que vous (pratiquement) vous n’existez pas, la question « Qui suis-je ? » prendra un sens concret. Pas : « Je vais méditer, méditer, demander qui suis-je, frapper à la porte du cœur, et un jour l’atman va se révéler. » Non, tout de suite, la question se pose, et tout de suite, des éléments de réponse vont commencer à venir. 

« Mais qui suis-je donc ? » La question est toute simple. 

Arnaud Desjardins
Le vedanta et l’inconscient  
À la recherche du soi III 


-----------

mercredi 8 février 2017

Savoir "ce qui est" ...


Retiens ceci : on est seul responsable de sa vie. 
Il ne faut blâmer personne pour ses erreurs. 
On est soi-même l'artisan de son bonheur et on en est parfois aussi le principal obstacle. 

Les écureuils de central park sont tristes le lundi 
Katherine Pancol



Le premier obstacle est l'idée préconçue. 
Nous ne savons souvent voir que ce que nous sommes prêts à voir. 

Petite philosophie a l'usage des non-philosophes 
 Albert Jacquard


***



mardi 10 janvier 2017

Entière sensation...


“Chacun de nous peut représenter une différence réelle et substantielle sur cette planète. En vous engageant personnellement dans une quête de la conscience, vous assumerez vraiment un rôle marquant dans la transformation du monde.”


Shakti Gawain 
La Transformation intérieure

****




mercredi 14 décembre 2016

Inauguration du moi





Je ne suis ni mes pensées

Ni mes émotions, ni mes sens, 
Ni mes perceptions
Ni mes expériences
Je ne suis pas le contenu de ma vie
Je suis la vie
Je suis l’espace dans lequel toute chose se passe
Je suis la conscience s’expérimentant elle-même
En tant que forme humaine
En cet instant
Je suis



Eckart Tolle

***


vendredi 9 décembre 2016

Perception et conception...




Ces deux mots, perception et conception, traduisent respectivement les mots sanscrits célèbres : rupa, la forme, nama, le nom. Je perçois les flammes qui dansent – simple vision sans qualification – et je conçois, c'est-à-dire je nomme ma perception : c'est l'incendie de ma maison. L'essentiel à saisir, c'est que tout se passe pour nous non pas à l'extérieur mais au-dedans de nous, parce que nous intériorisons l'événement dont nous sommes témoins. 

Donc, notre existence n'est pas une affaire entre moi et le monde extérieur mais entre moi et moi ou, plus précisément, entre moi et mes pensées, mes émotions, mes sensations. Ce n'est pas à cause des événements que je suis heureux ou que je souffre, c'est à cause de mes pensées relatives à ces événements, de mes émotions relatives à ces événements. 

Pouvez-vous admettre que nous sommes, avant tout, juste conscience? Imaginons une conscience ou, si vous préférez, un esprit vide comme le ciel sans un nuage, sans un oiseau qui le traverse. L'infini de la voûte céleste a toujours été utilisé comme image de cette immensité. Et dans cette immensité de l'esprit apparaissent et disparaissent des formes – les sensations, les perceptions, les conceptions, les émotions, les idées, les pensées, les peurs, les désirs – mais tout cela se passe au dedans de nous. Notre réalité essentielle, c'est juste la conscience, une conscience que rien ne limite, au-delà de l'espace, du temps, de la mesure, infinie, vide, lumineuse et, qui plus est, absolument heureuse.



Arnaud Desjardins
La Voie et ses pièges


-------------------


vendredi 2 décembre 2016

Miroir malin...



dessin de Jean Claude Marol

Un exercice à pratiquer  
extrait du jeu des miroirs de Sabine Dewulf

25 – CARTE « MIROIR » : ETRE SANS MASQUE


« Penchés sur le miroir trop humain de la lune
Touchant soudain le fond de notre propre brume
Avec tous ces glaciers sans formes et sans noms
Nous prenons peur d’être si loin de la maison
Et de notre raison errante, désertée,
Gisant derrière nous, toute déchiquetée.
Saurons-nous retrouver sur terre notre abri […] ».[1]

Le symbole
La Lune est le symbole de la personne individuelle. Masque du soleil (la conscience lumineuse), l’astre lunaire offre une lumière trompeuse. A force de s’identifier à son visage personnel, on fait de celui-ci un voile qui cache l’être véritable…

Quel est votre visage ? 
¨    Observez votre visage dans un miroir : regardez ce paysage de plis et de sillons plus ou moins marqués, ce reflet opaque comme une lune éclairée du dehors, et non de l’intérieur… Voyez combien vous êtes irrésistiblement attiré par ce reflet lunaire. Est-ce là votre véritable je ? N’est-il pas déraisonnable de limiter notre identité à cet ovale de chair ?
¨    Continuez à observer votre visage dans la glace mais en revenant à vous-même, là où vous êtes situé. Quel qu’il soit, ouvrez-vous à sa beauté propre, à la lumière de votre regard, de votre sourire… Qu’est-ce qui vous plaît le plus en lui ? 

Pour accueillir ce que vous êtes…
A présent, cessez d’être dans la lune. Revenez sur terre, à l’endroit précis où vos pieds se posent. Sentez l’énergie qui monte en vous, par le canal de la colonne vertébrale, jusqu’à vos épaules. Sentez vibrer votre champ de conscience, votre vrai visage. Ici et maintenant, détendez-vous dans cet espace nu, immensément transparent, assez vaste pour accueillir tous vos autres visages.







[1] « A la nuit… », A la nuit, p. 476. Jules Supervielle



*****



vendredi 4 novembre 2016

Manquer la cible...




« Dès l'instant où vous devenez avare, vous êtes fermé aux phénomènes de base de la vie : expansion et partage. 
Dès l'instant où vous commencez à vous accrocher aux choses, vous avez raté la cible, vous passez à côté de l’essentiel. 
Car les choses ne sont pas la cible, c’est vous, votre être le plus intime qui êtes la cible. »

Osho


***




jeudi 4 juillet 2013

Ma AnandaMoyi d'après Jean Claude Marol


"Ceux qui ne cherchent pas à se connaître se suicident à chaque instant." 


 Dans la vision réelle, il y a pas "UN QUI VOIT" et "LE VU". La vision réelle est sans yeux. En elle, il n'y a pas de place pour la "di-vision". 


 "Tout ce que je peux dire, c'est que dans les changements du corps et de l'esprit, je suis la même. Il n'a pas pour moi d'état changeant. Appelez-cela comme vous voulez." 


 "Vous ne sentez pas le poids de votre tête, de vos bras, de vos jambes, de vos doigts, n'est-ce pas ? Ils ne sont pas pour vous un fardeau. Il font partie de votre vie. Je sens aussi tous les êtres comme des membres de ce "corps". Leurs demandes, leurs troubles, ne me sont pas un fardeau. Leurs joies, leurs peines, leurs problèmes et leurs solutions sont vitalement miens."


 Sri Ma Anandamoyi nous dit : "Vous pouvez m'apprécier ou non... mais moi, je ne peux absolument pas me passer de vous !!!" après, elle éclate de rire !

samedi 26 janvier 2013

Etat d'Être par Arnaud Desjardins

"Pour pouvoir accomplir vos désirs de façon juste, il faudra prendre appui sur les autres aspects de l’enseignement. Dénouer certains noeuds de l’inconscient vous rendra plus à même d’assumer certains désirs et de faire ce qui doit être fait pour les satisfaire. Une des raisons pour lesquelles on meurt sans avoir accompli ses désirs et on se réincarne pour recommencer peut-être aussi stérilement à piétiner sur place est que l’on n’a jamais osé. Des inhibitions, des peurs, font qu’on n’a pas pu calmement, délibérément, faire ce qu’on portait en soi de faire. Il suffit que des influences très fortes vous aient marqué dans une autre existence ou dans l’enfance pour que des « ordres souterrains » vous interdisent l’accomplissement de certains désirs qui auraient pu normalement être accomplis. Ne considérez pas qu’accomplir certains désirs est simplement une marque d’égoïsme. C’est un devoir du disciple sur le chemin. Si certains désirs ne sont pas satisfaits, vous ne serez jamais libres, quelle que soit la sauce spirituelle que vous puissiez mettre autour de cette situation."

Arnaud Desjardins
Le vedanta et l’inconscient
À la recherche du soi III.   p. 151



vendredi 6 juillet 2012

Tous égo ?

Arnaud Desjardins : 
Je me suis beaucoup appuyé pendant les années de ma recherche sur une formule que je considère toujours comme précieuse aujourd'hui: " Pour se donner, il faut s'appartenir. " On ne peut donner que ce qui nous appartient. Comment est-ce que je peux abandonner l'ego (en anglais drop the ego - Dieu sait combien de fois j'ai entendu cette expression) si ce moi est informe, privé de forme? 

Mon propre gourou m'a dit un jour en anglais, il y a bien longtemps: " Arnaud, you are an amorphous crowd ", (" vous êtes une foule amorphe "), et comme je savais qu'il avait reçu une formation scientifique dans sa jeunesse, j'ai bien compris qu'il donnait au mot amorphe, privé de forme, un sens très précis - amorphe en chimie, c'est l'opposé de cristallisé. Une part de nous qui est touchée par une vérité - non pas seulement dans l'intellect mais dans le coeur - voudrait échapper à un certain mode de conscience que nous sentons bien comme limitatif, mais d'autres parts de nous continuent à réclamer: " Et moi, et moi, je n'ai pas reçu ça, je n'ai pas pu faire ceci, je demande encore cela. " 



Il y a donc une première étape de structuration ou même d'affirmation de l'ego avant d'envisager l'effacement de la conscience du moi dans tout ce que ce pronom présente de limitatif. Mais ce travail de structuration doit être entrepris dès le départ avec une compréhension et surtout un sentiment qui permettent l'ouverture et le dépassement. Il est important de pressentir d'emblée ce que pourrait être un état non égoïste ou non égocentrique de manière à ce que cette première affirmation de l'ego, nécessaire au début, ne soit pas le renforcement d'une prison qui ensuite deviendrait un véritable obstacle. "




"Dialogues à Deux Voies" 
Ed. La Table Ronde 
Lama D. Teundroup & Arnaud Desjardins