samedi 3 septembre 2022

Moments de rien.

 


Quand vous vous libérez de l'idée d'être quoi que ce soit, quand vous vous donnez dans la journée à des moments où vous n'êtes absolument rien, sans futur, sans devenir vous voyez la nature profonde de la dévotion, de l'adoration, qui est l'essence du corps et du psychisme, devenir vivante. Vous exprimez constamment l'étonnement, vous exprimez l'amour sous toutes ses formes, parce que toutes les formes célèbrent le sans forme. L'amour de tous les sons, de toutes les musiques célèbre le silence. C'est uniquement dans cette profonde compréhension, quand vous n'avez aucun devenir, que cette expression devient possible. La nature profonde du corps et du psychisme c'est la célébration. Vous offrez ce que vous n'êtes pas au silence. Ce silence rejaillit sous forme de grâce dans toute votre structure.
Quand on est profondément rien, on peut exprimer ce que l'on est profondément.
Eric Baret
photo Sara Reine

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vendredi 2 septembre 2022

En lien


Unité du soir derrière la dualité...
Je ne suis qu'une apparence d'existence sur l'horizon.
Seul me tient le flux d'un élan inconscient.
Gardons la fibre du contact avec le tout
(même si je n'ai pas retrouvé internet ;-))

(photo personnelle)

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jeudi 1 septembre 2022

Le ciel en chemin

 Une évidence. 

Un pas d'instant devant l'autre 
et l'arbre de l'épanouissement est de plus en plus droit devant nous,

vertical !


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Arrêt sur méditation

 


La méditation bouddhiste comporte deux aspects – shamatha et vipashyana. Nous avons tendance à souligner l’importance de vipashyana – le « regard profond » qui nous apporte la vision profonde et nous libère de la souffrance et des afflictions. Mais la pratique de shamatha (« l’arrêt ») est fondamentale. Si l’on ne s’arrête pas, la vision profonde ne sera pas possible.

Nous devons apprendre l’art de nous arrêter – arrêter nos pensées, nos énergies d’habitude, notre oubli et les émotions fortes qui nous gouvernent. Lorsqu’une émotion s’empare de nous, tel l’orage, nous ne sommes pas en paix. Nous allumons la télévision pour l’éteindre aussitôt après. Nous prenons un livre pour le reposer immédiatement. Comment peut-on mettre fin à cet état d’agitation ? Comment peut-on mettre fin à notre peur, notre désespoir, notre colère et notre avidité ? C’est possible en pratiquant la respiration consciente, la marche consciente, le sourire conscient et le regard profond qui permet la compréhension. Lorsqu’on est en pleine conscience, touchant profondément le moment présent, les fruits sont toujours la compréhension, l’acceptation, l’amour et le désir d’apaiser la souffrance et d’apporter de la joie.

-Thich Nhat Hanh

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mercredi 31 août 2022

Elan de l'Enseignement

 

N'oubliez pas d'être un enseignant pour vous-même. Bonne rentrée !!!


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mardi 30 août 2022

Méditation taoïste


Il y a de très nombreuses formes de méditations.

Il faut déjà distinguer les méditations sans objet, des méditations "avec" objet, c'est en dire en focalisation sur qqch, la flamme d'une bougie, par exemple, ou simplement le souffle. On trouve des entre-deux, les méditations en "balayage" ou scan corporel. Enfin, on trouve les méditations tantriques, utilisant des visualisations.
La méditation taoïste fait partie de cette dernière catégorie et utilise typiquement une progression allant de l'agir au non agir (Wei Wu Wei), passant progressivement de la visualisation à la contemplation puis l'absorption.
Ses principales caractéristiques sont de plusieurs ordres :
1) Elle est naturaliste et utilise de très nombreuses images de la nature et du cosmos : bois, feu, terre, métal, eau, vent, tonnerre, soleil, lune, étoiles et constellations, ruisseaux, torrents, pluie, lacs, mers et océans.
2) Elle est ordinatrice : elle hiérarchise nos personnages et nos élans en faisant s'écouler le flux créateur selon un ordre issu d'un mandat céleste : l'empereur (cœur) est au centre de ce processus et il gouverne par le vide et la non action paradoxalement opérante.
3) Elle est mythologique et fait intervenir des animaux sacrés, parfois terrestres, parfois célestes, des déités d'organes, de lieux et d'espaces, des personnages fonctionnels précis. Elle rejoue à sa manière toute une systémique.
4) Elle est "nourrissante" et utilise de très nombreuses images issues de l'agriculture et de la cuisine. Feu, chaudron, cuisson régimes du feu, bois, absorption, transformation, élimination et métamorphose.

5) Elle est créatrice en reproduisant une grossesse puis un accouchement spirituel, utilisant et unissant le masculin-féminin (duel) présent en chacun de nous pour créer le trois (rajoutant l'unité au deux).
6) Elle est définitivement poétique et artistique
7) Elle est ultimement quiétiste, mais sans renier la danse cosmique de nos multiples facettes humaines. Yin apparent, Yang secret.
Chacune de ces caractéristiques est une porte d'entrée possible, en fonction de la nature intime du ou de la pratiquant.e.
Ne reste plus qu'à franchir le seuil. Derrière lui : Xuan 玄, le Mystère.

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lundi 29 août 2022

Le rapide demain

 

Peur du lendemain
 

C’est la rentrée.
L’été – pas encore achevé – a été prodigue en évènements divers.
Les phénomènes climatiques ont dominé l’information. La chaleur caniculaire mondiale entraîne la sécheresse avec ses conséquences : incendies monstres, cultures desséchées, alternant avec des orages catastrophiques.
L’autre volet d’inquiétude est la guerre en Ukraine. Elle s’étire sans paraître pouvoir être arrêtée. Au contraire, elle ravive l’inquiétude du risque d’un accident nucléaire majeur, et celui d’une possible guerre mondiale. Elle a été la justification d’une reprise de l’inflation, avec une envolée du prix de l’énergie entraînant celui des matières premières et de l’alimentation. Cette situation économique aggrave la distorsion entre les plus riches… et tous les autres ! La pauvreté s’accroît, gravement pour les plus fragiles.
Le troisième volet médiatique, comme un leitmotiv, est la persistance du covid, avec l’annonce de nouveaux virus et la réactivation d’anciennes maladies.
 
Malgré le joli bronzage, comment ne pas être inquiet ?
Il est normal d’avoir peur.
Les pouvoirs publics, dans tous les pays, souhaitent que nous y succombions, pour que nous les prenions pour des sauveurs et accepter leurs remèdes.
Mais nous ne sommes pas obligés de céder notre libre arbitre.
Savez-vous que la peur est une bonne conseillère ?
À condition d’apprendre à l’utiliser.
Soit on lui cède, et dans ce cas elle provoque la tétanisation ou l’agitation, avec son cortège de paroles inutiles, amenant la panique, pour finir par faire n’importe quoi. Voire le pire, dans les comportements de foule prise de panique.
 
Comme c’est bon d’apprivoiser la peur et de lui parler :
J’ai peur de quoi précisément ?
J’ai peur qu’il m’arrive ceci ou cela !
C’est le début d’un dialogue intérieur essentiel. Plus je vais creuser, plus je vais me tranquilliser.
Peur qu’il m’arrive quoi exactement ?
Ayant identifié la cause, je peux chercher un soulagement.
Qu’est-ce que je peux faire pour que cela ne m’arrive pas ?
Si c’est un problème personnel, un souvenir peut éclairer la situation. Il permet d’apercevoir une piste de solution pour que le passé ne se répète pas.
Si c’est un problème sociétal, la question devient :
Qu’est-ce que je peux faire si cela arrive ?
Dans tous les cas, ce dialogue intérieur apaise la peur, évite l’enchaînement vers l’aggravation, donne du recul et prépare à un acte salvateur.

Cet automne, nous aurons certainement l’occasion de mettre en pratique cet usage bénéfique de la peur.
 
 
 
Christian Rœsch
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dimanche 28 août 2022

Ouvrir les yeux

 Une façon extrêmement simple de dissoudre l'ego est de s'émerveiller.

Quand l'émerveillement est là, il n'y a plus personne pour s'émerveiller.

Il n'y a plus que la merveille qui est là et la sensation d'émerveillement, sans personne pour s'en saisir, pour revendiquer "C'est MOI qui m'émerveille !"

Ce sphinx du liseron, grand papillon de 80mm n'est-il pas une pure merveille ?


Sachons juste ouvrir nos yeux devant les merveilles de la nature, cela va ouvrir notre cœur à l'émerveillement et à la gratitude pour la vie qui est capable de créer de telles merveilles.

C'est cela aussi la pratique de la pleine conscience.

Philippe Fabri

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samedi 27 août 2022

Récitation


Je foule de mes pas la lumière céleste

Respire et me nourris de pureté

Dans l'expir, le Mystère, dans l'inspir, le féminin

Je semble être et ne pas être


Récitations taoïstes du matin

Traduction de Catherine Despeux,, 

"Le livre de la contemplation intérieure" Ed. Rivages poche


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vendredi 26 août 2022

Suivre son cœur

 

Vidéo qui remet les choses au cœur ou au clair.

Recharger et nettoyer...


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jeudi 25 août 2022

La grande erreur des spiritualistes égarés.


"Pour comprendre comment les énergies psychiques circulent et travaillent dans l’homme, il faut observer comment elles circulent et travaillent dans la nature.

Regardez un arbre : plus son tronc et ses branches s’élèvent, plus ses racines s’enfoncent profondément dans le sol. C’est un système de compensation que l’on retrouve dans tous les plans, qu’ils soient physique, psychique ou spirituel.

Donc, plus l’homme tend à s’élever dans sa conscience, plus il descend dans son subconscient. Chaque niveau de conscience représente des courants, des forces, des entités, et il doit veiller à tenir ces deux mondes en équilibre.

La grande erreur de ceux qui décident d’embrasser la vie spirituelle, c’est de négliger la réalité du monde obscur qu’ils portent en eux. Ils s’imaginent qu’il suffit de vouloir travailler pour la lumière, de vouloir être sages, justes et désintéressés pour y parvenir effectivement.

Eh non, malheureusement non.

Et c’est ainsi que l’on voit des personnes parler d’amour spirituel, de sentiments nobles et désintéressés, alors qu’elles vivent dans le désordre des passions.

Et d’autres s’imaginent qu’elles se sont consacrées à un idéal, alors qu’en réalité elles sont en train de donner libre cours à leur vanité, à leur besoin de dominer les autres.

Vous direz : « Mais pourquoi ? Elles sont hypocrites, elles manquent de sincérité ? »

Non, il peut y avoir chez elles de réelles aspirations spirituelles ; seulement il ne suffit pas d’« aspirer » pour réaliser !

Et si l’on ne fait pas l’effort d’entrer en soi-même pour comprendre les structures et les mécanismes du psychisme humain, on va au devant des pires contradictions."

Omraam Mikhaël Aïvanhov

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mercredi 24 août 2022

Etre en sentier

 


" Le sentier est une expérience personnelle, et l'on devrait se réjouir de ces petites choses qui prennent place dans nos vies, les obstacles, les séductions, les paranoïas, les dépressions et l'ouverture. Toutes sortes de choses se produisent, et c'est le contenu du voyage, qui est extrêmement puissant et important. Sans ces problèmes, nous ne pouvons avancer sur le chemin. Nous devrions nous sentir reconnaissants d'être dans le monde samsarique, de sorte que nous puissions fouler le sentier, que nous ne soyons pas stériles, complètement lessivés, que le monde n'ait pas été conquis par un système informatisé. Il y a encore de l'espace pour la crudité et la rugosité dans toute la place. Bonne chance !"

Le chemin est le but : Manuel de base de méditation bouddhique - Chögyam Trungpa

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mardi 23 août 2022

Formes d'inteligence


 Dans les textes védantiques, une analyse très précise est faite entre trois formes d'intelligence : 

1. La "manas" (ce que l'on peut traduire par mental), qui est notre intelligence à tous, pour nous qui ne sommes pas éveillés et qui se traduit par un mélange d'analyse (qui peut être juste) et d'émotion (ce qui la rend inopérante, à côté de la plaque, pour parler familièrement). 

2. La buddhi inférieure, qui est l'intelligence scientifique, qui elle a toute sa place, toute sa justesse, même si elle est limitée dans sa portée. 

3.La buddhi supérieure, celle qu'un Matthieu Ricard ou un Dalaï lama cultivent à longueur de journée par une méditation constante (immobile ou active).

Sabine Dewulf

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