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dimanche 28 juin 2026

Intelligence claire


 Quand vous dites : "C’est un homme très intelligent" — que voulez-vous dire ? Je pense que même si vous ne réussissez jamais un examen ou ne lisez jamais un seul livre, vous pouvez tout de même être extraordinairement intelligent. Alors, écoutez attentivement pendant que j’aborde la question de ce qu’est l’intelligence...

Pour moi, l’intelligence est la capacité de penser très clairement. C'est la capacité de penser sans qu'aucun désir personnel, aucune fantaisie, aucun espoir ni aucune peur ne soient projetés dans notre pensée. C'est de voir les faits tels qu’ils sont : voir la corruption telle qu'elle est, voir l'ambition telle qu'elle est, voir les exigences sexuelles telles qu'elles sont.

Tout voir clairement — sans aucune sorte de distorsion — est le début de l'intelligence.

(Source : A Timeless Spring)

☯️

La pensée est si rusée, si habile, qu'elle déforme tout pour sa propre convenance.

☯️

~ Jiddu Krishnamurti


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mardi 2 juin 2026

Mon secret...

 


Jiddu Krishnamurti, ce grand philosophe et maître spirituel indien, voyagea et s’adressa au public dans le monde entier presque continuellement pendant plus de 50 ans, essayant de transmettre par la parole (le contenu) ce qui est au-delà des paroles, au-delà du contenu. Au cours d’une allocution qu’il donna vers la fin de sa vie, il surprit son audience en demandant :« Voulez-vous connaître mon secret ? » Tous les gens présents dressèrent l’oreille. Certaines personnes venaient l’écouter depuis 20 ou 30 ans et n’arrivaient toujours pas à saisir l’essence de ses enseignements. Enfin, après toutes ces années, le maître daignait leur donner la clé de la compréhension ! « Mon secret, dit-il, c’est que je ne me préoccupe pas de ce qui arrive. »

Il n’élabora pas sur le sujet et j’imagine que la plus grande partie de son audience fut encore plus perplexe qu’auparavant. Cependant, les implications de cette affirmation toute simple vont loin.

Quand je ne me préoccupe pas de ce qui arrive, qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que, intérieurement, je suis en harmonie avec ce qui arrive. « Ce qui arrive », bien entendu, renvoie à la qualité de ce moment, qui est toujours déjà tel qu’il est. Cette expression renvoie au contenu, à la forme que ce moment – l’unique moment à exister – prend. Être en harmonie avec « ce qui est », c’est être en lien sans résistance intérieure avec ce qui se produit. Cela veut dire laisser l’événement être ce qu’il est sans l’étiqueter mentalement comme étant bon ou mauvais. Cela veut-il dire que vous ne pouvez plus passer à l’action pour amener des changements dans votre vie ? Au contraire ! Quand vos actes sont fondamentalement et intérieurement liés au moment présent, ils sont sustentés par l’intelligence de la vie.

Eckhart Tolle ( Nouvelle Terre P : 168-169 )

jeudi 14 mai 2026

Bêtise utile

 Le maître n'en a-t-il pas marre de lutter contre la stupidité humaine ?

Question de Fabian Roiz

La réponse de Prabhuji :

Non mon ami on ne se fatigue pas car en réalité on ne se bat pas directement contre.

Dès que vous commencez à lutter contre la stupidité humaine, vous en faites déjà partie. La folie aime la bataille parce qu'elle se nourrit d'opposition, s'engraisse d'arguments, se parfume d'idéologies et sort dans la rue fièrement en disant : « Regarde, j'ai raison ! ”

Et ne pensez pas que l'imbécilité est un manque d'intelligence, parce qu'elle a parfois un doctorat, une cravate, une chaire, un drapeau, un livre sacré sous son bras. Hannah Arendt a vu quelque chose de terrible là-dedans : le mal peut devenir banal quand la pensée s'endort. Un monstre n'est pas nécessaire ; un fonctionnaire obéissant suffit, un esprit qui répète des slogans, une conscience qui a renoncé à examiner ce qu'il fait. La stupidité la plus dangereuse ne crie pas toujours ; parfois elle signe des documents, donne des phrases, prêche des sermons et parle avec une grammaire impeccable.

Pour sa part, le sage ne se bat pas, mais allume seulement une lampe, rien de plus, et l'obscurité, au lieu de se sentir offensée, disparaît tout simplement. Il n'est pas nécessaire d'essayer de le frapper avec un bâton ou de le tirer avec un fusil de chasse. Imaginez un homme entrant dans une pièce sombre avec une épée en criant : « Obscurité, sortez d'ici ! ” Il me semble que, si c'était possible, l'obscurité éclaterait de rire. Une petite flamme suffit, une petite allumette, pour que l'obscurité qui semblait si vaste ne soit plus là. Parce que la bêtise humaine n'est pas une substance, mais une absence de conscience. Je ne vous conseille pas de la détester, car dès que vous le détester, vous en devenez contaminé ; si vous le méprisez, vous devenez arrogant et fier, et si vous voulez corriger les autres, vous devenez un réformateur professionnel, l'une des pathologies les plus respectables de l'asile humaine. Spinoza a appris que rien n'est compris alors qu'il est détesté. Haïr, c'est rester asservi de ce qui est rejeté. La vraie liberté commence quand une passion cesse de nous traîner et devient un objet de compréhension. Par conséquent, comprendre la stupidité ne signifie pas la justifier ; cela signifie l'empêcher de nous entrer sous une forme raffinée de ressentiment.

Regarde, le piège c'est de croire que la stupidité humaine n'est là que chez les autres, chez les autres. L'ego dira toujours : « Ce sont eux les stupides. ” Et en cet instant le plus grand idiot est né : celui qui croit être libre de la stupidité. Nous savons tous que dans notre société, les stupides sont la majorité. Cependant, aucun d'entre nous n'a jamais eu le plaisir de voir l'un d'entre eux se présenter comme tel, reconnaissant sa propre stupidité. Au contraire, bien que nous sachions que les cons sont majoritaires, nous nous considérons tous comme faisant partie de cette minorité lucide.

La vraie révolution commence quand on est capable de rire de sa propre bêtise. Parce qu'alors il y a de l'espoir, parce que celui qui peut se permettre d'accepter qu'il a été con n'est plus complètement con. Quiconque agit de cette façon a ouvert une petite fenêtre par laquelle l'air frais commence à entrer.

Fatigue ? Eh bien, la vérité est que, même si le corps et l'esprit peuvent être très fatigués, la conscience ne s'épuise pas car, au lieu de pousser la rivière, elle coule avec. La conscience ne s'efforce pas de transformer les pierres en roses, mais n'offre que soleil, terre, pluie, espace. Certaines graines se réveillent, tandis que d'autres continuent à dormir ; l'existence n'est pas pressée, les seuls pressés sont les politiciens, les névrosés et les promoteurs de croyances.

Le désir de sauver l'humanité peut être une forme égoïque extrêmement subtile. Les sauveurs du monde sont ceux qui lui ont fait le plus de mal ; l'humanité a déjà assez souffert de ses sauveurs.

Mieux vaut s'asseoir en silence, aimer quelqu'un sans le posséder, dire une vérité sans violence, rire sans raison, méditer sans attendre de récompense, et croyez-moi, ce parfum peut voyager bien plus loin que mille discours.

Ne jamais lutter contre la bêtise humaine mon ami. Soyez si conscient que votre présence même devient une question inconfortable ; soyez si vivant que les respectables morts se sentent perturbés. Vivez si librement que votre liberté fait que les cages commencent à se soupçonner.

Et quand vous vous retrouvez face à face avec une stupidité personnalisée, souriez et observez avec compassion, car peut-être derrière, peut-être que vous ne trouverez-vous qu'un enfant effrayé portant une armure lourde. Peut-être que vous ne trouverez que quelqu'un qui n'a jamais été aimé. Et peut-être que vous n'y trouverez qu'avec un autre masque.

Alors il n'y a pas de fatigue, car parfois, mon ami, même la bêtise a son utilité, comme la boue dont peut naître le lotus. Sans boue il n'y aurait pas de lotus, sans nuit même pas une seule étoile, et sans une humanité endormie, où pourrait-il fleurir le réveil ? 

Prabhuji

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vendredi 9 janvier 2026

Observation !


Vous est-il déjà arrivé de vous asseoir calmement, les yeux fermés, et d'observer le mouvement de vos pensées ?
Avez-vous déjà observé votre esprit à l'œuvre, ou plutôt, votre esprit s'est-il observé lui-même, juste pour voir quelles sont vos pensées, quels sont vos sentiments, comment vous regardez les arbres, les fleurs, les oiseaux, les gens, comment vous réagissez face à une suggestion ou à une nouvelle idée ?
L'avez-vous déjà fait ?
Si vous ne le faites pas, vous manquez beaucoup de choses.
(Think On These Things)

☯️
Un homme sérieux est celui qui est vraiment, totalement engagé dans l'investigation de sa propre vie : ce qu'il fait, ce qu'il ne fait pas, ce qu'il pense. L'existence entière. Un tel engagement, complet, total, c'est cela une personne sérieuse.
(Talk 1, Bangalore, 5 January 1974)
☯️
Pour observer vos pensées secrètes, vos motivations cachées, vos peurs insoupçonnées, les espoirs, les chagrins, les aspirations, les motivations profondes — pour les découvrir, pour les faire remonter à la surface exige un esprit extraordinairement vif. Et l'esprit n'est vif que lorsqu'il est calme.
(The New Mind)
☯️
Se regarder en face est très difficile car nous voulons nous échapper de nous-mêmes.
(Talk 1, New Delhi, 15 December 1966)
☯️
Nous avons peur de nous connaître car nous nous sommes divisés en "bien" et en "mal" : le noble et le méchant, le pur et l'impur. Le "bien" juge sans cesse le "mal", et ces fragments sont en conflit permanent. Ce conflit est douloureux.
☯️
La forme la plus élevée d'intelligence humaine consiste à s'observer soi-même sans jugement.
~ JIDDU KRISHNAMURTI

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dimanche 29 décembre 2024

Intelligence non artificielle

 Paul Watson nous rappelle avec intelligence notre véritable position dans l'univers. 



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mardi 3 décembre 2024

Ligne courbe

- Oui, l’Occident a développé la raison, qui a façonné un mode de pensée dit cartésien, basé sur la
séparation de tous les composants. En cela il néglige le vivant qui englobe tout. Il y a du lien partout, et le lien est porteur d’information, même s’il n’est pas visible. Chaque espèce vivante est porteuse d’information qui se transmet, cela la rend créative en puissance.

L’ajout de deux éléments crée un tout plus vaste que la simple addition des deux initiaux séparés. Plus on laisse le silence nous envahir, plus on peut vérifier la subtilité et le mystère de la vie. La vie n’est pas une ligne droite qui se termine. C’est un cycle. Tout est cyclique : le jour, la nuit, les saisons. Rien ne meurt, tout se transforme. Où est la ligne droite dans la nature ? La vie est courbe, souple, car elle vient de l’eau. Regardez les formations nuageuses, les dépressions, les courants marins, les traces des astres, la formation des continents… La souplesse d’un bébé, d’une tige avec son bourgeon, et la raideur de ce qui s’apprête à mourir. Celui qui vérifie cela s’entraîne à garder l’esprit souple, léger. L’homme est fait pour évoluer à travers le cycle des vies et des renaissances. Il est partie intégrante d’un tout dont il ne soupçonne pas l’intelligence.

Extrait du livre à paraître "L'évidence retrouvée" de Yannick David

Pour renseignement : https://www.simply-crowd.com/produit/levidence-retrouvee/

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jeudi 27 juin 2024

Intelligence...

 La pensée est si rusée, si habile, qu'elle déforme tout pour sa propre convenance.

~ Jiddu Krishnamurti


Quand vous dites : "C’est un homme très intelligent", que voulez-vous dire ? Je pense que même si vous ne réussissez jamais un examen ou ne lisez jamais un seul livre, vous pouvez tout de même être extraordinairement intelligent. Alors, écoutez attentivement pendant que j’aborde la question de ce qu’est l’intelligence...

Pour moi, l’intelligence est la capacité de penser très clairement. C'est la capacité de penser sans qu'aucun désir personnel, aucune fantaisie, aucun espoir ni aucune peur ne soient projetés dans notre pensée. C'est de voir les faits tels qu’ils sont : voir la corruption telle qu'elle est, voir l'ambition telle qu'elle est, voir les exigences sexuelles telles qu'elles sont.

Tout voir clairement — sans aucune sorte de distorsion — est le début de l'intelligence.

~ Jiddu Krishnamurti - A Timeless Spring

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vendredi 14 juin 2024

Un point après l'autre : en avant !


 « Au tennis, la perfection est impossible. Sur les 1526 matches de ma carrière, j’ai gagné presque 80% de ces matches. J’ai une question pour vous : Quel pourcentage de points gagnés pensez-vous que j’ai lors de ces matches ? Seulement 54%. En d’autres termes, même les meilleurs joueurs du monde gagnent à peine un peu plus de la moitié des points qu’ils jouent.

Vous apprenez à vous dire : Je fais une double faute, c’est juste un point. Je suis venu au filet et je me suis encore fait passer. C’est juste un point. Même un coup superbe, un smash de revers qui finit dans le Top 10 d’ESPN. Ça aussi, c’est juste un point. Voilà pourquoi je vous raconte cela : quand vous jouez un point, cela doit être la chose la plus importante du monde. Mais quand le point est derrière vous, il est derrière vous. Cet état d’esprit est vraiment crucial car il vous permet d’être totalement impliqué dans le prochain et dans les suivants avec intensité, clarté et concentration.

Dans la vie, peu importe le jeu que vous allez jouer, parfois, vous allez perdre. Un point, un match, une saison, un travail, ce sont les montagnes russes avec beaucoup de hauts et de bas et c’est normal de douter de soi quand on est en bas et d’être désolé pour soi. Mais votre adversaire doute aussi de lui également. N’oubliez jamais cela. Mais de l’énergie négative est de l’énergie gâchée. 

Devenir un maître pour surpasser les mauvais moments est pour moi le signe d’un champion. Les meilleurs du monde ne sont pas les meilleurs car ils gagnent tous les points mais car ils savent qu’ils vont perdre encore et encore et ils ont appris à le gérer. Vous l’acceptez, vous pleurez si vous en avez besoin, puis vous vous forcer à sourire. Vous avancez sans relâche, vous grandissez, vous travaillez plus dur, plus intelligemment. N’oubliez pas : travaillez intelligemment ! »

Roger Federer lors de son discours de remise des diplômes à l'Université de Dartmouth.

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vendredi 3 novembre 2023

"Face aux écrans, apprendre le discernement"

 

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(extrait d'un interview de Bruno Patino, journaliste et spécialiste du numérique, dans le magazine La Vie. Il est l'auteur de "Submersion".)
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jeudi 20 avril 2023

L'intelligence du corps et le refus...

 Ce qui fait souffrir, c'est le refus de ce qui est...

Daniel Morin nous conseille de laisser monter et de voir les pensées qui viennent sans les filtrer, sans s'y opposer...


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jeudi 5 janvier 2023

« Seule la joie peut durer »


« Pour les Anciens, le but de la vie était d’accéder à la sagesse. La notion du bonheur n’a été considérée qu’au XVIIIe siècle, avec Diderot ou Kant par exemple, mais sitôt exclue du champ philosophique car jugée trop singulière, subjective : le bonheur ne peut être pensé de manière universelle. On doit à Bergson d’avoir montré qu’il est lié à notre élan vital : la joie indique que la vie en nous a gagné du terrain, remporté la victoire. Notre société consumériste propose de faux bonheurs, associés à la richesse, à la possession, au plaisir. Or ils ne suffisent pas à rendre heureux. Seule la joie peut durer. Elle suppose de ne pas désirer l’impossible, d’éviter de se lamenter, de se réjouir d’être en vie, même sous la pluie… “Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté”, considérait Alain. Être optimiste demande de l’intelligence et du courage. Que choisissons-nous d’entretenir : le manque ou le plein ? »

Éric-Emmanuel Schmitt, agrégé de philosophie, auteur de la série les Contes de la Chouette (dernier paru : l’Ours qui voulait être heureux, Hachette enfants).

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jeudi 27 octobre 2022

Intellect et cœur

 


L'intellect bien utilisé est en prise directe avec la réalité interne et externe.

Plus il s'exerce, plus il devient pénétrant et efficace, plus il rend possible le passage de l'émotion au sentiment. 

L'intellect permet de voir, et quand on voit, on sent.

Il n'y a donc pas d'opposition entre l'intellect et le cœur.


Swâmi Prajñânpad,  Abc d'une sagesse.

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samedi 8 octobre 2022

pas de prise de tête


L'intellect bien utilisé est en prise directe avec la réalité interne et externe.

Plus il s'exerce, plus il devient pénétrant et efficace, plus il rend possible le passage de l'émotion au sentiment. 

L'intellect permet de voir, et quand on voit, on sent.

Il n'y a donc pas d'opposition entre l'intellect et le cœur.

Swâmi Prajñânpad,  Abc d'une sagesse.


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mardi 23 août 2022

Formes d'inteligence


 Dans les textes védantiques, une analyse très précise est faite entre trois formes d'intelligence : 

1. La "manas" (ce que l'on peut traduire par mental), qui est notre intelligence à tous, pour nous qui ne sommes pas éveillés et qui se traduit par un mélange d'analyse (qui peut être juste) et d'émotion (ce qui la rend inopérante, à côté de la plaque, pour parler familièrement). 

2. La buddhi inférieure, qui est l'intelligence scientifique, qui elle a toute sa place, toute sa justesse, même si elle est limitée dans sa portée. 

3.La buddhi supérieure, celle qu'un Matthieu Ricard ou un Dalaï lama cultivent à longueur de journée par une méditation constante (immobile ou active).

Sabine Dewulf

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mercredi 27 octobre 2021

Un banc de réflexions

 

S'étendre sur le dos par une belle nuit étoilée. De préférence en un lieu où l'horizon est bien dégagé, comme dans un désert ou sur la mer. Se voir et se sentir dans l'espace, parmi les étoiles qui nous entourent de partout. Et se dire: " je suis un habitant du cosmos"

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mardi 10 novembre 2020

Les racines de notre nature…


Christian Bobin :
La racine du génie, c'est l'empathie, la grâce de bondir hors de soi, hors de sa carapace pour entrer au cœur de l'autre et en connaître toutes les douleurs, tous les secrets du feu destructeur. 
 Le Monde des Religions n°84 (07-08/2017)

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Source : magazine "Les 4 saisons"

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jeudi 27 octobre 2016

La gentillesse contre la folie par Roger McGowen



Un souvenir me revient souvent à l’esprit, ici dans ma cellule. Je suis un petit garçon de 7 ou 8 ans et je me tiens debout sur une planche en bois posée entre deux parpaings. Je me vois en train de remuer un liquide visqueux dans le grand chaudron noir de sorcière, comme nous l’appelions à l’époque. J’y mets toute mon énergie, à l’aide d’une cuillère en bois, pour obtenir une belle texture lisse. Comme j’étais fier d’aider ainsi mon arrière-grand-mère à faire du savon ! Elle qui m’a élevé ainsi que tous mes frères et sœurs ! Je n’oublierai jamais comme j’étais heureux de pouvoir remuer cette cuillère dans cette grosse marmite, tandis que la fumée s’élevait du feu allumé juste en dessous.

Quand tout était fondu, les graisses et tout ce qu’elle rajoutait pour parfumer le savon, il fallait laisser refroidir. Puis nous versions le mélange dans une poêle plate qu’elle utilisait pour le faire sécher. Ensuite, elle coupait le savon en petits carrés qu’elle entassait à l’arrière de la maison sous la véranda, pour qu’il sèche encore. Une fois qu’il était bien sec, après de nombreuses vérifications de ma part, nous allions faire le tour du voisinage pour le distribuer aux personnes âgées. Oh mon Dieu, ils étaient tous si heureux de recevoir leur petit carré de savon ! Ensuite, c’était la période des conserves et des confitures. Je grimpais dans le prunier du voisin pour cueillir ses prunes bien mûres. Je remplissais le panier de mon arrière-grand-mère avec tellement d’ardeur ! Puis je l’aidais à éplucher tous les fruits. Cela m’amusait beaucoup, parce que je pouvais lécher la cuillère quand elle avait fini et dérober quelques fruits pour les manger en cachette.

Rasés, baignés, épouillés

Beaucoup de mes amis du quartier se moquaient de nous quand nous refaisions le tour avec mon arrière-grand-mère, pour distribuer cette fois toutes nos conserves et nos confitures non seulement aux personnes âgées, mais aussi aux familles pauvres des alentours. Oh bon sang, comme j’étais gêné parfois que l’on me voie avec cette grand-mère ! Comme il m’est arrivé d’avoir honte de cette distribution sous les yeux de mes copains ! Et bien sûr elle devinait mon embarras et me lançait haut et fort : «Roger McGowen, il n’y a pas de honte à être gentil !» Ou encore : «Roger McGowen, n’aie jamais peur de donner quand tu possèdes plus que le nécessaire !» Ou bien : «Roger McGowen, il n’y a rien de mal à donner tout ce qu’il te reste si quelqu’un en a plus besoin que toi !»

Ces mots se sont imprimés en moi pour le reste de ma vie. J’ai sans doute été si heureux de vivre aux côtés de cette arrière-grand-mère, de participer à tous ces actes de bonté que ces petites phrases et tous ces dons complètement désintéressés ont fini par intimement m’imprégner.

L’un des actes le plus désapprouvé en prison, spécialement dans le couloir de la mort, c’est précisément celui de la «gentillesse». Elle est même fortement déconseillée par les gardiens, tant elle peut produire de la camaraderie, voire de l’amitié, ce qui est formellement interdit en milieu carcéral. Oui, la gentillesse est si dangereuse, tant elle pourrait démontrer combien les prisonniers sont encore des êtres humains, au lieu des animaux que tout le monde souhaite nous voir devenir.

Pour la plupart d’entre nous, l’incarcération se fait en plusieurs étapes. D’abord nous sommes placés dans la prison du comté, en attendant le procès. Et puis une fois que le procès a eu lieu, et que le verdict de culpabilité a été prononcé, chacun doit subir divers examens. Nous sommes alors rasés, baignés, épouillés, et l’on nous donne le peu de choses autorisées en prison. Pendant tous ces épisodes, une phrase nous est constamment répétée par chaque personne que nous rencontrons : «N’accepte jamais quoi que ce soit de qui que ce soit… C’est un piège ! N’accepte jamais rien d’autrui !» Soyons justes, d’ailleurs : il est certain que beaucoup de jeunes détenus se sont parfois fait avoir avec quelques générosités manipulatrices, produisant alors des conséquences graves pour leur vie carcérale. La plupart des détenus qui arrivent en prison sont donc dans une extrême méfiance. Et ils n’acceptent rien de personne même si, dans de nombreux cas, les aides offertes par les codétenus le sont sans intention de mal faire. J’ai tellement vu de vieux prisonniers qui essayaient seulement d’aider le nouvel arrivant à mieux vivre cette période difficile qui suit l’incarcération, un moment que chacun vit toujours si douloureusement. Tout au plus essayent-ils de rendre cet enfermement soudain un peu moins dur que ce qu’ils ont connu eux-mêmes.

Je n’étais pas différent en arrivant dans le couloir de la mort ! J’étais un jeune prisonnier encore sous le choc de son incarcération, rempli de méfiance envers tous les autres. Mais en ayant grandi auprès de cette arrière-grand-mère, une petite phrase trottait sans cesse dans mon esprit : «Roger McGowen, il n’y a pas de honte à être gentil !» Sans doute, malgré tous les avertissements de chacun, avais-je encore un peu confiance dans les hommes !

Odeur âpre, sauvage, animale


Je suis arrivé dans le couloir de la mort en novembre 1987. Et la première chose qui m’a frappé, ce fut l’obscurité, et l’odeur de l’aile de la prison dans laquelle je fus enfermé. Je m’en souviens encore, c’était l’aile J-23 ! Il y avait du grillage de poulailler tendu au-dessus des cellules, et des rangées de clôture tout autour de la promenade. La lumière pâle et blafarde était si faible qu’elle donnait une atmosphère lugubre au cachot. Quant à l’odeur, elle m’était totalement inconnue. Elle était âpre, sauvage comme une odeur animale. Je n’avais jamais rien senti de tel. Quelle stupeur pour un homme d’entrer dans un monde pareil !

J’en suis certain aujourd’hui, tout était amplifié par ma peur. Car personne ne peut imaginer qu’un tel monde soit possible sur la Terre. J’en suis certain aussi, cette odeur incroyable était due aux prisonniers enfermés dans leurs toutes petites cellules. A tous ces corps non lavés, à toute cette sueur, auxquels s’ajoutait la puanteur de la mort ambiante.

Dès mon arrivée, je fus placé dans une petite cellule (3 mètres sur 2) au deuxième étage. Ayant été transféré tard, j’avais manqué le repas du soir. Cette situation était tellement nouvelle, si inattendue, dans un monde tellement hostile, que je ne savais pas à quoi m’attendre. Fallait-il que je dise quelque chose ? Fallait-il que je fasse quelque chose ? Ou bien devais-je tout simplement m’asseoir là, et attendre ?

«N’accepte rien d’autrui»

Mon problème fut vite résolu quand un jeune gardien noir vint dans ma cellule pour m’apporter une sorte d’oreiller contenant aussi deux draps, une brosse à dents, de la poudre de dentifrice et des écouteurs pour écouter la télévision (à cette époque, nous pouvions encore regarder la télévision). Je m’en souviens très bien : il me confia son nom, et me demanda si j’avais mangé. Evidemment sur la défensive, craignant un de ces pièges dont on m’avait parlé, je lui répondis que non !

Alors il partit, et je fus pris par la crainte de la célèbre loi des prisons : «N’accepte jamais rien d’autrui !» Il revint quelques minutes plus tard et déposa un petit sac dans ma cellule sans rien me dire. Ce fut plus fort que moi : j’en sortis le contenu, si dérouté par l’événement qui venait d’avoir lieu. Il y avait là un sandwich au thon, un paquet de chips et une pomme. Il y avait là surtout un peu d’humanité ! Plus tard, j’ai su qu’il m’avait donné la moitié de son propre dîner. Ainsi, peu à peu, lui et moi nous avons eu une excellente relation, sans jamais reparler de ce petit repas offert à mon arrivée.

Les années passant, j’ai souvent été en situation de pouvoir aider à mon tour beaucoup d’autres détenus. Certains acceptèrent mes dons, mais à cause de la règle tacite consistant à refuser toute aide, d’autres non. Combien de chaussures, de cafetières et de vivres ai-je ainsi pu offrir à tous ceux qui le voulaient bien ? C’était à mon tour, comme le faisait mon arrière-grand-mère, de partager avec les plus démunis, même en risquant la honte dans un tel lieu.

Un matin, je fus transféré au tribunal pour le procès concernant mon affaire. Et dans la prison du comté où je fus placé, je savais qu’il allait faire très froid, tant dans ces bâtiments blindés ils maintiennent tout le temps une climatisation glaciale, été comme hiver. Aussi fallait-il s’y préparer en s’habillant chaudement. Les seuls vêtements qui nous étaient donnés pour ce transfert étaient tellement fins : juste une combinaison de prisonnier, à savoir un pantalon et une chemise à manches courtes ! Alors j’ai décidé de rajouter mon sous-vêtement long, et deux tee-shirts, avec en plus ma veste enfilée par-dessus. Mais malgré tout cela, j’avais quand même très froid dans cette cellule d’attente où nous étions déjà trente, si serrés.

Et puis ils ont rajouté un jeune gars dans notre cellule pourtant bondée. Il avait seulement sa petite combinaison légère sur lui. Il tremblait de froid par tous ses membres en essayant de tirer sur ses manches pour les rallonger. Certes, j’avais froid, mais je savais qu’à cet instant il avait bien plus froid que moi. Et c’est là que la voix de mon arrière-grand-mère a surgi dans mon esprit : «Roger McGowen, la gentillesse ne connaît pas la honte !» Alors j’ai déboutonné ma combinaison pour enlever mon long sous-vêtement et l’un de mes tee-shirts, et je lui ai offert de les mettre pour se réchauffer un peu. Il y a eu alors un instant incroyable. Il m’a d’abord simplement regardé. Et je l’ai moi aussi regardé, sans qu’un seul mot soit prononcé. Et nous nous sommes vus, tellement vus tous les deux. Cela a duré peut-être trente secondes. Puis, il a pris les vêtements pour les enfiler sans faire aucun commentaire. Pas un mot ne fut prononcé. Mais je peux vous dire qu’apparemment, il avait bien plus chaud, grâce aux vêtements mais aussi grâce à l’événement qui venait de se passer… Et j’ai entendu mon arrière-grand-mère qui riait derrière moi !

La leçon de l’arrière-grand-mère

Quand on nous ramena à la prison, il fut placé dans la même aile que moi. Et il vint à ma table pendant le dîner, ce tout jeune détenu si égaré qui vivait à son tour son premier jour d’incarcération. Après le repas, en passant devant sa cellule, j’ai pu voir combien il n’avait rien, aucun ustensile, rien. Alors je lui ai apporté d’abord une tasse et un bol. Et puis je lui ai empaqueté un grand sac de nourriture, complément indispensable pour manger à sa faim. Evidemment, il commença par refuser, tant il avait été averti lui aussi de la règle de ne jamais rien accepter. Alors je lui ai raconté ma propre histoire lors de mon arrivée. Et je lui ai dit combien, depuis ce jour, je faisais tout ce que je pouvais pour aider au mieux les nouveaux détenus. Et puis je l’ai rassuré : «Je ne réclame rien en échange, tout ce que je te demande, c’est de transmettre de l’amour à ton tour !» Il a regardé autour de nous, juste pour voir si personne ne nous épiait. Il était inquiet. Il voulait tellement ne pas être pris pour un faible en acceptant quelque chose de ma part. Alors pour le rassurer un peu plus, je lui ai confié ce que mon arrière-grand-mère me disait toujours : «La gentillesse ne connaît pas la honte !» Il a pris le sac, avec un petit sourire. Et nous avons fini par devenir bons amis au fil du temps.

Plus tard, bien plus tard, il fut libéré. Et je l’ai vu donner à un autre prisonnier, qui venait d’arriver, tout ce que je lui avais donné. Après sa sortie, il m’envoya une lettre de remerciements, et il y avait mis de l’argent pour m’aider. Je n’ai plus jamais, par la suite, entendu parler de lui. J’espère qu’il mène une vie droite et honnête, et qu’il continue à transmettre de l’amour.

Savons-nous combien nous pouvons faire toute la différence dans la vie d’une autre personne, seulement en offrant un peu de gentillesse ? Savons-nous combien un peu de gentillesse peut parfois tout changer ? Je crois que c’est la plus grande leçon que m’ait offerte mon arrière- grand-mère. C’est la leçon qui me sert chaque jour, ici, dans le couloir de la mort. Parce que s’il existe un lieu où la gentillesse est vitale, c’est bien dans le couloir de la mort. Etre gentil sans honte, c’est parfois la seule manière de sauver sa raison, d’éviter de sombrer dans la folie. Essayez-le ! Essayez-le surtout avec ceux qui ne sont pas gentils, ou bien envers ceux avec qui vous n’avez jamais été gentils ! Essayez-le sans attendre, tendez la main vers celui qui a besoin d’un geste réconfortant. Souvenez-vous de mon arrière-grand-mère : «La gentillesse ne connaît pas la honte !»


Traduit de l’américain par Catherine Spec
— 12 décembre 2009

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lundi 11 avril 2016

Pierre Rabhi et le mystère de la vie...

Depuis que l’Homme a levé la tête vers les cieux, il ne cesse de s’interroger sur les grands mystères de sa présence : D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? Nous serions des poussières d’étoiles animées par une intelligence dont on sait peu de choses : la vie. 
Plus cette vie évolue, plus elle se complexifie, jusqu’à faire apparaître des arbres, des animaux et même des hommes qui prennent conscience de leur propre existence. 
Aujourd’hui, en entrant dans l’anthropocène, nous comprenons seulement l’impact que notre présence engendre sur ce qui l’entoure, tout en nous rendant compte du rôle de modérateur qu’il va falloir essayer d’adopter.
Lors de notre entretien avec Pierre Rabhi début 2016, nous avons pu questionner le paysan philosophe sur des énigmes métaphysiques auxquelles ils donnent une réponse simple : l’amour.

Bio à la Une : Pourquoi la graine germe-t-elle ?

Pierre Rabhi : J’ai beaucoup fréquenté les philosophes pour savoir si quelqu’un pouvait m’éclairer sur ce mystère. Je me suis rendu compte que les philosophes n’étaient pas forcément d’accord. Il n’y en a qu’un que j’ai retenu, Socrate, qui dit “la seule chose que je sais, c’est que je ne sais pas”. C’est clair. Nous ne savons pas, ou pas grand-chose. Pourquoi nous sommes nés, etc. Quand au mystère de la vie, c’est vrai qu’on est fasciné de voir une graine germer. On peut méditer dessus des heures. Une toute petite chose contient une puissance de vie complètement extraordinaire. Vous la mettez dans la terre, elle va germer.

Une simple graine de tomate va donner des kilos et des kilos de tomates, on peut même dire des tonnes de tomates. On comprend le mécanisme à peu près, mais au-delà, je ne sais pas pourquoi la graine germe. Je ne connais rien de l’intelligence qui la conduit. On est dans le monde du mystère de la vie. Même notre propre corps est un formidable mystère. Il n’y a pas un bouton pour dire respiration, un autre pour dire circulation du sang, le corps est intelligent lui-même. Il fait tout sans avoir besoin d’autre chose, sans que notre mental s’en mêle. Justement, quand il s’en mêle, c’est là qu’arrivent toutes sortes de complications. Le corps humain s’autorégule, il est lui-même d’une très grande intelligence. D’où vient cette intelligence, moi je n’en sais rien. C’est là le mystère.

Bio à la Une : Même si on ne sait pas pourquoi, la graine germe, c’est un fait. Est-ce pour vous le début d’une réflexion plus profonde ?


Pierre Rabhi : La vie m’émerveille. Je ne la comprends pas. À travers ce mystère, je crois vraiment que la plus grande puissance que peut développer un être humain pour modifier le cours de sa vie, c’est l’amour. Ce n’est pas simplement l’amour humain, mais l’Amour dans sa grande dimension d’aimer. Vraiment aimer. S’il y avait l’amour dans notre quotidien et nos décisions, on ne détruirait pas la vie, nous n’aurions pas d’armements, de missiles, de chars d’assaut et toutes ces stupidités liées au meurtre. Non, on n’aurait pas besoin de tout cela. Il faut surtout apprendre à aimer et prendre soin, plutôt qu’à détruire ou à haïr.
Je suis très attaché à ce monsieur qu’on a crucifié, alors qui ne parlait que d’amour. Il n’a jamais dit “construisez-moi des cathédrales ou des églises”, il a simplement dit que l’amour est la puissance absolue qu’un être humain peut déployer, à condition, toutefois, que cet amour ne soit pas réduit à rien du tout. Dans les couples par exemple. “Je t’aime” un jour, “je ne t’aime plus” un autre. L’amour ce n’est pas ça. Je ne juge personne bien entendu, je ne veux pas choquer qui que ce soit.

Bio à la Une : Pensez-vous comme Vendana Shiva que les femmes doivent être au cœur du changement ?

Pierre Rabhi : Les femmes ont un rôle important à jouer. En donnant la vie, elles sont un être d’amour par excellence. Attention tout de même, car elles savent aimer, mais aussi haïr, peut-être pour mieux se protéger. C’est dans les deux sens. Il ne faut pas tomber dans le piège. Par contre, ce à quoi je souscris, c’est qu’il est dommage que les femmes soient partout sur la planète subordonnées et que, effectivement, si il y avait eu cette énergie inouïe, peut-être que l’histoire n’aurait pas été la même.

Bio à la Une : On revient sur la modération donc ?

Pierre Rabhi : Oui, bien sûr.

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samedi 5 mars 2016

4ème dimanche de Carême avec Jean Vanier


Monde de l'émerveillement et de la contemplation



Il y a le danger, à notre époque, d'être saturés d'informations, et de n'enregistrer que des choses très superficielles. Il est toujours bon de pénétrer avec notre intelligence dans un petit domaine de ce vaste monde de la connaissance qui est le reflet de notre immense univers: celui des choses visibles et invisibles. 

Si on creuse avec son intelligence un domaine restreint, que ce soit la croissance de la pomme de terre ou l'approfondissement d'un mot de l'Écriture, dans chacune de ces réalités on touche le mystère. 

Si on explore une chose à fond avec notre intelligence, on entre dans le monde de l'émerveillement et de la contemplation. Une intelligence qui touche la lumière de Dieu cachée au cœur des choses et des êtres renouvelle toute la personne.



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