mardi 26 avril 2016

Lilly Jattiot et le psychisme



Lily Jattiot nous parle des mythes et de l'évolution du psychisme... afin de mieux voir ce que nous sommes...
Je me souviens encore de son analyse du rêve que je lui avais partagé...






Voici le lien.

lundi 25 avril 2016

Se laisser toucher par la Vie

En considérant la peau comme l'organe le plus important du corps, du moins par son étendue, et connaissant la densité du réseau nerveux de l'épiderme, il est compréhensible que le toucher permette les sensations les plus fortes, agréables ou douloureuses et qu'il constitue un générateur non seulement de plaisirs d'une grande variété, mais aussi de sentiments parmi les plus profonds :

« C’est par la peau principalement que nous sommes devenus des êtres aimants. »
— Harlow, The maternal affectional system of rhesus monkeys

« Les mains sur la peau touchent l'âme à vif. »
— Christian Bobin

« La caresse recrée l'être qu'elle caresse. »
— Jean-Paul Sartre

« Faites les gestes, et les sentiments entreront dans le cœur. »
— Confucius


source : wikipedia
Azur Shiatsu
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samedi 23 avril 2016

Vivre en confiance : interview de Christophe Massin (1)


Certaines personnes ne parviennent pas à aimer, à faire des choix constructifs, à devenir elles-mêmes. A l’origine de ces incapacités, se trouve la peur psychologique. Censée nous préserver, elle s’active dans des moments inadéquats, et nous empêche d’avancer. Comment la neutraliser et revenir à un état de confiance ? 


Voici l'interview remise en forme de RFI
Première partie (17 min.)

  

 • Dr Christophe Massin, psychiatre et psychothérapeute à Boulogne, dans les Hauts-de-Seine, auteur de l'ouvrage « Une vie en confiance. Dialogues sur la peur et autres folies » aux éditions Odile Jacob


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vendredi 22 avril 2016

Préface du livre de Christophe Massin par Fabrice Midal


 La notion de confiance est très peu questionnée pour une raison toute simple : nous ne savons pas vraiment la penser. Nous connaissons celles d’estime de soi, d'optimisme, de bonté ou de gentillesse, mais pas celle-ci. En effet, elle est d'un tout autre ordre. À la rigueur nous pouvons penser à la « confiance en soi », ou « dans les autres », mais la notion de confiance intrinsèque nous échappe. Or celle-ci est par principe primordiale. Si bien que certains qui réprouvent ne s’en rendent pas compte, et que ceux qui en manquent au point d’en être meurtris ne discernent pas que là réside la source de leurs difficultés, de leurs angoisses et de leurs souffrances.

L’ouvrage de Christophe Massin éclaire avec brio le nœud du problème. En effet, explique-t-il, seule une approche « spirituelle » peut nous permettre d’aborder la cause réelle de notre souffrance et les moyens de nous en délivrer. Notre manque d’assurance ne vient pas d’abord d'un problème lié à notre éducation ou à notre environnement social, mais au fait que nous soyons des êtres humains. Tout être humain est ainsi pris par la peur et le doute qui le séparent de l'ampleur de la réalité, de l'ampleur de la vie. C'est donc un travail sur notre propre existence en tant qu'être humain qu'il faut faire. Retrouver confiance, c'est réapprendre à mieux coexister avec la réalité, au lieu de nous en séparer. Et un tel travail est l'œuvre la plus profondément humaine.

Le poète Rainer Maria Rilke a le plus souverainement fait l'épreuve de la déchirure qui, au cœur de nos existences, nous prive de toute confiance. Comparant l'homme à la fleur, il écrit ainsi : « Nous, les violents, nous durons plus longtemps. Mais quand, dans laquelle de toutes nos vies, sommes-nous enfin des êtres qui s'ouvre lit pour accueillir ? » Pour lui, ce qui nous sépare de la vie, c'est cette conscience qui interprète, examine et commente. Elle nous conduit à nous séparer de ce qui est, nous fait nous retourner sur ce qui a eu lieu, nous privant ainsi d'une ouverture réelle au présent.

La grande méprise est de croire que la confiance viendrait d'une forme d'assurance qui nous serait octroyée par un tiers. Nous cherchons tous à être rassurés et nous croyons que si nous l'étions comme nous le voulons, alors tout irait bien. En réalité, ce souci d'être rassuré est précisément ce qui empêche toute confiance. Attendre que quelque chose d'extérieur vienne nous apporter ce qui nous manque est une manière de creuser notre propre malheur. Or tant au niveau social qu’individuel, nos sociétés favorisent une telle méprise. Elles nous éloignent de la source de vie.

Nous ne pouvons trouver l'assurance qu'en abandonnant toute recherche d'une confirmation extérieure et en nous ouvrant sans condition à la réalité telle qu'elle est. Le geste de la méditation rejoint l'intuition de Rilke car il invite à ne rien faire, absolument rien. Cesser de chercher à comprendre, à analyser, à essayer de trouver des solutions.

Regagner ainsi la confiance n'est donc pas du tout un geste convenu pour se rassurer mais au contraire une ouverture profonde. C’est même là un mouvement radical. Voilà au fond, une excellente manière d'approcher le sens de tout chemin authentique spirituel : nullement chercher une sorte de cocon protecteur où tout serait apaisé, serein, mais aller à la racine de notre humanité, à la racine de ce qui la brime. Malheureusement, la compréhension habituelle de la spiritualité est trompeuse puisqu'on croit qu'il s’agit d'une forme d’élévation, de supplément d’âme alors qu'il s'agit tout au contraire d'un risque assumé nous exposant à la réalité nue. Non un refus du plus concret, mais la seule manière de lui rendre toute sa densité.

La véritable spiritualité, si peu connue aujourd'hui, si souvent confondue avec son contraire qu'est le divertissement, vise tout simplement à nous éveiller à ce qui est, là, maintenant. Autrement dit alors que pour la plupart des gens la spiritualité est une sorte de vague promesse, de consolation, elle est, tout au contraire, comme le montre Christophe Massin, l'analyse la plus lucide et convaincante des raisons de notre emprisonnement, des raisons de notre peur d'aimer et d'être aimé.

Cet ouvrage va vous permettre ainsi de découvrir ce qui vous empêche d'être vraiment ce que vous avez à être. Mais il contient aussi un autre apport décisif. La voie de la confiance n'est pas une voie qui passe par-delà nos difficultés et épreuves, mais qui au contraire nous invite à les rencontrer. Mouvement radical, poignant, souvent difficile et courageux : Christophe Massin vous invite à aller embrasser ce qui vous fait peur, ce qui vous blesse, ce qui vous inquiète car là, et là seulement, une forme de libération peut apparaître.

La question de la confiance ne cesse de me hanter depuis des années. Enseignant la méditation, je suis frappé de constater encore et encore que c'est elle qui fait le plus souvent défaut et empêche à nombre de gens d’entrer dans la pratique. Sans elle, en effet, la pratique de la présence attentive (Mindfullness) et la pratique de l'amour bienveillant restent pauvres, à la lisière de l'essentiel. Des sortes de techniques pour se protéger du monde, pour se protéger de soi, pour ne pas vivre. C'est pourquoi à présent, j’enseigne souvent les pratiques de confiance que j’ai reçues, voyant mieux au fur et à mesure de mon travail, leur importance décisive, leur force libératrice.

Puisse ce livre que vous tenez dans vos mains permettre à la confiance d’irradier, à notre monde de trouver enfin le souffle lui donnant la force de faire face aux défis nombreux qui aujourd’hui le menacent et de ne pas se laisser aller à la peur et au découragement.

Fabrice Midal



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jeudi 21 avril 2016

Une vie en confiance avec Christophe Massin

Une nourriture précieuse pour s'ouvrir à l'élan vital...

Présentation du livre par Gilles Farcet :

"Je suis heureux de signaler ici la parution du dernier livre du Dr Christophe Massin et d'en dire quelques mots. Il me semble que ce livre rendra service à beaucoup de monde. Je le ressens comme un ouvrage à dimension avant tout pédagogique. 
La forme du dialogue est ingénieuse et rend la lecture facile. Les thèmes abordés sont somme toute tous les thèmes fondamentaux avec lesquels chacun se débat : la peur, bien sûr qui est l’axe et à partir de là, le jugement, la bienveillance envers soi-même, les positionnements intérieurs et extérieurs au quotidien… 
Et surtout, l'auteur s'attache à dissiper toutes sortes de confusions et malentendus.

C’est au final un livre de pratique (mais pas de recettes), une pratique mise en perspective et exposée dans des mots simples et dans le langage de notre époque.
Enfin, l’une de ses qualités à mes yeux majeure est qu’il s’agit bien d’un livre de spiritualité ; Christophe est parvenu à faire un livre susceptible de s’inscrire dans un courant actuel de recherche de « bien être » au travers d’outils au départ spirituels sans pour autant, comme c’est à mon sens souvent le cas, brader la dimension spirituelle en la réduisant à un outil de confort.

Sans doute est ce une des vocations de Christophe Massin en tant qu'auteur : transmettre l'enseignement venu de Swami Prajnanpad et d'Arnaud sans l’édulcorer mais en en donnant une version en phase avec notre temps."





Résumé

Le psychiatre utilise sa formation de médecin et une démarche spirituelle fondée sur l'acception pour déceler les causes de la peur psychologique. Il montre les différents mécanismes permettant de passer d'un monde de la peur à un monde de la confiance, à travers ses dialogues avec un homme et une femme qui s'interrogent sur leurs blocages. ©Electre 2016

Quatrième de couverture

Comment en finir avec la frilosité de vivre ? Depuis plus de trente ans, Christophe Massin écoute ceux qui ne parviennent pas à s'aimer ni à s'accomplir... Au coeur de cette souffrance, la peur psychologique qui inhibe douloureusement et coupe des autres. Comment se dégager de son emprise afin de trouver «le sol ferme de la confiance» ? À travers ses dialogues avec un homme et une femme qui s'interrogent sur leurs blocages et sur leurs espoirs, Christophe Massin nous montre quels mécanismes permettent de passer du «monde de la peur» au «monde de la confiance», deux univers psychiques très différents. C'est une expérience radicale à laquelle il nous convie. Sa connaissance des stratégies mentales mais aussi sa démarche spirituelle fondée sur l'acceptation éclairent nos comportements parfois si incompréhensibles, au point qu'une envie naturelle puisse se réveiller en nous : changer de perspective et devenir, enfin, plus sereins.

mercredi 20 avril 2016

Gratitude au mystère...



Nous faut-il vraiment beaucoup plus que cela ?

Rendre honneur au jour qui se lève.

Visiter un jardin.

Parler à un ami.

Contempler un nuage.

Savourer un repas.

Rester humble face au mystère du jour.

N'est-ce pas suffisant ?



Kent Nerburn

mardi 19 avril 2016

La grande aventure initiatique - Siddhârtha aujourd'hui


DOMINIQUE SCHMIDT
LA  GRANDE AVENTURE  INITIATIQUE

SIDDHÂRTHA AUJOURD’HUI
(chez Accarias L'Originel)


Voici un livre particulièrement intéressant. Le titre en est volontairement ambigu : on pourrait s’attendre à y découvrir une nouvelle biographie du Bouddha historique ou encore des réflexions à son sujet. Il n’en est rien, puisqu’il s’agit du héros du roman philosophique bien connu de Hermann Hesse intitulé Siddhârtha, paru en langue allemande en 1922. D’ailleurs, on y rencontre Siddhârtha Gautama, mais d’une manière furtive et très différente des approches habituelles du fondateur du bouddhisme.

 Le livre mérite de retenir l’attention du lecteur pour plusieurs raisons. D’abord, il fait connaître ou remet en mémoire un roman dont on ne parle peut-être pas suffisamment. Ensuite, il est écrit d’une manière accessible et se lit aisément. Surtout, il interpelle le lecteur sur la question de son rapport à la pratique spirituelle.

Il en est même dérangeant puisqu’il interroge et remet en question la relation au maître spirituel, quelle qu’en soit la tradition, fût-il le Bouddha lui-même, le moins dogmatique de tous les maîtres. Il pose aussi la question de la progression spirituelle : le chemin de Siddhârtha n’épouse pas la progression initiatique telle qu’on se la représente d’ordinaire ; l’ascèse spirituelle du héros est ainsi suivie d’une sorte de rechute dans le monde le plus trivial qui soit, au regard de l’homme ordinaire. Une chute nécessaire dans la matérialité du monde.

Ainsi l’ascension vers la sagesse est-elle présentée comme inséparable d’une plongée dans la multiplicité toujours changeante et bien vivante des choses et des êtres. L’universalité ne s’obtient que par l’acceptation totale de l’individualité. La paix intérieure s’établit en harmonie avec le tumulte des passions à traverser. Les deux plans – spirituel et matériel – sont indissociables. Il ne s’agit pas seulement de se libérer de l’ego par une pratique régulière ou par de longues retraites méditatives, mais de revivifier la nature même de l’être humain et de recréer une conscience nouvelle de l’Humanité, qui prenne en compte les deux dimensions de l’existence que l’on oppose artificiellement.

Finalement, le seul maître digne de ce nom se révèle être un élément de l’univers : le fleuve, qui est l’image même de la vie. C’est par sa contemplation  que le héros se place sur le chemin de la libération. Autrement dit, le véritable maître de Siddhârtha n’est rien d’autre que le cours même de son existence, avec ses rencontres les plus anodines en apparence.

Ce livre a le mérite de pointer du doigt les dangers de toute intellectualisation de la pratique spirituelle et du dogmatisme, même le plus subtil. Et, sans nul doute, ce sont là des pièges qui sont tendus à chaque pas du chercheur spirituel.


   On peut néanmoins ajouter ou préciser que tout maître digne de ce nom est précisément là pour nous permettre d’éviter ces pièges. Un maître vivant et authentique ne dirait pas autre chose que ce livre ! Pourquoi donc faudrait-il se priver d’un tel maître ?

                                                      Sabine Dewulf


lundi 18 avril 2016

Le doigt vers soi... c'est pratique !



Ce seul texte suffit pour toute la pratique.

1-Inversez la flèche de l'attention
2-Voir la nature de l'esprit
3-Stabiliser la vision en se familiarisant avec elle
4-Accueillir tout ce qui se présente à partir de la nature claire de l'esprit et le laisser s'autolibérer.

José Le Roy




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samedi 16 avril 2016

Changer les regards avec Joshin Luce Bachoux

C'est un homme comme il y en a hélas beaucoup, plutôt proche de la soixantaine, le visage fatigué, les yeux d'un vaincu, assis sur le trottoir au coin de ma rue avec toutes ses possessions, une tasse en carton, un sac en plastique, une couverture.

Il ne demande rien. Il est là, il ne nous regarde pas, il attend, il survit. J'ai commencé par lui donner une pièce ou deux en passant, puis j'ai essayé de lui parler, d'apprendre où il vivait, mais son français se limite à « Merci Madame. » Cet hiver, je l'ai vu transi, recroquevillé ; il me semblait malade, maigrissait à vue d’œil. Quand je m'arrêtais près de lui, il me faisait comprendre combien il souffrait du froid.

J'apportai un grand sac contenant une veste chaude, des écharpes, des pulls, tout ce que j'avais récolté auprès de ma famille. Il a eu l'air vraiment content, m'a beaucoup remercié. Puis rien. Deux jours après, il était là, sans veste, sans écharpe. Les vêtements avaient-ils été donnés, échangés ? Les lui avait-on pris ? Que s'est-il passé, je ne le saurai pas. Je n'osai pas trop l'interroger ; quand je fis le geste d'enfiler une veste, accompagné d'un regard interrogateur, il me répondit par un mouvement de la main, très éloquent, qui me semblait englober toute une approche de la vie : « Eh oui, c'est comme ça... », juste une constatation, sans amertume, sans révolte.

Depuis, ne sachant trop que faire, je m'en suis tenue à donner de l'argent, des boissons chaudes et des sourires. Nous nous souhaitons bonne journée, moi debout, prête à bouger, à m'activer, lui sur son bout de trottoir, assis, disparaissant ensuite je ne sais vraiment pas vers quoi. Je donne, il me remercie, nous nous regardons, il me sourit, vaguement triste, je lui souris, vaguement coupable, et voilà.

Puis peu après Pâques, la situation s'est transformée. Un matin, lui, toujours si discret, me fait de grands signes en me voyant arriver. Il a un grand sourire, plus joyeux que je l'ai jamais vu. Il ouvre le sac posé près de lui et me montre : c'est plein de petits biscuits, de tablettes de chocolat. L'air réjoui, il fouille dans tout ça, et sort d'un air victorieux un lapin en chocolat, bien emballé dans son papier doré, et me le tend. « S'il vous plaît, s'il vous plaît... » Aujourd'hui, c'est lui qui me donne quelque chose, c'est moi qui remercie. Je range dans ma poche la pièce que j'avais préparée. Je lui montre en riant que cela me fait plaisir, j'exprime par gestes combien je suis gourmande - c'est vrai ! - et je range soigneusement le cadeau dans mon sac. Et je remercie encore, et nous nous sourions cette fois sans aucune arrière-pensée : deux êtres humains qui se rencontrent, deux personnes égales, des dons qui circulent dans les deux sens, un équilibre qui s'est rétabli dans le monde.

J'ai mangé le lapin, délicat chocolat au lait, et j'ai recommencé à lui offrir une ou deux pièces lorsqu'il est là. Mais nous savons tous les deux que tout a changé entre nous. Bien sûr, aujourd'hui, c'est moi qui donne, c'est lui qui reçoit, mais cette situation n'est pas figée, demain, après-demain peut-être, tout peut changer. C'est un moment de la vie, pas une fatalité.

Nous avons remis le monde à l'endroit, dans sa circulation fluide, changeante. Et je me demande si je ne me suis pas trompée souvent dans mon approche du don, si le plus grand don que l'on peut faire à quelqu'un ne serait pas de lui donner à son tour l'occasion de faire un don.

Un lapin en chocolat qui fait réfléchir !

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L'énergie de l'habitude avec Thich Nhat Hanh


Pour permettre à l’énergie de la pleine conscience de faire son travail en vous, il est capital que vous pratiquiez régulièrement la pleine conscience, aussi bien en marchant que sur la respiration. 


Dès que vous remarquez que l’énergie de l’habitude est à l’oeuvre en vous, continuez à respirer normalement, reconnaissez-la et dites : «Bonjour, mon énergie de l’habitude. Je sais que tu es là, mais je suis libre. Tu ne vas pas réussir à me pousser encore une fois à dire ou faire de telles choses.» C’est de cette façon-là que vous pouvez réaliser un mode de réaction différent : en créant une bonne énergie de l’habitude en remplacement d’une mauvaise énergie de l’habitude. 

Notre bonheur dépend beaucoup de la qualité de nos relations, que ce soit avec nous-même ou avec le monde extérieur. 
Il advient que l’énergie de l’habitude nous pousse à nous maltraiter, ou bien à maltraiter quelqu’un d’autre. Nous devons nous traiter avec respect, avec tendresse, avec compassion. 

Cela est extrêmement important, parce que si nous avons du respect pour notre propre corps et nos propres sentiments, nous saurons témoigner tout autant de respect envers les autres. 
C’est de cette façon-là que la paix, la liberté et le bonheur se développeront dans notre monde. 

Chacun de nous peut contribuer à ce développement. Il suffit pour cela d’un peu d’entraînement. 
Avoir un ami pratiquant la pleine conscience est certes une chance. Lorsque deux personnes pratiquent ensemble, il y a la possibilité d’un soutien mutuel : en marchant, en respirant, en mangeant, etc., elles cultivent de concert l’énergie appelée pleine conscience. 

 Thich Nhat Hanh 
Soyez libre là où vous êtes


vendredi 15 avril 2016

Les rides de l'esprit posé sur le calme de l'eau...


voir la vidéo


Un instructeur de méditation veut faire réagir les participants pendant une séance. Il lève un verre d'eau, tous s'attendent à l'habituelle question du verre à moitié plein ou à moitié vide. Mais à la place, il demande, sourire aux lèvres : "Quel est le poids de ce verre?" Chacun y va de sa réponse, entre 15g et 400g. 

 L'instructeur reprend alors la parole : " Le poids réel importe peu. Tout dépend du temps passé avec le verre dans votre main. Si je le tiens une minute, il n'y a aucun souci. Si je le tiens une heure, je vais avoir mal au bras. Mais si je le tiens ainsi toute la journée, je peinerai et mon bras finira engourdi et incapable de plus bouger. Or dans chacune de ces situations, le poids du verre ne change pas, mais plus je passe de temps à le garder dans ma main, plus il semble lourd. 

Le stress et les soucis dans nos vies sont semblables à ce verre d'eau. Si vous y pensez juste un bref instant, cela passe. Si vous les gardez à l'esprit plus longtemps alors ils commencent à vous faire souffrir. Mais si vous les ruminez toute la journée et vous finirez engourdis, paralysés, incapables de faire quoi que ce soit." 

 Je vous invite à déposer le verre!


(extrait de Petit Bambou)