mardi 14 janvier 2014

Le baratin intérieur... avec Alexandre Jollien

Je vous ai sélectionné quelques extraits de l'émission de France Inter avec Frédéric Lopez où Alexandre Jollien présente le "Petit traité de l'abandon : pensées pour accueillir la vie telle qu'elle se propose" (mai 2013).


Quelques moments choisis 
avec Alexandre Jollien
(22 min)

lundi 13 janvier 2014

dimanche 12 janvier 2014

Nos parents nous mènent-ils à l'introspection ? avec Marc Pistorio


Pourquoi ? Qu’est-ce qui fait qu’on ne peut pas parler à ses parents ? Est-ce par manque d’intérêt ? Parce qu’on a peur de leur réponse ? Si l’on se donnait le droit, qu’est-ce qu’on aurait à leur dire ? Une chose est certaine, il ne faut pas attendre qu’ils soient au seuil de la mort pour leur parler. On se prive ainsi de développer une relation saine avec eux.

[l'introspection]....C’est un programme qui n’est pas nécessairement très tentant... Mais il faut se demander si, en me refusant le droit à pareille démarche, vais-je un jour réussir à être exactement moi-même, à être aimé pour ce que je suis, à choisir des relations qui sont saines pour moi ? La réponse, c’est non. Pour arriver à tout ça, l’introspection est souvent essentielle. Entreprendre une démarche d’authenticité, ça peut vouloir dire, pour un temps, s’isoler parce qu’on dérange un peu nos proches. Mais ça ne dure qu’un temps. Les gens qui resteront sont ceux qui nous aiment vraiment et qui nous veulent du bien !

Marc Pistorio
(magazine Mieux être)

Réponse de Marc Pistorio à une question d'enfant
source : France Inter




samedi 11 janvier 2014

Mystère de la lumière...


J'aime les enlumineurs, les peintres, les maîtres verriers, tous ceux-là qui tentent de capturer l'impalpable lumière du ciel. Toute leur attention, tous leurs gestes sont orientés vers la qualité du jour, vers ce déclin ou cette aube, et même dans le sommeil la lumière les traverse... 
Jacqueline kelen


Photo du blog de Dominique

vendredi 10 janvier 2014

Denise Desjardins et le sens de la Vie

Elle a côtoyé les plus grands maîtres spirituels du XXe siècle. A 90 ans, Denise Desjardins publie son livre testament, Contre vents et années (éd. Table ronde). Virginie Larousse, rédactrice en chef du Monde des Religions, est partie à sa rencontre.

« Chaque être humain porte, enfoui en lui, un germe d’éveil, dans un état latent. Pour parvenir à la symbiose avec tous les êtres, tout l’espace, et finalement ne faire qu’un avec l’infiniment vaste, ce potentiel d’éveil doit être développé. Mais la plupart des personnes l’ignorent ou ne s’en préoccupent guère. Swâmi Prajnânpad disait d’ailleurs : “L’homme a des possibilités infinies, mais des probabilités limitées” ! Nourrir le germe d’éveil est le but de la vie humaine. C’est à cela que sert la méditation : calmer son individualité, apprendre le détachement, donner de l’attention et de l’énergie pour nourrir cette possibilité d’éveil. Ne pas le faire, c’est passer à côté du vrai sens de la vie. »


Denis Desjardins en quelques dates

1923 | Naissance à Alger dans une famille juive.
1943 | S’installe à Paris et se lance dans la peinture, puis découvre les groupes Gurdjieff.
1959 | Entreprend avec son mari Arnaud Desjardins et leurs enfants un voyage en Inde, aux côtés de Mâ Ananda Mayî et de Swâmi Prajnânpad.
1974 | Fonde un ashram en Auvergne avec son mari, et se consacre à la pratique et à l’enseignement du lying.
1994 | Publie De naissance en naissance
1995 | Publie La Route et le CHemine. Carnet de voyage et d'ascèse
1997 | Publie La mémoire des vies antérieures
2001 | Publie Le Lying, passerelle au coeur de soi
2008 | Publie La Rage et l'Absolu
source : le monde des religions

jeudi 9 janvier 2014

Yvan Amar rencontre son maître Chandra Swami


Dès mon arrivée en Inde se produisirent plusieurs coïncidences. Je rencontrai d’abord des Canadiens ; l’un d’eux avait entendu parler d’un sage qui vivait sur une île forestière, au milieu du Gange, sur les contreforts de ('Himalaya. Puis, à Rishikesh même, une Américaine me confia qu’elle avait passé de nombreuses années en Inde, et qu’un seul homme pouvait à ses yeux être qualifié de maître, de guru authentique : il vivait sur une petite île forestière, au milieu du Gange, sur les contreforts de l’Himalaya. Le lendemain, une troisième personne, une jeune Européenne, me dit qu’elle avait rencontré un sage qui vivait sur une île forestière, au milieu du Gange, et que depuis elle voulait suivre son enseignement. Elle me montra le livre de cet homme, qui était Chandra Swami. Dès que je le vis en photo, je me sentis appelé. L’Américaine me prêta ce livre que je lus d’une traite et, comme il était très difficile de se le procurer, j’en recopiai les trois quarts pendant la nuit ! Le lendemain matin, lorsque je lui rendis le livre, la dame m’expliqua comment me rendre auprès de Chandra Swami et je partis aussitôt. Il y avait tout juste quinze jours que je me trouvais en Inde.

C’était en novembre. J’arrivai à l'âshram où pouvaient loger les visiteurs. Le swami séjournait alors au Cachemire, mais il ne tarderait pas à rentrer. Je savais qu’il avait accompli une partie de sa sâdhana* dans cette région et qu’il rendait régulièrement visite à ses devotees. Un matin, vers cinq ou six heures, on vint frapper à la porte de ma chambre pour me demander si je voulais voir le swami qui passait à l’âshram avant de regagner sa hutte dans la forêt. On m’amena dans une pièce et je me retrouvai devant Chandra Swami. Il ne se passa rien d’extraordinaire, mais trois choses me frappèrent à cet instant. D’abord, la beauté de cet homme m’apparut comme un témoignage incontestable : seule une expérience ultime pouvait communiquer une telle beauté. En sa présence, je sentis en outre que jamais je ne l’oublierais et que jamais je ne pourrais lui mentir.


De la façon la plus naturelle, comme font tous les Indiens, il me demanda simplement : « Where do you come from ? » Puis il resta silencieux et me dit enfin que je pourrais lui rendre visite à l’heure du darshan, sur son île, où il recevait chaque jour les quelques personnes qui voulaient bien faire la marche dans la forêt. Je fis ce trajet pendant plusieurs mois. C’est là que j’eus la chance de vivre cette chose si rare en Occident : une relation totale avec un être. Le plus précieux, pour moi, c’est que cette relation ne se produisait jamais à partir d’un fait déterminé ; c’était toujours dans l’instant, dans l’obligation d’une sincérité totale à ce qui était.

Chandra Swami est l’incarnation même de ce qu’évoque le mot guru. En sanskrit, guru signifie « poids » : ce qui a du poids, ce qui est lourd. La même racine a donné grave, gravité, gravitation. Le guru est un homme de poids, comme on dit d’une parole qu’elle a du poids, ou d’un homme qu’il pèse dans une décision. Il est le poids de ce dont il témoigne dans la mesure où, plus qu’un maître spirituel, il est un maître matériel, incarnant cet esprit qu’il a réalisé. Étant le poids de cette expérience, il donne en outre du poids à ce qui est autour de lui, de la gravité à ce qu’il côtoie. Ainsi confère-t-il un centre de gravité aux choses, réinsère-t-il tout ce qu’il touche dans la gravitation naturelle. En sa présence, on est pris dans cette gravitation, contaminé par ce poids ; d’un coup, on a l’impression d’être lesté dans le réel. Le contact que j’ai eu avec lui, au-delà des mots, tenait dans cette sorte d’ancrage. Bien plus que le prétexte des enseignements, des pratiques, c’est cette qualité de relation, de contact de réalité qui a été essentiel.

Yvan Amar
L'Effort et la Grâce

mardi 7 janvier 2014

Denise Desjardins par Martin Colombet


"Denise Desjardins est une très vielle Dame. Je la photographie chez elle, dans un petit appartement d’un immeuble très chic de l’ile Saint Louis. Une seule fenêtre qui donne sur la Seine et qui forme avec le bitume et le ciel un aplat de gris un peu austère. Il a beaucoup plu la veille et la Seine est furieuse. 
Un homme qui a ouvert le feu ce matin sur des inconnus à Libération poursuit sa folle cavale dans l’ouest Parisien. Les bateaux de la police fluviale qui participent à la chasse à l’homme passent dans un sens et puis dans l’autre. Une sorte de psychose vient troubler la tranquillité des plus vieux quartiers de Paris où plus grand chose ne se passent d’habitude. 
A quelques centaines de mètres d’ici, le jeune homme blessé le matin même se fait sauver à la Pitié Salpétrière. 
Denise est très élégante, elle a mis son châle en soie. Les vieux abats-jours en tissu diffuse une lumière chaude et douce qui fait écho aux réverbères de la rue qui viennent de s’allumer dehors. La nuit tombe et les touristes flânent dans cette froide soirée d’hiver. J’ai passé deux heures avec elle, nous avons pris le temps de faire une belle photo avec Denise. Nous avons un peu parlé aussi et puis elle m’a demandé de partir, à cause de la fatigue."

source : http://www.martincolombet.info/tag/denise-desjardins/

Au chœur des moines...


Le chant du mystère : 




lundi 6 janvier 2014

Pour une bonne reprise du travail avec Pierre Lassalle

Qu'est-ce que le véritable travail ?


Savez-vous que le mot « travail » vient d’un mot latin tripaliare qui signifie « torturer » ? Amusant, non ?! 
Il existe deux aspects au travail :

C ’est une activité qui a pour but de permettre à l’être humain de demeurer conscient durant sa journée.
Il est donc plus juste de lui enlever sa notion de métier ou de profession (où l’on gagne de l’argent, mais sans être forcément conscient !), et de lui conserver plutôt celle d’activité, permettant l’attention et la vigilance.
Ainsi, une activité réalisée automatiquement, sans besoin d’une grande présence de l’individu ne devrait pas être appelée un travail ! Pourquoi l’être humain devrait-il rester conscient durant le jour ? Ne peut-il pas se laisser aller à faire n’importe quoi, sans conscience ? Essayez, et vous verrez rapidement les effets néfastes de ce genre de comportement !
D’ailleurs, cela ne vaut même pas le coup d’essayer, car vous connaissez certainement des gens dans votre entourage qui font cela. Lorsque l’être humain se laisse aller, et qu’il agit sans conscience, il est rapidement soumis à l’erreur, au mensonge, à l’exaltation, au défoulement, à l’irrespect, à la colère, à l’orgueil, à la jalousie, à l’avarice, et à beaucoup d’autres vices de la nature humaine qui émergent lorsqu’elle se soumet.
Un véritable travail, qui vous permet d’utiliser vos meilleures facultés, avec toute votre conscience, votre attention, et un aspect créatif, vous garantit de demeurer vous-même, dans une personnalité équilibrée...

C’est une activité qui vise à ce que l’individu accomplisse une œuvre de Bien. 

Notez que le mot « œuvre » est intéressant. En effet, alors que le mot travail était plutôt utilisé pour les tâches obligatoires, et que les mots profession ou métier incluent une notion de rémunération (donc le travail moderne), le mot œuvre devrait être le mot utilisé pour définir le véritable travail dont nous parlons ici.
Il s’emploie pour désigner une activité dans laquelle il y a une notion de créativité, et aussi le résultat de cette activité. Nous y voyons une notion de rencontre entre une part consciente et vigilante, voire créatrice, chez l’individu, et une part subconsciente. En effet, la véritable activité doit associer une part de libre arbitre, la consciente liberté de l’individu, avec le karma, cette part subconsciente imposée. N’oublions pas que les premiers chrétiens, dont Saint Paul, utilisaient le mot « œuvre » pour désigner le karma des Orientaux !
Ainsi, le vrai travail est une activité spirituelle, c’est-à-dire avec la participation de l’esprit humain bien conscient de ses actes, ou l’individu œuvre au plus grand bien de tous, tout en transformant son karma (en réglant un certain passif, une certaine dette, grâce à ses efforts conscients).
Quand un être humain œuvre ainsi, la lumière de son esprit (relié à son Ame céleste) imprègne tout ce qu’il touche, comme nous le voyons sur l’image. Le grand mystère de la transsubstantiation se trouve juste derrière de tels actes ! C’est vers ce vrai travail, ou œuvre, qu’il nous faut tendre, que l’on soit un homme ou une femme.

Et la carrière ? Dans cet état d’esprit, sa seule place plausible est l’évolution de l’individu qui agit, en cherchant à réaliser une œuvre toujours plus emplie de conscience et d’esprit : c’est ce que nous appelons un acte de foi.

Pierre Lassalle 
(Extrait du nouveau tarot de l'individualisation)

Pour voir l'article plus détaillé, il suffit de cliquer...


dimanche 5 janvier 2014

Pour la venue des rois mages...

Pour la venue des rois mages, voici un des tirages du Jeu des Miroirs qui avait été réalisé sur un célèbre réseau social. 

Il vous permet d'aller à votre rencontre à travers les trois personnages, Gaspard, Melchior et Balthazar.


Suivez les consignes et votre bonne étoile :




vendredi 3 janvier 2014

Love is calculation. L’amour, c’est du calcul.


L’amour, c’est du calcul? Impossible ! 
 Voilà bien un langage de mathématicien. 
Cela paraît cynique de parler ainsi et pourtant la vérité n’est pas ailleurs. La vérité se situe bien au-delà de nos rêves, de notre idéalisme, de celui des autres qui ne correspond pas toujours au nôtre et des conflits d idéaux qui en résultent. 
Je calcule : « Si je fais cela, qu’est-ce que l'autre va recevoir ? » Comment vais-je utiliser mon temps, mon énergie et mes moyens financiers pour le meilleur rendement possible de mes manifestations d’amour ? Dire «je t aime » n’est pas une manifestation suffisante en elle-même. Comment faire sentir à l’autre qu’il est aimé et qu’il reçoit? Alors je calcule. À chacun de le faire réalistement, dans le relatif, avec les facteurs qui lui sont propres. L amour est calcul, l’amour est habileté. 

Cette habileté est une forme d’intelligence, une intelligence de la tête, bien sûr, mais surtout l’indispensable intelligence du cœur et même du corps qui peut nous faire sentir : ce dont l’autre a le plus besoin, c’est d’un peu de repos! «Allez, allonge-toi et repose-toi un instant. » — « Mais la vaisselle n’est pas faite. » — « Eh bien, je m’occupe de la vaisselle. »Vous avez donné à l’autre le repos dont il avait précisément besoin. 

Si vous avez un peu conscience de votre corps, si vous êtes attentifs à vos propres besoins, vous comprendrez les nécessités du corps de l’autre. Rien n’est parfois plus bouleversant que d’être deviné, compris, sans avoir formulé la moindre demande. Mais la tête n’est pas assez intelligente pour sentir ces choses toutes simples qui peuvent tellement toucher l’autre. 

Oui, cette parole de Swâmiji m’a surpris : « Quel langage terre à terre pour parler d'amour ! » Maintenant, je comprends très bien ce qu’il voulait dire après m’être rendu compte qu’il y avait tant d’amour derrière cette terminologie abrupte. 
Swâmiji m’a montré, manifesté un amour infini, un amour absolu. Je vous livre la clef : l’homme qui m’a enseigné love is calculation est celui par qui je me suis senti non seulement le plus, mais le mieux aimé, le plus intelligemment aimé. 





Arnaud Desjardins
LaVoie du cœur, chap. « L’amour est habile ».
 Extrait de "Les formules de Swami Prajnanpad"