samedi 23 août 2014

Méditer dans la nature avec Christophe André


En été, des occasions illimitées nous sont offertes de méditer sur et dans cet univers foisonnant qui est le nôtre. Une manière de laisser la Création nous apparaître dans toute sa beauté.


On peut simplement s'allonger et contempler la variété de ce qu'on nomme, par de pauvres termes génériques, “herbes” ou “insectes”, et découvrir la merveilleuse richesse de ce petit monde. Ne rien penser : juste s’allonger, observer, s’immerger dans cet univers discret, foisonnant d’activité...

On peut aussi prendre le temps d’écouter longuement les bruits des soirs d’été : cris d’oiseaux et d’enfants, bavardages joyeux dans le lointain, moments de paix et de silence... On peut contempler la nuit et les étoiles, évidemment. Prendre conscience que cette beauté du ciel nocturne ne nous est apparue que parce que la lumière du soleil a disparu. Beau message à méditer pour tout le reste de notre existence, bien au-delà de l’été : parfois, ce qui ressemble à un retrait peut n’être qu’un prélude au dévoilement de merveilles plus grandes encore que celles que nous avons perdues...

On peut enfin, et c’est mon exercice préféré, méditer face au soleil levant, face à qu’Homère appelait « l’aurore aux doigts de rose ». La vie moderne nous éloigne souvent de l’aube : soit nous nous levons trop tard, et il ne nous reste que les crépuscules ; soit nous le faisons, mais pour partir travailler, et nous n’avons alors pas le temps de la contemplation. Mais l’été et les vacances sont une occasion unique de redécouvrir la merveille du lever de soleil. Nous pouvons bien nous lever tôt : il nous restera toujours la sieste, autre plaisir de l’été. Alors, dans le calme de la nuit finissante, nous pourrons contempler l’illumination progressive du ciel : lueurs pâles au levant, arrivée de la lumière, percée des premiers rayons, réchauffement progressif du monde. Un petit remake de la Genèse, où Dieu dissipe les ténèbres. Que nous pouvons savourer en pleine conscience, en nous reliant tranquillement à notre souffle (autre remake, car tout commença quand Dieu souffla en nous « une haleine de vie ».

En prenant conscience de tout notre corps qui respire dans le soleil levant, en nous sentant simplement vivants. Et en réalisant, quoi qu’il nous soit arrivé auparavant, quoi qu’il nous arrive désormais, que c’est une grâce et une merveille d’être là, à cet instant. Gratitude et bonheur infinis... »

Christophe André, 
 La Vie, 3 juillet 2014

vendredi 22 août 2014

Un bon devoir de vacances avec Elisabeth Marshall

On le croit à tort, mais la méditation silencieuse et immobile n’est en aucun cas l’apanage de l’Orient. Il existe une pratique occidentale chrétienne qui commence avec les Pères du désert égyptien au IVe siècle. Le moine Jean Cassien emploie à son sujet la métaphore de la roue. Sacrements, lecture des Écritures, contemplation de la nature ou exercice de la musique : comme les différents rayons de la roue, il existe différentes sortes de prières, mais toutes convergent vers un seul centre : l’Esprit du Christ. « Comme la roue, pour fonctionner, a besoin d’un centre immobile, commente le bénédictin Laurence Freeman, de la même manière, l’immobilité de Dieu et l’immobilité de cet amour est la source de toutes les activités de ma vie. » (http://meditationchretienne.org)

Il n’est pas besoin d’avoir la foi pour éprouver dans sa journée - où l’urgent l’emporte souvent sur l’important - la nécessité de retrouver un cœur paisible, de s’asseoir en silence, seul avec soi-même (ou avec Dieu) pour réajuster sa boussole et retrouver son centre. Se retirer dans la « chambre intérieure » dont parle l’Évangile, ce lieu où se réunifie l’être, corps, mental et esprit, pour être plus ouvert et attentif au monde. La pratique de la méditation - dont les méthodes sont de vrais succès de librairie - entre aujourd’hui à l’hôpital, dans l’entreprise ou à l’école, et on peut s’en réjouir. Car cette pratique universelle, qui réunit laïques et hommes de foi, est d’abord un chemin pour, selon les mots du philosophe Fabrice Midal, faire de nous de meilleurs humains, plus conscients, plus apaisés.

Prendre un temps avec soi-même pour être autrement présents aux autres, voilà un bon devoir de vacances. Qu’on choisisse de contempler en pleine nature ou de son balcon un soleil levant, de s’exercer à marcher ou à faire les petits gestes du quotidien en pleine conscience, d’être plus présents à ses enfants, ou de s’asseoir dans une église silencieuse, toutes les voies sont possibles. L’essentiel ? S’y tenir, conseillent nos experts. Dix minutes au moins chaque jour durant une semaine. Chaque matin dans l’immobilité intérieure, sans rien attendre. Juste pour voir si cela change quelque chose à nos journées...

Elisabeth Marshall

mercredi 20 août 2014

Un arbre à découvrir : le sugi


Le sugi (ou le cryptoméria du Japon, Cyprès du Japon ou Cèdre du Japon) est une espèce de conifères appartenant à la famille du cyprès chauve. C'est l'arbre national du Japon, où il est communément planté autour des temples, avec de nombreux sujets impressionnants plantés il y a des siècles...

carte du beau jeu de cartes "L'oracle des arbres"






mardi 19 août 2014

Les moines de Sainte-Marie de la Garde.





Les monastères sont des doigts silencieux dressés vers le ciel, le rappel obstiné qu’il existe un autre monde dont celui-ci n’est que l’image, qu’il annonce et qu’il préfigure. 

 Dom Gérard Calvet

Fondateur et premier abbé 


Une journée avec nous
Toute la journée monastique est rythmée par les différents offices, chantés en latin et en grégorien. En venant au monastère, vous pouvez assister à tous les offices qui ont lieu dans la chapelle.
Vous pouvez également demander à voir un moine-prêtre. Celui-ci répondra aux questions posées, apportera un secours spirituel à qui le réclame et, si la personne le lui demande, se rendra disponible pour le sacrement de la confession.
Les hommes peuvent partager le repas avec les moines, au réfectoire de la communauté. Moment convivial et fraternel, tout se vit dans un cadre de prière et de silence.
Voici les horaires d’une journée à Sainte-Marie de la Garde :
• Matines à 3 h 30
• Laudes à 6 h
• Messes lues à 6 h 30
• Prime à 7 h 45 (à 8 h dimanche & fêtes)
• Les moines se livrent à la lecture spirituelle et à la prière
• Tierce & Messe chantée à 9 h 30 (à 10 h dimanche & fêtes)
• Les frères s'adonnent au travail manuel jusqu'à 11 h 55
• Sexte à 12 h (à 12 h 15 dimanche et fêtes)
• None à 14 h (à 14 h 30 dimanche et fêtes)
• De nouveau, la communauté se livre aux diverses activités jusqu'à 17 h
• Vêpres à 17 h 30 (suivies, dimanche et fêtes, du Salut du Saint-Sacrement)
• Complies à 19 h 45.

Voir le site du monastère



dimanche 17 août 2014

Expérience mortelle avec Marie de Hennezel


Psychologue, psychanalyste, formée à l'haptonomie, Marie de Hennezel a travaillé dix ans dans la première unité de soins palliatifs créée en France en 87. 
Elle est présidente d'honneur de l'"Association Bernard Dutant, Sida et Ressourcement", et anime conférences et séminaires sur l'accompagnement en fin de vie.






samedi 16 août 2014

Marche avec Christophe André

La marche en pleine conscience (7 ème jour de retraite)

“Le miracle, c’est de marcher sur la terre”, écrit le maître bouddhiste vietnamien Thich Nhat Hanh. J’ai vécu ce miracle chaque jour de la retraite. Régulièrement, nous sommes invités à pratiquer la “marche en pleine conscience” : une marche très lente, durant laquelle on s’efforce de se relier à toutes les sensations dues au fait de poser un pied devant l’autre.

Un peu étrange au début, car on est surtout occupé à se freiner, freiner l’automatisme de marcher vite et vers une destination. Là, on avance lentement, et on ne va nulle part. Il fait beau à peu près toute la semaine, alors je marche souvent pieds nus dans l’herbe. Je contemple les fleurs des champs. Je retrouve souvent les mêmes chaque jour. Un matin, vers 6h30 souffle un petit vent froid, qui fait ployer les brins d’herbe. Je me demande s’ils ont froid comme moi, et je ne trouve pas saugrenu de me poser la question. Dans la journée, je marche si doucement que je surprends souvent des grillons ou des lézards postés devant leur trou. Sentiment de proximité avec toute cette vie humble. Mais aussi avec les autres membres du groupe. La méditation n’isole pas du monde, au contraire : elle nous relie plus fortement encore à ce qui nous entoure. C’est peut-être pour cela qu’en chinois, “pleine conscience” s’écrit à partir des idéogrammes “présence” et “cœur”. Présence du cœur.

Peu à peu, pendant ces exercices de marche consciente, mon esprit cesse de bavarder. Je suis dans la marche et dans la présence. De temps en temps, je m’arrête pour regarder au loin, les arbres, ou le ciel et les nuages qui passent. Je repense à ces lignes de Henry David Thoreau, le philosophe et poète américain qui vécut deux années seul dans les bois du Massachussetts : “Pouvoir regarder le soleil se lever ou se coucher chaque jour, afin de nous relier à un phénomène universel, préserverait notre santé pour toujours. ” Cela me semble une évidence. Je me sens comme immortel…

Christophe André 
 Extrait du site : psychologies.com

vendredi 15 août 2014

Lumière de la Vie...

«La vie ne peut pas être contre vous, car vous êtes la Vie Elle-même. 
La vie peut seulement sembler aller à l'encontre des projections de l'ego, 
qui sont rarement en harmonie avec la Vérité.»

Mooji




jeudi 14 août 2014

mercredi 13 août 2014

Unifié... avec Michel Delpech


Mon retour à la religion n’est pas lié à ma dépression, puisque j’avais entamé ma quête avant qu’elle s’abatte sur moi. Elle m’a cependant permis de descendre dans les ténèbres de mon être et de questionner ma nature profonde. Au sortir de cette traversée du désert, j’ai commencé par lire de nombreux ouvrages religieux, comme la vie des saints.

J’ai aussi constaté que les églises m’attiraient. Qu’elles m’apaisaient. Tel un vagabond, j’y entrais au hasard et m’asseyais quelques minutes. L’homme que j’étais, encore fragile, y trouvait à chaque fois un sentiment de sécurité. Parfois même, je m’y endormais ! Quelques années plus tard, j’ai retrouvé cet apaisement lors de ma première retraite, à Saint-Wandrille, en Normandie. J’avais 35 ans et venais visiter frère Odon, un moine dont le témoignage entendu à la télévision m’avait interpellé. Les quelques jours passés là-bas ont transformé mon mal-être en bien-être. Tout s’unifiait. Il ne s’agissait pas d’un état d’exaltation ou de joie retrouvée, c’était plus subtil : je me sentais à ma place, en accord avec ce que je suis. 

 Michel Delpech
 (source : La Vie)


mardi 12 août 2014

Questions sur la Voie avec Arnaud Desjardins


J'ai mis, il y a longtemps cette interwiew en audio. 
La voici en rappel en format vidéo. Laissez-vous écouter ...et voir.