jeudi 1 mars 2018
mercredi 28 février 2018
Silences. Maintenant elle est comme les autres...
Le silence dans la forêt. Il est froissé tout d'un coup par la main du vent, comme on jette une lettre ratée au panier. Ce silence empêché d'être parfait est une des choses les plus fraternelles qui soient.
À Paris, le silence vient par les yeux. Ce mendiant, une couverture sur les jambes, mangeait un yaourt. L'air était si froid que les atomes gelaient. Il ne bougeait presque pas, sidéré par le froid. Il mangeait sa mort à la petite cuillère. Un silence l'enveloppait, contre lequel les bruits des affairés tapaient sans pouvoir le briser.
Le silence de Lao Tseu passant la douane et laissant son traité comme gage, don, sourire. Il s'éloigne. On ne le reverra plus. Quand on ouvre son livre, le coeur se remet à battre. On ne savait même pas qu'il était arrêté. Le texte : un visage avec un doigt sur les lèvres closes. Les commentateurs arrivent, se pressent pour réduire le miracle. Le visage sourit, ne dit rien. La pensée est un moustique, c'est agaçant ce bruit qu'elle fait à notre oreille. Ouvrons le livre, passons la douane, disparaissons.
Le silence du poème. Ce que les psychanalystes appellent un passage à l'acte est, dans sa soudaineté éclairante, proche de ce qu'est un poème, mais c'en est la version diabolique, destructrice. La vitesse du poème dépasse celle de la lumière. Elle n'est comparable qu'au sourire sans cause du nouveau-né. Ce sourire monte au ciel d'où il était venu.
Le silence de la Bible. Lisant un psaume de David, j'ai reçu le souffle de l'éternel, c'est-à-dire du mortel, en plein visage. Les écritures dites « saintes » ne sont pas plus saintes qu'une liste de courses épinglée sur une plaque de liège dans une cuisine : les deux témoignent du souci d'un vivant, du petit désir adorable de maintenir vie et souffle le plus longtemps possible.
Le silence d'un citron. Si nous avions l'oreille fine, nous entendrions le bruit d'un réacteur atomique, le bourdonnement méditatif de l'absolu sous la coquille jaune. Mais nous n'avons pas l'oreille fine. Nous ne voyons qu'un citron et sa dureté joviale caractéristique des fils du soleil.
Le silence de la neige qui tombe sur la neige. C'est le silence des évènements qui nous refont un cœur vierge. « Neige-qui-tombe-sur-de-la-neige » est le nom de l'amoureuse et son visage est plus noir que celui d'une icône.
Le silence du général de Gaulle protégeant sa petite fille mongolienne, Anne. Il rêvait qu'il était le général de Gaulle. Le seul point réel de sa vie était le petit visage oriental rieur d'Anne. L'enfant éternel un jour mourut. À la fin de l'enterrement, s'éloignant de la tombe, le vieil homme dit à sa femme : « Viens, maintenant elle est comme les autres ». Le silence parfois fleurit en une seule parole. Les témoins de cette floraison ne l'oublient jamais plus.
source : Le monde des religions***
mardi 27 février 2018
Chemin chamanique ?
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Gilles Farcet
lundi 26 février 2018
Présence... présente grâce à Jean-Pierre Vaissaire.
En octobre dernier, de retour des Pouilles j'ai décidé de passer par Rastenberg. (d'accord, c'est pas bien le plus court chemin...)
Je n'y étais jamais retourné depuis l'enciellement de notre chère Christiane, mais les images des "jours heureux" sont gravées non seulement dans ma mémoire, mais dans ma chair vive, dans tout mon être. Ancrées. Devenues partie de ce que je suis, pense, ressens. Je me dis souvent que Christiane n'est pas partie, qu'elle est toujours là, à mon côté, présente, si présente parfois...
J'arrive à Rastenberg, c'est la fin de journée, je décide de poser mon camping car dans la forêt, non loin du zendo; Et bien sûr d'aller roder en direction de cette petite maison, voir ce que tout cela devient depuis dix ans.
Je m'approche à pas lents. Et plus j'approche plus se forge une évidence. Christiane est là. De toute sa présence. Christiane est là, devant moi, elle est assise sur les marches de l'entrée du zendo, elle est vêtue d'un pantalon bleu marine et d'un haut blanc, elle est là, elle me sourit, doux regard ... Elle est "comme d'habitude" et elle me dit: "Alors vieux brigand, qu'est ce que tu viens faire par ici?"
Je suis confondu. Bien sûr je ne suis pas fou, mon "esprit" sait bien qu'elle est morte, comme on dit, il y a dix ans. Mais je connais trop ces percées, rarissimes, du réel, ces instants qu'elle nous a appris à reconnaître, ces infimes mais immenses traits d'union entre visible et invisible, pour me traiter moi-même de fou ou d'illuminé. Je SAIS la réalité de cette présence, je le sais comme plus fort que tout au monde, et je lui réponds, les larmes aux yeux "Tu le sais bien" (ou qq chose d'approchant). Je la remercie très fort d'être venue m'accueillir, j'entends une réponse du genre "tu le vaux bien".
Qui parle ici?
Qui entend? Qui sent, qui voit, quel est ce lien?
Jugés avec l'esprit cartésien, ces instants n'ont aucune existence. Mais je me moque bien de Descartes. Je sais ce que je vis, et ça pulse, ça palpite, ça respire, mieux, plus qu'une certitude avérée.
Somme toute, rien ne me surprend. De son "vivant", Christiane m'a souvent pris par la main et emmené à "la porte".
- Tu vois, le Réel, c'est ici. Que décides-tu, vas-tu entrer?"
Qu'elles sont douces, les larmes que j'ai versées les yeux dans les siens...
Comme c'était émouvant de la retrouver là 10 ans après...
et si naturel, en somme. Très "naturellement" bouleversant.
Alors, amis, je n'ai qu'une chose à vous dire, : allez-y. Peut-être vous y attend-elle comme elle m'attendait . Son travail ici bas n'est pas terminé...
(et dire qu'elle ne "voulait laisser aucun sillage")....!
Jean-Pierre Vaissaire
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dimanche 25 février 2018
samedi 24 février 2018
Pour être en cohérence avec soi
A propos de la cohérence cardiaque :
"Cela suggère que lorsqu'une personne est dans un état physique cohérent (cohérence cardiaque), elle ou il va montrer une meilleure capacité à ressentir les signaux électro-magnétiques et les informations encodées par les champs émis par le cœur des autres. Au premier abord, ces données pourraient faire penser que ces personnes en cohérence sont plus facilement susceptibles d'être vulnérables aux influences potentiellement négatives de champs incohérents émis par l'entourage. En fait, c'est l'inverse qui est vrai. Quand les gens sont capables de maintenir l'état de cohérence interne, ils sont moins vulnérables aux champs incohérents des autres. Paradoxalement, on constate qu'une plus grande stabilité interne est ce qui permet l'émergence d'une plus grande sensibilité"
HeartMath® Institute
Je vous indique le lien qui permet de comprendre la cohérence cardiaque en regardant les vidéos proposées :
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vendredi 23 février 2018
Incarnation...
"Incarner le changement, c'est ne pas réserver mon sourire qu' à ceux qui me sourient.
Incarner le changement, c' est rendre tangible , manifeste, cette unité intérieure qui ne peut s' accommoder d'aucune idée de comparaison ou de séparation d'avec l'autre ...........
Incarner le changement, c' est spiritualiser la matière, c'est à dire amener le plus haut degré de moi-même dans mes aspects les plus denses.
Incarner le changement, c'est tel le soleil, éclairer avec la même intensité le jardin d'enfants et le champ de bataille ...........
Incarner le changement c'est être ce que je dis et dire ce que je suis ."
Gregory Mutombo
p 155 " La symphonie des âmes
Incarner le changement, c' est rendre tangible , manifeste, cette unité intérieure qui ne peut s' accommoder d'aucune idée de comparaison ou de séparation d'avec l'autre ...........
Incarner le changement, c' est spiritualiser la matière, c'est à dire amener le plus haut degré de moi-même dans mes aspects les plus denses.
Incarner le changement, c'est tel le soleil, éclairer avec la même intensité le jardin d'enfants et le champ de bataille ...........
Incarner le changement c'est être ce que je dis et dire ce que je suis ."
Gregory Mutombo
p 155 " La symphonie des âmes
jeudi 22 février 2018
Une autre agriculture possible...
Et cette année encore, c’est grâce à un travail de fonds remarquable que Générations Futures revient sur le devant de la scène : l’association a dressé un classement des fruits et légumes non-bio contenant le plus de pesticides. Pour cela, il lui a suffit de compiler les données officielles (ce qui n’avait jamais été fait avant) publiées chaque année par la Direction générale de la concurrence, de la consommation, et de la répression des fraudes. La DGCCRF analyse des dizaines de produits frais dans les rayons des supermarchés et chez les grossistes, et publie les résultats. En compilant tous ces chiffres (plus de 11 000 analyses sur les 5 dernières années), et en s’assurant d’avoir des résultats suffisamment exhaustifs pour être parlants, Générations Futures dresse donc un terrible constat sur 52 fruits et légumes de grande consommation.
Plus de 80% des oranges, pêches, nectarines, fraises, pamplemousses, cerises, clémentines et raisins testés laissent apparaître des résidus de pesticides quantifiables, et donc susceptibles de se diffuser dans notre organisme pour on-ne-sait-quels-effets ultérieurs. Du côté des légumes, ce sont les céleris raves, les endives et les herbes fraîches qui décrochent la timbale avec plus de 70% des échantillons où l’on retrouve des pesticides. Pour le céleri branche, la proportion grimpe même à près de 85%. A l’inverse, les asperges, betteraves, ou le maïs font figure de bons élèves avec moins de 5% des échantillons analysés incriminés.
Un tel avertissement fait bien sûr office d’incroyable promotion de l’agriculture biologique : grâce à ses méthodes, il est (presque) impossible de retrouver des engrais et des pesticides dans les légumes et fruits consommés. Pour la santé de la terre comme pour celle du consommateur, nous ne redirons jamais assez : vive le bio !
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mercredi 21 février 2018
A l'âge de la méditation
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mardi 20 février 2018
Faire valoir intérieur ou valoir des miettes...
La façon dont une personne vous traite n’est pas le reflet de
votre beauté ni de votre grandeur. C’est le reflet de la
façon dont elle traite les autres, tout simplement. L’expression
de qui elle est, le prolongement de comment elle se sent.
Si elle donne des miettes, cela ne fait pas de vous une personne qui
mérite des miettes. Cela fait d’elle une personne qui donne des
miettes. Point final.
Certes, la décision de se rapprocher de vous ou non dépend de son
attrait pour vous. Mais même son attirance n’est pas une mesure
infaillible… Par exemple, combien de gens recherchent la compagnie de
personnes qui nourrissent leurs vieilles schémas toxiques et fuient
celles avec qui ils pourraient vivre quelque chose de vrai et de beau? On
pourrait dire que parfois, être rejeté semble même le plus
grand compliment.
Ainsi, chacun donne seulement ce qu’il est capable de donner. La
capacité de donner d’une personne – ou ce qui l’attire
– repose sur des facteurs qui n’ont absolument rien à voir
avec nous. Et aussi convaincants soient les scénarios qu’on a
l’habitude de se monter, la seule et unique raison pour laquelle on
reçoit des miettes, chers amis, est qu’on choisit de les accepter.
Marie Pier Charron, ....
lundi 19 février 2018
Prendre soin avec Christian Bobin
"Prendre soin", ce pourrait être la devise d'un artisan, d'une mère ou d'un amoureux. C'est la devise de la vie dans son ensemble, puisque son ensemble n'est composé que de détails, comme la peinture qui grandit sur la toile par légères touches du pinceau, minuscules vibrations de la main.
"Prendre soin", c'est ce que murmure la vie fragile à Boubat.
Boubat. Celui-qui-prend-soin-des-invisibles.
Prendre soin, être confiant. Et naître.
Naître une fois, deux fois, trois fois, entrer à chaque instant dans une vie blanche comme dent de lait."
"Prendre soin", c'est ce que murmure la vie fragile à Boubat.
Boubat. Celui-qui-prend-soin-des-invisibles.
Prendre soin, être confiant. Et naître.
Naître une fois, deux fois, trois fois, entrer à chaque instant dans une vie blanche comme dent de lait."
Christian Bobin
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"La confiance est la matière première de celui qui regarde : c'est en elle que grandit la lumière. La confiance est la capacité enfantine d'aller vers ce que l'on ne connaît pas comme si on le reconnaissait. "Tu viens d'apparaître devant moi et je sais qu'aucun mal ne peut me venir de toi puisque je t'aime, et c'est comme si je t'aimais depuis toujours.
La confiance est cette racine minuscule par laquelle le vivant entre en résonance avec toute la vie,avec les autres hommes, les autres femmes, comme avec l'air qui baigne, la terre ou le silence qui creuse un ciel.
Sans confiance, plus de lien et plus de jour. Sans elle, rien."
La confiance est cette racine minuscule par laquelle le vivant entre en résonance avec toute la vie,avec les autres hommes, les autres femmes, comme avec l'air qui baigne, la terre ou le silence qui creuse un ciel.
Sans confiance, plus de lien et plus de jour. Sans elle, rien."
Christian Bobin
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samedi 17 février 2018
Jeûner pour s'ouvrir à l'Esprit
« Le jeûne est pour moi une expérience bouleversante. L'expérience que le Christ nous rejoint dans notre quotidien, d'une intimité qui change tout ce que l'on fait et la manière dont on voit le monde. Je marche moins vite. Je vis plus simplement. Plusieurs fois, j'ai vécu des réconciliations dans ma famille », témoigne Élisabeth Siewert, 50 ans, enseignante, qui vit chaque année durant le carême une expérience de jeûne au sein de sa paroisse du Chesnay.
D'où cela vient-il ?
Cette pratique enracinée dans l'Ancien Testament est illustrée par Jésus durant ses 40 jours au désert (Matthieu 4, 2). Il invite par la suite ses disciples à jeûner « lorsque l'Époux leur aura été enlevé » (Matthieu 9, 15). Les premiers chrétiens s'abstenaient ainsi de nourriture le mercredi et le vendredi (en souvenir de la trahison de Juda et de la Passion du Christ), durant le carême et avant chaque eucharistie.
Pourquoi se priver ?
Si s'abstenir de télévision, par exemple, a un sens, cela vient après le jeûne alimentaire, avance Jean-Luc Souveton, prêtre à Saint-Étienne. « Vaincre la faim nous montre que "l'homme ne vit pas que de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" (Matthieu 4, 4). On comprend que notre énergie vient aussi de l'intérieur. Physiquement, nous faisons appel aux réserves graisseuses pour que le corps fonctionne. Spirituellement, cela remet en cause notre quête inquiète de combler un vide intérieur. On découvre en soi non pas le vide, mais la vie. »
Ce que demande l'Église
L'Église catholique prescrit aux personnes en bonne santé de s'abstenir de viande tous les vendredis de carême et de jeûner le mercredi des Cendres ainsi que le Vendredi saint, c'est-à-dire de ne prendre qu'un seul repas sans viande ni alcool et une simple collation le soir. Elle demande également de se préparer à l'eucharistie en s'abstenant de nourriture, au moins une heure avant de communier. Pourquoi ne pas insister sur ce point cette année ? C'est une façon simple et puissante d'éveiller notre faim de Dieu et notre conscience de Celui qu'on va recevoir.
Quelle attitude intérieure ?
Dans la tradition chrétienne, jeûner n'est pas une fin en soi, mais un moyen spirituel de devenir « disciples et fils de Dieu ». Pour Jean-Luc Souveton : « De même que le Christ est tenté au désert, jeûner nous révèle les combats que nous devons mener pour nous libérer de notre soif de pouvoir, de notre orgueil... » Le jeûne est là pour favoriser une prière plus intense et un souci des autres qui se traduit notamment par l'aumône.
Une expérience paroissiale
Durant le carême, la paroisse organise un jeûne. Chaque soir pendant une semaine, les paroissiens se retrouvent pour un temps d'adoration suivi d'une tisane. Ils rapportent chez eux la miche de pain complet qui fera leur unique repas du lendemain. Durant toute la semaine, ils prient à partir de l'Évangile et des psaumes. « Cette expérience a rendu la paroisse plus fraternelle, témoigne Élisabeth Siewert. On prie les uns pour les autres, on découvre de nouveaux visages, qui osent témoigner de ce qu'ils vivent. Et le dernier soir, chacun apporte de quoi préparer la fête ! »
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Toucher du doigt le passé
![]() |
| (peinture par Piper Lane) |
" si vous regardez profondément dans la paume de votre main, vous verrez vos parents et toutes les générations de vos ancêtres. Ils sont tous vivants en ce moment. Chacun est présent dans votre corps. Vous êtes la continuation de chacune de ces personnes."
~ Thích nhất hạnh
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