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vendredi 30 mars 2018

Le visage du stress...

Je ne sais pas si vous avez déjà vu les choses ainsi, mais chaque fois qu’on cultive du stress, c’est comme si on affirmait : «le résultat que je souhaite obtenir est plus important que ma paix d’esprit». Oui, pendant cette seconde où l’on accepte d’être tendu – cette seconde, qui est en fait notre vie, je nous le rappelle –, on établit qu’on est moins important que l’objet de notre anxiété, que notre bien-être a moins de valeur que ce dernier. Oh, on se raconte parfois toutes sortes d’histoires, ou on tente de se convaincre que notre état est justifié, mais ça revient toujours essentiellement à cela, en réalité.

N’est-ce pas bouleversant, quand on prend le temps d’y penser? 



 
C’est une perspective à laquelle je me ramène souvent, quand je commence à me contracter. Car je ne sais pas si c’est également votre expérience, mais on dirait qu’il suffit parfois de prendre conscience du mal qu’on se fait pour arrêter. Oui, plus on voit le vrai visage de notre stress, moins on est prêt à l’accepter. Plus on voit la raideur sous-jacente à nos choix d’actions ou de pensées, plus on réveille la partie de nous qui refuse d’être écrasée.

Votre mantra du jour (si, bien sûr, vous l’acceptez) : «je suis plus important que le résultat». 

Marie Pier Charron
Matin Magique 
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mardi 20 février 2018

Faire valoir intérieur ou valoir des miettes...




Ne confondez pas ce qui vous est offert avec ce que vous valez.

La façon dont une personne vous traite n’est pas le reflet de votre beauté ni de votre grandeur. C’est le reflet de la façon dont elle traite les autres, tout simplement. L’expression de qui elle est, le prolongement de comment elle se sent.

Si elle donne des miettes, cela ne fait pas de vous une personne qui mérite des miettes. Cela fait d’elle une personne qui donne des miettes. Point final. 

Certes, la décision de se rapprocher de vous ou non dépend de son attrait pour vous. Mais même son attirance n’est pas une mesure infaillible… Par exemple, combien de gens recherchent la compagnie de personnes qui nourrissent leurs vieilles schémas toxiques et fuient celles avec qui ils pourraient vivre quelque chose de vrai et de beau? On pourrait dire que parfois, être rejeté semble même le plus grand compliment. 

Ainsi, chacun donne seulement ce qu’il est capable de donner. La capacité de donner d’une personne – ou ce qui l’attire – repose sur des facteurs qui n’ont absolument rien à voir avec nous. Et aussi convaincants soient les scénarios qu’on a l’habitude de se monter, la seule et unique raison pour laquelle on reçoit des miettes, chers amis, est qu’on choisit de les accepter. 
Marie Pier Charron, 

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jeudi 12 décembre 2013

Sortir du cercle avec Marie Pier Charron


En fin de compte, on parle ici du cycle de la guerre – au sens large du terme, bien sûr. Le cycle du non-amour et du non-respect, si vous préférez. On se passe la balle continuellement…


Ainsi, quand on voit l’ampleur de notre inconscience collective, le phénomène peut sembler terriblement gros, profond et difficile à changer. Or, la fin de ce cycle repose sur une seule personne : la première personne qui a le courage de déposer la balle plutôt que de la relancer. La première personne qui choisit de rester droite et digne plutôt que d’imiter les comportements des personnes qu’elle voudrait changer. La première personne qui a la force de respecter même ceux qui ne la respectent pas, simplement car c’est sa nature profonde d’être respectueuse et qu’elle refuse d’être ce qu’elle n’est pas. La première personne qui peut respirer profondément et laisser l’émotion passer plutôt que de crier ou klaxonner. 

On admire tous les personnes comme Nelson Mandela qui sont restées au service de l’amour, presque toujours en ligne avec leurs valeurs les plus profondes, même devant les pires circonstances qui soient. Mais nous avons tous l’occasion, chaque jour, de choisir de penser et d’agir avec ce type de courage. Nous sommes tous fondamentalement grands, importants, héroïques… Nous pouvons tous être cette première personne qui choisit la paix et qui brise ce cycle fou. En fait, ce n’est pas que nous pouvons l’être, en réalité, mais que ça ne peut être que nous.

Marie Pier Charron