dimanche 13 novembre 2016

Méditer ? Moment d'arrêt ! avec Jacques Castermane


Vite ! Plus vite ! Augmentez la cadence !

Le mot « arrêt » est aujourd’hui, dans le monde des entreprises, entendu comme une offense à l’injonction : être performant. En même temps, je lis que la méditation est proposée aux responsables du management des différents secteurs d’une entreprise « afin qu’ils puissent "assumer" le stress auquel ils sont quotidiennement confrontés ... ! ». 
Je trouve cette proposition dommageable et pernicieuse. En effet, méditer dans le but de pouvoir maintenir, au nom d’intérêts existentiels et matériels, une cadence de travail absurde et abrutissante - sans plus ressentir les symptômes qui ont pour cause cette manière d’agir - est dangereux pour la santé.
Il m’est arrivé, au cours d’une conférence, parlant de l’importance de « l’arrêt », d’être qualifié de « réac ». Un entrepreneur m’a dit « Monsieur, j’ai l’impression que vous vivez dans un autre monde que celui dans lequel je vis quotidiennement ».
Cher Monsieur, vous êtes-vous déjà posé la question : « Pourquoi suis-je né ? » ; est-ce pour vite... vite... mourir ? Ou - et pourquoi pas dans le milieu du travail - pour incarner et célébrer les valeurs de l’être, de l’acte d’être, à travers une manière d’être et d’agir en tant qu’être humain ? 
A l’occasion des leçons de philosophie qu’il propose au Centre, André Comte-Sponville nous rappelait la réponse donnée par Montaigne à un ami qui se plaignait "de n’avoir rien fait de sa journée"... « Comment ! N’avez-vous pas vécu ? ».
Aujourd’hui, cinq siècles plus tard, à celui qui se plaindrait "de ne pas avoir eu un instant à lui tellement ses occupations sont astreignantes", je peux imaginer que Montaigne dirait ... « Comment ! N’avez-vous pas vécu ? ».

L’ « arrêt » !
Rupture momentanée (au moment présent) avec notre manière d’être et d’agir habituelle. Le mental, domaine des projets, des prévisions, des spéculations, de l’anticipation, des désirs et des craintes, laisse place à notre vrai point d’appui dans l’existence, l’acte d’être : « Je suis (et – moi – je n’y suis pour rien), je respire (et – moi – je n’y suis pour rien), je vis (et – moi – je n’y suis pour rien).

L’ « arrêt » !
L’occasion de se détendre ; de se libérer des tensions ou, plus exactement, de cet état d’être tendu qui est la cause des deux pathologies dans lesquelles tombe l’homme contemporain lorsqu’il n’a jamais le temps : le burn-out ou la dépression.

Jacques Castermane


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samedi 12 novembre 2016

Il est entré dans la lumière... Léonard Cohen


Au lever du jour
les oiseaux chantaient
recommence, entendais-je
c’est ce qu’ils me disaient

ne t’attarde donc pas

sur tout ce qui n’est plus
ou est encore à être

Ah et toutes les guerres
de nouveau seront menées
la sainte colombe
à nouveau capturée
achetée, vendue
puis rachetée
car la colombe
jamais n’est libérée

Fais sonner les cloches
encore aptes à sonner
Et oublie
ton offrande immaculée
Il y a une fêlure
une fêlure en tout ce qui est
c’est par elle qu’entre la lumière


Additionnez les parties
jamais vous n’obtiendrez le tout
donnez le départ du défilé
mais le tambour s’est absenté
chaque coeur, chaque coeur
en viendra à l’amour
mais il y viendra
en tant que réfugié

Fais sonner les cloches
encore aptes à sonner
Et oublie
ton offrande immaculée
Il y a une fêlure
une fêlure en tout ce qui est
c’est par elle qu’entre la lumière


libre traduction d’une partie d’une grande chanson
par Gilles Farcet
" Anthem " dans l'album "The Future " de Leonard Cohen

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vendredi 11 novembre 2016

Pierre Dhainaut, un poète reconnu...


Pierre Dhainaut a reçu lundi 7 novembre aux deux magots, le prix Apollinaire pour "Voix entre voix" et l'ensemble de son oeuvre.
Pour, après plusieurs rencontres, être devenu son ami, je peux témoigner de sa discrétion et de sa profondeur d'être. Ce prix est amplement mérité et nous sommes heureux que le livre Les Trois cheveux d'or reprenne quelques uns de ses vers, vers qui pourront ainsi offrir un passage pour découvrir son oeuvre...



"Salue la lumière
qui t'ouvre les lèvres : ensuite
écarte les rideaux.



Dès le seuil invente
un mot toujours neuf,
précaire, ce sera "seuil".



Peut-être du givre
ou la frondaison, avance,
aux chemins de répondre."





Extraits de Rudiments de lumière
Arfuyen

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jeudi 10 novembre 2016

Christiane Singer et la poésie avec Juliette Binoche...

La comédienne évoque le dernier livre de Christiane Singer, qu'elle a enregistré, ainsi que les lectures qui ont été décisives dans sa vie. Quand l'éditeur de livres enregistrés sur CD, Audiolib, a proposé à Juliette Binoche de lire l'ultime livre de Christiane Singer, écrivain de haut vol qui n'a cessé d'explorer la dimension spirituelle de l'être humain, l'actrice a accepté aussitôt, trop heureuse de prêter sa voix à cet auteur qui l'a aidée à traverser certaines épreuves. Derniers fragments d'un long voyage a été écrit au jour le jour par Christiane Singer pendant les six derniers mois de sa vie, alors qu'elle se savait condamnée à courte échéance. Un témoignage extraordinaire: «On peut monter en maladie comme vers un chemin d'initiation, à l'affût des fractures qu'elle opère dans tous les murs qui nous entourent, des brèches qu'elle ouvre vers l'infini. Elle devient alors l'une des plus hautes aventures de la vie.»
25/03/2010


LE FIGARO. - Qu'est-ce qui vous impressionne le plus dans ce témoignage?
Juliette BINOCHE. - La descente corporelle, le renoncement face à la mort, la chute intérieure, cette ouverture du cœur qui va jusqu'à la transparence, l'acceptation d'une autre vie à laquelle ouvre la mort, ce oui final, ce courage de témoigner, quand la souffrance physique refluait et lui permettait d'écrire. Elle a essayé de servir jusqu'au bout, pour tenter d'attirer d'autres personnes à voir la vie autrement. C'est un livre très important, notamment pour ceux qui accompagnent une personne très malade : on a des idées préconçues, on croit qu'il faut lui dire de s'accrocher à la vie, au lieu d'être en silence, de lâcher prise.

Comment avez-vous lu ce texte?
J'avais la trouille, je ne suis pas à l'aise avec la lecture parce que j'ai appris à lire tard. Pourtant, une de mes passions était de lire des histoires à mes enfants le soir, les albums de Claude Ponti, les contes d'Andersen, les contes russes. Pour Derniers fragments d'un long voyage, le premier jour d'enregistrement, je l'ai lu trop vite, ça n'allait pas. Ce n'est pas un texte qu'on peut lire. Il fallait que je prête mon corps à l'expérience de Christiane. Je suis passée par des frissons glacés, des moments de légèreté, de bonheur, même.

Quels sont les livres qui vous ont marquée au cours de votre vie?
Du bon usage des crises, de Christiane Singer, est un livre que toutes les femmes devraient lire. C'est un maître à penser, un écrivain qui ouvre le regard. Elle lit les contes, les mythes, avec une largesse de vue et une intelligence extrêmes. Je me rappelle qu'elle n'aimait pas l'histoire de la chèvre de M. Seguin qui est sous-tendue par l'idée que, lorsqu'on désobéit, on se fait bouffer ! On a besoin de se séparer de ses vieilles peaux, de ses habitudes, on a besoin d'espaces de transgression. À l'âge de 21 ans, j'ai été très marquée par La Vie des maîtres, de Baird Spalding, l'histoire de scientifiques américains qui découvrent au contact de maîtres orientaux la puissance de l'esprit sur la matière. Le récit de la vie de Satprem m'a beaucoup impressionnée aussi, notamment lorsqu'il écrit qu'il ne s'est jamais senti aussi libre qu'enfermé dans un camp de concentration. J'ai découvert Une vie bouleversée d'Etty Hilsum il y a une vingtaine d'années. C'est un livre majeur, que j'ai d'ailleurs proposé d'enregistrer sur CD. L'exégète orthodoxe Jean-Yves Leloup m'a introduit à une autre manière de traduire les textes bibliques. À sa suite, j'ai lu l'Évangile (apocryphe) de Thomas, de Philippe, de Judas, de Marie-Madeleine. Chaque soir, pour mon spectacle de danse, avant d'entrer en scène, je lisais un poème d'Henri Michaux : Le Clown.

Vos lectures sont surtout spirituelles?
J'en ai besoin, c'est ma respiration, au milieu de tous les scénarios que je lis.

Aimez-vous certains auteurs littéraires classiques?
Adolescente, j'ai dévoré les auteurs russes, Dostoïevski, Pouchkine. ­Balzac aussi. Son sens de l'observation sociale et psychologique me passionnait. Il y a des passages de poésie pure dans ses romans, une écriture qui coule de lui.

Et les auteurs contemporains?
J'ai des amis écrivains… qui me reprochent de ne pas lire tous leurs livres !

Ecoutez-vous des livres enregistrés?
Oui, dans ma voiture, des conférences de philosophes ou de professeurs. Ou des textes anglais.

Il y a deux ans, vous avez publié des poèmes, (Portraits in-eyes, Place des Victoires). Avez vous d'autres projets d'écriture?
Je ne me suis pas assise à mon bureau en me disant que j'allais écrire des poèmes. J'ai l'habitude d'écrire des textes, de temps en temps, par périodes. Avant de les publier, je les ai élagués car je suis avide de quintessence. Ils sont devenus des poèmes. Je reviens de l'Antarctique, où j'ai pris plein de photos. Est-ce que j'aurais envie d'écrire à partir de ça ? Peut-être, je ne sais pas, c'est trop tôt pour le dire. Mais le champ de l'écriture reste ouvert.

Derniers fragments d'un long voyage de Christiane Singer, livre audio lu par Juliette Binoche. 





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mercredi 9 novembre 2016

Il suffit que j'aime...



"Ils cassent le monde - En petits morceaux -

Ils cassent le monde - A coups de marteau -

Mais ça m'est égal - Ça m'est bien égal -

Il en reste assez pour moi - Il en reste assez -

Il suffit que j'aime - Une plume bleue -

Un chemin de sable - Un oiseau peureux -

Il suffit que j'aime - Un brin d'herbe mince -

Une goutte de rosée - Un grillon de bois."


Boris Vian


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mardi 8 novembre 2016

Mouvement qui guérit avec Jean Vanier




Le mouvement de la vie
La guérison intérieure ne se fait pas automatiquement. Pour inverser le mouvement qui entraîne vers la mort et en faire un mouvement vers la vie, pour passer du désir de mort au désir de vie, il faut pouvoir s'appuyer sur une relation vraie. C'est de la relation que jaillit le désir de vivre.
Accueillir notre humanité, Bellarmin, p. 17



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dimanche 6 novembre 2016

Alain Durel, 4 conseils pour vivre la joie


1. Revenez à l'instant présent

Les stoïciens recommandent d'« accepter ce qui est ». De lâcher prise pour entrer dans la dimension du réel. Il s'agit de la plus grande vérité philosophique qui soit : vous ne vivez, vous n'avez vécu et vous ne vivrez jamais que dans le présent. Revenir au présent, ce n'est rien moins que reprendre pied dans l'existence. Avoir reporté la vie éternelle après la mort et considérer notre vie ici-bas comme une vallée de larmes est une erreur. Car la véritable joie est la vie éternelle. Le Christ nous l'apporte ici et maintenant : « Le royaume des Cieux est parmi vous. » 

2. Acceptez l'impermanence

Cet exercice, recommandé aussi bien par les sages bouddhistes que par les moines chrétiens ou les philosophes grecs, consiste à prendre conscience du caractère impermanent de notre corps, de notre finitude. Voir la nature impermanente des personnes et des choses nous en fait apprécier la valeur. Méditer sur la mort nous montre combien la vie est précieuse. 

3. Observez vos façons de fuir

« Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, dit Blaise Pascal, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. » Soyez conscient des mille façons que vous avez de fuir l'instant présent. Par exemple, vous marchez dans la rue d'un pas rapide. Êtes-vous pressé ? Si ce n'est pas le cas, pourquoi vous précipiter ? Avez-vous remarqué la couleur du ciel, senti le parfum de ces fleurs le long de la route, ou admiré le sourire de l'enfant que vous venez de croiser ?

4. Cultivez la gratitude

En grec, « merci » se dit evkharistô, soit « je rends grâce ». Vous avez reçu gratuitement, rendez gratuitement. Ce n'est pas qu'une question de morale. L'ingratitude enferme sur soi-même, alors que la gratitude développe un esprit positif. Rendre grâce, c'est se disposer à recevoir la grâce. Il y a une sorte de mouvement circulaire entre le ciel et la terre, l'homme et le divin. Plus vous dites « merci », plus vous recevez. Et plus vous êtes heureux.

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source : La Vie




samedi 5 novembre 2016

La maladie de l'âme... avec Jean- Yves Leloup

Jésus, quelquefois, fait plus que guérir et enseigner : il pardonne les péchés ! Comme à ce paralytique dont il est question en Marc II, 1-12 ; il demande à être guéri et Jésus lui pardonne ses péchés. La foule alors s’interroge : Qui est cet homme ? « Qui es-tu pour pardonner les péchés ? » 
Jésus répond : « Quel est le plus facile : dire tes péchés te sont pardonnés, ou lève-toi et marche ? 
Eh bien, pour que vous sachiez que le Fils de l’Homme a le pouvoir de pardonner, je te dis : lève-toi et marche !... » Ce récit nous communique une information importante : la cause de la maladie est quelquefois à chercher au niveau spirituel. La aussi, nous avons besoin d’être guéris, ré-informés... 

Le péché, c’est la maladie de L'âme. Hamartia, le péché en grec, veut dire : « manquer la cible », être à côté de soi-même », « manquer son Être véritable ». 
Ainsi, le péché est une maladie de l’Etre, une déformation de notre nature véritable, caricature de notre vrai visage. Être ré-informé à ce niveau, c’est retrouver notre centre, retrouver la Communion de l’Unité avec Dieu... Il est plus important d’être en bonne santé à ce niveau-là qu’au niveau corporel ou même psychique. La guérison du corps est donnée comme signe, mais l’important c’est la guérison du cœur.


Qui est cet homme ? Il y a en Lui une information qui rétablit l’ordre dans les organismes désorganisés. 11 y a en Lui une information qui rétablit l’ordre entre l’homme et la Source même de sa Vie qu’il appelle Dieu. Il y a aussi en Lui une information créatrice d’une humanité nouvelle. Effectivement, si nous mettons en pratique les paroles de Jésus, la vie va changer... Ne pas juger ; ne pas se faire de soucis pour le lendemain ; se faire pauvre volontairement ; être doux et humble, miséricordieux ; être artisan de paix... Autant d’informations évangéliques qui, si on les laissait pénétrer dans l’homme, feraient une Humanité nouvelle, une humanité en voie de Divinisation. Cette humanité pénétrée par les informations évangéliques, en voie de divinisation, c’est ce que Jésus appelle « le Royaume de Dieu » et qu’il compare encore une fois à une graine qui doit grandir.

La sagesse qui guérit
Par Jean-Yves Leloup


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vendredi 4 novembre 2016

Manquer la cible...




« Dès l'instant où vous devenez avare, vous êtes fermé aux phénomènes de base de la vie : expansion et partage. 
Dès l'instant où vous commencez à vous accrocher aux choses, vous avez raté la cible, vous passez à côté de l’essentiel. 
Car les choses ne sont pas la cible, c’est vous, votre être le plus intime qui êtes la cible. »

Osho


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mercredi 2 novembre 2016

Éternellement la même...


Ma conscience ne s'est jamais identifiée avec cette enveloppe charnelle temporaire. Avant d'être exilée sur cette terre, "j'étais la même". Petite fille, "j'étais la même".
Devenue femme, j'étais encore la même.
Lorsque la famille dans laquelle je naquis prit des dispositions pour que ce corps soit marié, "j'étais la même".
Et lorsque, affolé de désir, mon époux vint à moi en murmurant des mots passionnés, qu'il me toucha légèrement, il reçut une secousse violente, comme celle d'un éclair, et moi "j'étais la même", à jamais.
Mon époux s'agenouilla devant moi, étendit les bras dans un geste suppliant, implorant mon pardon.
- Ma Mère, dit-il, pour avoir profané votre corps par des pensées de désir sans connaître qu'il était non pas celui de ma femme, mais celui de la Mère Divine, je fais un vœu solennel : je serai votre disciple, un adepte célibataire, vous servant toujours en silence, sans adresser un mot à quiconque aussi longtemps que je vivrai. Puissé-je ainsi expier le péché commis envers vous, mon guru !
Au moment où j'acceptais paisiblement la proposition de mon époux, "j'étais la même".
Maintenant, en face de vous, je suis encore la même. 

Plus tard, lorsque la danse de la création tourbillonnera autour de moi dans les champs de l'éternité, "je serai la même".

Ma Ananda Moyi

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Swami Prajnanpad et l'action




- Avant l’action, voir tous les aspects favorables et défavorables.

- Il y a une distinction entre ce qui arrive et ce que vous faites. Un homme n’est pas un animal. Il agit. Il examine les avantages et les inconvénients.

- Pour agir, donner avant de recevoir, s’incliner pour conquérir, reculer pour avancer, obéir pour commander.

- Pour être vous-même ici et maintenant, voyez s’il y a des réactions. Etre libre ? C’est agir sans avoir d’autre alternative.

- Agir et non réagir.

- Toute action produit nécessairement une réaction. Mais la réaction tend à diminuer quand l’action est délibérée et positive.

- Agissez délibérément. Alors tout ce que vous ferez vous aidera et vous montrera la voie. Soyez seulement lucide.

- L’émotion produit une action ayant deux caractéristiques : la contrainte (compulsion) et l’excès (overemphasis). Mais si votre mental est libre de réactions anormales, vous pouvez délibérément vous engager dans une activité qui, en fin de compte, vous rendra libre de votre mental.

- Pour être libre de l’action-réaction et agir comme un véritable homme d’action, dans tout ce que vous faites, vous devez pouvoir dire : « Oui, je sais ce que je fais, pourquoi je le fais et comment je le fais. »

- Avant d’être entreprise, toute action doit payer un tribut à Sa Majesté la Lucidité.

Svami Prajnanpad, un maître contemporain : Le quotidien illuminé
Par Daniel Roumanoff


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mardi 1 novembre 2016

Suivre son étoile... pour éclairer sa forêt intérieure !




J'ai seulement
Choisi l'étoile
Que j'aimais ...
Et depuis ce temps là
Je dors avec la nuit ...
Pablo Neruda


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