mardi 13 janvier 2015
lundi 12 janvier 2015
Sachons utiliser cette journée pour ouvrir nos coeurs...
Des voix à écouter parmi la foule...
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dimanche 11 janvier 2015
Je pense de toutes mes forces qu'il faut s'aimer à tort et à travers...
Dans son métier de chanteur-poète, Julos Beaucarne était secondé par sa femme, Louise-Hélène. Le 2 février 1975, un déséquilibré l'a poignardée.
Après ce drame épouvantable, Julos a écrit à ses amis, au cours de la nuit même qui a suivi la mort de sa femme, la lettre que voici :
Amis bien-aimés,
Ma Loulou est partie pour le pays de l'envers du décor, un homme lui a donné neuf coups de poignard dans sa peau douée. C'est la société qui est malade, il nous faut la remettre d'aplomb et d'équerre par l'amour et l'amitié et la persuasion. C'est l'histoire de mon petit amour à moi, arrêté sur le seuil de ses trente-trois ans. Ne perdons pas courage, ni vous ni moi. Je vais continuer ma vie et mes voyages avec ce poids à porter en plus et mes deux chéris qui lui ressemblent.
Sans vous commander, je vous demande d'aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches ; le monde est une triste boutique, les cœurs purs doivent se mettre ensemble pour l'embellir, il faut reboiser l'âme humaine. Je resterai sur le pont, je resterai un jardinier, je cultiverai mes plantes de langage. A travers mes dires vous retrouverez ma bien-aimée ; il n'est de vrai que l'amitié et l'amour. Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses. On doit manger chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller en paradis. Ah ! comme j'aimerais qu'il y ait un paradis, comme ce serait doux les retrouvailles.
En attendant, à vous autres, mes amis de l'ici-bas, face à ce qui m'arrive, je prends la liberté, moi qui ne suis qu'un histrion, qu'un batteur de planches, qu'un comédien qui fait du rêve avec du vent, je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd'hui : je pense de toutes mes forces qu'il faut s'aimer à tort et à travers.
samedi 10 janvier 2015
L’art de prendre son temps ! avec Jacques Castermane
« Lorsque je médite je fais l’expérience d’un retour à moi-même ; il m’arrive de me sentir calme, de me sentir être. Mais au cours de la journée je suis rapidement pris par les choses de la vie ; je m’oublie dans ce que je fais. Plus je médite régulièrement et plus je sens cette dichotomie entre deux manières d’être. Je sens que la vie quotidienne pourrait être animée par la qualité d’être qui m’habite lorsque je médite, mais je n’y arrive pas. Est-il possible de relier ces deux modes d’être au monde, que je vis comme étant séparés ? »
La personne qui tient ce discours résume assez bien le problème auquel sont confrontés la plupart de celles et ceux qui méditent régulièrement avec sincérité. Afin de sortir de cette dichotomie entre deux manières d’être s’impose l’exercice de l’attitude méditative dans le quotidien qui prolonge l’exercice de la méditation. Parce que ces qualités d’être que sont le calme intérieur, la paix intérieure, ne sont pas des aptitudes qui tombent du ciel !
Existe-t-il une recommandation sur la conduite à suivre afin de ne pas rester dans ce grand écart entre ce que je vis au cours de la pratique de la méditation et ma façon de vivre dans le quotidien ?
Oui. La première recommandation est d’apprendre l’art de prendre son temps !
Il m’arrive aussi, poussé par je ne sais quelle impulsion, de me presser, de me hâter, sans raison aucune. C’est le moment où l’homme témoigne qu’il est coupé de ce qu’il ‘’est ‘’ par ce qu’il ‘’a ‘’ dans sa conscience ordinaire, me disait Graf Durckheim.
Cela s’appelle : « Être hors de soi ! »
L’art de prendre son temps participe à la culture de la tranquillité, à la culture du silence intérieur. Ralentir ! Décélérer ! Afin de momentanéiser ces actions considérées comme étant banales : marcher de la cuisine à la salle à manger, passer d’un bureau à l’autre, marcher du domicile au parking (exercice à interrompre lorsque vous traversez une voie de circulation ! ).
Je sais que ce qui exaspère l’homme occidental, décidé à se prendre en main afin de devenir celui qu’il est vraiment dans la profondeur de son être, c’est la simplicité des exercices. Pourtant, il y a dans cette simplicité la garantie qu’il s’agit bien d’une Voie qui a pour sens de tendre vers la sagesse. Parce que ce sont les exercices les plus insignifiants qui conduisent à la connaissance immédiate de notre propre fonctionnement, à la connaissance de notre manière d’être et de faire, qui fait obstacle à l’accomplissement de notre nature essentielle.
En ce début d’année, moment privilégié pour prendre la décision de changer sa manière d’être, je vous invite, à prendre le temps de vous asseoir (chaque matin pendant une vingtaine de minutes) dans la tenue juste (plus juste), dans la forme juste (plus juste) et de ne ‘’rien faire‘’ ; ne rien faire si ce n’est vous glisser dans la pleine attention au va et vient du souffle. Cela s’appelle exercer la méditation de pleine attention.
Et je vous invite, de temps à autre dans la journée, de profiter des quelques pas qui permettent un déplacement pour prendre le temps de marcher un tout petit peu plus lentement que d’habitude. Cela s’appelle exercer l’attitude méditative dans le quotidien.
D’accord ! Mais quel sera le bénéfice de ces exercices ?
A chacun de le découvrir en pratiquant !
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vendredi 9 janvier 2015
Hommages dessinés...
L'homme s'ennuie du bien, cherche le mieux, trouve le mal et s'y soumet par crainte du pire.
François Gaston de Lévis
jeudi 8 janvier 2015
Allô Papa Tango Charlie...Répondez, nous vous cherchons
« Tu ne tueras point » (Le Coran)
من أجل ذلك كتبنا على بني إسرائيل أنه من قتل نفسا بغير نفس أو فساد في الأرض فكأنما قتل الناس جميعا ومن أحياها فكأنما أحيا الناس جميعا ولقد جاء تهم رسلنا بالب ينات ثم إن كثيرا منهم بعد ذلك في الأرض لمسرفون
Traduction approchée
C'est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu'en dépit de cela, beaucoup d'entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre. (Al-Ma'ida 5: 32) La table serviemercredi 7 janvier 2015
mardi 6 janvier 2015
lundi 5 janvier 2015
VOEUX 2015
Phytospiritualité vous remercie de votre fidélité et vous partage sa vidéo
pour cette nouvelle année.
Restons proches de notre nature pour entrevoir l'éclosion de chaque instant.
Bonne rentrée sur le chemin 2015 !
dimanche 4 janvier 2015
Rien ne sert de courir…avec Alexandre Jollien
En Asie, nous sommes dans l’année du Cheval. Osons marquer une petite pause pour considérer à quelle allure notre vie se déploie-t-elle. Bien souvent, je galope comme un dératé toute la sainte journée, ignorant que le trot ou le pas existent aussi. Mais la paix, la joie sont également à découvrir au cœur du tumulte. Et dans l’agitation même se cachent la tranquillité, la douceur et le calme. L’autre jour, en traversant un carrefour noir de monde, mon fils Augustin m’a dit : « Papa, ne passe pas en système pressé ! »
Soudain, j’ai vraiment connu une petite révélation grâce à cet enfant de 8 ans. Pourquoi est-ce que je cours si souvent comme un étalon qu’on sort de l’écurie ? À quoi bon cette course continuelle ? Aux côtés de mon fils, je veux désormais éviter de rentrer dans l’engrenage, car dès lors que l’on met un pied dans ce satané système, nous sommes happés et, en général, les erreurs, les faux pas se pointent à la vitesse grand V. C’est une chance d’être en vie, un miracle. Combien de fois ai-je grillé un feu rouge pour faire mes emplettes ? L’ascèse, ici, est des plus simples : repérer à chaque fois que ma volonté se raidit, voir quand je me précipite pour ne pas perdre les pédales et avancer tranquillement. D’ailleurs, ce qui me frappe le plus lorsque je côtoie un homme de paix et de sagesse véritable, c’est précisément l’impression qu’il a tout le temps du monde, qu’il agit dans le présent et vit carrément débarrassé de tout pourquoi.
Récemment, après les bains publics, je suis allé faire masser un peu mon corps courbatu. Une charmante dame a pétri mes muscles une heure durant et, alors que j’étais à deux doigts de m’éteindre dans une extase quasi complète, j’ai entendu des sons bizarres. La sympathique coréenne aux doigts de fée jouait à un jeu électronique de la main gauche tandis que, de la droite, elle soulageait ma nuque. Une des règles de base que je m’assigne ici jour après jour, c’est une seule chose à la fois : « Quand tu marches, marche ! Quand tu es assis, sois assis ! »
Principe de base qui reste ardu à appliquer à l’heure de KakaoTalk, Viber, Skype, WhatsApp et Facebook. Le vide, le manque, les carences nous saisissent à la gorge avec d’autant plus de force dès qu’une minute reste inoccupée. La vraie subversion, la véritable révolution, c’est de ralentir. L’amour et l’essentiel ne se conjuguent qu’au présent, ils se déploient tout entier dans l’ici et maintenant. À Séoul, quand nous prenons le métro, j’aime demander à mes enfants de dire un chiffre au hasard, puis nous arrêter pile à la station qui correspond à leur proposition. Qu’il est bon de se perdre, de ne plus tenir compte de l’horloge et de se laisser nourrir par ce qui advient. Paradoxalement, cette disposition intérieure congédie tout ennui, et la vie redevient un sacré miracle.
La masseuse joueuse me rappelle une célèbre phrase de Montaigne qui me fait toujours bien rire : « Ésope, ce grand homme, vit son maître qui pissait en se promenant : “ Quoi donc, fit-il, nous faudra-t-il chier en courant ?” Ménageons le temps ; encore nous en reste-t-il beaucoup d’oisif et de mal employé. » Montaigne, d’ailleurs, était un as de l’équitation. Je forme tous mes vœux pour que nous vivions l’an neuf en nous tenons le plus possible à l’écart du système pressé sans pour autant être à cheval sur le principe.
Alexandre Jollien est un philosophe et écrivain né en 1975 à Savièse, en Suisse. Son dernier livre, Petit Traité de l’abandon, est paru au Seuil.
samedi 3 janvier 2015
Me Voici Forêt de Jean-Pierre Denis
Les arbres je suis
Le jardinier de l’ordinaire
En mon cœur si peu
D’essences rares.
Les arbres je regarde
Les pommiers longtemps
Avant qu’ils ne fleurissent
L’insignifiant m’aveugle.
Les arbres printemps
Que ne sais-je enfin
Te deviner dans l’ennui
Des rameaux nus.
Feuilles et feuillages
Les arbres me voici
Forêt face au feuillage
Ne comprenant jamais
Comment il faut s’y prendre.
Les arbres opposant
Au poème la dureté
De ta masse compacte
Forêt tu fais bloc.
le Passeur
vendredi 2 janvier 2015
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