dimanche 10 février 2013

Dimanche chrétien de la Santé...


L’Église universelle célèbre le 11 février la fête de Notre-Dame de Lourdes la Journée Mondiale des Malades, instituée par le Pape Jean-Paul II en 1992.
Cette célébration se vit dans les paroisses, les hôpitaux et cliniques, les maisons de retraite et à travers tous les diocèses, à l’occasion du Dimanche de la Santé, généralement le dimanche le plus proche du 11 février.
Ce rendez-vous donné dans l’espérance, permet à l’assemblée des chrétiens d’être sensibilisée aux problèmes de la santé et de prier en lien avec la Journée Mondiale des Malades.


« Méditation et réflexion. Que serait en effet la vie sans la parole, avec ses multiples facettes d’expressions à découvrir comme un diamant, y compris lorsqu’elle est ou devient silence… ? Ainsi se croisent la parole humaine et la parole de Dieu dont le Verbe s’est fait chair. La parole comme horizon possible qui donne sens à ce que chacun entreprend, qui invite à la confiance et agit comme puissance de salut »

Dans les bras de mon croque-mort avec Alexandre Jollien

Quelle mouche m’a piqué ? Me voilà aujourd’hui tout de noir vêtu. J’accomplis un stage chez les Pompes funèbres. Certes, un de mes amis y travaille et j’ai voulu l’accompagner mais c’est avant tout la peur de la mort qui me pousse à tenir le diable par les cornes. Dans la chambre de soins, un petit vieux est en train d’être habillé. J’observe les gestes experts et délicats. L’expérience est cathartique. La mort m’apparaît comme le lieu de l’égalité. Nous allons tous y passer, handicapés ou non. Je vois des riches et des pauvres, des vieux et des moins vieux « finir » au même endroit. Dans la chambre froide, nul traitement de faveur. Je m’étonne devant ces visages de ne pouvoir deviner d’eux ni leur origine, ni leur statut social, ni leur métier. Parfois, devant un visage ravagé par la vieillesse, j’ai envie de lâcher un « merci ». Bien que je ne connaisse pas cet être, je sens que la vie, à travers lui, a accompli son œuvre. Un ami me dit que je suis dans les coulisses de la vie. Et c’est un peu l’impression que j’ai. Je n’ai jamais vu un mort, sauf ma grand-mère et mon papa. Et je devine que, derrière une curiosité étrange, je veux tirer un enseignement pour la vie et mieux aimer le corps. D’abord, je l’entrevois, la mort est imprévisible. Je vois cette femme dans le corbillard et je l’imagine six heures avant, se promenant dans la rue en bonne santé, j’observe cette grand-maman qui a poussé son dernier soupir à l’âge de 108 ans. Nous sommes tous égaux devant la mort, sauf que le rendez-vous peut plus ou moins être avancé.


Après le premier jour, il y a presque une habitude qui s’installe, mes yeux ne sont plus intrigués devant les défunts, ils ne traquent plus la trace du trépas sur le corps, ils sont larges, ouverts. J’observe mon mentor. Il est dans le geste, sacré, le soin, le dernier pour cet être. Le rythme est des plus dynamiques. Une levée de corps en suit une autre, un enterrement survient, puis c’est une mise en bière. À chaque fois, j’ai l’impression que c’est un événement d’une ultime importance qui se joue pour les familles.

Pour moi, je suis contraint de passer de l’un à l’autre à une vitesse effrénée. Je profite d’un bref moment pour aller boire de l’eau et j’éclate nerveusement de rire tant j’ai l’impression que la vie passe à cent à l’heure et que je n’ai pas le temps de digérer tout ce qui se déroule dans ses coulisses. Chapeau bas pour les employés des Pompes funèbres qui, tout au long de l’année, accompagnent les familles et soignent les corps. C’est une école. Et d’abord une invitation à profiter de chaque quart d’heure de l’existence, une invitation à dire, exprimer mon amour et peut-être mes ressentiments. Je ne veux pas attendre une gerbe mortuaire pour témoigner de mon affection à mes proches. Parfois, je vois un corps tomber sans résistance dans un cercueil. Cette passivité me déconcerte et, pour tout dire, me révolte. Je me suis dit : « Tout ça pour ça. » Après ces quelques jours, je peux jeter un autre regard : voir chaque défunt comme le lieu d’une vie accomplie. Le soir, je vais me coucher, si heureux d’avoir trois enfants et une femme en bonne santé. À la fin de ce stage, mon ami me raccompagne à la maison. Il me sert dans les bras et, devinant dans mes yeux quand même un peu de tristesse, me dit : « N’oublie pas tous les êtres qui sont vivants, qui naissent aujourd’hui. » La vie et la mort, je le sens, ne sont pas en opposition. Pire que la mort, il y a la solitude. Lutter contre son œuvre, c’est aller vers l’autre et l’aimer sans mesure.

Source : La Vie juin 2012


samedi 9 février 2013

Méditation pratique...


Et si la paix était possible ?

Dans l’agitation ambiante, l’Homo modernus se crée une vie tellement trépidante qu’il a peu de chance de se rencontrer. Notre organisme est certes outillé pour s’adapter au changement, mais quand le stress devient trop intense et surtout chronique, il devient difficile de faire face. S’enclenche alors une cascade d’effets délétères affectant le corps et l’esprit. « Force est de constater que, depuis l’arrivée de l’internet et d’une connectivité permanente, nous sommes sollicités vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, et relâcher la pression est devenu un vrai défi. D’où une augmentation du niveau de stress », partage Claude Maskens, instructrice en mindfulness (pleine conscience), enseignante de yoga et psychothérapeute.

Le stress actuel provoque une projection incontrôlée de soi-même vers l’extérieur, un décentrement. L’urgence est donc de rétablir l’équilibre intériorité-extériorité. C’est là qu’intervient la méditation. Elle permet de ramener l’esprit à sa demeure. « D’être enraciné dans le ventre, libre dans la tête, habité dans le cœur », comme le dit joliment le père dominicain Philippe Maillard, ancien avocat vivant aujourd’hui près des pauvres, à Lille. Tourner son regard vers l’intérieur grâce à la méditation est aussi une voie pour mieux se comprendre et mieux comprendre les autres. « C’est une vraie pratique de paix, de non-agression et de non-violence », note le maître bouddhiste tibétain Sogyal Rinpoché (auteur du « Livre tibétain de la vie et de la mort », éd. de La Table ronde, 1993)...

En pratique
MéditationL’École occidentale de méditation fondée par Fabrice Midal est un espace de transmission de la méditation, rigoureuse et laïque,
en dialogue avec la
poésie et la philosophie
(à Paris et Genève) :
www.ecole-occidentale-meditation.com. 
Sur www.techniquesde-meditation.com : articles,
infos, méditations guidées…
ZazenAssociation Zen internationale,
www.zen-azi.org
Hésychaste
Sur le site de Jean-Yves Leloup, activités et retraites (France, Belgique, désert, Terre Sainte…) autour des pratiques de paix intérieure des Pères du désert (et autres méditations),
www.jeanyvesleloup.com
MindfulnessAssociation pour le développement de la mindfulness (pleine conscience) : www.association-mindfulness.org (infos, ressources, formations, instructeurs).
Yoga nidrawww.yoganidra-france.fr (France, Suisse).
Voir aussi les différentes associations de yoga sur
www.federation-de-yoga.fr.
Marche conscienteSur le site de Daniel Zanin, activités et voyages autour
de la marche consciente :
www.marche-consciente.com.
 À lire
« Méditer, jour après jour » (livre et CD MP3), de Christophe André. Éd. L’Iconoclaste, 2011. « L’art de la méditation », de Matthieu Ricard.
Éd. Pocket, 2010. 
« Pratique de la méditation » (livre et audio), de Fabrice Midal. Éd. Le Livre de Poche, 2012.


Je médite donc je suis

C’est donc tout le contraire d’une occupation égoïste. En méditant, il ne s’agit pas de cultiver une attention « sèche », ni un ego refermé, mais une ouverture du cœur. Jon Kabat-Zinn a l’habitude de dire : « No mindfulness with-out heartfulness » (pas de pleine conscience sans pleine présence du cœur). « Or ouvrir son cœur implique d’aller voir et d’accueillir aussi ce que l’on aurait envie de rejeter : ses zones d’ombre, les problèmes relationnels, les événements difficiles. Cela demande beaucoup de bienveillance et de travail sur soi. C’est une voie de réconciliation de l’être à l’infini, car pour se voir soi, il faut aussi arriver à voir l’autre », précise Claude Maskens. À l’inverse de ce que peuvent penser ceux qui la méconnaissent, la méditation ne revient pas à s’enfuir du quotidien. Ce serait plutôt affirmer une présence. À soi-même, aux autres, au monde. À cette vie à côté de laquelle on passe trop souvent. Loin d’être passive, cette pratique engage tout l’être. En nous permettant d’être présent… au présent, la méditation nous rend notre pouvoir d’action. « On a constaté que dès que nous avons une emprise, même minime, sur ce qui se passe, nous sommes moins stressés, relève Claude Maskens. Méditer c’est, tout simplement et merveilleusement, éprouver la liberté d’être. »

Méditer transforme le cerveau, comme le révèlent les recherches de ces dernières années. Une révolution, tant la science occidentale a longtemps pensé que le cerveau (l’organe et ses structures) se formait dès la petite enfance pour ne changer que très peu, si ce n’est dans le sens de la dégénérescence. Or, depuis des millénaires, le bouddhisme et l’hindouisme clament que l’esprit humain est doté d’un formidable potentiel de transformation, à même d’être activé par l’entraînement spirituel et la méditation. Voilà donc que les neurosciences rejoignent la sagesse traditionnelle. « Les récentes études en neuroplasticité – la faculté que possède le cerveau de se modifier en réponse au vécu – révèlent en effet que le cerveau est capable de changer sa structure, de se re-câbler, voire de générer de nouveaux neurones », explique Sharon Begley, journaliste scientifique et auteur d’un ouvrage sur le sujet. En d’autres mots, notre cerveau s’adapterait ou se développerait en réaction à des schémas d’activité réitérés. Et cela jusqu’à un âge avancé. « Le cerveau que nous développons est donc le reflet littéral de la vie que nous menons », s’enthousiasme le dalaï-lama lui-même...

source : Bio Info

vendredi 8 février 2013

Nuages réconciliés en clarté... avec Julos Beaucarne


Croyez en l'extase des nuages
qui traversent les grands horizons,
au petit vent du soir, au coeur de l'été chaud,
croyez à la douceur d'une amitié ou d'un amour,
à la main qui serre votre main
car demain, mais n'y pensez pas
demain éclateront peut-être les nuages
et le vent emportera vos amours,
tenez-les serrés,
ne vous endormez pas
sur un reproche non formulé,
endormez-vous réconciliés,
vivez le peu que vous vivez dans la clarté.


Julos Beaucarne

Extrait de "Quand vous serez au milieu de la grande vie paysanne". (Mon terroir c'est les galaxies).


jeudi 7 février 2013

La culture du silence ! par Jacques Castermane


L’homme adulte, le plus souvent identifié au niveau d’être qu’est son propre ego, cherche le sens de sa vie hors de lui-même. L’homme mûr, trouve en lui-même, en sa nature essentielle, les valeurs humaines qui donnent sens. Parmi celles-ci : le silence intérieur. Le silence intérieur est une source apaisante inépuisable. 
 L’accès au silence intérieur ne résulte pas d’un acte de volonté du « moi ». Le silence intérieur est une qualité d’être qu’il n’est pas possible d’édifier, de construire. Par contre, la pratique méditative est un exercice qui prépare et favorise l’éveil à cette valeur de l’être. La pratique méditative appelée zazen, fait partie de ce que la tradition japonaise appelle : la culture du silence.

Rien ni personne ne peut nous obliger à adhérer à la culture de l’agitation intérieure qui témoigne d’une relation immature à la vie qui nous fait vivre. La soif de silence intérieur ne résulte pas d’une nostalgie liée à l’âge. Elle éclot aujourd’hui chez celles et ceux qui, dans la force de l’âge, n’acceptent plus de laisser leur vie intérieure leur échapper ... comme du sable qui s’écoule entre les doigts. 

Sur la Voie tracée par Graf Dürckheim, la culture du silence est fondamentale. Il écrit : « Quand cette expérience est vraiment vécue, et non pas seulement pensée, cherchée ou pressentie, elle peut devenir le point de départ et le but d’une évolution spirituelle, une orientation de la vie, un - exercice - dont le fruit ne sera pas un état éphémère mais un état d’être permanent pour l’homme parvenu à la maturité ».


Jacques Castermane


mercredi 6 février 2013

Voir Ma Ananda Moyi...

Un documentaire original avec des images de jeunesse de Sri Sri Ma Anandamayi.





"L'esprit de service, le Service réel, ne suit aucune règle préétablie.
Il est si personnel qu'il n'admet aucune directive.
Un jour alors que vous "faites votre service" de façon conventionnelle, l'inspiration survient !
A partir de là, tout ce qui est à faire se fera de façon inspirée. "


anandamayi ma pic
EN VOYAGE AVEC ELLE

La voiture roulait depuis peu. MÂ ANANDAMAYI demande : «Vous vous sentez confortables ? ». Je dis que mon ami étant au volant, tout ne pouvait que bien aller. À l'instant, un pneu éclate ! Nous nous retrouvâmes en plein champ, mais saufs. Le pneu changé, nous roulons à nouveau. MÂ redemande : « Vous vous sentez confortables ? » Je dis que cette fois tout devait aller. Deuxième éclatement de pneu. Cette fois, il fallut trouver un pneu. Celui d'un autobus fut acheté, il convenait à peu près. Nous roulions à nouveau, Mère répéta : « Vous vous sentez confortables ? ». Troisième éclatement de pneu. Explosion ! Par terre sont répandues des miettes de pneu !! Nous continuâmes à pied. Une délicieuse promenade avec MÂ ... Nous insistâmes pour savoir ce qui était arrivé. MÂ dit que la vie de l'un d'entre vous était gravement menacée. La menace avait été tranférée dans cette roue. Peu après, une voiture s'arrêta et le conducteur se proposa pour nous conduire à notre destination.

extrait de «MA ANANDAMAYI, EN TOUT ET POUR TOUT» Jean-Claude Marol, p. 112


mardi 5 février 2013

Ces ingrédients aux capacités surprenantes…

Pour éviter des désagréments (eczéma, conjonctivite, problèmes d’asthme, de rhinite... ) et préserver la nature, une première solution existe : les produits biologiques. 

Généralement élaborés à partir de matières végétales et minérales,sans colorant, parfum de synthèse ou dérivés pétrochimiques, ils sont bien plus doux que les produits traditionnels et polluent très peu,voire pas du tout. Une solution séduisante, mais qui a forcément un coût. Pour bénéficier de produits très peu coûteux, écologiques et tout aussi efficaces que ceux que l’on trouve dans le commerce, il vous reste une option : vous mettre au travail et créer vous-même votre lessive, votre liquide vaisselle ou votre nettoyant à vitres.

Pour cela, nul besoin de jouer au petit chimiste, à l’apprenti sorcier, au grand bricoleur ou à l’inventeur de génie. Des recettes simples existent et ne requièrent qu’un peu de temps et beaucoup d’application. Si elles peuvent varier, ces recettes font souvent appel aux mêmes composants « miracles », connus pour leurs qualités nettoyantes. Trois d’entre eux sont particulièrement utilisés :

LE SAVON DE MARSEILLE : composé à 72 % d’acide gras (huiles végétales), il est généralement utilisé pour l’hygiène du corps mais constitue également un ingrédient très efficace pour divers produits de nettoyage, dont la lessive. Mieux vaut l’acheter bio, afin d’éviter la présence d’additifs qui diminuent sa biodégradabilité.

LE BICARBONATE DE SOUDE : il serait trop long de lister les innombrables domaines dans lesquels le bicarbonate de soude peut être utilisé. Produit à partir de sel et de calcaire, il est 100 % écologique et biodégradable. Peu coûteux, il dispose de qualités antiacides, détergentes, désodorisantes et abrasives. Autant dire qu’il est présent dans de nombreuses recettes de lessives et produits ménagers !

LE VINAIGRE BLANC : soin du linge, nettoyage, hygiène corporelle… Le vinaigre blanc ne manque pas d’utilité. Il est économique, écologique et son acidité lui donne un pouvoir antiseptique et détartrant. Il permet donc d’éliminer la graisse et agit efficacement sur le verre et les vitres, ainsi que dans la lessive. Evitez simplement de l’utiliser sur des surfaces poreuses, où son acidité pourrait faire des dégâts.

D e s  r e c e t t e s (simples et économiques) 
Utilisés seuls, ces composants permettent déjà d’effectuer de nombreuses tâches ménagères Liquide vaisselle, nettoyant multi-usages, nettoyant à vitre : le principe reste le même, la simplicité aussi ! Des huiles essentielles sont généralement ajoutées afin de parfumer les préparations. Prêt à tenter l’expérience ? Voici quelques recettes pour vous lancer et, peut-être, changer vos habitudes…

Lessive à base de savon de Marseille
Incorporez 150 grammes de savon de Marseille en copeaux dans 3,5 litres d’eau bouillante. Ajoutez ensuite une poignée de cristaux de bicarbonate de soude. Une fois que le mélange a refroidi, versez-y une cuillerée d’huile essentielle de votre choix, afin de le parfumer. Il ne vous reste plus qu’à conditionner le tout et en utiliser une mesure à chaque lessive.

Lessive à base de cendre de bois 
 Si vous disposez d’une cheminée, la lessive à la cendre de bois est particulièrement pratique et économique ! Sa préparation est simple : récupérez les cendres de votre cheminée, tamisez-les puis faites-les macérer dans le même volume d’eau pendant 36 heures au minimum. Filtrez le liquide obtenu à l’aide d’un filtre à mailles très fines afin d’éliminer les restes de cendres (pensez à porter des gants). Vous obtenez ainsi de la potasse de couleur jaune (si le liquide est trop foncé, tamisez-le à nouveau), que vous pouvez parfumer en y ajoutant des huiles essentielles. Cette lessive naturelle se conserve pendant deux mois. Le dosage est le même que pour une lessive traditionnelle. Vous pouvez éventuellement y ajouter une dose de bicarbonate de soude pour les lessives de linge blanc, et une dose de vinaigre blanc pour les lessives de couleurs.

Liquide vaisselle 
Faites fondre un savon de Marseille entier dans 30 centilitres d’eau bouillante, puis ajoutez une cuillerée à café de bicarbonate de soude, une cuillerée à soupe de vinaigre blanc et une cuillerée à soupe de cristaux de soude. Il ne vous reste plus qu’à ajouter les traditionnelles huiles essentielles pour parfumer le mélange à votre goût.

Nettoyant à vitres 
Mélangez 40 centilitres de vinaigre blanc, 10 centilitres d’eau et 5 gouttes d’huile essentielle. Versez le tout dans un vaporisateur afin de pouvoir l’appliquer aisément. C’est prêt !

Nettoyant multi-usages 
Mêlez une cuillerée à soupe de bicarbonate de soude, une cuillerée à soupe de vinaigre blanc et une cuillerée à soupe d’huile essentielle, puis ajoutez un litre d’eau chaude et remuez pour dissoudre le mélange. Vous obtenez un parfait nettoyant pour vos sols !


lundi 4 février 2013

En savoir plus sur les cosmétiques...

Des questions sur la toxicité des produits cosmétiques et des réponses...

dimanche 3 février 2013

Le ciel intérieur par Philippe Mac Leod

Nous sommes si raides, notre enveloppe est devenue si dure, que nous ne parvenons plus à rejoindre ce fond de bonté première qui dort en chacun de nous.

Tu partiras de plus loin



Vois-tu, ce qu’on appelle le moi n’est peut-être qu’une excroissance, la cristallisation de tout ce qui nous préoccupe dans une pauvre journée. Ce à quoi nous nous identifions : nos soucis, nos insatisfactions, nos réponses aux circonstances, aux évènements  dans un rapport purement réactif au monde, en fonction, bien sûr, de la loi quasi immuable du principe de plaisir et déplaisir. En ce sens, et contrairement à l’évidence commune, le moi (ce que nous appelons le moi) n’est pas au-dedans de nous, mais totalement au-dehors, dans l’image exposée, blessée ou caressée, amoindrie ou exaltée ; une sorte de pur fantasme, une représentation de soi dans une représentation du monde.

Tu dis que j’exagère. Sans doute, mais si peu. Regarde de plus près, et vois combien, en prenant appui sur le monde extérieur plus qu’en toi-même, tu te compares, tu te focalises sur tant de détails insignifiants, tu surinvestis tes activités, tu te distrais, tu te disperses, tout cela parce que ton centre de gravité se trouve là où est ton cœur, c’est-à-dire dans un attachement excessif aux autres ou aux choses, qui te rassurent sur ton existence. Mais celle-ci n’est rien, ne recouvre en réalité qu’une infime partie de toi-même. Tu te consumes pour un vernis qui avec le temps s’épaissit et se durcit. Il nous protège tout autant qu’il nous expose. Parce que nous y sommes tout entiers, l’apparence surinvestie devient notre substance.

Bien sûr, il y a tout ce qu’on ne peut pas montrer, notre part obscure, nos petites laideurs, mais tout cela, c’est encore le paraître. Nous sommes si raides, notre enveloppe est devenue si dure, que nous ne parvenons plus à rejoindre ce fond de bonté première qui dort en chacun de nous. Et chaque fois que j’en reprends conscience, je ne puis retenir mes larmes, un flot de larmes brûlantes, de joie tout autant que de contrition, comme un mur qui fond, comme si elles seules pouvaient me guérir.

Que nous faut-il donc faire ? Rompre avec le monde, résolument, courageusement, dans une sorte de basculement qui nous oblige à reprendre appui en nous, là où nous n’existons pour rien d’autre, personne d’autre que Dieu, sans comparaison, sans référence aucune. Et alors, mais alors seulement, comme un faisceau s’élargissant à partir d’une source lumineuse, retourner vers le monde, retourner vers les autres, les choses, qui ne sont pas là pour notre propre satisfaction mais pour être illuminés du regard de Dieu capable de nous traverser.

La libération, la délivrance ressemblent toujours à une grande respiration. Le bonheur vient d’une dilatation, de cette sensation de souffle libéré, comme un grand recul au fond de soi, un immense reflux du moi naturel, qui faisait écran à la réalité invisible, à la présence de Dieu comme à la grandeur du monde. Il suffit parfois d’une toute petite baisse de tension dans nos gestes pour sentir l’infini nous envahir, nous déborder. Nous le tenons serré, comprimé comme un gaz volatil dans une boîte verrouillée. Nous ne vivons que pour et par notre image, il n’est pas étonnant que notre existence soit si étroite, que le visible ne dépasse pas l’immédiateté, sans échappée, sans réelle perspective. 


Pour en finir avec notre moi illusoire, il nous faut apprendre à être plus présents intérieurement. Toujours tournés vers l’extérieur, mais en partant de plus loin. Agir, voir, à partir de ce lieu caché où je ne suis plus seulement moi, c’est-à-dire l’ensemble de mes préoccupations, la pression de mon histoire, de mes souffrances, mais l’être de tous les êtres, le souffle où je peux entendre tous les souffles, le cœur battant et captivant de ce mystère inépuisable d’être au monde.


L’écrivain Philippe Mac Leod a publié plusieurs recueils de poèmes, dont la Liturgie des saisons, éd. le Castor astral, prix Max-Pol-Fouchet, et Au milieu de la nuit, éd. Ad Solem.

samedi 2 février 2013

Hypapante ou Chandeleur

Le jour de la Chandeleur, on mange des crêpes, pour célébrer une fête dite " des cierges " dont on ne connaît pas toujours l’origine...

Quarante jours après Noël, l’Eglise célèbre la fête de la Présentation du Seigneur au Temple, un événement décrit par le menu dans l’Evangile (Luc, chapitre II, versets 22-32). 
Une fête communément appelée aujourd’hui Chandeleur, du latin festa candelarum, la fête des chandelles ou bénédiction des cierges. 

 Petit rappel théologique. Selon la Loi de Moïse, tout garçon premier-né devait être consacré au Seigneur. Ses parents conduisirent donc l'Enfant Jésus au Temple de Jérusalem, munis d’un couple de tourterelles, ou de deux jeunes colombes, qu’ils souhaitaient offrir en sacrifice. 
Le vieillard Syméon, qui reçut l'enfant dans ses bras, reconnût le Christ : " Maintenant, Souverain Maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s’en aller en paix ; car mes yeux ont vu ton salut (...), lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël. " Propos qui faisaient écho aux prophéties d’Isaïe: "Moi,Yahvé, je t’ai appelé dans la justice, je t’ai saisi par la main et je t’ai modelé, j’ai fait de toi l’alliance de ton peuple, la lumière des nations... " ( 42, 6 ; 49, 6...). 

A Jérusalem, une fête de la Présentation sera célébrée dès le IVe siècle, enrichie d’une procession des cierges – les "chandelles " – en 450. 
En Syrie et à Constantinople, au VIe siècle, cette fête porte le nom grec de Hypapante, la Rencontre, en souvenir du jour où Jésus fut présenté à Syméon. 

A Rome, dans la seconde moitié du VIIe siècle, sous le pape Sergius Ier, Syrien d’origine, une procession des cierges se rend, dès l’aurore, du Forum à Sainte-Marie-Majeure. Au XIIe siècle, l’événement est précédé d’une bénédiction des cierges, un rituel apparu deux siècles plus tôt dans les pays germaniques. 

En Gaule franque, au VIIIe siècle, cette fête est parfois appelée Purification de sainte Marie, en référence aux Relevailles, célébrées quarante jours après la naissance du Christ. Les deux appellations se sont concurrencées pendant deux siècles, avant que la seconde ne s'impose, faisant de la Chandeleur une fête mariale au même titre que l’Annonciation, le 25 mars. 

Cependant, le calendrier romain de 1969, par fidélité aux Ecritures, ne retient pas ce nom. On accorde aux cierges bénits lors des processions de la Chandeleur un pouvoir surnaturel. Ainsi certains sont-ils conservés pour être rallumés auprès des malades, car ils chassent, dit-on, "l’esprit des ténèbres".

Source : La Vie


vendredi 1 février 2013

"Un jour, j'ai renoncé à la volonté" ave Michael Lonsdale


Gérard Miller a interviewé Michael Lonsdale en 2007, au moment où il était à l’affiche du film de Nicolas Klotz, la Question humaine. 
... Extrait...

Vous auriez pu jouer Timide, que vous avez été pendant longtemps…
C’est vrai, mais j’ai justement fait du théâtre pour m’extérioriser et progresser ! Au début, je jouais ce qui était évident. Puis, j’ai réussi à aller chercher ce qu’il y avait derrière les mots et à laisser parler en moi quelque chose de plus profond, dont je n’ai pas le contrôle, mais qui est très généreux.

L’Esprit-Saint ?
Oui, contrairement à beaucoup d’artistes qui se pensent géniaux, s’en attribuent le mérite et n’ont aucune reconnaissance pour le don reçu, je crois que cela vient de l’Esprit-Saint. Il y a en nous une liberté d’être et d’inventer que la paresse et l’ignorance occultent trop souvent. J’incite ceux que je rencontre à ne pas se fermer à ce possible élargissement d’infini.

Qu’est-ce qui vous a révélé à vous-même ?
La peinture. Il y a eu un jour où, en train de peindre, j’ai enfin respiré. Un jour où j’ai renoncé à la volonté. Je me suis alors abandonné à cette force intérieure qui sait mieux que vous ce que vous voulez ou pouvez faire.

J’imagine que le chemin a été long pour arriver à ce renoncement…
Pendant 10 ou 15 ans, j’ai ramé ! Je voulais faire un beau tableau, je le voyais dans ma tête, j’essayais de le reproduire et, au final, je m’ennuyais. Et puis, ce jour-là, alors que j’écoutais de la musique, j’ai tellement été pris que ma main a travaillé presque toute seule. Je me suis comme réveillé et j’ai vu sur la toile quelque chose qui me dépassait, au point que je me suis dit : « Mais qu’est-ce que j’ai fait là ? » Eh bien, j’avais laissé venir l’inconnu et le mystère des êtres humains, qui s’expriment quand on ne décide pas à l’avance ce qui va être et ne pas être. J’avais laissé venir l’improvisation. C’était moi, mais au-delà de la clarté intelligente de ce que j’étais. C’est ce qu’on peut appeler le mystère, et c’est ce à quoi je m’efforce d’être fidèle, au théâtre, au cinéma et dans la vie.


jeudi 31 janvier 2013

Une merveille d'étincelle par Albert Jacquard

Le bonheur (en une minute) pour Albert Jacquard
« Manifester son bonheur est un devoir ; 
être ouvertement heureux donne aux autres la preuve que le bonheur est possible. » 
de Albert Jacquard 
Extrait de la Petite Philosophie à l'usage des non-philosophes

mercredi 30 janvier 2013

« Un amour irrésistible qui me comble » par Soeur Marie Chantal


La foi, c’est de surmonter le doute. Je n’ai pas un compagnon sur lequel me reposer de manière sensible, mais je sais profondément que Dieu est avec moi, et que je peux avancer raffermie, quelles que soient les difficultés qui se présenteront. C’est là que réside le bonheur : dans cette confiance absolue qu’on place en quelqu’un. (…) 

 Je suis née dans une famille d’incroyants. C’est en constatant le réel bonheur dans lequel je vivais comme religieuse que mon frère s’est saisi de la question de Dieu. Être heureux est un témoignage ; peut-être le principal ! Dieu ne nous appelle pas au malheur quand il nous appelle à la vie monastique ; si l’on n’y est pas heureux, c’est que l’on n’y est pas à sa place. Ma vocation n’est pas la meilleure en soi ; elle correspond à ce qu’il y avait de meilleur pour moi. Avant, je n’étais pas malheureuse, mais je sentais que j’étais appelée à autre chose. L’amour irrésistible pour quelqu’un ne s’explique pas. 

 Mon bonheur est fait d’une paix et d’une joie plus profondes que les épreuves que l’on peut traverser, et qui m’indiquent que j’ai choisi la vie dans laquelle j’étais appelée à me réaliser. Je sais pourtant que je ne suis aucunement une sainte, que je n’ai pas tout vécu et qu’il y a des malheurs que je ne rencontrerai pas. Le moteur et le point culminant en sont la vie de prière. Quand j’arrive au chœur le soir, après une journée difficile, bien remplie, tout s’apaise.