vendredi 9 août 2019

Illusion de la souffrance


Vous dites que la souffrance est psychologique, mais néanmoins les êtres humains souffrent ; on ne peut effacer cela comme sur un tableau ou une cassette.


Éric Baret : Les êtres humains prétendent avoir une raison de souffrir. Ils ont créé une histoire selon laquelle ils doivent souffrir parce que tel ou tel événement arrive. Ils doivent souffrir parce que leur conjoint les bat, parce que leur père les a battus, parce que leurs enfants meurent, parce qu’ils ont un cancer, parce qu’ils ont perdu leur argent, parce que leur
mari les trompe. Ils prétendent souffrir. C’est une histoire convenable de souffrir. On doit souffrir quand ces choses arrivent, sinon on ne peut pas maintenir une image de soi-même.
C’est une prétention, un acquis, une histoire. Quand on souffre, on se sent quelqu’un, on se sent quelque chose. On est quelqu’un d’honorable, de moral.
Que se passe-t-il lorsque l’on renonce à l’idée de souffrir? Qu’est-ce qui reste en soi ? Il ne reste rien ! Il n’y a plus d’image ; uniquement une disponibilité.
Mais on est attaché à l’idée de souffrir.
Alors comment tuer l’idée ? En voyant que c’est une histoire. On a créé une histoire dans sa vie et on vit en fonction de cette histoire. On l’a créée pour se sentir : qu’est-ce que l’on serait sans cette image, sans cette prétention de souffrir ? On ne serait rien !


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jeudi 8 août 2019

Zazen ? Agir sans agir!


L’exercice appelé zazen, à ne pas confondre avec l’exercice appelé méditation, n’est pas un moment d’inaction. Au contraire, zazen, comme l’exercice du tir à l’arc (Kyudo), ou l’exercice de la calligraphie, est action. Quelle action ? La réponse du maître zen a de quoi bousculer notre entendement, « Agir sans agir est le mode d’action juste ».

Il ne s’agit pas d’agir dans le but d’avancer consciemment vers un but pré-médité ; ce qui caractérise l’exercice appelé méditation. Il s’agit de se soumettre à un agir absolu qui n’est pas du ressort du Moi, lequel du matin au soir, fait mille choses.
Exemple d’un agir absolu : « En ce moment je inspire, et moi je n’y suis pour rien ».
Cette action vitale, irrépressible, jaillit selon le vouloir de l’être, de notre vraie nature. Action spontanée, irréfléchie, qui se réalise ou - plus précisément - aimerait se réaliser dans la liberté de l’être.

En ce moment je inspire (je expire) et Moi je n’y suis pour rien.
La conscience de cette expérience est pré-mentale. Je ne pense pas que je inspire ; je sens que je inspire.
Je sens, grâce à la conscience sensitive qui est antérieure à la conscience qui objective. Zazen, comme la plupart des exercices qui ont leurs racines en Orient et en Extrême-Orient, est l’occasion d’une rencontre sensorielle avec soi-même.
Toute personne qui pratique zazen est invitée à s’ouvrir à ce champ sensoriel qu’est le corps : « Leib, le tout corps-vivant dans sa globalité et son unité ». Ce qui requière l’usage de l’attention (processus propre au corps-vivant) à ne pas confondre avec la conscience ‘’de‘’ (engagée par le mental).
L’attention est pré-mentale.

Zazen, le tir à l’arc, l’art de la préparation du thé, exercices auxquels nous pouvons ajouter la pratique du Yoga, du Taï-Chi, des arts martiaux, peuvent être envisagés comme étant des chemins de libération de notre vraie nature.
La vraie nature de l’être humain, son fondement, est « Je Suis » qui est antérieur à « Je suis Moi ; Moi je suis ».
Il n’y a pas deux réalités : « Je suis » et « Je suis Moi ». Le drame de l’être humain est l’usage dénaturant de « Je suis » ordonné, agencé, par « Moi ».
Identifié à « ce cher petit Moi », ma vraie nature est trahie, exploitée. D’où cette souffrance propre à l’être humain : ne pas être celui qu’il est à l’origine, au commencement de son existence. Le Moi conditionné dénature notre nature innée, notre être essentiel comme l’appelle Dürckheim.
Zazen ? Préparer les conditions d’une concordance avec l’inné. Concordance qui se révèle dans une manière d’être au monde calme, sereine.

« Ce qui m’a touché, dès mon arrivée au Japon, est de voir qu’un maître, quel que soit l’exercice qu’il enseigne a toujours infiniment de temps intérieur. Lorsque j’ai demandé à mon maître de tir à l’arc: - Que doit-on faire pour être calme ? Il me répondit, avec un sourire malicieux: - Simplement laisser sortir le calme qui est en soi ! » (K. G. Dürckheim).
Jacques Castermane
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mardi 6 août 2019

dimanche 4 août 2019

Hommage à Daniel Zanin



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Daniel Zanin est parti pour une longue marche le 26 juillet. 
Phytospiritualité rend hommage à cette belle personne en marche sur le chemin de la sagesse.


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samedi 3 août 2019

Siestez comme il vous plaira...


La chaleur du soleil qui enveloppe les débuts d’après-midi et incite à l’indolence. Le lâcher-prise qui consent enfin à s'inviter après une année passée à courir. L’envie d’un temps pour soi à l’ombre d’un arbre ou dans la quiétude de sa chambre pour savourer un moment de calme à l’écart des amis ou de la famille. L’été est sans aucun doute la saison de la sieste et l’occasion de la ritualiser, tant elle regorge de bénéfices pour notre santé physique et psychique. Une véritable « médecine de poche » comme la définit le neuroscientifique Brice Faraut, auteur du passionnant Sauvés parla sieste (Actes Sud).  



Un exemple : 

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source : Psychologies magazine
 

jeudi 1 août 2019

Conscience dans l'instant et rire...


J'aime particulièrement cette image car elle explique la maladie du monde et on voit pourtant que l'homme n'expérimente pas vraiment ce qu'est une vie de chien...


Alors voici un rappel avec Tim van der Vliet :


Rions !!!
 
source : "L'éveil spirituel" (la méthode simplifiée) de Tim van der Vliet
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mercredi 31 juillet 2019

Cellule de la totalité...


Cette matière grossière ou subtile que votre expérience ordinaire vous fait voir comme compartimentée, discontinue, est en fait une totalité dont tous les éléments réagissent les uns sur les autres. Physiquement, vous êtes beaucoup trop identifiés à votre corps physique pour réaliser combien ce corps physique est moins indépendant que vous le pensez et combien il n’est, en vérité, qu’une cellule de l’univers entier. De même que chaque cellule de notre corps humain, microcosme à l’image du macrocosme, est liée à toutes les autres et qu’il y a interdépendance entre les cellules de celles du foie et celles du muscle cardiaque, pour faire une totalité qui est un être humain, de même au plan physique, nous sommes une cellule de la totalité de l’univers. 


Notre corps physique n’est produit que des matières de l’univers absorbées par notre mère puis absorbées par nous ; nous échangeons avec l’univers à travers l’alimentation, l’excrétion, l’inspiration, l’expiration et d’autres communications plus subtiles qui sont des échanges d’énergie et qui commencent d’ailleurs à être étudiés aussi selon les méthodes de la recherche scientifique contemporaine. Si nous parlons du plan physique ou du corps physique, nous devons donc nous souvenir que l’homme est une cellule de cet Univers. 

Mais chaque homme, chacune de ces cellules, résume la totalité, l’univers entier. Il y a un corps physique universel, c’est celui que les Grecs appelaient physis, la nature, et celui que notre physique ou notre chimie étudient. Regardez. 
Tout ce que vous voyez, les nuages, les sapins, les montagnes, c’est ce corps physique universel et notre corps en fait partie ; il est composé des mêmes éléments, des mêmes substances. On trouve tout dans le corps humain, fût-ce en très petite quantité, fût-ce à l’état de trace. 

De la même façon, si nous franchissons un échelon, le corps subtil d’un être humain fait intimement partie du corps subtil universel. Et le corps causal, encore plus intérieur, de l’être humain, est une cellule aussi du corps causal universel. Ce corps causal correspond à la réalité suprême quand elle devient créatrice. 

Arnaud Desjardins
Au-delà du moi
À la recherche du soi II 

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mardi 30 juillet 2019

Impact de la croissance... vers un retour au centre.


C’est un point essentiel. L’idéologie de la croissance repose sur l’idée que, pour développer la richesse matérielle, il faut sans cesse accroître la productivité qui, aux yeux de la majorité des économistes, concerne essentiellement le travail. On prête peu d’attention, en revanche, à la productivité énergétique et à la productivité écologique, c'est-à-dire à l’impact que l'activité productive a sur l’environnement. Il faut raisonner en termes de productivité globale, c’est-à-dire envisager toutes les dimensions de la productivité, tous les facteurs qui entrent en jeu dans la production, en prenant en compte en priorité l’impact écologique. Prenons pour exemple le secteur agricole. L’agriculture industrielle, basée sur l’utilisation massive d’OGM, de lourds tracteurs, de pesticides et d’engrais, permet de développer la productivité du travail. Mais, parallèlement à cette productivité en apparence très élevée, les productivités écologique et énergétique sont très faibles. Cheminer vers une agriculture bio plus protectrice de l’environnement engendrerait une productivité du travail plus faible, qui permettrait de créer de nombreux emplois dans l’agriculture. Tout en consommant moins d’énergie et en ayant un impact sur l’environnement et sur la santé beaucoup plus faible...


Le cheminement vers une réduction de la consommation matérielle et énergétique suppose une mutation culturelle qui conduira les hommes à s’intéresser davantage aux liens qu’ils noueront entre eux et avec la nature et le monde dans sa splendeur et son étrangeté, qu’aux biens matériels.
S'intéresser aux choses de l’esprit suscite de nouvelles interrogations religieuses ou métaphysiques. L’esprit et le cœur se tournent alors vers d’autres centres d’intérêts que la consommation.
Hervé Kempf
Alliance n°31

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dimanche 28 juillet 2019

Comment ouvrir son coeur ?


N'essayez pas d'ouvrir votre cœur maintenant. Ce serait un mouvement subtil d'agression envers votre expérience immédiate. Ne dites jamais à un cœur fermé qu'il doit être plus ouvert ; il se fermera encore plus pour se protéger et sentir votre résistance. Un cœur ne se déploie que lorsque les conditions sont réunies ; votre demande d'ouverture invite à la fermeture. C'est l'intelligence suprême du cœur.
Au lieu de cela, inclinez-vous devant le cœur dans son état actuel. S'il est fermé, qu'il soit fermé ; sanctifiez la fermeture. Faites en sorte qu'il se sente en sécurité, même pour ne pas se sentir en sécurité. Croyez que lorsque le cœur sera prêt, et non pas un instant avant, il s'ouvrira, comme une fleur dans la chaleur du soleil. Il n'y a pas d'urgence pour le cœur.
Faites confiance à l'ouverture et à la fermeture aussi ; à l'expansion et à la contraction ; c'est la façon de respirer du cœur ; sûre, insécure, insécure, sûre, insécure, insécure ; la belle fragilité d'être humain ; et tout cela tenu dans le plus parfait amour.

Jeff Foster
(cité par Fabrice Jordan)
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