mardi 14 février 2017

Comme l'amour est aveugle, il est très important de toucher...


«Nous avons traversé les ténèbres de l'océan 
et l'immensité de la terre. 
Nous avons enfin trouvé la fontaine de Jouvence. 
Elle nous attendait patiemment, au cœur de nous-mêmes.»

Djaläl al-Dïn Rümï

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En ce jour (et avant deux mains)

je vous fais des bises du cœur...

lundi 13 février 2017

Sur le chemin avec Jacques Castermane


Il n’est jamais trop tôt pour apprendre ce qu’on ne nous apprend pas : apprendre à être.



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LA VOIE ! LE CHEMIN ! Ces mots traduisent le plus souvent le sinogramme « Tao » qui, dans la tradition japonaise devient le Kanji « Do ». Dans le monde du Zen le suffixe « Do » apparaît dans des disciplines aussi différentes que l’Aïki-Do, le tir à l’arc (Kyu-Do), l’art de l’épée (Ken-Do), l’art du thé (Cha-Do) ou la Voie de l’assise (Za-Do). Do (Tao) n’est pas le propre d’une discipline particulière ; cet idéogramme attire l’attention sur la vérité et le sens de ces exercices, aussi différents soient-ils apparemment et techniquement. 

Voici une vidéo dans laquelle je précise (autant qu’il m’est possible) ce qu’on entend par les mots « chemin » et « Voie » qui … ne mènent nulle part si ce n’est à celui, celle, qu’on, est déjà au plus profond de l’être, de l’acte d’être. 

Réalisation: Jean-François Machet, Jacqueline Pietsch

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dimanche 12 février 2017

Consentir doucement à sa vulnérabilité

COMPRENDRE
D’abord, que la vulnérabilité n’est pas la faiblesse, au sens un peu péjoratif du terme. Notre Dieu s’est rendu vulnérable en prenant condition humaine. Regarder Jésus qui vit pleinement sa condition humaine et dont la condition de fils de Dieu se découvre grâce à des rencontres qui le marquent et le déplacent, telle celle de la Syro-Phénicienne (Marc 7,24-30).

APPRENDRE
Il faut notamment apprendre à faire confiance les yeux ouverts : se fier est indispensable pour vivre. Mais faire confiance, c’est aussi choisir, ne pas se fier à n’importe qui, n'importe comment, Il faut rester attentif et savoir repérer les tentatives d'emprise : questions trop intrusives, conseil du type « c’est pour ton bien », etc. Pour cela, il faut trouver des lieux de confiance et de vérité. Il faut aussi apprendre à dire non ; refuser le diktat de la transparence, souvent confondue avec le labeur de la vérité et de la clarté indispensable à toute relation.

RESPECTER
Ne pas vivre ses limites comme un seul empêchement de vivre, mais aussi comme un point d'appui, y compris dans la relation aux autres. Nos limites disent notre humanité, avec ses drames, mais aussi ses chances, ses ouvertures. 11 s’agit de les reconnaître si nous espérons aussi pouvoir modifier l’une ou l’autre. Il est encore nécessaire que nous soyons respectés pour ce que nous sommes, y compris pour espérer devenir meilleurs.

ÊTRE
Autant que possible, il s’agit d’être dans un rapport de vérité à soi-même : ni exaltation de l’ego, ni dévalorisation de soi. La condition vulnérable est notre lieu pour aimer. Car comment aimer s’il n’y a pas de place, de manque, d’attente en nous ?

Véronique Margron


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samedi 11 février 2017

Transformation grâce à Kali et Lallâ


"Dans la perte, j'ai perdu la perte.
La perte perdue,
je suis revenue à l'océan de l'existence.
Riant, jouant, j'ai obtenu la révélation de l'Essence ici même.
De ce que je dis là j'ai fait en moi l'épreuve." 


Lallâ.



« lobham tyaktvâ vaimanasyam ca tadvat
kâryo nityam svasvabhâvâvamarsah
sûnyâcchûnyam naiva bhinnam yathaivam
tasmât tvam tadbhedabuddhir vrthaiva »
(cachemirien)
«  Une fois chassées impatience et lassitude, peut se réaliser
La prise de conscience définitive de l’Essence originelle.
Et là, de même qu’un vide ne se distingue pas d’un autre vide,
Ô toi, ne te trompe pas, il n’existe pas l’ombre d’une différenciation » 
Ainsi parlait Lallâ, figure au combien énigmatique et légendaire du Cachemire.



Kali est, dans l'hindouisme, la déesse de la préservation, de la transformation et de la destruction. C'est une forme terrifiante de Pārvatī représentant le pouvoir destructeur du temps. Son nom dérive du mot kāla, le temps en sanskrit, celui qui détruit toute chose. Celui qui la vénère est libéré de la peur de la destruction. Elle détruit le mal sous toutes ses formes et notamment les branches de l'ignorance (avidyā), comme la jalousie ou la passion.


vendredi 10 février 2017

Conscience spacieuse...

Le défi d'une vie humaine est de vivre vraiment libre.
Quand vous réalisez que vous n'êtes pas votre nom, vous n'êtes aucune fonction, vous n'êtes pas un homme ou une femme, et qu'en vérité vous n'êtes rien de ce que vous pouvez penser être, vous reconnaissez la grandeur de qui vous êtes vraiment.
Vous reconnaissez cette conscience spacieuse être déjà libre, indépendamment de toute pensée qui peut-être apparaît en elle.

Gangaji


jeudi 9 février 2017

La création vivante devant la mort...


Un événement, quand il se produit, prend place dans l'instant, mais il n'arrive qu'au terme d'un long cheminement. Ce que l'on en perçoit n'est que l'explosion, la seconde qui précède le jaillissement de l'étincelle. 
Tropique du Capricorne (1939) 

La vie en Création jusqu'au bout avec Henry Miller...






Je n'ai rien à faire avec la machinerie grinçante de l'humanité - j'appartiens à la terre. 

Tropique du Cancer (1934), XIII
de Henry Miller

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mercredi 8 février 2017

Savoir "ce qui est" ...


Retiens ceci : on est seul responsable de sa vie. 
Il ne faut blâmer personne pour ses erreurs. 
On est soi-même l'artisan de son bonheur et on en est parfois aussi le principal obstacle. 

Les écureuils de central park sont tristes le lundi 
Katherine Pancol



Le premier obstacle est l'idée préconçue. 
Nous ne savons souvent voir que ce que nous sommes prêts à voir. 

Petite philosophie a l'usage des non-philosophes 
 Albert Jacquard


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mardi 7 février 2017

L'être essentiel avec Jacques Castermane


Qu’est-ce que la méditation de pleine attention m’a appris ?

A reconnaître un niveau d’être dont personne ne m’avait parlé avant de rencontrer Graf Dürckheim. Dès mon arrivée en Forêt Noire, où j’allais vivre pendant cinq ans et où je retournerai chaque mois pendant plus de quinze ans, il m’a dit et répété : « M’intéresse l’être humain dans sa profondeur, dans son être essentiel. L’homme est appelé à découvrir en lui-même cet être essentiel qui transparaît dans certaines expériences ».


Qu’est-ce que c’est ça l’être essentiel ?
Voici la réponse qu’il ma donnée à cette question que je n’ai pas manqué de lui poser :
Vous ne pouvez pas poser cette question : qu’est-ce que c’est "ça" l’être essentiel ; parce que ce n’est pas un -ça-. Mais chaque être humain a la chance de vivre une expérience au cours de laquelle il se sent être celui qu’il est au fond ; les maîtres zen parlent de la vraie nature de l’être humain.
C’est lorsque l’homme s’enferme dans une coquille, partout désignée comme étant l’ego, que l’homme souffre de cette maladie qui lui est propre : l’angoisse et les états qui l’accompagnent (soucis, inquiétude latente, peur souterraine, agitation).


Vous pouvez dire quelque chose de cette expérience ?
Chacun peut reconnaître des moments de joie qui alternent avec des moments de tristesse ; un état d’être confiant qui alterne avec un état d’être méfiant. C’est le lot de l’ego (indissociable du mental) que d’être soumis à ces mouvements pendulaires : calme / agité ; patient / impatient ; alerte / indolent ; tranquille / énervé. La liste de ces humeurs variables est longue. Aux deux bouts il y a d’un côté la dépression et de l’autre le burn-out.
En même temps, bon nombre de femmes, d’hommes, de jeunes-gens, de vieillards reconnaissent qu’il leur est arrivé d’être porté, saisi, emporté, ne serait-ce qu’un moment, par un vécu intérieur d’une qualité inhabituelle ! Un calme intérieur qui n’est pas simplement le contraire de l’agitation ; un silence intérieur qui n’est pas le contraire du bruit ; une paix intérieure qui n’est pas le contraire de l’agitation mentale.
Qui oserait dire qu’il n’a jamais connu ces moments au cours desquels, sans raison aucune, on est plongé dans une atmosphère intérieure étrange et, en même temps familière. Familière parce qu’elle nous rappelle notre petite enfance. Un de mes enfants, il devait avoir quatre ans, me disait « C’est dommage papa, je ne me sens plus tout ‘’rond ‘’ comme quand j’étais petit » ! Il reconnaissait qu’il ne vivait plus en étant – un – avec sa vraie nature, dans un état d’être essentiellement là. Jung a raison : « La première moitié de l’existence consiste à tomber dans un trou ; l’autre moitié consiste à en sortir ! »


Ces expériences sont le but de méditation ?
Non. L’exercice de la méditation prépare les conditions qui permettent et favorisent l’éveil à notre vraie nature. Et, ce faisant, d’arriver à vivre dans le monde qui est le nôtre aujourd’hui (sans attendre qu’il ait changé) en nous appuyant sur notre vrai point d’appui : notre être essentiel, domaine du calme, de la confiance, de l’équilibre intérieur.


Jacques Castermane
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lundi 6 février 2017

Les plantes pour soigner... autrement.


Soigner les douleurs chroniques...



Les invités :
Dr Laurent Chevallier, médecin nutritionniste et botaniste au CHU de Montpellier
Olivier Escuder, botaniste au muséum national d'histoire naturelle

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dimanche 5 février 2017

Toucher de cœur !


Si vous touchez une chose avec une conscience profonde, vous touchez Tout.

Thich Nhat Hanh

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samedi 4 février 2017

Adhyatma Yoga et L'érosion des désirs

(vasanakshaya) ?

La quatrième ligne de travail qui caractérise l'Adhyâtma Yoga est celle de l'érosion (akshaya) des désirs (vasana). Au lieu d'adopter la position commune à la plupart des voies spirituelles, qui prônent le détachement vis-à-vis des désirs profanes et condamnent peu ou prou le plaisir, l'Adhyatma Yoga considère que seule l'expérience complète de la satisfaction peut conduire à la liberté. 
Loin d'inciter à se désengager du monde et des occasions que celui-ci donne de jouir de la vie dans ses différents aspects (richesse, pouvoir, renommée, sensualité et sexualité...) l'Adhyâtma Yoga part donc de la reconnaissance pleine et entière de ces aspirations fondamentales puis offre des moyens pour gérer consciemment leur réalisation. Cet aspect de la voie, le plus délicat peut-être, implique bien évidemment un suivi personnalisé du pratiquant par un guide compétent. Moyennant quoi, il en résulte -avec le temps- une maturation particulière du pratiquant qui peut alors, sans sacrifice ni mensonge, réorienter l'essentiel de ses forces vives vers la quête de la dimension transcendante de lui-même, ce qui justifie ainsi le nom même de cette démarche globale qualifiée de "Yoga en direction du Soi"...



"Le désir a pour but sa propre satisfaction. Au moment où le désir vient d’être satisfait, il y a pendant quelques instants un état sans désir et, dans cet état sans désir, peut se manifester cette béatitude inhérente à la conscience de soi ou au sentiment de soi techniquement appelé ananda. Cet ananda n’est pas une émotion. C’est un sentiment, une paix, une joie, une plénitude qui est l’expression de l’être, qui est lié au fait d’être, au « Je Suis », à la conscience d’être, qui ne dépend pas de l’avoir, qui n’est pas affecté par ce que l’on a ou ce qu’on n’a pas. En vérité, le bonheur que l’on cherche dans l’avoir n’est jamais autre chose que la libération momentanée de la joie intrinsèque à l’être dont les désirs et les peurs vous exilent sans cesse." 

"Si l’on nous propose comme but la complète suppression de toutes les tensions, nous adhérons tout de suite. L’ego ne voit rien là qui puisse le menacer. Qui ne souhaiterait être profondément détendu ? Mais quand on nous dit que cette détente complète, cette disparition de toutes les tensions, est synonyme de l’état-sans-désir, l’ego s’affole, puisqu’il n’est fait que de désirs. Pourtant, si nous regardons un peu attentivement, avec une buddhi quelque peu vigilante, nous voyons bien que cette disparition de toutes les tensions, ce merveilleux relâchement, cette détente ne peuvent se produire tant que subsistent, manifestés ou « latents » (c’est-à-dire non conscients) les désirs et les peurs. L’existence ordinaire est tension, conflit et, en même temps, tout le monde rêve de paix et de détente. Autrement dit, l’ego veut la paix mais sans renoncer aux conflits, l’ego veut la détente mais sans renoncer aux tensions, ce qui est manifestement impossible. Tous les enseignements, pas seulement l’adhyatma yoga, ont insisté sur cette disparition des peurs et des désirs. "


Arnaud Desjardins
Extrait de "A la recherche du Soi" (tome 1)



Je vous propose d'écouter Arnaud Desjardins à propos de l'être en cliquant sur l'image suivante :
http://azur-shiatsu.com/videos/arnaud_desjardins_oui-dire-4.mp3

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vendredi 3 février 2017

Adhyatma Yoga et Purification de l'inconscient

(chitta shuddhi) ?

Comme bien d'autres avant lui, dans ses efforts pour revenir à la vérité du présent, Swâmi Prajnanpad s'est vu, à un certain moment de son travail sur lui-même, entravé par ses conditionnements subconscients (samskara). Après avoir lu et "médité" l'œuvre de Freud et l'avoir confrontée à certains textes indiens (Upanishads et Yoga-Vasistha), il a mis au point une méthode originale d'exploration de l'inconscient, grâce à laquelle il lui a été possible de se libérer peu à peu des empreintes les plus déterminantes de son passé, puis de faire de même avec ceux de ses élèves qui étaient en mesure de bénéficier d'une démarche similaire. Ce travail psychothérapeutique, connu en anglais sous le nom de "lying" (car, à l'instar de la psychanalyse freudienne, il se pratique en position allongée) constitue donc, en propre, le troisième axe de l'Adhyâtma Yoga.
L'exploration de l'inconscient permise par le lying atteint souvent à des profondeurs dont la psychanalyse occidentale n'a guère idée. Par exemple, c'est par le biais de cette technique que le médecin accoucheur Frédérick Leboyer a été amené à revivre sa propre naissance, expérience déterminante qui lui a ensuite inspiré sa fameuse méthode d'accouchement sans violence.
Plusieurs livres ayant été spécifiquement consacrés au "lying", vous pourrez en savoir plus sur cet aspect de l'Adhyatma Yoga ...

Swami Prajnanpad disait "le lying, ce n’est pas se souvenir, c’est revivre intensément".

Christophe Massin parle du lying :


voir aussi

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