jeudi 7 novembre 2013

Isabelle Padovani et l'espace d'accueil


Voici une vidéo qui permet d'éclairer les limites de notre espace d'accueil. 
"Je suis ce qui perçoit cela..."


Rien à acquérir, rien à devenir : nous ne serons pas davantage « Cela » après avoir acquis davantage de connaissance, ou en devenant un meilleur « pratiquant »… 

C’est ICI, MAINTENANT, dans l’immédiateté de l’instant, que nous pouvons accéder à ce « Royaume des ciels », espace où règne la conscience : il nous suffit de « faire retour », de tourner notre attention vers « cela qui perçoit » et de le goûter, pendant le son et au cœur du silence suivant le son…




AMEN

Et parfois,

simplement goûter
ce qui apparait...

Tourner nos paumes
vers le ciel
et dire "Amen"
à ce qui se manifeste,
juste pour faire l'expérience
un instant,
de la non-résistance
à tout ce qui est,
incluant,
nos pensées
qui ne veulent pas que cela soit,
nos émotions
qui nous secouent,
nos sensations
qui nous inconfortent...

Depuis là,
goûter un moment
de total accueil,
de total abandon,
de total recueillement
envers l'expression unique
que la Vie nous invite
à expérimenter
en cet instant...

Amen...
Clef sacrée
du consentement à ce qui est,
pour pouvoir ensuite
passer à l'action
si ce qui est
ne nous emplit pas de joie...

mercredi 6 novembre 2013

mardi 5 novembre 2013

José Le Roy et l'éveil à la vacuité (2)

« Cette vision instantanée de ma Nature Intemporelle est aisée, il est également vrai qu’elle n’a d’effet sur ma vie que dans la mesure où je m’applique sérieusement à l’entretenir. » 
Douglas Harding - Le petit livre de la vie et de la mort , p.115.




Mais en réalité, le corps est bien plus vaste que ce à quoi nous le limitons ; il est aussi grand que le monde en vérité.
On peut s’en rendre compte en fermant les yeux. Si je ferme les yeux en effet, le corps se dissout en un ensemble de sensations changeantes. Je perds alors toutes limites ; impossible de trouver ici une bastille dans laquelle je serai coincé. Je ne peux trouver dans l’expérience de l’instant présent la moindre forme. 
Au contraire, le corps devient conscience et la conscience se révèle sans limite et sans forme. Si on prête attention aux sensations, si on écoute vraiment le corps, alors on s’éveille à un espace-corps-conscience de plénitude et de liberté. 

Un extrait audio d'un atelier avec Catherine Harding du 2 novembre 
(source : blog de José Le Roy)

lundi 4 novembre 2013

José Le Roy et l'éveil à la vacuité (1)

"Il n'y a pas de précondition à cette vision intérieure essentielle. Notre vraie nature nous est toujours accessible. Que l'on puisse prétendre le contraire est l'un des grands mystères de ce monde. Elle est visible maintenant, pour chacun de nous tels que nous sommes. Nul besoin d'être en aucune façon Saint, vertueux, intelligent ou spécial en quoi que ce soit. Bien au contraire. Quel merveilleux privilège - oh combien négligé, hélas !" 
Douglas Harding, La troisième voie 



Être l'ouverture où le monde apparaît.
Sans effort, sans même pratiquer.
Tel est notre état naturel. 
Il suffit de le voir et de s'y reposer.
jlr

(source vidéo : RTBF)

dimanche 3 novembre 2013

Avenir plus qu'incertain !


Un "petit" film fondamental (à partager) qu'il faut regarder à tout prix pour prendre conscience de la situation humaine. 
Le message de Pierre Rabhi sur la sobriété (heureuse) est plus que d'actualité. 
C'est une obligation d'humanité !

samedi 2 novembre 2013

Approche de la mort avec Stéphane Allix



Le 12 avril 2001, mon frère Thomas est mort sous mes yeux dans un accident de voiture en Afghanistan. Cela a transformé la curiosité intellectuelle que j'avais vis à vis de la mort -et qui m'avait poussé à devenir reporter de guerre- en une interrogation vivante qui traverse tout mon être.
Notre société vit dans une irréalité de la mort qu'elle essaye de mettre le plus loin possible de notre quotidien. Mais quand une mère, un frère, un ami meurt, cette réalité fait irruption dans votre vie. Et face à ce gouffre, que faites-vous ? Jusqu'ici des structures -entre autres religieuses-, nous accompagnaient dans ce processus, mais aujourd'hui notre société laïque refuse toute interprétation. On a jeté les aides «à penser la mort». Chacun est seul pour penser la sienne, celle de ses proches et s'y préparer. "Tout ce qui compte dans une vie », disent les indiens Navarros, « c'est la façon dont on va mourir". C'est aussi ce que disent les psychologues. Je crois que si j'intègre le fait que je vais mourir, que je commence à y réfléchir pour y penser plus sereinement, j'aurai moins peur...

...Ce que je sais, c'est que ma recherche spirituelle s'est trouvée enrichie par mon parcours, je n'ai plus le même rapport à la mort, je l'envisage avec plus de sérénité. La vie ne s'arrêtera pas avec elle. Cette intuition s'est imposée dans les minutes qui ont suivi la mort de Thomas et s'est trouvée renforcée par mon enquête depuis dix ans. C'est ce genre d'intuition, d'expérience directe, de «grâce» qui, comme celle de St Paul sur le chemin de Damas, vous transforme, vous fait pénétrer par quelque chose de plus grand...

...C'est extraordinaire... Je ne suis pas un grand consommateur de rites, mais je me retrouve dans l'expérience spirituelle. J'ai vécu des expériences transcendantes dans une église, dans des mosquées en Afghanistan, un temple bouddhiste au Tibet. Je crois que chaque religion permet ces contacts. Je crois aussi qu'il faut risquer sa liberté. Cette interrogation sans fin sur la mort m'a appris qu'il n'y a pas de réponse. Être sans certitude me met dans un rapport d'ouverture, de partage des questions.

Stéphane Allix 
(source : La Vie)

Envol de l'instant...mort à soi-même...


En ce jour de la fête des morts...



"Mais je ne pense pas qu’un être humain puisse considérer avoir atteint la perfection, l’achèvement de tout, une certitude à laquelle il ne manque rien, tant que se pose à lui l’énigme de la mort. S’il y a une perfection ou une libération, celle-ci ne peut être qu’une expérience personnelle vécue en toute certitude — et non une réponse extraite d’un credo ou d’un dogme — par laquelle cette énigme de la mort est dissipée. Mais comment espérer savoir ce qu’est la mort quand on ne sait pas non plus ce qu’est la vie ? 
La vraie question n’est pas celle de la mort mais le fait que nous qui avons l’être d’un homme ou, plus simplement, nous qui sommes vivants, nous ne savons pas ce qu’est la vie, nous ne savons pas ce que c’est que d’être vivant."

 Arnaud Desjardins
(Les chemins de la sagesse)

vendredi 1 novembre 2013

Saint François d'Assise par Erik Sablé (3)


Erik Sablé a publié une petite introduction à la spiritualité de Saint-François d'Assise : « Le livre du détachement et de la paix »


Dernière partie : la relation avec toute la Création...(17 min.)

(source : France Inter)

    « Tout s’éclaire en changeant de perspective, en adoptant le « point de vue de Dieu ». Alors les événements les plus obscurs de nos vies se révèlent parfaits comme le moindre brin d’herbe est parfait. Il est nécessaire que tous les possibles contenus au sein de l’infini s’expriment. Tout être, tout événement est, en fait, un visage de Dieu. »
    

jeudi 31 octobre 2013

Saint François d'Assise par Erik Sablé (2)


Erik Sablé a publié une petite introduction à la spiritualité de Saint-François d'Assise : « Le livre du détachement et de la paix »


Deuxième partie : au cœur de la pauvreté...(17 min.)

    Car c’est la joie qui permet le détachement. Elle est cette plénitude qui compense largement les biens abandonnés.
    C’est encore la joie qui dilate l’être et se trouve à la source de l’Amour et de la charité pour toutes les formes de vie. 

mercredi 30 octobre 2013

Saint François d'Assise par Erik Sablé (1)

Erik Sablé a publié une petite introduction à la spiritualité de Saint-François d'Assise : « Le livre du détachement et de la paix »


Première partie : une petite biographie...(10 min.)

   « Être détaché, c’est saisir l’incandescence de chaque instant, la rondeur parfaite des jours, la beauté des saisons, être dans la plénitude et non dans le manque. »

« La joie est peut-être l’ultime secret de saint François, qui affirmait : « Contre toutes les ruses de l’ennemi, ma meilleure défense c’est encore l’esprit de joie », et « le démon ne peut rien contre un cœur gonflé de joie. »

mardi 29 octobre 2013

Un homme à suivre... Pierre Rabhi


De nouveau, un beau portrait de Pierre Rabhi... 
cet homme qui rend fertile le désert et qui met en priorité la floraison du cœur.

"on ne peut pas s'acheter la joie de vivre !"



lundi 28 octobre 2013

Ilios Kotsou rassemble des personnes référentes de ce blog...


En souvenir d'une belle rencontre de septembre dont je reparlerai prochainement...

Respirer, marcher, parler, regarder : toutes choses ordinaires, dont on ne s'aperçoit de la valeur que lorsqu'on a failli les perdre pour toujours. Les rescapés d'accident, de maladies ou d'événements de vie graves racontent tous la même histoire, et la même sensation, liée à cette prise de conscience : vivre est une chance.

Christophe André 

L'esprit de curiosité est essentiel pour vivre en pleine conscience. Ce n'est pas simplement une façon de résoudre nos problèmes. C'est une manière de s'assurer que l'on est toujours en contact avec le mystère de la vie et de notre présence ici-bas.
Jon Kabat-Zinn


"Rappelle-toi que tu n'es pas seul au monde.Tu dépends de mille créatures qui font le tissu de ta vie." Donnez votre avis 
Matthieu Ricard

  « Il ne faut surtout pas minimiser l’importance et la puissance des petites résolutions qui, loin d’être anodines, contribuent à construire le monde auquel nous sommes de plus en plus nombreux à aspirer. » 
Pierre Rabhi


Ilios Kotsou : "Une petite vidéo qui présente le nouveau livre d’Emergences auquel j'ai participé, dont le titre annonce le programme! De manière vivante, illustré d’exemple concrets et d’anecdotes, il fait le lien en développement personnel et transformation globale et propose de pistes pratiques pour participer au monde de demain."

dimanche 27 octobre 2013

Cette vie avec Gilles Farcet


J’aurai passionnément aimé cette vie. Cette existence terrestre, cette petite existence. Petite parce que limitée, désespérément limitée dans ses conditions et circonstances, d’un certain point de vue si étroite et confinée au regard du Plus Grand, et pourtant … La grandeur de cette petite, misérable, éphémère existence est précisément sa limite, son implacable relativité. Comment, comment diable (il faudrait dire comment Dieu) l’absolu a-t-il pu parvenir à se manifester et à laisser toute sa gloire éclater dans un minuscule fragment ? Comment diable, comment Dieu, la conscience a-t-elle pu se sentir être en ma conscience, celle du pauvre être humain que je suis ?

La grandeur de cette existence est qu’elle reflète et manifeste l’infini, le Tout ; et que l’infini, le Tout, n’ont aucun intérêt en eux-mêmes, hormis dans leur manifestation qui seule peut dire leur gloire. Ô Seigneur, tu n’as aucun intérêt intrinsèque en dehors de ta création. Ta création est ce qui compte, tout comme la personne de l’artiste n’est pas ce qui importe mais son art. Mozart n’importe que par sa musique. Dieu n’importe que par ce qu’il a créé. La preuve de Dieu est ce qui est, ce qui est est Dieu et le fait de le ressentir est matière à exultation.

Joie, joie silencieuse, indicible douceur de l’être au cœur même de ce monde tragique et paradoxal. Quelle bénédiction, quelle grâce me fait sentir cela alors que tant de créatures souffrent et ne sentent rien hormis leur limites, souffrent de s’éprouver limitées et impuissantes …

J’aurai passionnément aimé cette existence, toute cette existence, la mienne, qui ne m ‘appartient pas, dans le tout de l’Existence, dans le tout du miracle d’être. Mes échecs, mes erreurs, mes réussites, qui toutes et tous ne m’appartiennent en rien. Bénie soit cette existence qui est bénie parce qu’elle est et procède de la source de l’être. Bénie soit le fait de pouvoir sentir Cela. Déchirement et joie. Déchirement de l’illusion de la séparation et toutes ses conséquences abominables ; joie de l’inexistence de cette séparation. Et déchirement de savoir combien la joie se cache, se dérobe et se refuse à ceux qui cependant la cherchent sans même plus croire à son possible avènement en eux.
Que notre joie demeure, qui n’est pas notre joie.

Puisse le miracle d’un seul être ressentant ce soir la joie contribuer à la guérison. La vie est joie, et toutes les indicibles peines, chagrins, horreurs, absurdités, procèdent curieusement de cette joie. Et mes pauvres mots , mes mots innocents, sont impuissants à enrayer la souffrance qui broie. Et pourtant …. J’aurai passionnément aimé cette existence.

Gilles Farcet,  Charmes , 15 septembre 2013, 21h 33.

Après ce texte, je vous propose deux vidéos pour suivre la route spirituelle de Gilles Farcet.

vidéo avec Gilles Farcet : première partie
Vidéo avec Gilles Farcet : deuxième partie

Pour les personnes qui souhaitent seulement pouvoir écouter l'audio, il suffit de me le demander...